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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 22:32

 

Oroville Lake - Dam - Barrage d'Oroville - Californie - SPOT 7 - 14 février 2017 - Déversoir - Inondation - Satellite - Airbus DSBarrage d'Oroville - Lac Oroville - évacuation - déversoirs endommagés - niveau du lac - urgence - satellite - SPOT 7 - 14 février 2017

En Californie : le lac et le barrage d’Oroville vus par le satellite SPOT 7.
Deux extraits d’une image acquise le 14 février 2017. Crédit image : Airbus DS

 

Trop de sécheresse puis trop de pluie

Les équipes de la branche géo-intelligence d’Airbus Defence and Space ont publié vendredi 17 février 2017 deux images de la région du lac d’Oroville, là où une évacuation massive de la population avait eu lieu plus tôt dans la semaine, à cause du risque d'inondations catastrophiques.

La première image, acquise le 14 février par le satellite SPOT 7, permet de se rendre compte du niveau exceptionnel de l’eau du réservoir après les pluies diluviennes et les tempêtes qui ont touché la Californie en février.

Pour fixer les idées, chaque pixel de l’image représente un carré de 1,5 mètre de côté.

 

Voir les berges…

Par comparaison, une image prise environ 8 mois plus tôt, le 27 juin 2016, par le satellite SPOT 6, montre un niveau d’eau beaucoup plus bas. La différence de couleur au niveau des berges est nettement visible.

 

Oroville lake - Dam - vu par le satellite SPOT 6 - Juin 2016 - Airbus DS - Earth observation - Barrage - Berges - Niveau de l'eau

le lac et le barrage d’Oroville vus 8 mois plus tôt par le satellite SPOT 6.
Extrait d'une image acquise le 27 juin 2016. Crédit image : Airbus DS

 

Le lac Oroville est un lac de barrage de Californie, dans le comté de Butte situé à environ 110 km de Sacramento. Le barrage, mis en service en 1968, est à 5 km au nord-ouest de la petite ville d’Oroville, sur le cours de la Feather river. C’est le deuxième plus grand réservoir de Californie : la longueur des berges atteint 269 km et la superficie dépasse 10 km2. C’est le plus haut barrage des Etats-Unis.

 

De la fuite dans les idées
Après des années de sécheresse, le barrage d’Oroville a presque atteint sa pleine capacité à la suite d'une succession de tempêtes cet hiver.

En moyenne, 3 millions de litres d’eau (3000 mètres cube) par seconde ont été relâchés au cours des derniers jours. C’est six fois plus quand la capacité maximale des turbines génératrices d’électricité.

 

Les dégâts causés par la tempête

Le barrage lui-même n’a pas subi de dégâts même si La presse locale évoquait un scénario catastrophe : l'érosion du déversoir d'urgence entraînerait des glissements de terrain qui pourraient déstabiliser la paroi du barrage.

C’est surtout le trou apparu à mi-hauteur dans le revêtement du déversoir principal et compromettant les lâchers d’eau régulant le niveau maximum du lac qui inquiétait les autorités.

L’eau pouvait alors s’échapper sous les déversoirs et affaiblir la structure soutenant le barrage. L’élargissement de la brèche du déversoir principal a conduit les autorités à réduire le débit (1600 m3/s) et remettre en service le déversoir secondaire d’urgence, pour la première fois en cinquante ans. Mais son revêtement en béton a commencé également à s’éroder, plus vite que les prévisions.

Les réparations sont rendues difficiles par le terrain détrempé : des hélicoptères ont déposé d'énormes sacs de pierres pour créer une digue d'urgence et boucher les trous.
 

Evacuation de la population

Dimanche 12 février, les autorités californiennes avaient pris la décision d’évacuer en urgence la population vivant en aval du barrage d'Oroville Lake, à cause du risque d’inondations massives. 188000 personnes avaient ainsi quitté leur domicile.

Les habitants ont reçu l'autorisation de rentrer chez eux mardi 14. La police, craignant que les conditions puissent se dégrader, leur a demandé de se tenir prêts à fuir de nouveau.

A l'heure où j'écris ce texte, le lac dispose à nouveau d’une marge de 15 mètres avant d’atteindre son niveau maximal.

 

SPOT 7 - Oroville lake - Oroville Dam - Satellite - Sea level - Emergency - Airbus DS - February 2017Oroville lake - June 2016 - Satellite SPOT 6 - Dam - Water level - Airbus DS - Floods

Vue d’ensemble de la région d’Oroville Lake. En haut, image acquise par SPOT 7 le 14 février 2017.
En bas, image acquise par SPOT 6 le 27 juin 2016. Crédit image : Airbus DS

 

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 22:39

 

Voici la quatrième image de la série de coeurs à identifier pour la Saint-Valentin 2017 :

 

Saint-Valentin - Quiz 2017 - île en forme de coeur - île des amoureux - satellite - espace

Le quatrième quiz de la Saint-Valentin 2017

 

Et un dernier indice : deux vues en champ plus large de la région où se trouve le troisième coeur à identifier.

 

Saibt-Valentin - coeur - île des amoureux - espace - satellite - heart - lune de miel - honey moon

Quiz de la Saint-Valentin - île en forme de coeur - heart - satellite - space

Deux images pour vous aider à localiser le troisième coeur mystérieux du quiz de la Saint-Valentin

 

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 22:26

 

Saint-Valentin - coeur vu du ciel - île en forme de coeur - satellite - amoureux - rouge - observation de la Terre

La troisième image mystère du quiz de la Saint-Valentin

 

Et de trois ! Une nouvelle image mystère à identifier pour le quiz de la Saint-Valentin.

A nouveau, une forme de cœur vue depuis l’orbite terrestre par deux satellites différents.

Saint-Valentin oblige, la première image montre un cœur rouge : il s’agit d’une composition colorée utilisant le canal proche-infrarouge qui met en évidence la végétation active. L'eau, quand elle est limpide, apparaît noire et les nuages sont blancs.

 

Coeur de glace

Voici l’image de la même région vue par un autre satellite. Elle semble très différente mais, pas de doute, c’est bien la même île. Que pensez-vous des dates d'acquisitions de ces deux images ? Eté et hiver ?

