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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 00:27

 

Venµs - Venus - Premières images - first images - satellite - Earth observation - Irrigation - Phoenix - Arizona - CNES - CESBIO

Cultures irriguées à proximité de Phoenix (Arizona, Etats-Unis).
 Une des premières images acquises par le satellite Venµs le 17 août 2017. Copyright CNES 2017

 

 

Le 2 août  dernier, à 1h58 UTC, Arianespace réussissait son 8ème lancement de l’année 2017 pour sa dixième mission, la septième en observation de la Terre, la fusée Vega VV10 mettait en orbite les satellites OPTSAT-3000 et Venµs.

Vous ne verrez pas beaucoup d’image d’OPTSAT-3000 exploité par les militaires israëliens. Par contre, 15 jours après sa mise en orbite, le satellite Venµs, réalisée dans le cadre d’une coopération franco-israélienne, vient de livrer ses premières images.

Elles sont été acquises par le CNES entre le 17 et le 19 août 2017, enregistrées à bord et réceptionnées par la station de Kiruna, en Suède, avant d’être traitées au Centre Spatial de Toulouse (CST).

 

Avec ses 12 bandes spectrales du bleu au proche infrarouge, la caméra multispectrale embarquée à bord de Venµs, fournie par le CNES, est bien adaptée à l’étude de la végétation, de son état de santé et de son évolution. C’est la raison pour laquelle c’est une image de cultures irrigués, acquise dès le 17 août que j’ai choisie pour démarrer cet article.

Le même jour, Venµs a également survolé la région de Jérusalem et acquis l’image suivante.

 

Venµs - Venus - Premières images - first images - satellite - Earth observation - Jerusalem - Israel - Israël - CNES - CESBIO
Venµs - Venus - Premières images - first images - satellite - Earth observation - Jerusalem - espanade des mosquées - vieille ville - CNES - CESBIO

Jérusalem et ses environs. Image acquise par le satellite Venµs le 17 août 2017.
En bas, extrait centrée sur la ville. Copyright CNES 2017

 

Voici d’autres exemples d’images acquises entre le 18 et le 19 août 2017. On commence par Marseille et ses environs.

 

Venµs - Venus - Premières images - first images - satellite - Marseille - Vieux port - OM - Earth observation - Télédétection - CNES
Venµs - Venus - Premières images - first images - satellite - Marseille - Vieux port - OM - Earth observation - Télédétection - CNES

La région de Marseille observée par le satellite Venµs le 18 août 2017.
En bas, extrait sur la partie est. Copyright CNES 2017

 

L’image suivante montre la région du Vésuve en Italie. Les zones brûlées par l’incendie du mois de juillet sont facilement identifiables : les surfaces sombre autour de la caldeira ne sont pas des coulées de là mais bien les surfaces où la végétation a été parcourue par les flammes. L’activité chlorophyllienne a disparu : dans une bande proche-infrarouge, on mesure des niveaux de réflectance très faibles alors qu'ils sont au contraires élevés dans le cas d'une végétation active.

 

Venµs - Venus - Premières images - first images - satellite - Earth observation - Vesuve - Naples - Pompéi - Volcan - Italie - CNES
Venµs - Venus - Premières images - first images - satellite - Earth observation - Observation de la Terre - Vesuve - Naples - Pompéi - Volcan - Italie - CNES

Le Vésuve, Naples et Pompei vus par le satellite Venµs.
Image acquise le 19 août 2017. Copyright CNES 2017

 

Ces premières images donnent un bon aperçu des données qui seront acquises durant les prochaines années par le satellite Venµs. Il va désormais observer et suivre l’évolution de plus de cent sites intéressant les scientifiques avec une résolution de 5 mètres.

Les sites sélectionnés représentent les principaux écosystèmes terrestres, naturels et cultivés. Ils seront observés pendant deux ans et demi, tous les deux jours.

 

Venµs - Venus - Premières images - first images - satellite - Earth observation - Observation de la Terre - Pérou - Peru - Tropical forest - Forêt tropicale - déforestation - Climat - CNES

La forêt tropicale au Pérou (région d’Ucayali) observée par le satellite Venµs
le 19 août 2017. Copyright CNES 2017

 

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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 22:30

 

Total solar eclipse - August 2017 - éclipse totale de soleil - satellite - GOES 16 - USA - états-unis - espace - astronomie - 21 août 2017

L’ombre de la Lune projetée sur la Terre visible depuis l’espace. Image acquise par le satellite météorologique GOES 16 le 21 août 2017 à 18:27 UTC, pratiquement au moment du maximum de totalité.
Crédit image : NASA / NOAA
. Rehaussement de contraste : Gédéon

 

Une éclipse totale de quelques heures. La mienne a duré 4 mois...

21 août 2017 : la date d’un évènement exceptionnel aux états-Unis. La première éclipse totale de soleil depuis quatre-vingt-dix-neuf ans.

C’est aussi la date du retour du blog Un autre regard sur la Terre qui s’est éclipsé quelques mois… Je sors d’hibernation, après une période où j’ai dû mettre en sommeil mes activités de blogueur. Et ce n’était pas uniquement pour des vacances…

Ceux qui ont pu se rendre aux USA pour l’occasion ont peut-être eu la chance de choisir une région épargnée par les nuages et voir la « totalité » de l'éclipse pendant une ou deux minutes : elle était visible d’ouest en est sur une bande large d’environ 115 km traversant quatorze états.

