Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 00:24
Landsat 8 - Bosnie-Herzégovine - Brcko - Inondations - 22-
Landsat 8 - Bosnie-Herzégovine - Brcko - Inondations - 12-
Inondations en Bosnie et en Serbie. Deux extraits d’images du satellite Landsat 8 de la région
des Balkans, centrés sur la ville de Brcko et la rivière Save. En haut, image acquise le
22 mai 2014 à 9h33 UTC. En bas, image de référence (avant les inondations) acquise
le 12 mars 2014 à 9h28 UTC. Crédit image : USGS
 
La semaine a été particulièrement chargée pour les services de protection civile en Europe et dans le monde. Les inondations en Europe dans la région des Balkans font la une des medias. Ailleurs, en Russie, Australie et en Californie, ce sont des incendies spectaculaires qui mobilisent les pompiers et les services d’urgence.
 
Tamara : un cyclone extratropical
Depuis la mi-mai, les intempéries exceptionnelles qui ont frappé la Serbie et la Bosnie ont causé des inondations historiques. Elles ont déjà fait une cinquantaine de victimes en Bosnie et en Serbie. Des dizaines de milliers de sinistrés de Serbie et Bosnie sont contraints d'évacuer leur maison, une situation qui rappelle les très mauvais souvenirs de la guerre civile. Avec des conséquences dramatiques inattendues, comme ces mines qui refont surface à cause des glissements.
 
Des satellites d’observation programmés en urgence pour fournir des images
Comme parfois quand il s’agit d’une catastrophe de grande ampleur comme des inondations sur plusieurs jours, deux mécanismes destinés à fournir des images satellite en urgence ont été activés :
  • Le service de gestion de crises de Copernicus (Emergency Management Service) de la Commission Européenne, activée à 3 reprises entre le 13 et le 17 mai 2014 par la DG ECHO (activations EMSR86 et EMSR87) et la protection civile de Croatie (activation EMSR088).
  • La charte internationale « Espace et catastrophes majeures » activée le 21 mai en Serbie par l’agence ROSCOSMOS / EMERCOM (ministère russe des situations d’urgence.
Voici un exemple de carte produite en urgence pour le service européen Copernicus de cartographie rapide. La légence précise que le fond de carte provient d’une image Spot 5 de mai 2011, sur laquelle sont superposée différents données vecteurs (réseau routier, occupation des sols, toponymie, etc.) et, en bleue, une délimitation de la zone inondée établie à partie d’une image du satellite Radar TerraSAR-X acquise le 18 mai 2014.
 
Copernicus - Inondations Serbie - Mai 2014- EMSR086 - Lazar
Inondations en Servie en mai 2014. Cartographie d’urgence des zones inondées dans la région
d’Obrenovac, près de Lazarevac en Serbie produite par le service européen Copernicus
de réponse aux situations d’urgence. Activation EMSR-086.
Crédit image : Commission Européenne / European Commission.
 
Trop de pluie ou pas assez de pluie... Incendies en Russie, Australie et Californie
Ailleurs dans le monde, ce sont plutôt des incendies spectaculaires qui ont mobilisé les équipes d’intervention et les pompiers cette semaine.
En Russie, l’état d’urgence a été déclaré dans la région d’Irkoutsk où des dizaines de feux de forêts se sont déclenchés à partir du 14 mai à cause des températures élevées. Des vents violents ont favorisé leur propagation. Les deux images suivantes ont été acquises par les satellites Aqua et Terra le 18 mai 2014.
 
Aqua - MODIS - Russie - Incendies Irkoutsk- 18-05-2014Terra - MODIS - Russie - Incendies Irkoutsk- 18-05-2014 Deux images d’images acquises le 18 mai 2014 par l’instrument MODIS des satellites Aqua et Terra.
Crédit image : NASA / GSFC / MODIS Emergency Response
 
L’intensité des feux s’est accentuée le 18 mai, entraînant l’évacuation de centaines de personnes. Les images satellites témoignent de la violence des incendies en mettant en évidence des pyro-cumulus, des nuages très particuliers qui se forment au-dessus de l’air chaud créé par un feu. Ce sont les petites taches blanches qu’on voit au-dessus des panaches de fumées plus gris.
Les deux images suivantes montrent d’autres incendies en Australie et en Californie. Elles proviennent également de l’instrument MODIS du satellite Aqua.
Australie - Aqua - MODIS - Feux - Mai 2014
Incendie dans le nord de l’Australie (Northern Territory). Extrait d’une image acquise le 8 mai par l’instrument MODIS du satellite Aqua. Crédit image : NASA / GSFC / MODIS Rapid Response
 
Californie - Aqua - MODIS - Fires - Mai 2014
Incendies multiples à proximité de la frontière entre le Mexique et la Californie.
Extrait d’une image acquise le 14 mai par l’instrument MODIS du satellite Aqua.
Crédit image : NASA / GSFC / MODIS Rapid Response
 
La sécheresse de l'archiduchesse est-elle sèche ? Archi-sèche ?
Depuis le début du mois de mai, les Etats-Unis, subissent un épisode de sécheresse : 15 % de la surface du pays est considéré comme en situation de sécheresse extrême. La carte suivante produite le U.S. National Drought Monitor illustre cette situation. Les zones les plus affectées sont représentées en couleur rouge ou orange. La Californie et le Kansas sont particulièrement touchés. Cette sécheresse a également un impact important sur les cultures et l’élevage.
 