 

Saint-Valentin - coeur - île en forme de coeur - heart shape seen from space - satellite - glace - island - amoureux - satellite d'observation

Une île en forme de cœur pour la Saint-Valentin.
La même région vue par un autre satellite

 

Et pour ceux qui n’ont pas identifié notre deuxième image, voici un indice : une image couvrant un champ plus large et orientée correctement (le nord en haut de l’image. Il est encore temps de jouer : si vous avez une idée de la réponse, ajoutez-la en commentaire à la fin de cette page. Réponse le 14 février...

 

Saint-Valentin - Coeur vu de l'espace - Coeur vu par satellite - Heart-shaped - amoureux - quiz image - mystère - évasion - lune de miel

Un indice pour le deuxième cœur mystérieux du quiz de la Saint Valentin

 

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 23:02

 

Saint-Valentin - Coeur - Heart - vu de l'espace - satellite - heart shape - quiz - observation de la terre - amoureux

Quiz de la Saint-Valentin : un deuxième cœur vu par satellite

 

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine !

Paul Verlaine

 

Voici la deuxième série images mystère pour la Saint-Valentin avec un nouveau cœur à identifier…

D'accord, ce n'est pas une forme de cœur parfait.

Un cœur brisé, en partie. Est-ce la flèche de Cupidon, décochée un peu trop violemment ?

 

Pas de roses rouges ? offrez des pixels dans l'infrarouge !

Le fleuriste était fermé... Pas de fleurs : j'ai dû improviser avec d'autres végétaux.

La seconde image, légèrement nuageuse, montre le même cœur vu par un autre satellite, avec une composition colorée utilisant le canal proche-infrarouge. C'est déjà un indice : ça vous signale que notre cœur est entouré de végétation active.

Admettez que les nuances de rouge sont aussi belles que celles d'un beau bouquet.

 

Saint-Valentin - couleur rouge - coeur brisé - Cupidon - satellite - espace - amoureux - quiz image

Quiz de la Saint-Valentin : la même région et le même cœur vus par un autre satellite

 

Je crois que ce quiz ne fait pas partie des plus simples… Si vous savez identifier cette région du monde, proposez vite votre réponse en ajoutant un commentaire à la fin de cet article.

Une nouvelle énigme avec un nouveau cœur sera proposée demain.

En attendant, pour aider ceux qui n’ont pas encore reconnu le cœur de glace publié hier, voici en guise d’indice deux images de la même région prises par deux satellites différents. Le champ est un peu plus large.

Les motifs créés par la neige sont assez étonnants.

Ah oui, j’allais oublier : l’image est désormais correctement orientée, avec le nord vers le haut…

 

Quiz de la SAint-Valentin - coeur vu de l'espace - coeur vu par satellite - neige et glaceQuiz de la SAint-Valentin - coeur vu de l'espace - coeur vu par satellite - neige et glace

Saint-Valentin : un indice pour l’image mystère du 10 février.
La même région, en champ plus large, vue par deux satellites différents

 

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 21:18

 

Saint-Valentin - 14 février - des coeurs vus du ciel - heart shapes seen from space - satellites - espace

Des cœurs vus de l’espace : un nouveau quiz pour la Saint-Valentin

 

Vous voyez un cœur ? Peut-être plusieurs ? Bingo, c’est bientôt la Saint-Valentin…

C’est l’occasion, comme en 2012, 2013 et 2016, d’enrichir la collection de formes de cœur vues de l’espace. Cette image est bien un extrait d’une scène acquise par un satellite d’observation, très récemment, le 31 janvier 2017.

 

Chauds les cœurs !

Pas vraiment… C’est bien de la glace que vous voyez dans la partie supérieure de l’image. Comme disait Pierre Dac : « L’élan du cœur n’a rien à voir avec l’élan du grand nord ». Peut-être quand même un peu ?

Pour vous aider à identifier ce lieu pour les amoureux, voici une deuxième image de la même région, prise par un autre satellite d’observation de la Terre, le 14 janvier 2017, un mois avant la Saint-Valentin. Il s’agit d’une composition colorée classique qui peut vous aider à identifier le nom du satellite.

 

Saint-Valentin - 14 février - quiz image - coeurs vus du ciel - coeurs vus de l'espace - satellite - Heart shape seen from space

Une deuxième image pour le premier quiz image de la Saint-Valentin 2016.

 

Cœurs de loin

Cette année, je vais vous proposer tous les jours d’ici le 14 février une nouvelle image mystère, acquise récemment. Et, à chaque fois, je publierai un indice pour aider ceux qui n’auront pas trouver la réponse du quiz de la veille.

Un petit bilan sera proposé le jour de la Saint-Valentin.

A vous de jouer : postez un commentaire en bas de cette page si vous avez trouvé la région du monde visible sur ces deux premières images.

 

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 23:56

 

Pyrénées - Neige et nuages - Sommets au soleil - Hiver 2016 - Landsat 8 - Pic du Midi - Ossau - Bigorre - Vignemale - Gavarnie - Vall d'Azun - Tarbes - Pau - Lourdes - Satellite

Les Pyrénées entre Pau et Saint-Gaudens vues par le satellite Landsat 8.
Extrait d’une image panchromatique acquise le 19 janvier 2017 à 10h42 UTC.
Ossau, Balaïtous, Pic du midi, Vignemale, Gavarnie : les amateurs reconnaîtront
les principaux sommets et les vallées (ici un extrait en pleine résolution).
Ce jour-là, il valait mieux prendre de la hauteur. Crédit image : USGS

 

Il fait froid : c’est l’hiver…

Le début de semaine reste… hivernal, avec des températures minimales très négatives dans le nord, avec par exemple -14°C à Luxeuil (7ème jour consécutif avec une minimale inférieure à -12°C selon les relevés de Météo France) ou -5°C pour Rennes (la ville, pas l’animal...)

Les conditions anticycloniques expliquent aussi le retour des pics de pollution.

Depuis mardi 17 janvier, la France connaît une mini vague de froid avec un pic mercredi et jeudi. Rien à voir avec la quinzaine glaciale de février 2012 avec des températures inférieures de 5 à 8°C en dessous des normales pour la saison. Le vent a accentué la sensation de froid (température ressentie).