Pour ma part, je suis resté en France mais j’ai quand même pu suivre l’éclipse en direct par l’intermédiaire des images transmises par le satellite météorologique GOES 16.

 

Ici l'ombre... L'appel du 21 août

Placé sur une orbite géostationnaire, il occupe une position apparemment fixe au-dessus des états-Unis. Ce poste d’observation privilégié et son champ large lui permettent de voir la totalité de la partie continentale des USA (CONUS pour Continental US dans le jargon de la NOAA). Il sert normalement à suivre l’évolution de la couverture nuageuse mais, dans le spectre visible, il peut également voir les variations de lumière du soleil, qu’il s’agisse de phénomènes de routine comme la transition jour/nuit (j’ai publié plusieurs articles utilisant ce type d’images à l’occasion des changements de saison) ou de situations plus exceptionnelles comme l’éclipse totale qui nous intéresse.

Lancé le 19 novembre 2016, le satellite GOES 16 n’est pas encore déclaré opérationnel par la NOAA pour la prévision météorologique. Il termine sa période de recette en vol mais les images qu’il produit sont déjà mises en ligne. L’avantage de GOES 16 est la fréquence d’acquisition des images : une nouvelle image toutes les cinq minutes.

Ce sont ces images qui m’ont permis de suivre l’éclipse en temps réel en restant dans mon fauteuil.

J’ai profité de l’occasion pour créer une petite séquence vidéo à partir d’une série d’images acquises par le satellite GOES 16 :

 

Vidéo de l’éclipse totale de soleil du lundi 21 août 2017 créée à partir d’une série d’images du satellite météorologique GOES 16. 3 heures de spectacle résumées en une minute et vingt secondes.
Crédit images : NOAA / NASA. Montage : Gédéon

 

Comment survoler 14 états et parcourir 4000 km en une minute ?

J’ai utilisé 40 images acquises entre 16:32 UTC et 19:42 UTC soit trois heures et dix minutes encadrant le passage de l’éclipse entre l’Oregon à l’ouest (à 10:17 PDT soit 17:17 UTC) et la Caroline du Sud, à l'est comme son nom l'indique (à 14:45 EDT soit 18:45 UTC).

Chaque image, acquise toutes les cinq minutes, apparaît 2 secondes à l’écran et le petit clip vidéo a ainsi une durée totale d’environ une minute et 20 secondes. J'ai essayé un intervalle d'une seconde mais j'ai trouvé que c'était vraiment trop rapide. Il vous faudra patienter toute une minute...

 

Elle défile vite !

En réalité, l'ombre de la Lune projetée au sol se déplace à environ 900 km/h. Pas facile de changer de position pour se glisser entre deux zones nuageuses.

J’ai donc pu voir l’éclipse de bout en bout, sans problème de nuages : ils sont en dessous de l’ombre qui traverse les Etats-Unis d’est en ouest. C’est magique !

 

Noeud descendant de l'orbite

A plus basse altitude, les satellites défilants, qui tournent en permanence autour de la Terre en observant uniquement une bande de terrain plus ou moins large (la fameuse largeur de fauchée ou swath en anglais), ne survolent pas forcément l'ombre créée par l'éclipse au bon moment.

Mais on peut avoir de la chance ! C'était le cas aujourd'hui pour le satellite Terra qui traverse l'équateur du nord vers le sud (le noeud descendant de l'orbite ou descending node) à 10:30 en heure locale. Son instrument MODIS a été témoin du passage de l'éclipse entre le Wyoming et le Nebraska. Voici l'image correspondante :

 

Total solar eclipse - 21 August 2017 - United States - Wyoming - Nebraska - satellite - Terra - MODIS - From space

L’éclipse totale de soleil du lundi 21 août 2017 vue par l'instrument MODIS du satellite Terra.
Crédit image : NASA / Lance / Rapid Response / Worldview

 

Six veinards ont également eu la chance de voir l'éclipse en direct sans être gênés par les nuages. Ce sont les six membres de l'équipage de l'expédition 52 de la station spatiale internationale : Randy Bresnik, Jack Fischer, Peggy Whitson (NASA), Paolo Nespoli (ESA) Fyodor Yurchikhin et Sergey Ryazanskiy (ROSCOSMOS). La NASA a publié quelques photos prises à bord de l'ISS.

Au total, depuis son orbite inclinée à 51°, l’ISS a survolé trois fois le continent nord américain au moment du passage de l’ombre de la Lune.

 

NASA - Total solar eclipse - seen from ISS - International Space Station - Expedition 52 - iss052e056222 - éclipse solaire vue depuis la station spatiale internationale
International Space Station - Transit - Eclipse solaire - Total solar eclipse - 21-08-2017 - NASA - Joel Kowsky

L'éclipse totale de soleil du 21 août 2017 photographiée depuis la station spatiale internationale par
un des membres de l'équipage de l'expédition 52. En bas, photo du transit de l'ISS devant le soleil
pendant l'éclipse. Elle a été prise depuis le sol par Joel Kowsky. Les autres pixels sombres ne
sont pas des vaisseaux extra-terrestres : ce sont des tâches solaires. Crédit image : NASA

 

 

Les spectacles de la nature et le goût des sciences...

Sur le web et les réseaux sociaux, vous trouverez bien sûr beaucoup de très belles photos prises au sol par des astronomes amateurs. Ils sont parfois très éclairés même pendant la totalité ! Les images que je préfère sont celles où le photographe a pris soin de mettre en scène le spectacle de l'éclipse avec un premier plan.