Sécheresse - Etats-Unis - Drought - US - Mai 2014
Carte de la sécheresse aux Etats-Unis en mai 2014. Crédit image : U.S. National Drought Monitor
 
 
Repost 0
Publié par Gédéon - dans Copernicus-GMES
commenter cet article
16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 22:14

 

Sentinel-1A - Péninsule Antarctique - 13-04-2014 - 23h57

La partie nord de la péninsule Antarctique vue par le radar du satellite sentinel-1A. Extrait d’une
image acquise en mode « strip map » à double polarisation le 13 avril 2014 à 23h57 UTC.
Les couleurs montrent les différences de réflexion du signal radar par l’eau, la glace ou le sol.
Crédit image : ESA (Agence Spatiale Européenne).

 

CSAR pénètre en Belgique

C’est fait : les premières images du satellite Sentinel-1A, lancé depuis la Guyane française le 3 avril 2014, viennent d’être publiées. Elles ont été acquises entre le 12 et le 13 avril, un jour après que le satellite Sentinel-1A ait atteint son orbite de travail et ait été placé dans sa configuration de fonctionnement. Il ne s’agit pas encore de l’orbite définitive mais d’une orbite utilisée pour la recette en vol. Un travail important doit encore être fait, par exemple en calibrant très finement l’instrument CSAR, dans les trois mois qui viennent. Les premières images présentées ici donnent simplement un avant-goût de ce que fournira Sentinel-1A à partir de cet été.

Mon image préférée apparaît en premier dans cet article mais, symboliquement, c’est Bruxelles qui est présentée comme la toute première image.

Normal... Bruxelles, c’est la capitale de la Belgique mais c’est aussi le siège de la Commission Européenne qui pilote le programme européen Copernicus (ex-GMES pour Global Monitoring for Environment and Security). A partir de satellites d’observation de la Terre, Copernicus fournit des services destinés à améliorer la gestion de l’environnement et la sécurité des citoyens. La Commission Européenne a confié à l’ESA la responsabilité de développer la famille de satellites Sentinel et d’assurer la mise à disposition opérationnelles des données qu’ils acquièrent.

 

Sentinel-1A - Bruxelles - Anvers - 12-04-2014 - 17h18Sentinel-1A - Anvers - Antwerpen - 12-04-2014 - 17h18La région de Bruxelles, capitale de la Belgique et siège de la Commission Européenne, vue par le
satellite Sentinel-1A. En bas, zoom sur la ville d'Anvers. Image acquise le 12 avril 2014 à 17h18 UTC. Acquisition en mode « Strip map » en double polarisation avec une fauchée de 80 km.
Crédit image : ESA (Agence Spatiale Européenne)

 

Ici, les couleurs ont été choisies pour montrer les différents types d’occupation des sols : végétation en vert, bleu-rouge pour les zones urbanisées, blanc pour les zones les plus denses et noir pour les cours d’eau ou les surfaces peu réflectives comme les pistes des aéroports. L’image montre la densité de l’environnement urbain autour de Bruxelles, qui apparaît en blanc au centre de l’image. L'extrait du bas est centré sur Anvers, visible en haut à gauche dans l'image principale.

 

En avril, ne te découvre pas d’un fil

Deux autres images font partie de la première série d’images de Sentinel-1A publiées par l’ESA sur son site Internet. Elles fournissent deux exemples de services rendus par les satellites du programme européen Copernicus et illustrent en particulier l’importance de disposer d’un instrument radar.

  • Dans le domaine de l’environnement, le suivi de l’évolution des glaciers, de la formation des icebergs et de l’évolution des calottes glaciaires, en relation avec les études sur l’impact du changement climatique. L’image de Sentinel-1A montre une partie du glacier Thwaites et du glacier de l’île du pin (Pine Island) en Antarctique. Sentinel-1A pourra également surveiller l’évolution de la glace de mer, particulièrement pour les eaux de plus en plus fréquentées de l’Arctique. Les images fournies par son radar en bande C aideront à faire la différence entre la glace annuelle, fine et navigable, et la glace permanente pluriannuelle, plus épaisse et dangereuse pour la navigation.

Sentinel-1A - glaciers Pine island et Thwaites - 13-04-2014Sentinel-1A - ice sheet Pine island - Thwaites - 13-04-2014Sentinel-1A - glaciers Pine island Thwaites - 13-04-2014 -En haut, deux extraits d’une image du satellite Sentinel-1A montrant le glacier de lîle du Pin et
le glacier Thwaites en Antarctique. En bas, image d'ensemble publiée par l'ESAImage acquise le 13
avril 2014 à 9h03 UTC. Mode “Interferometric Wide Swath” d’une fauchée de 250 km en
polarisation simple. Crédit image : ESA

 

  • Dans le domaine de l’aide en cas de situation d’urgence, la fourniture d’images très rapidement après une catastrophe ou une crise (comme pour l'incendie récent de Valparaiso au Chili). Ici, il s’agit d’une inondation de plaine causée par la crue du fleuve Zambèze. Le blog un autre regard sur la Terre présente régulièrement des exemples de contribution des satellites d’observation en cas de catastrophe majeure. Pour illustrer tout l’intérêt de l’instrument radar, il faut savoir que la région de la plaine Caprivi est recouverte d’une épaisse couverture nuageuse le jour où l’image a été prise.

 

Docteur Livingstone, I presume ?

Les chutes Victoria, parmi les plus spectaculaires chutes d'eau du monde, sont également visibles sur l’image un peu plus à l’est sur le cours du Zambèze.

 

Sentinel-1A - Namibie - Crue Zambèze - Chutes Victoria - 1Sentinel-1A - Namibie - Crue Zambèze - Caprivi - 13-04-201Crue du fleuve Zambèze et inondations dans la plaine de Caprivi en Namibie. Image acquise par
le satellite Sentinel-1A le 13 avril 2014 à 3h50 UTC. Ici, il s’agit du mode d’acquisition
« interferometric wide swath » avec une fauchée de 250 km. L’image a été transmise deux
heures après son acquisition et traitée au sol en moins d’une heure. Crédit image : ESA

 

Noir et blanc ou couleurs ? Radar ou optique...