Météo France indique que le refroidissement est lié à un flux d'est à nord-est entre un anticyclone centré sur le nord de l'Allemagne et une dépression en Méditerranée, ramenant une masse d'air très froide en provenance de l'Europe de l'Est jusqu'au sud de la France. Les basses couches de l'atmosphère resteront froides jusqu'au 26 janvier.

Malgré l’arrêt de plusieurs réacteurs nucléaires en maintenance, la fourniture d’électricité devrait être assurée mais l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a néanmoins autorisé EDF à reporter l’arrêt d’un réacteur. Le plan grand froid a été déclenché par le gouvernement mais le nombre de places d’hébergement d’urgence pour les sans-abris reste insuffisant.

 

Météo France - Vague de froid - Modèle arome - Température minimale - écart - Janvier 2017 - gelée - thermomètre

Températures minimales observées le 17 janvier 2017 au matin et prévision de température
(modèle Arome) à 6h UTC. Crédit image : Météo France

 

John Snow : les couleurs de la neige vues de l’espace

La neige n’apparaît pas en jaune mais plutôt en bleu (cyan) ou en blanc…

Si vous lisez régulièrement le blog Un autre regard sur la Terre, vous savez que j’aime utiliser des images de paysages partiellement enneigés pour montrer l’intérêt des images multispectrales et des bandes infrarouges : en comparant une image représentée en couleurs naturelles avec sa représentation avec une combinaison de canaux utilisant une bande infrarouge, on constate immédiatement que cette seconde représentation permet de distinguer beaucoup plus facilement facilement la neige (en cyan) des nuages (en blanc).

 

Suomi NPP - Vague de froid - France - Europe - Neige et glace - Snow and ice - NASA - satelliteEurope - France - Vague de froid - Neige - Janvier 2017 - Suomi NPP - NASA

La France vue par le satellite Suomi NPP le 17 janvier 2017. En haut, représentation
en couleurs naturelles. En bas, combinaison colorée utilisée une bande infrarouge.
Cliquer sur les images pour les agrandir. Crédit image : NASA /EOSDIS / MODIS

 

Quand j’interviens en classe pour parler d’observation et que je dois aborder les bandes spectrales, je commence souvent pour un exemple de paysage enneigé très parlant pour les jeunes. En général, j’aborde ensuite l’intérêt du proche infrarouge pour la végétation (synthèse chlorophylienne) et il m’arrive parfois de pousser jusqu’au « red edge ».

 

Série temporelle : ça comme à 2…

Si vous voulez également faire une comparaison dans le temps, voici deux représentations d’une autre image acquise le 6 janvier 2017, avant les fortes chutes de neige et alors que le ciel est assez dégagé au-dessus de la France : l’image en couleurs naturelles et la composition colorée avec le canal infrarouge. C’était un bon jour pour aller se promener dans les Pyrénées ou les Alpes…

 

Neige : ça se corse

A cause de la couverture nuageuse, l’image du 17 janvier ne permet pas de voir l’ampleur des chutes de neige en Corse : la vigilance orange neige-verglas a été levée mercredi à 6 heures, mais la majorité des établissements scolaires restaient fermés. La neige est également tombée en Tunisie, avec des images étonnantes que vous pourrez trouver sur les réseaux sociaux.

 

C’est beau une ville, sous la neige…

Comme les vacances scolaires sont encore loin, je ne vais pas vous rendre impatient avec d’autres images de montagnes sous la neige.

J’ai plutôt choisi de vous montrer quelques villes d’Europe et au-delà sous la neige. Dans l’hémisphère nord, en hiver, l’ensoleillement n’est pas au top mais les surfaces enneigées et les ombres portées des constructions donnent des images que je trouve très photogéniques.

Quand il y a en plus un fleuve ou un lac, on peut avoir la chance de voir de la glace se former ou flotter dans le courant.

Toutes les illustrations qui suivent sont des extraits d’images acquises par le satellite européen Sentinel-2A.

 

Jarus et le ski : Gdansk avec les loups

On commence au nord de l’Europe et au bord de la mer avec la ville portuaire de Gdansk en Pologne. L’image suivante a été acquise par le satellite européen Sentinel-2A le 11 janvier 2017.

Contrairement aux apparences, l’image est en couleurs : malgré la lumière hivernale, l’absence de nuages, les parcelles agricoles enneigées rendent l’image assez photogénique.

 

Pologne - Gdansk - Ville sous la neige - Sentinel-2 - Copernicus - ESA - European Commission - SatellitePologne - Gdansk - Neige - Sentinel-2A - Janvier 2017 - Copernicus

En Pologne, la ville de Gdansk vue par le satellite Sentinel-2A. Extrait d’une image acquise
le 11 janvier 2017 à 10h04 UTC. En bas, un autre extrait avec un traitement mettant l’accent
sur les parcelles enneigées. Crédit image : ESA / Copernicus / Commission européenne

 

Notez la présence de glace sur la Vistule…

 

Mon beau Danube blanc

On descend plein sud, à environ 770 km, le long du Danube. Avec toujours de la neige (un peu moins) et de la glace sur le Danube. Nous sommes à Budapest, capitale de la Hongrie. L’image a également été prise par le satellite Sentinel-2.

 

Hongrie - Danube - Budapest - Neige - Glace - Ice - Snow - Sentinel-2 - Copernicus - ESA - Commission européenne - satelliteDanube - Hongrie - Budapest - Neige - Glace - Snow - Ice - Water - Sentinel-2 - Copernicus - ESA - European Commission - satellite

En Hongrie, à Budapest, de la glace sur la Danube. Extrait d’une image acquise par le
satellite Sentinel-2A le 8 janvier 2017. En bas, un autre extrait de l’image en pleine
résolution avec une représentation utilisant le canal proche infrarouge.
Crédit image : ESA / Copernicus / Commission européenne

 

Istanbul de neige et champ de bosses (fort !)

Un peu plus au sud mais surtout à l’est, à presque 1100 km de Budapest, à la limite de l’Europe, voici Istanbul en Turquie et le détroit du Bosphore entre la mer noire et la mer de Marmara. Mer noir mais paysages blancs...