Beaucoup de sites pédagogiques et de blog proposent également des explications très claires sur le phénomène des éclipses.

Si vous êtes enseignant, n'oubliez-pas : comme en 2015, n'hésitez pas à ouvrir les rideaux et à sortir de la classe avec vos élèves pour les faire profiter de ce spectacle de la nature. Avec des précautions simples (comme les fameux lunettes spéciales éclipse ou les filtres adaptés), il n'y a aucun danger et c'est un excellent moyen d'éveiller leur curiosité et de leur donner goût aux sciences : quelques unes de journaux publiés aux Etats-Unis avant le 21 août prouvent qu'il y a encore du travail à faire dans ce domaine.

 

Total solar eclipse - éclipse totale de soleil - 21 août 2017 - Heure H - Jour J - C'est l"heure

C'est l'heure de s'éclipser. Je reviens bientôt... Crédit image : Gédéon

 

En savoir plus :

 

 

    

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 22:32

 

Oroville Lake - Dam - Barrage d'Oroville - Californie - SPOT 7 - 14 février 2017 - Déversoir - Inondation - Satellite - Airbus DSBarrage d'Oroville - Lac Oroville - évacuation - déversoirs endommagés - niveau du lac - urgence - satellite - SPOT 7 - 14 février 2017

En Californie : le lac et le barrage d’Oroville vus par le satellite SPOT 7.
Deux extraits d’une image acquise le 14 février 2017. Crédit image : Airbus DS

 

Trop de sécheresse puis trop de pluie

Les équipes de la branche géo-intelligence d’Airbus Defence and Space ont publié vendredi 17 février 2017 deux images de la région du lac d’Oroville, là où une évacuation massive de la population avait eu lieu plus tôt dans la semaine, à cause du risque d'inondations catastrophiques.

La première image, acquise le 14 février par le satellite SPOT 7, permet de se rendre compte du niveau exceptionnel de l’eau du réservoir après les pluies diluviennes et les tempêtes qui ont touché la Californie en février.

Pour fixer les idées, chaque pixel de l’image représente un carré de 1,5 mètre de côté.

 

Voir les berges…

Par comparaison, une image prise environ 8 mois plus tôt, le 27 juin 2016, par le satellite SPOT 6, montre un niveau d’eau beaucoup plus bas. La différence de couleur au niveau des berges est nettement visible.

 

Oroville lake - Dam - vu par le satellite SPOT 6 - Juin 2016 - Airbus DS - Earth observation - Barrage - Berges - Niveau de l'eau

le lac et le barrage d’Oroville vus 8 mois plus tôt par le satellite SPOT 6.
Extrait d'une image acquise le 27 juin 2016. Crédit image : Airbus DS

 

Le lac Oroville est un lac de barrage de Californie, dans le comté de Butte situé à environ 110 km de Sacramento. Le barrage, mis en service en 1968, est à 5 km au nord-ouest de la petite ville d’Oroville, sur le cours de la Feather river. C’est le deuxième plus grand réservoir de Californie : la longueur des berges atteint 269 km et la superficie dépasse 10 km2. C’est le plus haut barrage des Etats-Unis.

 

De la fuite dans les idées
Après des années de sécheresse, le barrage d’Oroville a presque atteint sa pleine capacité à la suite d'une succession de tempêtes cet hiver.

En moyenne, 3 millions de litres d’eau (3000 mètres cube) par seconde ont été relâchés au cours des derniers jours. C’est six fois plus quand la capacité maximale des turbines génératrices d’électricité.

 

Les dégâts causés par la tempête

Le barrage lui-même n’a pas subi de dégâts même si La presse locale évoquait un scénario catastrophe : l'érosion du déversoir d'urgence entraînerait des glissements de terrain qui pourraient déstabiliser la paroi du barrage.

C’est surtout le trou apparu à mi-hauteur dans le revêtement du déversoir principal et compromettant les lâchers d’eau régulant le niveau maximum du lac qui inquiétait les autorités.

L’eau pouvait alors s’échapper sous les déversoirs et affaiblir la structure soutenant le barrage. L’élargissement de la brèche du déversoir principal a conduit les autorités à réduire le débit (1600 m3/s) et remettre en service le déversoir secondaire d’urgence, pour la première fois en cinquante ans. Mais son revêtement en béton a commencé également à s’éroder, plus vite que les prévisions.

Les réparations sont rendues difficiles par le terrain détrempé : des hélicoptères ont déposé d'énormes sacs de pierres pour créer une digue d'urgence et boucher les trous.
 

Evacuation de la population

Dimanche 12 février, les autorités californiennes avaient pris la décision d’évacuer en urgence la population vivant en aval du barrage d'Oroville Lake, à cause du risque d’inondations massives. 188000 personnes avaient ainsi quitté leur domicile.

Les habitants ont reçu l'autorisation de rentrer chez eux mardi 14. La police, craignant que les conditions puissent se dégrader, leur a demandé de se tenir prêts à fuir de nouveau.

A l'heure où j'écris ce texte, le lac dispose à nouveau d’une marge de 15 mètres avant d’atteindre son niveau maximal.