Pas encore convaincu par l’intérêt des images radar ?

Les images en polarisation simple en noir et blanc vous paraissent « tristounettes » et les représentations colorées ne valent pas les belles images multispectrales des satellites Pleiades ou Spot 6 ?

Peut-être… Mais regardez les heures d’acquisition des images et pensez à la couverture nuageuse. Pour fixer les idées voici deux images optiques prises par les satellites Aqua et Terre et couvrant la région de Bruxelles et la Namibie le jour où les images radar ont été prises par l’instrument CSAR de Sentinel-1A.

Dans les deux cas, aucun satellite optique n’aurait pu fournir une image exploitable ce jour-là à cause de la couverture nuageuse…

 

Terra - MODIS - Belgique - 12-04-2014 Aqua---MODIS---Namibie---13-04-2014.jpg

Deux images prises par les instruments MODIS des satellites Aqua et Terra montrant la couverture
nuageuse le jour où Sentinel-1A a pris les images au-dessus de la Belgique et de la Namibie.
Crédit image : NASA / GSFC / MODIS Rapid Response.

 

En savoir plus :

Repost 0
Publié par Gédéon - dans Copernicus-GMES
commenter cet article
3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 22:35

Septième succès consécutif de Soyouz en Guyane Française ! Seulement douze jours, un record, après le dernier lancement d'Ariane 5. La fusée Soyouz VS07 vient de mettre le satellite Sentinel-1A en orbite.

 

Radar dare

18:02:26 à Kourou. 23:02:26 à Bruxelles. Pile à l’heure, une fois de plus !

23 minutes et 24 secondes plus tard, c’était réglé : Sentinel-1A se séparait de l’étage supérieur Fregat et poursuivait seul sa ronde autour de la Terre en passant pratiquement au-dessus des deux pôles toutes les 98,6 minutes, à chaque tour d’orbite. 27000 km/h... Un peu plus que la vitesse qui déclenche les radars sur l'autoroute.

 

Copernicus - Sentinel-1A - Soyouz VS07 - EuropeLancement réussi de la fusée Soyouz VS07 - Le programme Copernicus maintenant vraiment
en orbite avec, Sentinel-1A, le premier satellite de la famille Sentinel. Crédit image : ESA

 

Copernicus en orbite !

C'est fait et ce n'est pas un poisson d'avril, comme dans l'article précédent sur Sentinel-1A. Avec cette étape importante, le programme européen Copernicus (anciennement GMES) prend une nouvelle dimension : le déploiement concret de l’infrastructure spatiale du Copernicus. Les pionnier de GMES présent à Baveno en 1998 vont arroser cela !

L'ESA a publié une vidéo spectaculaire de la séparation du satellite Sentinel-1A. Les images proviennent d'une caméra fixée sur l'étage supérieur Fregat de la fusée Soyouz.

 

Vidéo montrant la séparation du satellite Sentinel-1A. Image provenant d'une caméra de l'étage
supérieur Fregat du Soyouz VS07. Crédit image : Arianespace/ESA/Roscosmos.

 

T'es au courant ? Jusqu'ici, tout va bien...

Les deux panneaux solaires se sont correctement déployés, de même qu'ne partie de l'antenne du radar. La séquence complète dure une dizaine d'heures. L'image suivante provient d'une caméra installée à bord du satellite Sentinel-1A. C'est une des étapes les plus critiques des premières opérations après le lancement. 

Le satellite dispose maintenant de sa propre source d'énergie et le tests de tous les équipements de bord va se poursuivre...

 

Sentinel-1A - Générateur solaire déployé - ESAAprès la mise en orbite, un des générateurs solaires du satellite Sentinel-1A déployé.
Image provenant d'une caméra installée sur le satellite. Crédit image : ESA.

 

En l'attendant avec impatience la première image de Sentinel-1A, il n'est pas inutile de rappler l'importance d'une capacité de lancement autonome en Europe, au moment où on célèbre 50 années de coopération spatiale en Europe et où 2014 est l'année de décisions importantes pour préparer l'avenir avec le programme Ariane 6.

50 ans ? En effet, C'est le 29 février 1964 qu'était signée la convention lançant la coopération spatiale européenne avec l'ELDO (European Launcher Development Organisation) et l'ESRO (European Space Research Organisation). Cette coopération est à l'origine de la création de l'ESA en 1975.

 

Soyouz-VS07---Copernicus---Lancement-reussi-de-Sentinel-1A.jpgLes premières secondes après le décollage. Extrait de la vidéo-transmission du lancement de la
fusée Soyouz VS07 emportant le satellite Copernicus Sentinel-1A. Crédit image : Arianespace.

 

Pole position

C’est donc la troisième mission réussie par Arianespace en Guyane Française en moins de deux mois en 2014, après les vols VA217 le 6 février 2014 (satellites ABS-2 et Athena-Fidus) et VA218 le 22 mars 2014 (satellites Astra 5B et amazonas 4A).

Les prochains lancements annoncés par Arianespace sont le vol Vega VV03 prévu le 28 avril 2014 (avec le satellite d’observation optique à haute résolution DZZ-HR construit par Airbus Defence and Space pour le Kazakhstan).

 

So use Soyouz…

Dans le communiqué publié après le lancement du 4 avril, Arianespace annonce également avoir signé avec l'Agence fédérale spatiale russe (Roskosmos) un nouveau contrat de livraison de sept lanceurs Soyouz-ST supplémentaires pour des lancements de satellites de masse moyenne effectués à partir du Centre Spatial Guyanais (CSG).