Il y a eu de fortes chutes de neige dans plusieurs régions turques. Cette image du satellite Sentinel-2A, en donne un tout petit aperçu. Je l’ai choisie parce qu’elle est assez spectaculaires mais je vous invite à aller consulter d’autre images sur le portail Copernicus (Sentinel Data Hub).

 

Turquie - Istanbul - Bosphore - Sentinel-2 - satellite - Janvier 2017 - ESA - European Commission - Copernicus - GMESIstanbul - Turquie - Sentinel-2 - Copernicus - satellite - ESA - European Commission - satellite - neige

En Turquie, Istanbul sous la neige. Extrait d’une image multispectrale prise par le satellite
Sentinel-2A le 13 janvier 2017 à 9h08 UTC. En bas, représentation colorée utilisant
le canal proche infrarouge. Notez l’importance du trafic maritime…
Crédit image : ESA / Copernicus / Commission européenne

 

Plus loin : le lac Baïkal

Si vous aimez la glace, je termine avec une dernière image. Loin de l’Europe… A 5800 km au nord-est d’Istanbul. C’est le lac Baïkal, vu le même jour, toujours par le satellite Sentinel-2A, à l’occasion d’un passage plus tôt dans la journée, avec d’étonnants motifs liés à la formation de glace.

 

Lake Baikal - Ice - Snow - Glace - Neige - Sentinel-2 - satellite - ESA - European Commission - Copernicus - GMES - RussieLac Baikal - Sentinel-2 - Satellite - neige et glace - snow - ice - ESA - Copernicus - European CommissionLac Baikal - Satellite - Sentinel-2 - Glace - Lac gelé - ESA - Copernicus - European CommissionLac Baikal - satellite - Glace - Lac gelé - Frozen - Neige - Sentinel-2 - satellite - ESA - Copernicus - European Commission

En Russie, neige et glace sur le lac Baïkal. Extraits d’une image acquise
le 13 janvier 2017 à 4h01 UTC par le satellite européen Sentinel-2A.
Crédit image : ESA / Copernicus / Commission européenne

 

Pour donner une vision d’ensemble, voici une autre image prise le même jour par le satellite Suomi NPP.

 

Lac Baikal - Neige - Glace - Snow - ice - lac gelé - Sentinel-2 - Copernicus - ESA - European Commission - satellite - russie Lac baikal - satellite - hiver - lac gelé - neige et glace - ice - snow - Sentinel-2 - Janvier 2017 - ESA - European Commission - Copernicus

Neige et glace sur le lac Baïkal. Deux représentations d’une image acquise le 13 janvier 2017
par le satellite américain Suomi NPP. Crédit image : NASA / EOSIS

 

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 19:09

 

Vendée Globe - Arrivée - Sables d'Olonne - Armel Le Cléac'h - Alex Thomson - Sentinel-2A - Copernicus - ESA - Satellite

Retour sur la terre ferme : les Sables d’Olonne vus par le satellite européen Sentinel 2-A
le 23 décembre 2016 à 11h04 UTC. Crédit image : ESA / Copernicus / Commission européenne

 

Retour au bercail

C’est aujourd’hui aux Sables d’Olonne que se termine un superbe duel entre deux grands marins, un breton et un gallois.

Au final, C’est Armel Le Cléac’h qui emporte le Vendée Globe 2016 après 74 jours de course. Son voilier « Banque Populaire VIII » a franchi la ligne d’arrivée vers 16h30. Il a ensuite remonté le chenal d’entrée des Sables d’Olonnes avant de rejoindre la terre ferme en fin de journée.

 

Boss : 8 heures ?

Le français précède de peu Alex Thomson sur « Hugo Boss », à environ 105 milles nautiques (un peu moins de 200 km soit une douzaine d’heures de retard). Dans un mouchoir de poche, les deux skippers sont en tête de la course depuis plusieurs semaines et Jérémie Beyou sur « Maître Coq » (à 550 milles nautiques le 20 janvier au matin) devrait occuper la troisième place du podium.

Le vainqueur a parcouru 27455 milles nautiques (soit près de 50850 km) en exactement 74 jours 3 heures et 35 minutes. Presque 4 jours de moins (3 jours 22 heures 41 minutes) que François Gabart, le vainqueur de la précédente édition en 2013.

 

Comme un navire avec des ailes…

Il est vrai qu’Armel Le Cléac’h et Alex Thomson, comme 5 autres skippers, ont choisi de miser sur des monocoques équipés de foils, l’innovation technologique de ce Vendée globe. Un pari gagnant : les 4 premiers de la course ont fait le même choix. Sur les 11 qui ont abandonné, seulement deux étaient des foilers. Les bateaux moustachus vont certainement se multiplier…

Pour cette 8ème édition du Vendée Globe, Armel Le Cléac’h est également le premier skipper à terminer trois Vendée Globe, après avoir fini deux fois deuxième (en 2008 et 2012).

 

Dare-dare au radar…

La course n’est pas terminée pour autant : le 18ème et dernier concurrent, Sébastien Destremo, sur est à environ 9400 milles nautiques de l’arrivée (17400 km). Il n’a pas encore passé le Cap Horn.

Au moment où Sentinel-2 prenait l’image des Sables d’Olonne qui illustre cet article, deux jours avant le nouvel an (rappelez-vous c’était l’été !), Armel Le Créach remontait vers le nord au large de la frontière entre l’Uruguay et le Brésil, suivi par Alex Thomson à seulement 28 nm et Jérémie Beyou à 1180 nm. Le trio de tête n’a pas changé dans la dernière ligne droite.

 

Vendée Globe - Cap Horn - Passage de Drake - Armel Le Cléac'h - Alex Thomson - Course en solitaire - Radar - Satellite - Sentinel-1A - Copernicus - ESAVendée Globe - Cap Horn - Passage de Drake - Armel Le Cléac'h - Alex Thomson - Course en solitaire - Radar - Satellite - Sentinel-1A - Copernicus - ESA

Le cap Horn vu par le satellite radar Sentinel-1A le 21 décembre 2016 à 23h46 UTC.
Quelques jours avant le passage du Cap Horn par Armel le Cléac’h et Alex Thomson.
En bas, zoom sur les îles Hermites et Wollaston et le passage de Drake.
Crédit image : ESA / Copernicus / Commission européenne

 

Mâles de mer

12 skippers ont encore plus de 3000 milles nautiques à parcourir : ils n’ont pas encore retrouvé l’hémisphère nord. C’est déjà une performance : 11 skippers sur les 29 au départ de la course le 6 novembre ont été contraints à l’abandon.