 

SPOT 7 - Oroville lake - Oroville Dam - Satellite - Sea level - Emergency - Airbus DS - February 2017Oroville lake - June 2016 - Satellite SPOT 6 - Dam - Water level - Airbus DS - Floods

Vue d’ensemble de la région d’Oroville Lake. En haut, image acquise par SPOT 7 le 14 février 2017.
En bas, image acquise par SPOT 6 le 27 juin 2016. Crédit image : Airbus DS

 

En savoir plus :

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 22:39

 

Voici la quatrième image de la série de coeurs à identifier pour la Saint-Valentin 2017 :

 

Saint-Valentin - Quiz 2017 - île en forme de coeur - île des amoureux - satellite - espace

Le quatrième quiz de la Saint-Valentin 2017

 

Et un dernier indice : deux vues en champ plus large de la région où se trouve le troisième coeur à identifier.

 

Saibt-Valentin - coeur - île des amoureux - espace - satellite - heart - lune de miel - honey moon

Quiz de la Saint-Valentin - île en forme de coeur - heart - satellite - space

Deux images pour vous aider à localiser le troisième coeur mystérieux du quiz de la Saint-Valentin

 

En savoir plus :

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 22:26

 

Saint-Valentin - coeur vu du ciel - île en forme de coeur - satellite - amoureux - rouge - observation de la Terre

La troisième image mystère du quiz de la Saint-Valentin

 

Et de trois ! Une nouvelle image mystère à identifier pour le quiz de la Saint-Valentin.

A nouveau, une forme de cœur vue depuis l’orbite terrestre par deux satellites différents.

Saint-Valentin oblige, la première image montre un cœur rouge : il s’agit d’une composition colorée utilisant le canal proche-infrarouge qui met en évidence la végétation active. L'eau, quand elle est limpide, apparaît noire et les nuages sont blancs.

 

Coeur de glace

Voici l’image de la même région vue par un autre satellite. Elle semble très différente mais, pas de doute, c’est bien la même île. Que pensez-vous des dates d'acquisitions de ces deux images ? Eté et hiver ?

 

Saint-Valentin - coeur - île en forme de coeur - heart shape seen from space - satellite - glace - island - amoureux - satellite d'observation

Une île en forme de cœur pour la Saint-Valentin.
La même région vue par un autre satellite

 

Et pour ceux qui n’ont pas identifié notre deuxième image, voici un indice : une image couvrant un champ plus large et orientée correctement (le nord en haut de l’image. Il est encore temps de jouer : si vous avez une idée de la réponse, ajoutez-la en commentaire à la fin de cette page. Réponse le 14 février...

 

Saint-Valentin - Coeur vu de l'espace - Coeur vu par satellite - Heart-shaped - amoureux - quiz image - mystère - évasion - lune de miel

Un indice pour le deuxième cœur mystérieux du quiz de la Saint Valentin

 

En savoir plus :

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 23:02

 

Saint-Valentin - Coeur - Heart - vu de l'espace - satellite - heart shape - quiz - observation de la terre - amoureux

Quiz de la Saint-Valentin : un deuxième cœur vu par satellite

 

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine !

Paul Verlaine

 

Voici la deuxième série images mystère pour la Saint-Valentin avec un nouveau cœur à identifier…

D'accord, ce n'est pas une forme de cœur parfait.

Un cœur brisé, en partie. Est-ce la flèche de Cupidon, décochée un peu trop violemment ?

 

Pas de roses rouges ? offrez des pixels dans l'infrarouge !

Le fleuriste était fermé... Pas de fleurs : j'ai dû improviser avec d'autres végétaux.

La seconde image, légèrement nuageuse, montre le même cœur vu par un autre satellite, avec une composition colorée utilisant le canal proche-infrarouge. C'est déjà un indice : ça vous signale que notre cœur est entouré de végétation active.

Admettez que les nuances de rouge sont aussi belles que celles d'un beau bouquet.

 

Saint-Valentin - couleur rouge - coeur brisé - Cupidon - satellite - espace - amoureux - quiz image

Quiz de la Saint-Valentin : la même région et le même cœur vus par un autre satellite

 

Je crois que ce quiz ne fait pas partie des plus simples… Si vous savez identifier cette région du monde, proposez vite votre réponse en ajoutant un commentaire à la fin de cet article.

Une nouvelle énigme avec un nouveau cœur sera proposée demain.

En attendant, pour aider ceux qui n’ont pas encore reconnu le cœur de glace publié hier, voici en guise d’indice deux images de la même région prises par deux satellites différents. Le champ est un peu plus large.

Les motifs créés par la neige sont assez étonnants.

Ah oui, j’allais oublier : l’image est désormais correctement orientée, avec le nord vers le haut…

 

Quiz de la SAint-Valentin - coeur vu de l'espace - coeur vu par satellite - neige et glaceQuiz de la SAint-Valentin - coeur vu de l'espace - coeur vu par satellite - neige et glace

Saint-Valentin : un indice pour l’image mystère du 10 février.
La même région, en champ plus large, vue par deux satellites différents

 

En savoir plus :

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 21:18

 

Saint-Valentin - 14 février - des coeurs vus du ciel - heart shapes seen from space - satellites - espace

Des cœurs vus de l’espace : un nouveau quiz pour la Saint-Valentin

 

Vous voyez un cœur ? Peut-être plusieurs ? Bingo, c’est bientôt la Saint-Valentin…

C’est l’occasion, comme en 2012, 2013 et 2016, d’enrichir la collection de formes de cœur vues de l’espace. Cette image est bien un extrait d’une scène acquise par un satellite d’observation, très récemment, le 31 janvier 2017.

 

Chauds les cœurs !