 

Propulsion bi-liquide : beaucoup de succès pour le cocktail Rhum - Vodka

Ce contrat devrait permettre à Arianespace de répondre aux demandes institutionnelles et commerciales jusqu'en 2019 : au total, il y a donc à ce jour 16 Soyouz à lancer depuis l’ensemble de lancement Soyouz (ELS) du CSG.

Cette extension du partenariat France – Europe – Russie confirme la validité de la stratégie adoptée au début des années 2000 et s’appuyant sur l’effet de gamme avec trois lanceurs complémentaires : Ariane 5, Vega et Soyouz.

On connaît bien le rôle joué par Ariane 5 pour les gros satellites de télécommunication commerciaux.

A côté des véhicules de transfert ATV (l’ATV-5 Georges Lemaître doit être lancé au cours de l'été 2014), le lancement de Sentinel-1A illustre également l’importance du marché institutionnel pour assurer le maintien d’une capacité de lancement autonome en Europe, un élément clé de toute politique spatiale ambitieuse.

 

La charge utile a l’œil…

Saviez-vous que Sentinel-1A est le 50ème satellite emportant une charge utile d’observation de la Terre mis en orbite par Arianespace ?

Avant Sentinel-1A, la fusée Soyouz en Guyane a déjà assuré la mise en orbite de plusieurs satellites institutionnels et commerciaux pour l’Europe et la France depuis l’automne 2010 :

  • Gaia, la très ambitieuse mission d’astrométrie de l’Agence spatiale Européenne (Soyouz VS06 le 19/12/2013).
  • Les 4 premiers satellites de la constellation O3B (Soyouz VS05 le 25/06/2013).
  • Le satellite d’observation Pleiades-1B (Soyouz VS04 le 1/12/2012).
  • Deux satellites IOV (In-orbit validation) du système de navigation par satellites Galileo (Soyouz VS03 le 12/10/2012).
  • Les satellites Pleiades-1A, Elisa (4 satellites) et SSOT (Soyouz VS02 le 17/12/2011).
  • Deux satellites IOV (In-orbit validation) du système de navigation par satellites Galileo (Soyouz VS01 le 21/10/2011). C’était le vol inaugural de la fusée Soyouz en Guyane.

Installation de radars de nouvelle génération

Pour les amis du radar, Arianespace a lancé les quatre satellites radar européens développés par l’ESA (ERS-1, ERS-2, Envisat et donc Sentinel-1) ainsi que le satellite canadien Radarsat 2.

Les lanceurs d’Arianespace sont au cœur du déploiement de l’infrastructure spatiale des deux grands programmes européen Galileo et Copernicus : deux autres satellites Sentinel seront lancés par la fusée Vega et 14 satellites Galileo par Ariane 5 et Soyouz dans les années qui viennent.

 

Un lancement de fusée Soyouz vu de l’espace

Pour finir, une autre image de lancement, vue de l’espace. Ce n’est ni une image prise par un satellite radar ni un lancement en Guyane française. Mais, c’est bien une fusée Soyouz.

Cette photographie de nuit me plaît beaucoup : elle a été prise par les astronautes de l’expédition 39 alors que la station spatiale internationale survolait le Kazakhstan au moment du lancement du vaisseau Soyouz TMA12M le 25 mars 2014 emmenant vers l’ISS les cosmonautes russes Skvortsov of Rosmosmos et Oleg Artemyev et l’astronaute américain Steve Swanson.

 

Soyouz - Décollage de nuit - TMA12 - Baikonour - vu du sol Soyouz - Décollage de nuit - TMA12 - Baikonour - vu de l'I

Décollage de la fusée Soyouz avec le vaisseau TMA12M le 25 mars 2014 à 21h18 UTC.
A gauche, photographie prise à partir du sol. A droite, photographie prise depuis l’ISS.
Référence de l’image : ISS039-E-005434. Crédit image : NASA

 

Pour la petite histoire, l'arrimage du vaisseau spatial Soyouz TMA-12M à la Station spatiale internationale, prévu le mercredi 26 mars à 07h04 heure de Moscou (03h04 UTC) a dû être reporté au vendredi 28 mars en raison d’un problème sur le système de propulsion.

Une attente beaucoup plus longue que les 23 minutes nécessaires pour que Sentinel-1 atteigne son orbite à près de 700 kilomètres d'altitude.

 

En savoir plus :

Repost 0
Publié par Gédéon - dans Copernicus-GMES
commenter cet article
1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 21:07

 

Sentinel-1 - Copernicus - Soyouz VS07Une grande première : le logo Copernicus sur la coiffe du lanceur Soyouz VS 07 en Guyane française.
Le premier satellite Sentinel bientôt en orbite. Crédit image : ESA

 

Anges gardiens

C’est une grande première européenne qui doit avoir lieu jeudi 3 avril 2014 au Centre Spatial Guyanais, très exactement à 18h02 heure de Guyane (soit 23h02 heure de Paris ou 21h02 UTC) : la fusée Soyouz VS07 doit mettre sur orbite Sentinel-1A, le premier satellite construit spécifiquement pour le programme européen d'observation de la Terre Copernicus. Avec Galileo, Copernicus, anciennement appelé GMES (pour Global Monitoring for Environment and Security) est un des deux grands programmes spatiaux de l’Union Européenne.

L’objectif de Copernicus, démarré en 1998 à Baveno en Italie, est de doter l’Union Européenne d'un accès continu, indépendant et fiable aux données d'observation de la Terre pour les applications environnementales et pour la sécurité des citoyens.