 

Hommes à la mer, satellites à la mer

Ce sont les satellites qui sont utilisés pour recevoir les appels de détresse. C’est également grâce aux satellites que la position des skippers et de leurs voiliers peut être connue avec précision partout dans le monde permettre à l’organisateur du Vendée Globe d’établir un classement en temps réel.

Météorologie, localisation, télécommunications, alerte et détresse, cartographie des icebergs : j’ai publié le 6 novembre un article plus technique qui passe en revue toutes les informations qu’apportent les différents satellites et les rendent indispensables aux marins, qu’il s’agisse de course au large, de pêche, de transport ou même de defense.

Je reviens ici sur l’ensemble de la course vue à travers les données de navigation transmises par les satellites de télécommunications.

Galileo qui vient d’entrer en service (malgré quelques retards de calendrier et problèmes d’horloge) n’est pas encore utilisé pour l’édition 2016. Ce n’est que partie remise. C’est le système GPS américain (Global Positioning System) qui fournit les mesures des balises MAR-Y équipant tous les navires. C’est la société française CLS qui assure le service de localisation.

CLS fournit aussi le service de cartographie des icebergs, utilisant des images radar comme celle du satellite Sentinel-1 montrant le Cap Horn. OK, ça donne l'impression de regarder la TV en noir et blanc mais essayez donc de trouver une image récente sans nuages du Cap Horn. La radar est fait pour ça...

Toutes les informations sont transmises par les satellites de communication (la constellation Iridium, dont les premiers satellites de nouvelle génération viennent d’être lancés et le système Inmarsat).

 

Un peu de géographie tour de monde en 74 jours et 9 étapes

L’image suivante illustre l’ensemble de la course avec "neuf étapes" (ou plutôt des points de passage) que j’ai retenues. Les dates indiquées correspondent au parcours du vainqueur :

  • Les premières heures de course après le départ des Sables d’Olonne (6 novembre 2016).

  • Le passage du Cap Finisterre en Espagne (7 novembre 2016).

  • La traversée de l’équateur du nord vers le sud, dès le 16 novembre 2016 pour Armel Le Cléac’h.

  • Le passage du Cap de Bonne espérance (24 novembre), au sud de l’Afrique.

  • Le passage du Cap Leeuwin (5 décembre), au sud de l’Australie.

  • La traversée de la ligne de changement de date à l’est de la Nouvelle-Zélande.

  • Le passage du Cap Horn (23 décembre), au sud de l’Amérique du sud.

  • Bienvenue chez les Ch’tis : le passage de l’équateur du sud vers le nord (6 janvier 2017).

  • L’approche de la ligne d’arrivée (19 janvier 2017).

 

Vendée Globe - 2016 - Cartographie - Tour du monde - Solitaire - Armel le Cléac'h - Alex Thomson - Cartographie - Cap Horn - Cap bonne espérance - Cap Leeuwin - équateur - ligne de changement de date

Tour du monde, endurance et sprint permanent : un duel de 74 jours et 9 étapes entre
Armel Le Cléac’h et Alex Thomson. Source des données : cartographie du Vendée Globe.
Illustration : Gédéon

 

Marqués à la culotte dans un mouchoir de poche

Cette extraits de la cartographie publie sur le site du Vendée Globe montrent bien que les deux skippers se sont affrontés dans un mouchoir de poche (j’ai de grands mouchoirs et de grandes poches) : l’écart entre les deux skippers a parfois été inférieurs à quelques dizaines de milles nautiques.

 

Google Earth ou Google Sea…

D’autres représentations des positions des skippers donnent une vision plus globale de la course, des différentes trajectoires et de l’influence des courants et de grands phénomènes météorologiques.

L’illustration suivante a été créée à partir de données que m’a aimablement communiquées Bruno Rémy de la société Agenium, qui conçoit des solutions de simulation numérique. J’avais publié des cartes similaires en 2013.

Ce n’est pas tout à fait le type de carte qu’on a l’habitude de voir mais ça ne fait pas de mal de changer un peu de point de vue…

 

Vendée Globe - 2016 - Cartographie - Google Earth - KML - KMZ - Agenium - tour du monde - 74 jours - Armel Le Cléac'h

Vue d’ensemble du Vendée Globe et de la trajectoire des différents skippers. Copie d’écran
de Google Earth avec des données de positionnement des navires. Source : Bruno Rémy / Agenium

 

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 22:35

 

Nouvel an - Premier janvier - 2017 - lever de soleil sur l'Europe - Bonne année - Eumetsat - Meteosat

Le lever de soleil du jour de l'an vu par le satellite Meteosat. Image acquise le 1er janvier 2017 à 8h00 UTC. Crédit image : Eumetsat

Premier janvier 2017... 

Un tout petit article pour vous souhaiter un excellente année 2017, à vous et à vos proches. Que tout tourne rond, sans trop de nuages.

Vu de l'espace, ça semble simple... Les frontières sont peu visibles : elles sont ajoutées sur l'image pour les matérialiser.

J'ai passé les derniers jours loin des ondes, Wifi ou radio. En écoutant les infos du jour de l'an, j'ai vite été rattrapé par le quotidien et ses mauvaises nouvelles.

Je vous adresse mes meilleurs voeux. Que vos projets se réalisent et que l'année à venir vous apporte bonheur, santé et.. paix !

Pas d'ondes...Pas d'articles sur le blog Un autre regard sur la Terre depuis une semaine... ce n'est que partie remise : c'est ma deuxième bonne résolution de l'année.

 

Le phare à Hon

La première n'a pas été tenue : arrêter les jeux de mots nuls. Voici le premier qu'un ami égyptien m'a raconté le soir du réveillon. Nous étions nombreux... Je lui demande : "combien sommes-nous ?". "2000" dit Seth.