Pas vraiment… C’est bien de la glace que vous voyez dans la partie supérieure de l’image. Comme disait Pierre Dac : « L’élan du cœur n’a rien à voir avec l’élan du grand nord ». Peut-être quand même un peu ?

Pour vous aider à identifier ce lieu pour les amoureux, voici une deuxième image de la même région, prise par un autre satellite d’observation de la Terre, le 14 janvier 2017, un mois avant la Saint-Valentin. Il s’agit d’une composition colorée classique qui peut vous aider à identifier le nom du satellite.

 

Saint-Valentin - 14 février - quiz image - coeurs vus du ciel - coeurs vus de l'espace - satellite - Heart shape seen from space

Une deuxième image pour le premier quiz image de la Saint-Valentin 2016.

 

Cœurs de loin

Cette année, je vais vous proposer tous les jours d’ici le 14 février une nouvelle image mystère, acquise récemment. Et, à chaque fois, je publierai un indice pour aider ceux qui n’auront pas trouver la réponse du quiz de la veille.

Un petit bilan sera proposé le jour de la Saint-Valentin.

A vous de jouer : postez un commentaire en bas de cette page si vous avez trouvé la région du monde visible sur ces deux premières images.

 

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 23:56

 

Pyrénées - Neige et nuages - Sommets au soleil - Hiver 2016 - Landsat 8 - Pic du Midi - Ossau - Bigorre - Vignemale - Gavarnie - Vall d'Azun - Tarbes - Pau - Lourdes - Satellite

Les Pyrénées entre Pau et Saint-Gaudens vues par le satellite Landsat 8.
Extrait d’une image panchromatique acquise le 19 janvier 2017 à 10h42 UTC.
Ossau, Balaïtous, Pic du midi, Vignemale, Gavarnie : les amateurs reconnaîtront
les principaux sommets et les vallées (ici un extrait en pleine résolution).
Ce jour-là, il valait mieux prendre de la hauteur. Crédit image : USGS

 

Il fait froid : c’est l’hiver…

Le début de semaine reste… hivernal, avec des températures minimales très négatives dans le nord, avec par exemple -14°C à Luxeuil (7ème jour consécutif avec une minimale inférieure à -12°C selon les relevés de Météo France) ou -5°C pour Rennes (la ville, pas l’animal...)

Les conditions anticycloniques expliquent aussi le retour des pics de pollution.

Depuis mardi 17 janvier, la France connaît une mini vague de froid avec un pic mercredi et jeudi. Rien à voir avec la quinzaine glaciale de février 2012 avec des températures inférieures de 5 à 8°C en dessous des normales pour la saison. Le vent a accentué la sensation de froid (température ressentie).

Météo France indique que le refroidissement est lié à un flux d'est à nord-est entre un anticyclone centré sur le nord de l'Allemagne et une dépression en Méditerranée, ramenant une masse d'air très froide en provenance de l'Europe de l'Est jusqu'au sud de la France. Les basses couches de l'atmosphère resteront froides jusqu'au 26 janvier.

Malgré l’arrêt de plusieurs réacteurs nucléaires en maintenance, la fourniture d’électricité devrait être assurée mais l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a néanmoins autorisé EDF à reporter l’arrêt d’un réacteur. Le plan grand froid a été déclenché par le gouvernement mais le nombre de places d’hébergement d’urgence pour les sans-abris reste insuffisant.

 

Météo France - Vague de froid - Modèle arome - Température minimale - écart - Janvier 2017 - gelée - thermomètre

Températures minimales observées le 17 janvier 2017 au matin et prévision de température
(modèle Arome) à 6h UTC. Crédit image : Météo France

 

John Snow : les couleurs de la neige vues de l’espace

La neige n’apparaît pas en jaune mais plutôt en bleu (cyan) ou en blanc…

Si vous lisez régulièrement le blog Un autre regard sur la Terre, vous savez que j’aime utiliser des images de paysages partiellement enneigés pour montrer l’intérêt des images multispectrales et des bandes infrarouges : en comparant une image représentée en couleurs naturelles avec sa représentation avec une combinaison de canaux utilisant une bande infrarouge, on constate immédiatement que cette seconde représentation permet de distinguer beaucoup plus facilement facilement la neige (en cyan) des nuages (en blanc).

 

Suomi NPP - Vague de froid - France - Europe - Neige et glace - Snow and ice - NASA - satelliteEurope - France - Vague de froid - Neige - Janvier 2017 - Suomi NPP - NASA

La France vue par le satellite Suomi NPP le 17 janvier 2017. En haut, représentation
en couleurs naturelles. En bas, combinaison colorée utilisée une bande infrarouge.
Cliquer sur les images pour les agrandir. Crédit image : NASA /EOSDIS / MODIS

 

Quand j’interviens en classe pour parler d’observation et que je dois aborder les bandes spectrales, je commence souvent pour un exemple de paysage enneigé très parlant pour les jeunes. En général, j’aborde ensuite l’intérêt du proche infrarouge pour la végétation (synthèse chlorophylienne) et il m’arrive parfois de pousser jusqu’au « red edge ».

 

Série temporelle : ça comme à 2…

Si vous voulez également faire une comparaison dans le temps, voici deux représentations d’une autre image acquise le 6 janvier 2017, avant les fortes chutes de neige et alors que le ciel est assez dégagé au-dessus de la France : l’image en couleurs naturelles et la composition colorée avec le canal infrarouge. C’était un bon jour pour aller se promener dans les Pyrénées ou les Alpes…

 

Neige : ça se corse

A cause de la couverture nuageuse, l’image du 17 janvier ne permet pas de voir l’ampleur des chutes de neige en Corse : la vigilance orange neige-verglas a été levée mercredi à 6 heures, mais la majorité des établissements scolaires restaient fermés. La neige est également tombée en Tunisie, avec des images étonnantes que vous pourrez trouver sur les réseaux sociaux.