 

Satellite radar

La charge utile de Sentinel-1A est un instrument radar capable de voir la surface de la Terre de jour comme de nuit, même en présence de nuages, en pouvant discerner des détails de l’ordre de 5 à 25 mètres, selon le mode acquisition utilisé. Sentinel-1A doit poursuivre la mission démarrée par le satellite Envisat, qui est tombée en panne en mars 2012.

Avec cet instrument, le satellite Sentinel-1A va fournir des données d’observation de la Terre utilisée par des missions de surveillance de l’environnement : surveillance de la surface des mers (courants et vents de surface), suivi de la fonte des glaces et de la dérive des glaces de mer, détection des marées noires et suivi du mouvement des navires, mesure de l’humidité des sols. Dans le domaine des risques, il sera très utile en cas d’inondations, de tremblement de terre ou de glissements de terrain.

 

Copernicus - Sentinel-1 en orbite - ESA - ECCopernicus devient une réalité : la satellite Sentinel-1 et son radar en orbite autout de la Terre
(vue d’artiste). Crédit image : ESA

 

L’année prochaine, Sentinel-1A sera rejoint en orbite par son frère jumeau Sentinel-1B, sur une position à 180 degrés pour permettre une fréquence d’observation élevée : une fois opérationnel, le système de deux satellites radar permettra de cartographier l'intégralité de la surface de la Terre en six jours.

 

Sentinelles de la Terre, sentinelles dans l’éther

Le programme Copernicus comporte toute une famille de satellites Sentinel qui seront lancés dans les années qui viennent pour constituer la constellation de satellites Copernicus. Le satellite optique Sentinel-2 assurera la surveillance des terres émergées et le suivi de la végétation. Les charges utiles de Sentinel-3 sont spécialisées pour l’étude de l'environnement marin (altimétrie, température, couleur de l’eau).

Dans le domaine de la météorologie et du climat, Sentinel-4 et Sentinel-5 mesureront la composition de l'atmosphère.

Avec un accord signé en février 2008, la commission européenne, qui finance Copernicus et organise la fourniture des données et des services associés, a délégué à l’Agence Spatiale Européenne (ESA) la responsabilité technique de l’infrastructure spatiale (l’ensemble des satellites Sentinel).

C’est Thales Alenia Space qui a assuré la maîtrise d’œuvre du satellite Sentinel-1 et fournit la plateforme Prisma. Le radar est conçu et fabriqué par Astrium Defence and Space (ex Astrium Satellites).

 

Copernicus - Sentinel-1 - Test Radar - TAS CannesEn janvier 2014, le satellite Sentinel 1 en essais de compatibilité électromagnétique dans la salle
anéchoïde de Thales Alenia Space à Cannes. Le radar en bande C, construit par Airbus Espace, est complètement déployé. La taille des personnes donne une idée de l'échelle. Crédit image : ESA

 

Satellites plus petits

Comparé à Envisat avec ses 8200 kilogrammes et ses dix instruments, Sentinel-1A est beaucoup plus petit : Sentinel-1A a une masse de 2200 kg, dont 930 kg pour la charge utile. 

Sentinel-1 sera placé sur une orbite polaire héliosynchrone à 693 km d’altitude et 98,19° d’inclinaison et fera le tour de la Terre en 98,74 minutes. Le cycle orbital se répète tous les douze jours.

 

Sur Sentinel-1, un bel instrument pour les Jules : CSAR

CSAR, c’est le nom du radar embarqué par sentinel 1. SAR signifie « Synthetic aperture Radar » ou radar à synthèse d’ouverture, un peu comme une barre de son. Une différence majeure : la fréquence. Une bonne chaîne HIFI, c’est 20 Hz à 20 kHz. La fréquence de CSAR est un million de fois plus élevée qu’une fréquence audio moyenne : il fonctionne avec une fréquence centrale de 5,405 GHz (bande C, soit 5,5 cm de longueur d’onde). C’est environ deux fois la fréquence utilisée dans un four à micro-onde ou dans les nouveaux réseaux mobiles 4G.

 

Friture sur la ligne : ce n’est pas un poisson d’avril

Pour la petite histoire, il faut savoir que les Etats-Unis ont demandé que la prochaine conférence de l’UIT (Union Internationale des Télécommunication), la WRC-15 (World Radio Conference 2015) qui se tiendra à Genève en novembre 2015, que la totalité de la bande 5,25 GHz – 5,57 GHz soit entièrement allouée aux applications terrestres RLAN (Radio Local Access Network, en clair le Wifi). Une telle décision entraînerait des perturbations importantes et limiterait les capacité d’acquisition de Sentinel-1.

Le spectre de fréquence, de plus en plus encombré et convoité, fait l’objet de batailles acharnées entre les opérateurs terrestres et les opérateurs satellites, dans le domaine de l’observation de la Terre, la science (on a déjà parlé sur le blog Un autre regard sur la Terre des difficultés rencontrées par la mission SMOS) ou les télécommunications

CSAR offre quatre modes de fonctionnement illustrés sur la figure suivante : Stripmap,  Interferometric Wide-Swath Mode, Extra-Wide-Swath Mode et Wave Mode. Selon les modes, la largeur de la zone couverte varie entre 20 km et 400 km et la résolution spatiale entre 5 et 20 mètres.


Sentinel-1 - CSAR - Modes d'acquisition et résolutionLes modes d’acquisition du radar CSAR des satellites Sentinel-1. Illustration extraite du document
ESA SP-1332/1 « Sentinel 1 : ESA’s Radar Observatory Mission for GMES Operational Services ».
Crédit image : ESA

 

A titre de comparaison, le Radar ASAR d’Envisat fonctionnait également en bande C sur une fréquence de 5,331 GHz.La résolution spatiale atteignait 30 mètres en mode Image ou Alternating Polarisation et 150 mètres en mode Wide Swath. Les quatre images suivantes sont des extraits d’images prises le radar ASAR d’Envisat.