Premier de l'an ? Effectivement, 2017 est un nombre premier. Il n'y en aura pas avant un petit moment. Ça se fête !

 

Les bleues sont vertes...

Pour finir, une autre image acquise le matin du premier janvier 2017 vous confirmera que les Alpes ou les Pyrénées n'étaient pas un mauvais choix : beaucoup de soleil, même s'il faut chercher un peu la neige...

Bonne année à tous.

 

Bonne année 2017 - Nouvel an - Neige - Suomi NPP - NASA

 

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 18:16

 

Quiz image - Satellite d'observation - environnement - observation de la Terre - Un autre regard sur la Terre

Une nouvelle image mystère pour le quiz du mois de décembre 2016

 

Un paysage martien vu par la sonde MRO de la NASA ou par Mars Express ?

Mawrth Vallis, par exemple, une des plus grandes vallées martiennes dont le relief garde la trace du passage de grandes quantités d’eau qui ont peut-être rendu Mars habitable il y a quelques milliards d’années ?

Non, nous sommes bien sur Terre : même en élargissant le champ, vous ne trouverez aucune trace du rover Curiosity ou du site du crash de l’atterrisseur Schiaparelli.

C'est le nouveau quiz du blog Un autre regard sur la Terre.

Cette image a été prise par un satellite d’observation en orbite autour de notre bonne vieille planète bleue, dont la surface est aux trois-quarts couverte d’eau.

Pas ici…

Saurez-vous identifier cette région du monde et le nom du satellite qui a fourni cette image ?

Si vous avez une idée, postez un commentaire à la fin de cet article. Réponse avant noël…

 

En savoir plus :

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 16:41

 

Dernière ligne (presque) droite avant de tourner autour de la Terre

Baïkonour, jeudi 17 novembre. Final countdown ! Le grand jour est arrivé pour Thomas Pesquet, Oleg Novitsky, Peggy Whitson. Une fusée Soyouz a mis en orbite le vaisseau Soyouz MS-03 qui les transporte actuellement vers la Station Spatiale Internationale. Ils devraient la rejoindre samedi 19 novembre vers 23 heures (heure française).

 

Thomas Pesquet - Proxima - Soyouz - Décollage - Baikonour - ISS - 17-11-2016

Poxima, c'est parti ! Décollage de la fusée Soyouz emportant Thomas Pesquet vers l'ISS.
Crédit image : NASA

 

Gagarin’s start : n°1 pour le n°10

C’est le pas de tir n°1 qui a été utilisé. Un endroit chargé d’histoire et d’émotion… N°1 ? Comme son nom l’indique, c’est également ici qu’ont décollé le satellite Spoutnik en octobre 1957 et Youri Gagarine, le premier homme à aller dans l’espace, en avril 1957.

Comme d’habitude, le lanceur Soyouz a rejoint le pas tir en train, en position allongée, moteurs à l’avant avant d’être dressé sur le pas de tir. "Comme d'habitude" est-on tenté de dire pour la fusée Soyouz, le décollage s'est parfaitement déroulé. La fusée a quitté le sol à 2h20 (heure locale) soit 21h20 à Paris (20h20 UTC). 

 

Dernière autoroute avant la station

La mission s’appelle Proxima, en référence à Proxima du Centaure, l’étoile la plus proche du Soleil.

L’équipage part un peu moins loin, à moins de 400 kilomètres d’altitude. Leur destination est l’ISS, la Station Spatiale Internationale. Les trois derniers voyageurs de l’espace rejoignent l’astronaute américain Shane Kimbrough et les cosmonautes russes Sergueï Ryjikov et Andreï Borissenko, arrivés le 19 octobre, et y séjourneront 6 mois, de novembre 2016 à mai 2017.

 

<Mission Proxima - ISS - équipage - expédition 50/51 - Thomas Pesquet - Oleg Novitsky - Peggy Whitson

Derniers échanges avec les proches et les médias et dernière sensations de la pesanteur terrestre.
Crédit image : NASA

 

Coutumes pas très orthodoxes…

Les traditions et les symboles sont respectés : avant le décollage, Thomas Pesquet et ses compagnons de voyage ont effectué les mêmes gestes que leurs prédécesseurs... Planter un arbre, regarder le film soviétique Le Soleil blanc du désert (1970), écrire son nom sur la porte de sa chambre à « l’hôtel des cosmonautes ». Et, comme Gagarine, uriner sur les roues du bus qui les transportera au pied de la fusée Soyouz. Le diable est dans les détails : par précaution, un pope a béni la fusée et le vaisseau Soyouz.

 

Le der de dix : européen ou français ?

Astronaute, Cosmonautes ou Spationaute ? Comme on veut… Né en février 1978, Thomas Pesquet est français, donc spationaute, mais il est rattaché corps européen des astronautes (EAC) qui fait partie de l’ESA (Agence Spatiale Européenne) qui organise cette mission. Cosmonaute, enfin, parce que c’est une fusée Soyouz qui l’emmène dans l’espace...

Combien y a-t-il eu d’astronautes français ? Dix depuis le 17 novembre… Les neuf précédents ont volé à l’occasion de 17 missions spatiales à bord des stations Saliout et MIR, de la navette spatiale américaine ou de la station spatiale internationale (ISS).

 

Thomas Pesquet - Proxima - Dixième français dans l'espace - Jean-Loup Chrétien - Pionnier - Baikour - Soyouz - ISS

Thomas Pesquet avec Jean-Loup Chrétien. Le 10ème et le premier français à partir dans l’espace.
La nouvelle génération et le pionnier. Photographie prise à la Cité de l’espace en juin 2012
pendant le Toulouse Space Show. Crédit image : Gédéon

 

Le premier vol est celui de Jean-Loup Chrétien, nommé PVH pour « Premier vol Habité », en juin 1982. Ce qui confirme que les ingénieurs manquent parfois d’imagination pour baptiser les « premières ». Souvenez-vous du premier satellite français lancé le 26 novembre 1965. D’abord baptisé A1 (facile à retenir !), on l’a rapidement renommé Astérix. Proxima, c’est mieux !