 

C’est beau une ville, sous la neige…

Comme les vacances scolaires sont encore loin, je ne vais pas vous rendre impatient avec d’autres images de montagnes sous la neige.

J’ai plutôt choisi de vous montrer quelques villes d’Europe et au-delà sous la neige. Dans l’hémisphère nord, en hiver, l’ensoleillement n’est pas au top mais les surfaces enneigées et les ombres portées des constructions donnent des images que je trouve très photogéniques.

Quand il y a en plus un fleuve ou un lac, on peut avoir la chance de voir de la glace se former ou flotter dans le courant.

Toutes les illustrations qui suivent sont des extraits d’images acquises par le satellite européen Sentinel-2A.

 

Jarus et le ski : Gdansk avec les loups

On commence au nord de l’Europe et au bord de la mer avec la ville portuaire de Gdansk en Pologne. L’image suivante a été acquise par le satellite européen Sentinel-2A le 11 janvier 2017.

Contrairement aux apparences, l’image est en couleurs : malgré la lumière hivernale, l’absence de nuages, les parcelles agricoles enneigées rendent l’image assez photogénique.

 

Pologne - Gdansk - Ville sous la neige - Sentinel-2 - Copernicus - ESA - European Commission - SatellitePologne - Gdansk - Neige - Sentinel-2A - Janvier 2017 - Copernicus

En Pologne, la ville de Gdansk vue par le satellite Sentinel-2A. Extrait d’une image acquise
le 11 janvier 2017 à 10h04 UTC. En bas, un autre extrait avec un traitement mettant l’accent
sur les parcelles enneigées. Crédit image : ESA / Copernicus / Commission européenne

 

Notez la présence de glace sur la Vistule…

 

Mon beau Danube blanc

On descend plein sud, à environ 770 km, le long du Danube. Avec toujours de la neige (un peu moins) et de la glace sur le Danube. Nous sommes à Budapest, capitale de la Hongrie. L’image a également été prise par le satellite Sentinel-2.

 

Hongrie - Danube - Budapest - Neige - Glace - Ice - Snow - Sentinel-2 - Copernicus - ESA - Commission européenne - satelliteDanube - Hongrie - Budapest - Neige - Glace - Snow - Ice - Water - Sentinel-2 - Copernicus - ESA - European Commission - satellite

En Hongrie, à Budapest, de la glace sur la Danube. Extrait d’une image acquise par le
satellite Sentinel-2A le 8 janvier 2017. En bas, un autre extrait de l’image en pleine
résolution avec une représentation utilisant le canal proche infrarouge.
Crédit image : ESA / Copernicus / Commission européenne

 

Istanbul de neige et champ de bosses (fort !)

Un peu plus au sud mais surtout à l’est, à presque 1100 km de Budapest, à la limite de l’Europe, voici Istanbul en Turquie et le détroit du Bosphore entre la mer noire et la mer de Marmara. Mer noir mais paysages blancs...

Il y a eu de fortes chutes de neige dans plusieurs régions turques. Cette image du satellite Sentinel-2A, en donne un tout petit aperçu. Je l’ai choisie parce qu’elle est assez spectaculaires mais je vous invite à aller consulter d’autre images sur le portail Copernicus (Sentinel Data Hub).

 

Turquie - Istanbul - Bosphore - Sentinel-2 - satellite - Janvier 2017 - ESA - European Commission - Copernicus - GMESIstanbul - Turquie - Sentinel-2 - Copernicus - satellite - ESA - European Commission - satellite - neige

En Turquie, Istanbul sous la neige. Extrait d’une image multispectrale prise par le satellite
Sentinel-2A le 13 janvier 2017 à 9h08 UTC. En bas, représentation colorée utilisant
le canal proche infrarouge. Notez l’importance du trafic maritime…
Crédit image : ESA / Copernicus / Commission européenne

 

Plus loin : le lac Baïkal

Si vous aimez la glace, je termine avec une dernière image. Loin de l’Europe… A 5800 km au nord-est d’Istanbul. C’est le lac Baïkal, vu le même jour, toujours par le satellite Sentinel-2A, à l’occasion d’un passage plus tôt dans la journée, avec d’étonnants motifs liés à la formation de glace.

 

Lake Baikal - Ice - Snow - Glace - Neige - Sentinel-2 - satellite - ESA - European Commission - Copernicus - GMES - RussieLac Baikal - Sentinel-2 - Satellite - neige et glace - snow - ice - ESA - Copernicus - European CommissionLac Baikal - Satellite - Sentinel-2 - Glace - Lac gelé - ESA - Copernicus - European CommissionLac Baikal - satellite - Glace - Lac gelé - Frozen - Neige - Sentinel-2 - satellite - ESA - Copernicus - European Commission

En Russie, neige et glace sur le lac Baïkal. Extraits d’une image acquise
le 13 janvier 2017 à 4h01 UTC par le satellite européen Sentinel-2A.
Crédit image : ESA / Copernicus / Commission européenne

 

Pour donner une vision d’ensemble, voici une autre image prise le même jour par le satellite Suomi NPP.