 

ENVISAT - ASAR - Gibraltar - 05-04-2012 - 22h27 - WSM Envisat - ASAR - Eoliennes - Mer du nord - 25-02-11 - 10h17
ENVISAT - ASAR - Istambul - 07-04-2012 - 8h20 - WSM Envisat - ASAR - 22-03-12 - 01h28 - IMM

Quatre extraits d’images acquises par le radar ASAR du satellite Envisat. En haut à gauche, le détroit
de Gibraltar. A droite, à l'est de Londres, éoliennes en mer du nord. En bas à gauche, Istambul et le
détroit du Bosphore, A droite : navires au large de Pusan en Corée du sud.
Source : MIRAVI, crédit image : ESA.

 

A titre de comparaison, l’image suivante est une image simulée de Sentinel-1 obtenue à partir d’une programmation particulière du satellite canadien Radarsat-2, lancé en décembre 2007 et qui fonctionne à la même fréquence.

 

ESA - Sentinel-1A - Image CSAR - Port de VancouverSimulation d’image du radar CSAR de Sentinel-1 obtenue à partir de données du satellite Radarsat-2.
Le port de Vancouver au Canada. Crédit image : MDA

 

Hosted payloads : des charges utiles auxiliaires pour des missions plus spécialisées

Après les satellites « couteau suisse » de grande taille comme Envisat, dans le domaine de l’observation de la Terre, la tendance est aux missions plus compactes et plus spécialisées.

C’est peu connu et c'est une révélation exclusive du blog Un autre regard sur la Terre : à côté de l’imposant instrument radar, Sentinel-1 emporte également une charge utile expérimentale très particulière.

Hosted payload, en anglais, ou charge utile auxiliaire : il s’agit d’une tendance venue des Etats-Unis. Elle est surtout exploitée aujourd’hui sur les gros satellites de télécommunications. Par exemple, le Département de la Défense américain (DOD) a installé sur un satellite commercial une charge utile expérimentale appelée CHIRP pour la détection de départs de missiles balistique.

En Europe, Sentinel-1A va être un des premiers satellites en orbite basse à emporter une « hosted payloads ». Il s’agit d’un instrument expérimental très particulier destiné à détecter les poissons au voisinage de la surface.

 

Aide à la pêche par satellite

J’ai déjà évoqué sur le blog Un autre retard sur la Terre comment les données d’observation de la Terre pouvaient aider les pêcheurs à identifier les zones propices à la pêche.

Par exemple, les différents capteurs du satellite Envisat ont été utilisés pour cette application étonnante : en combinant les données de l’instrument AATSR (température de surface), de MERIS (couleur de l’eau) et de RA (radar altimétrique), il est possible de localiser les fronts thermiques, cartographier les zones riches en phytoplancton et évaluer les courants de surfaces : ces trois paramètres, interprétés par des spécialistes, peuvent servir à élaborer des cartes de zones « propices à la pêche ». Plusieurs compagnies de pêche au thon tropical utilisent ce type d’information, dans l'océan Indien, l'Atlantique ou le Pacifique.

 

Instrument révolutionnaire pour la pêche au SAR

La charge utile auxiliaire de Sentinel-1 va beaucoup plus loin : équipé d’un radiomètre de nouvelle génération, elle est destinée à étudier si on peut localiser précisément des espèces de poissons déterminées.

Baptisé SAR-C, le nom de l’instrument fait référence au sar commun (Diplodus sargus, Linneaus, 1758), un poisson de mer ou d'eau saumâtre de la famille des sparidés.

 

Sar à bandes

Le sar est recherché pour sa bonne qualité gustative. Il en existe en fait plusieurs espèces qu’on reconnaît à la forme des bandes sombres qui ornent leurs flancs, allongée (en forme de L, en forme de C (pour le sar commun, C-band SAR en anglais), voire plus rarement en forme de X (on parle alors de SAR Bande X ou X-band SAR en anglais).

On trouve le sar commun en Atlantique, de la Bretagne jusqu'au Sénégal, ainsi qu'en Méditerranée. On comprend mieux pourquoi les essais du satellite Sentinel-1A ont été réalises à Cannes, à proximité de la mer Méditerranée.

Je n’ai pas trouvé d’illustration de SAR bande C, mais les images suivantes montrent un exemple de SAR bande L et surtout un très beau spécimen de SAR bande X.

 

SAR - Bande L - Bande XDeux exemples d'images de SAR. En haut, SAR bande L. En bas, SAR bande X.
Crédit image : Gédéon, d’après une illustration créée par Citron / CC-BY-SA-3.0

 

Loi de poisson : application à bord des satellites

Un dernier clin d’œil lié à l’actualité du jour : si vous vous intéressez aux probabilités et aux statistiques, vous connaissez certainement la loi de poisson.

Il s’agit d’une loi de probabilité discrète qui décrit le comportement du nombre d'évènements se produisant dans un laps de temps fixé, quand ces évènements se produisent avec une fréquence moyenne connue et indépendamment du temps écoulé depuis l'évènement précédent.

Saviez-vous qu’elle est utilisée pour le calcul de fiabilité des satellites et plus généralement des systèmes constitués de composants élémentaires. Elle sert par exemple à estimer le MTBF : Mean Time Between Failures ou temps moyen entre deux pannes.

 

Fiabilité et durée de vie : l’anchois dans la date

Dans les systèmes non réparables comme les satellites, le travail des ingénieurs de conception consiste à éviter la panne et à prévoir des redondances si jamais elle se produit. On met en oeuvre par exemple des methodes comme l’AMDEC pour « Analyse des Modes de Défaillance des Effets et de leur Criticité ».