Voici la liste de 10 veinards qui ont traversé la ligne de Karman, la frontière entre la Terre et l’espace :

  • Jean-Loup Chrétien, le premier à voler… Mission PVH  en juin 1982, mission Aragatz en novembre 1988, mission Atlantis STS-86 en septembre 1997 : il a séjourné à bord de trois vaisseaux spatiaux (Saliout, MIR et le space shuttle), pour un total de 43 jours en orbite.
  • Patrick Baudry : il effectue un séjour de 7 jours en orbite pendant la mission Discovery STS-51-G  en juin 1985.
  • Michel Tognini a passé 18 jours dans l’espace : à bord de la station MIR pour la mission Antares en juillet 1992 et à bord de la navette Columbia STS-93 en juillet 1999.
  • Jean-Pierre Haigneré détient, jusqu'à présent, la record de durée de séjour cumulé français dans l’espace : 209 jours pendant les missions Altaïr en juillet 93 et la mission Perseus en mai 1998, deux fois à bord de la station MIR.
  • Jean-François Clervoy est le plus jeune à avoir volé : il avait 35 ans au moment de sa première mission à bord de la navette Atlantis STS-66 en novembre 1994. Avec la mission Atlantis STS-84 en mai 1997 et la mission Discovery STS-103 en décembre 1999, il a passé au total 28 jours : avec la navette, les séjours sont courts...
  • Jean-Jacques Favier effectue une mission de 16 jours à bord de la navette Columbia (mission STS-78) en juin 1996.
  • Claudie Haigneré : première femme française à aller dans l’espace. Elle a effectué deux missions : Cassiopée à bord de la station MIR en août 1996 et Andromède à bord de l’ISS en octobre 2001.
  • Léopold Eyharts effectue deux missions, à dix ans d’intervalle, à bord de MIR (Pégase en janvier 1998) et de l’ISS (mission Atlantis en février 2008) pour une durée cumulée de 68 jours.
  • Philippe Perrin a passé 13 jours à bord de la navette américaine Endeavour (mission STS-111 en juin 2002).
  • Thomas Pesquet : ingénieur de l’ISAE à Toulouse, à 38 ans, c’est le plus jeune membre du corps des astronautes européens (EAC). Et certainement le plus branché (@Thom_astro sur twitter). Sélectionné en mai 2009 par l’Agence Spatiale Européenne, il s’est entraîné depuis cette date à l’EAC à Cologne et sur les sites américains et russes en attendant son billet pour la banlieue terrestre. La participation de Thomas à la mission Proxima en tant qu’ingénieur de vol de l’expédition 50/51 a été décidée en 2014.

 

Cosmonautes sur leur 31

Je n’ai pas de photos où figurent les dix spationautes français. J’en ai une avec sept d’entre eux, prise le 15 octobre 2013 à la Cité de l'espace, à l’occasion de la journée célébrant le vingtième anniversaire du CADMOS. Même en passant tous les jours par la rue des cosmonautes, c’est rare d’en voir autant au même endroit…

Le CADMOS, c’est le Centre d’Aide au Développement des activités en Micropesanteur et des Opérations Spatiales (CADMOS)Créé à Toulouse en 1993, il n’existait donc pas pour les premiers vols habités français.

 

Thomas Pesquet - Proxima - Un français dans l'espace - 10ème spationaute - ISS - ESA - CNES - CADMOS - Cité de l'espace - Lancement réussi

7 spationautes à la Cité de l’espace pour les vingt ans du CADMOS le 15 octobre 2013.
Par ordre d’apparition en orbite : Michel Tognini, Jean-Pierre Haigneré, Jean-Jacques Favier,
Claudie Haigneré, Léopold Eyharts, Philippe Perrin et, le petit dernier, Thomas Pesquet.
Crédit image : Gédéon / Planète Sciences Midi-Pyrénées

 

Il y a quatre « intrus » sur la photo-souvenir des vingt ans du CADMOS : de gauche à droite, Philippe Droneau (directeur des publics de la Cité de l’espace), Taissa Tabakova (chef de projet vols habités à RKK Energia), Lionel Suchet (à l’époque, directeur adjoint du Centre Spatial de Toulouse et aujourd’hui directeur de l’innovation et des applications) et Sébastien Barde (responsable du CADMOS).


Baïkonour, la porte des étoiles...

Pour Jacques Villain, historien de la conquête spatiale décédé le 15 septembre 2016 , Baïkonour, au Kazakhstan, c’est la  « porte des étoiles ».

Moins poétique, Thomas Pesquet, frappé par l’ambiance, parle d’un décor de “Far West total” : au milieu d’une steppe désertique, le cosmodrome, traversé par des voies de chemins de fer, abrite des bâtiments et des pas de tirs opérationnels ou désaffectés. Une mémoire géographique de l'histoire de la conquête spatiale soviétique et russe, depuis Spoutnik et Gagarine.

 

Cosmodrome de Baikonour - Vu par le satellite Pleiades - CNES - Airbus DS - Thomas Pesquet - ProximaCosmodrome de Baikonour - Vu par le satellite Pleiades - CNES - Airbus DS - Thomas Pesquet - Proxima

Le cosmodrome de Baïkonour vu par le satellite Pléiades en 2013.
En bas, extrait centré sur le pas de tir n°31/6 d’où décollent également certains vols habités.
Copyright CNES – Distribution Airbus DS.

 

One small step for a man, mais une steppe géante pour Thomas Pesquet

L’image Pléiades présentée ici a une résolution réduite par rapport à l’image originale mais on peut quand meme distinguer la voie ferrée rectiligne sur laquelle la fusée Soyouz a été amenée à l’aire de lancement lundi 14 novembre 2016.

La fosse en béton au une taille impressionnante : elle sert à évacuer flammes et gaz brûlés au moment de la mise à feu.

Les ombres des mâts parafoudres sont également bien visibles sur l'image du satellite Pléiades. Notez que les ombres portées facilitent l'interprétation des images et donnent une idée du relief.