 

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Neige et glace sur le lac Baïkal. Deux représentations d’une image acquise le 13 janvier 2017
par le satellite américain Suomi NPP. Crédit image : NASA / EOSIS

 

En savoir plus :

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 19:09

 

Vendée Globe - Arrivée - Sables d'Olonne - Armel Le Cléac'h - Alex Thomson - Sentinel-2A - Copernicus - ESA - Satellite

Retour sur la terre ferme : les Sables d’Olonne vus par le satellite européen Sentinel 2-A
le 23 décembre 2016 à 11h04 UTC. Crédit image : ESA / Copernicus / Commission européenne

 

Retour au bercail

C’est aujourd’hui aux Sables d’Olonne que se termine un superbe duel entre deux grands marins, un breton et un gallois.

Au final, C’est Armel Le Cléac’h qui emporte le Vendée Globe 2016 après 74 jours de course. Son voilier « Banque Populaire VIII » a franchi la ligne d’arrivée vers 16h30. Il a ensuite remonté le chenal d’entrée des Sables d’Olonnes avant de rejoindre la terre ferme en fin de journée.

 

Boss : 8 heures ?

Le français précède de peu Alex Thomson sur « Hugo Boss », à environ 105 milles nautiques (un peu moins de 200 km soit une douzaine d’heures de retard). Dans un mouchoir de poche, les deux skippers sont en tête de la course depuis plusieurs semaines et Jérémie Beyou sur « Maître Coq » (à 550 milles nautiques le 20 janvier au matin) devrait occuper la troisième place du podium.

Le vainqueur a parcouru 27455 milles nautiques (soit près de 50850 km) en exactement 74 jours 3 heures et 35 minutes. Presque 4 jours de moins (3 jours 22 heures 41 minutes) que François Gabart, le vainqueur de la précédente édition en 2013.

 

Comme un navire avec des ailes…

Il est vrai qu’Armel Le Cléac’h et Alex Thomson, comme 5 autres skippers, ont choisi de miser sur des monocoques équipés de foils, l’innovation technologique de ce Vendée globe. Un pari gagnant : les 4 premiers de la course ont fait le même choix. Sur les 11 qui ont abandonné, seulement deux étaient des foilers. Les bateaux moustachus vont certainement se multiplier…

Pour cette 8ème édition du Vendée Globe, Armel Le Cléac’h est également le premier skipper à terminer trois Vendée Globe, après avoir fini deux fois deuxième (en 2008 et 2012).

 

Dare-dare au radar…

La course n’est pas terminée pour autant : le 18ème et dernier concurrent, Sébastien Destremo, sur est à environ 9400 milles nautiques de l’arrivée (17400 km). Il n’a pas encore passé le Cap Horn.

Au moment où Sentinel-2 prenait l’image des Sables d’Olonne qui illustre cet article, deux jours avant le nouvel an (rappelez-vous c’était l’été !), Armel Le Créach remontait vers le nord au large de la frontière entre l’Uruguay et le Brésil, suivi par Alex Thomson à seulement 28 nm et Jérémie Beyou à 1180 nm. Le trio de tête n’a pas changé dans la dernière ligne droite.

 

Vendée Globe - Cap Horn - Passage de Drake - Armel Le Cléac'h - Alex Thomson - Course en solitaire - Radar - Satellite - Sentinel-1A - Copernicus - ESAVendée Globe - Cap Horn - Passage de Drake - Armel Le Cléac'h - Alex Thomson - Course en solitaire - Radar - Satellite - Sentinel-1A - Copernicus - ESA

Le cap Horn vu par le satellite radar Sentinel-1A le 21 décembre 2016 à 23h46 UTC.
Quelques jours avant le passage du Cap Horn par Armel le Cléac’h et Alex Thomson.
En bas, zoom sur les îles Hermites et Wollaston et le passage de Drake.
Crédit image : ESA / Copernicus / Commission européenne

 

Mâles de mer

12 skippers ont encore plus de 3000 milles nautiques à parcourir : ils n’ont pas encore retrouvé l’hémisphère nord. C’est déjà une performance : 11 skippers sur les 29 au départ de la course le 6 novembre ont été contraints à l’abandon.

 

Hommes à la mer, satellites à la mer

Ce sont les satellites qui sont utilisés pour recevoir les appels de détresse. C’est également grâce aux satellites que la position des skippers et de leurs voiliers peut être connue avec précision partout dans le monde permettre à l’organisateur du Vendée Globe d’établir un classement en temps réel.

Météorologie, localisation, télécommunications, alerte et détresse, cartographie des icebergs : j’ai publié le 6 novembre un article plus technique qui passe en revue toutes les informations qu’apportent les différents satellites et les rendent indispensables aux marins, qu’il s’agisse de course au large, de pêche, de transport ou même de defense.

Je reviens ici sur l’ensemble de la course vue à travers les données de navigation transmises par les satellites de télécommunications.

Galileo qui vient d’entrer en service (malgré quelques retards de calendrier et problèmes d’horloge) n’est pas encore utilisé pour l’édition 2016. Ce n’est que partie remise. C’est le système GPS américain (Global Positioning System) qui fournit les mesures des balises MAR-Y équipant tous les navires. C’est la société française CLS qui assure le service de localisation.

CLS fournit aussi le service de cartographie des icebergs, utilisant des images radar comme celle du satellite Sentinel-1 montrant le Cap Horn. OK, ça donne l'impression de regarder la TV en noir et blanc mais essayez donc de trouver une image récente sans nuages du Cap Horn. La radar est fait pour ça...