La loi de Poisson s’applique assez bien à ce type de problématique, au moins pendant la phase de maturité de l’équipement (hors période de début et de fin de vie).

Selon la distribution de Poisson, la probabilité qu’une variable de moyenne m prenne la valeur x entière, est égale à :

f(x) = e-m.mx / x!

avec : m = NλT, N : Nombre d’équipements, λ : taux de défaillance, T : période sur laquelle on souhaite évaluer la probabilité de défaillance. 

 

On obtient ainsi la probabilité d’obtenir 0, 1, 2, ... défaillances durant l’intervalle de temps T, par exemple pour dimensionner un nombre de pièces de rechanges (quand on peut réparer), prévoir des redondances ou estimer la durée de vue d’un système en opération.

Pour Sentinel-1A, la durée de vie prévue est de sept ans.

 

En savoir plus :

 


Repost 0
Publié par Gédéon - dans Copernicus-GMES
commenter cet article
27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 14:25

Découvrir le rôle de l’espace dans notre vie quotidienne

Du 25 au 28 juin 2012, c’était la troisième édition du Toulouse Space Show, le rendez-vous des applications spatiales. Cette année, à côté du CNES, de l’Agence Spatiale Européenne, des industriels et des chercheurs travaillant sur les services apportés aux citoyens par les satellites, l’Europe était également représentée par la Commission Européenne.

Pendant la séance d’ouverture, Paul Weissenberg, Directeur général adjoint Entreprises et industrie, en charge de l’espace et de Galileo et GMES, a présenté les enjeux de ces programmes et la complémentarité entre les politiques nationales et la politique européenne. Pour lui, la « famille spatiale européenne » doit se serrer les coudes (jouer collectif) pour faire face aux vrais défis, à l’extérieur de l’Europe, avec par exemple le dynamisme chinois dans le domaine spatial. Au moment où des décisions importantes doivent être prises (financement de GMES, continuité des missions d’observation de la Terre) dans un contexte budgétaire difficile, il a également insisté sur le besoin de « politiser l’espace » au niveau Européen.

 

Toulouse Space Show - European Space Expo - Cité de l'espaToulouse Space Show - European Space Expo - GMES - GalileoLe dôme de l'European Space Expo devant la Cité de l'espace à Toulouse et les semi-remorques qui
transportent l'installation à travers l'europe. Pour la petite histoire, les émissions de CO2 sont
compensées. Crédit image : Planète Sciences Midi-Pyrénées

 

« Politiser l’espace », c’est d’abord faire connaître son rôle au grand public

A côté de la Cité de l’espace, le grand public pouvait découvrir les applications spatiales, en particulier GMES et Galileo, dans un impressionnant dôme blanc de 22 mètres de diamètre.

En anglais, le slogan de l'exposition, c'est « discover what space brings to your life ».

A l’intérieur du dôme, des maquettes, une douzaine d’écrans tactiles, un globe virtuel central et des panneaux permettent aux visiteurs de découvrir les services fournis par Galileo et GMES : qualité de l’air, protection de l’environnement, agriculture et pêche, surveillance du trafic aérien, gestion des catastrophes naturelles, océanographie opérationnelle, autant de thèmes régulièrement abordés sur le blog Un autre regard sur la Terre etc.

 

European space Expo - Toulouse - Cité espaceDes visiteurs devant les écrans intéractifs de l'European Space Expo.
Crédit image : Planète Sciences Midi-Pyrénées

 

L’originalité, c’est de faire intervenir à des spécialistes travaillant dans chaque région visitée et qui relèvent le défi de présenter en une quinzaine de minutes un thème particulier de manière très accessible. Les animateurs de Planète Sciences peuvent confirmer l'importance de cet effort de vulgarisation : quand on parvient à expliquer clairement une notion scientifique et technique à des enfants, la même explication convient à un politique...

Parmi les sujets présentés à Toulouse, on peut citer par exemple :


European Space Expo - Copenhague

Les mini-conférences : des présentations courtes par un spécialiste de chaque domaine d'application
de GMES ou Galileo. Crédit image : Stéphane Ourevitch - Arnault Contet (Spacetec Partners)

 

Un petit regret ou plutôt une modeste recommandation pour les prochaines étapes : le choix du lieu. La place du Capitole ou un parking de supermarché aurait permis de toucher un public moins averti. Ce qui est quand même l’objectif…

Toulouse est la deuxième étape de l’European Space Expo qui a accueilli 7500 visiteurs à Copenhague début juin et qui va maintenant poursuivre son tour des 27 états membres de l’Union européenne. Le dôme sera à Helsinki (du 17 au 21 août 2012), à Bruxelles (du 25 au 30 Septembre 2012) puis à Vienne (du 22 au 26 Octobre 2012), Chypre (du 10 au 16 Novembre 2012) et Londres (du 1er au 6 Décembre 2012).

 

GMES : derrière les 4 lettres mystérieuses

Un nom étrange ? GMES, c'est un sigle qui signifie "Global Monitoring for Environment and Security". En français : système de surveillance globale pour l'environnement et la sécurité. C'est quand même assez parlant, même s'il faut ensuite préciser exactement ce qu'on "surveille" (en anglais, le mot "monitoring" n'a pas la même connotation que le verbe "surveiller" en français) : les terres émergées, les océans, l'atmosphère. A quelle échelle et à quelle fréquence ? Et pour quel usage précis (agriculture, surveillance maritime, support aux protections civiles en cas de catastrophes naturelles, etc.)

L'illustration suivante donne quelques explications sur les quatre lettres G M E S.