 

 

Thomas Pesquet - Proxima - Décollage Soyouz - Proxima - Novembre 2016 - MS-03 - Soyouz

Décollage de la fusée Soyouz MS-03 emportant
Thomas Pesquet, Oleg Novitsky et Peggy Whitson.
Crédit image NASA

 

 

 

Les satellites ont beaucoup photographié Baïkonour, pas seulement pour inspirer les blogueurs. Au début de la conquête spatiale, en pleine guerre froide, les premiers satellites espions, qui commencent à remplacer les avions U2, équipés de pellicules argentiques récupérées par des avions-épuisettes, « mitraillent » Baikonour pour savoir où en sont les russes.

La photographie suivante a été prise par un satellite Corona dans la dernière ligne droite avant les premiers pas sur la Lune. Sur le pas de tir, une fusée géante N1. A-t-elle inspiré Elon Musk pour son projet Interplanetary Transport System ? La taille, le nombre de moteurs et leur disposition peut y faire penser…

 

Baikonour - Cosmodrome - Fusée N1 - Satellite-espion - KH-4B - Course à la Lune - USA - URSSFusée lunaire N1 - satellite-espion - KH-4B - NRO - USA - URSS - photointerprétation

Image d’une fusée lunaire N1 sur le cosmodrome de Baïkonour prise par le satellite espion Corona
en septembre 1968. En bas, une tentative de photo-interprétation par Gédéon

 

Vous voulez une anecdote concernant l’ambiance de Baïkonour pendant la guerre froide et la course à la lune ? Le nom de la ville de Baïkonour, anciennement Leninsk, n’existe que depuis 1995. La vraie ville de Baïkonour est à plusieurs centaines de kilomètres au sud-est du cosmodrome. Pour tromper l’ennemi…

Si vous projetez d’y aller en voiture, voici les coordonnées à entrer dans votre GPS : 45°37’42’’N et 63°18’16’’E. A partir de Toulouse, le mien indique une distance d'environ 6000 km.

 

De -6°C à 51,6° : en route vers la bonne orbite

Pas de confusion : -6°C, c’est la température ambiante sur le site de lancement quelques heures avant le décollage de la fusée Soyouz. Elle va encore baisser d’ici dimanche. -15°C, -17°C. Je salue mes amis blogueurs présents sur place (les veinards !) pour ce lancement : pas facile de twitter avec des moufles !

51°6, c’est l’inclinaison de l’orbite de l’ISS.

 

51,6° sinon rien ?

C’est une longue histoire et le résultat d’un compromis entre les russes et les américains…

Les russes aiment bien les orbites inclinées qui offrent une visibilité sur le nord du pays. Ils auraient aimé mettre MIR sur une orbite inclinée à 65° mais la fusée ne le permettait pas. Ils ont donc choisi 51,6°, inclinaison optimale pour un lancement depuis Baïkonour. Au moment de la conception de MIR-2, le chiffre de 65° revient sur la table… l’ISS résulte de la fusion de MIR-2 avec le programme américain Freedom. Les USA avaient choisi une inclinaison de 28°, adaptée à Cape Canaveral en Floride. Mais cette orbite n’était pas accessible depuis Baïkonour. 65° ou 28° : les parties s’entendent pour un compromis… 51,6°. Ce compromis n’a pas été sans conséquence pour la charge utile maximale du Space Shuttle ou d’Ariane 5 (pour les lancements ATV).

Depuis la disparition de l’URSS, Baïkonour est sur le territoire du Kazakhstan. Après les échecs de Proton avec des retombées de débris et la renégociation du « bail de location » de Baïkonour, les russes cherchent à retrouver leur indépendance. Les activités militaires sont trasnférées à Plessetsk mais la réponse pour les lancements civils, c’est le cosmodrome de Vostochny, dans l'oblast d'Amour (Sibérie orientale), tout près de la ville de Tsiolkovski (le monde est petit !). La ville principale à proximité est Svobodny mais la région est pratiquement désertique.

Pour la petite histoire, après des travaux colossaux, les russes ont effectué le 28 avril 2016 le lancement inaugural d’une fusée Soyouz depuis la base de Vostochny. Alors combien de cosmonautes passeront encore par la porte des étoiles ?

 

De la porte des étoiles à l'ISS : en direct de la Cité de l’espace…

La Cité espace organisait jeudi une soirée en libre accès (expositions permanente et temporaire, animations dans les jardins) à l’occasion du décollage de Thomas Pesquet. Gros succès, avec 6000 participants.

Une autre soirée est programmée le 19 novembre au Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse pour suivre en direct l'amarrage du vaisseau Soyouz à la Station Spatiale Internationale (ISS) et l'entrée de l'astronaute français Thomas Pesquet et de ses coéquipiers à bord.
Au programme :

  • 22h00 : Accueil.
  • 22h30 : Suivi en direct des opérations d'amarrage.
  • 23h00 : Heure d'amarrage prévue du vaisseau Soyouz.
  • 00h45 : Première tentative d’ouverture des sas et entrée dans la Station Spatiale Internationale (ISS).
  • 02h15 : Deuxième tentative d’ouverture des sas et entrée dans la Station Spatiale Internationale (ISS), suivi des premières impressions des 6 astronautes à bord !


La soirée sera animée par Philippe Droneau, Directeur des Publics à la Cité de l’espace, avec notamment la présence de Marc Pircher, Directeur du CNES Toulouse, Sébastien Rouquette Chef de projet des vols paraboliques au CNES et Xavier Penot, médiateur scientifique à la Cité de l’espace. Elle est organisée par l'ESA, le CNES, le Muséum d'Histoire Naturelle de Toulouse et la Cité de l'espace.

L'entrée est libre mais, attention, le nombre de places est limité (200 places).

 

En savoir plus :

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Présentation

  • : Un autre regard sur la Terre
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  • : Les satellites d'observation de la Terre au service de l'environnement : images et exemples dans les domaines de l'environnement, la gestion des risques, l'agriculture et la changement climatique. Et aussi, un peu d'espace et d'astronomie, chaque fois que cela suscite questions et curiosité...
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A Propos De L'auteur

  • Gédéon
  • Ingénieur dans le domaine de l'observation de la Terre.
Bénévole de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées
  • Ingénieur dans le domaine de l'observation de la Terre. Bénévole de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées

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