Toutes les informations sont transmises par les satellites de communication (la constellation Iridium, dont les premiers satellites de nouvelle génération viennent d’être lancés et le système Inmarsat).

 

Un peu de géographie tour de monde en 74 jours et 9 étapes

L’image suivante illustre l’ensemble de la course avec "neuf étapes" (ou plutôt des points de passage) que j’ai retenues. Les dates indiquées correspondent au parcours du vainqueur :

  • Les premières heures de course après le départ des Sables d’Olonne (6 novembre 2016).

  • Le passage du Cap Finisterre en Espagne (7 novembre 2016).

  • La traversée de l’équateur du nord vers le sud, dès le 16 novembre 2016 pour Armel Le Cléac’h.

  • Le passage du Cap de Bonne espérance (24 novembre), au sud de l’Afrique.

  • Le passage du Cap Leeuwin (5 décembre), au sud de l’Australie.

  • La traversée de la ligne de changement de date à l’est de la Nouvelle-Zélande.

  • Le passage du Cap Horn (23 décembre), au sud de l’Amérique du sud.

  • Bienvenue chez les Ch’tis : le passage de l’équateur du sud vers le nord (6 janvier 2017).

  • L’approche de la ligne d’arrivée (19 janvier 2017).

 

Vendée Globe - 2016 - Cartographie - Tour du monde - Solitaire - Armel le Cléac'h - Alex Thomson - Cartographie - Cap Horn - Cap bonne espérance - Cap Leeuwin - équateur - ligne de changement de date

Tour du monde, endurance et sprint permanent : un duel de 74 jours et 9 étapes entre
Armel Le Cléac’h et Alex Thomson. Source des données : cartographie du Vendée Globe.
Illustration : Gédéon

 

Marqués à la culotte dans un mouchoir de poche

Cette extraits de la cartographie publie sur le site du Vendée Globe montrent bien que les deux skippers se sont affrontés dans un mouchoir de poche (j’ai de grands mouchoirs et de grandes poches) : l’écart entre les deux skippers a parfois été inférieurs à quelques dizaines de milles nautiques.

 

Google Earth ou Google Sea…

D’autres représentations des positions des skippers donnent une vision plus globale de la course, des différentes trajectoires et de l’influence des courants et de grands phénomènes météorologiques.

L’illustration suivante a été créée à partir de données que m’a aimablement communiquées Bruno Rémy de la société Agenium, qui conçoit des solutions de simulation numérique. J’avais publié des cartes similaires en 2013.

Ce n’est pas tout à fait le type de carte qu’on a l’habitude de voir mais ça ne fait pas de mal de changer un peu de point de vue…

 

Vendée Globe - 2016 - Cartographie - Google Earth - KML - KMZ - Agenium - tour du monde - 74 jours - Armel Le Cléac'h

Vue d’ensemble du Vendée Globe et de la trajectoire des différents skippers. Copie d’écran
de Google Earth avec des données de positionnement des navires. Source : Bruno Rémy / Agenium

 

En savoir plus :

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 22:35

 

Nouvel an - Premier janvier - 2017 - lever de soleil sur l'Europe - Bonne année - Eumetsat - Meteosat

Le lever de soleil du jour de l'an vu par le satellite Meteosat. Image acquise le 1er janvier 2017 à 8h00 UTC. Crédit image : Eumetsat

Premier janvier 2017... 

Un tout petit article pour vous souhaiter un excellente année 2017, à vous et à vos proches. Que tout tourne rond, sans trop de nuages.

Vu de l'espace, ça semble simple... Les frontières sont peu visibles : elles sont ajoutées sur l'image pour les matérialiser.

J'ai passé les derniers jours loin des ondes, Wifi ou radio. En écoutant les infos du jour de l'an, j'ai vite été rattrapé par le quotidien et ses mauvaises nouvelles.

Je vous adresse mes meilleurs voeux. Que vos projets se réalisent et que l'année à venir vous apporte bonheur, santé et.. paix !

Pas d'ondes...Pas d'articles sur le blog Un autre regard sur la Terre depuis une semaine... ce n'est que partie remise : c'est ma deuxième bonne résolution de l'année.

 

Le phare à Hon

La première n'a pas été tenue : arrêter les jeux de mots nuls. Voici le premier qu'un ami égyptien m'a raconté le soir du réveillon. Nous étions nombreux... Je lui demande : "combien sommes-nous ?". "2000" dit Seth.

Premier de l'an ? Effectivement, 2017 est un nombre premier. Il n'y en aura pas avant un petit moment. Ça se fête !

 

Les bleues sont vertes...

Pour finir, une autre image acquise le matin du premier janvier 2017 vous confirmera que les Alpes ou les Pyrénées n'étaient pas un mauvais choix : beaucoup de soleil, même s'il faut chercher un peu la neige...

Bonne année à tous.

 

Bonne année 2017 - Nouvel an - Neige - Suomi NPP - NASA

 

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  • : Les satellites d'observation de la Terre au service de l'environnement : images et exemples dans les domaines de l'environnement, la gestion des risques, l'agriculture et la changement climatique. Et aussi, un peu d'espace et d'astronomie, chaque fois que cela suscite questions et curiosité...
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  • Gédéon
  • Ingénieur dans le domaine de l'observation de la Terre.
Bénévole de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées
  • Ingénieur dans le domaine de l'observation de la Terre. Bénévole de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées

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