 

Regard sur la Terre - GMES - derrière le sigleGMES, derrière les quatres lettres magiques : les outils spatiaux au service de l'environnement

et du citoyen. Crédit image : Planète Sciences Midi-Pyrénées

 

Pour l'anecdote, sachez qu'en 2008, GMES a changé de nom pour s'appeler "Kopernikus" (avec 2 K). Cela n'a duré que quelques mois... Finalement GMES commence peut-être à rentrer dans les moeurs !

 

En savoir plus :

  • La page European Space Expo de la Commission Européenne et les pages "espace" de la DG Entreprises et industrie.
  • Le programme détaillé des conférences proposées à Toulouse.
  • Les autres articles du blog Un autre regard sur la Terre dans les catégories "GMES" et "outils pédagogiques".
  • Le site d'information de GMES.
  • Pour ceux qui veulent aller plus loin et comprendre comment les services GMES ont été développés, la revue "Window on GMES" publiée dans le cadre du projet européen BOSS4GMES (version pdf à télécharger).

 

Repost 0
Publié par Gédéon - dans Copernicus-GMES
commenter cet article
31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 22:47

Le programme européen GMES

GMES (Global Monitoring for Environment and Security) et Galileo sont les deux principaux programmes d’application des technologies spatiales de l’Union Européenne. En utilisant notamment les données des satellites d’observation de la Terre, GMES a pour objectif de donner à l’Europe une capacité indépendante d’évaluation et de surveillance de l’Etat de l’environnement. L’accès à une information indépendante devient de plus en plus important compte tenu des préoccupations croissantes sur l’environnement et, en particulier, les négociations internationales concernant la lutte contre le réchauffement climatique et ses conséquences. La possibilité de disposer d’une information homogène et standardisée à l’échelle de l’Europe est une seconde justification de GMES.

Le travaux menés sur GMES portent sur toutes les composante de l’information environnementale : atmosphère et qualité de l’air, océans, terres émergées… Il y a également le service de réponse aux situations d’urgence comme les catastrophes naturelles ou les crises humanitaires. Un outil dont on souhaite ne jamais se servir mais qui doit être parfaitement opérationnel le jour où on en a besoin : une raison supplémentaire de mettre en commun ces moyens au niveau européen constitue une troisième justification de la logique de mutualisation à la base de GMES.

 

Réponse aux situations d’urgence : les équipes de SAFER s’affairent...

SAFER : Services and Applications For Emergency Response. En français, des services et des applications pour la réponse aux situations de crises. SAFER est un projet européen qui préfigure le service opérationnel GMES pour la gestion des risques et des crises. Financé en partie par la Commission Européenne au titre du 7ème programme cadre de recherche et développement (PCRD), il a pour principal objectif de valider le futur service GMES.

La solution retenue pour cette validation : opérer en conditions réelles, chaque fois que les services de protection civiles ou les acteurs de l’aide humanitaire font appel à SAFER lorsqu’une catastrophe se produit en Europe ou dans le monde.

24 heures sur 24, 7 jours sur 7, des équipes en astreinte se tiennent prêtes à apporter tout le support attendu : programmation des satellites d’observation en urgence, production de cartes de référence facilitant le déploiement des secours, cartographie rapide des dégâts, informations plus complètes dans les jours qui suivent la catastrophe…

 

Plus de 80 spécialistes de la gestion des risques et des crises réunis à Bruxelles pour la revue annuelle du projet SAFER

Du 14 au 16 décembre 2010, la seconde revue annuelle du projet SAFER s’est tenue à Bruxelles dans les locaux de la REA (Research Executive Agency, Agence Exécutive de Recherche).

Plus de quatre-vingt spécialistes ont passé en revue les résultats obtenus avec les représentants de la Commission Européenne (bureau GMES, REA, Centre d'information et de suivi) et d’évaluateurs indépendants.

Des scientifiques, des opérateurs de services, des spécialistes des risques et de la géo-information, des représentants des protections civiles et des organisations d’aide humanitaire ont échangé leurs points de vue et évalué les progrès accomplis depuis la première revue.

 

SAFER : les principales réalisations en 2010

Les assureurs ou les réassureurs comment à dresser des premiers bilans de l’année 2010 (voir par exemple un entretien avec un représentant de Munich Re paru dans le journal Le Monde en décembre) : qu’il s’agisse de biens assurés ou non, l’année 2010 aura été particulièrement chargées en catastrophes de toutes natures : depuis le tremblement de Terre à Haïti en janvier, jusqu’aux inondations au Pakistan, en passant par la tempête Xynthia, l’éruption du volcan Merapi ou encore la coulée de boue toxique à Kolontar en Hongrie.

Les équipes de SAFER sont intervenues pour chacun de ces évènements et sur bien d’autres. Au total, l’activité de SAFER en 2010 peut se résumer ainsi :

  • 50 activations “Emergency” (sans préavis) effectuées depuis le début de l’année 2010 (73 activations au total depuis avril 2009) avec un temps de réponse qui continue à s’améliorer.
  • Plus de 50 demandes de produits de type “Emergency support” : cartes de références et cartes thématiques en appui des actions des prévention, préparation ou reconstruction.
  • Une procédure de coopération avec la Charte Internationale « Risques et catastrophes majeures ».
  • La publication du guide « User Starter Package » à l’intention des utilisateurs potentiels du service GMES SAFER.
  • Une procédure d’évolution du services, s’appuyant sur les activités de recherche et développement du projet SAFER.
  • Une implication croissante de la communauté des utilisateurs dans les activités de validation du service.

 

Les équipes du service SAFER en action :

Les illustrations suivantes sont des exemples de produits fournis par SAFER pendant l’année 2010. Ces produits concernent la cartographie rapide (« Emergency mapping ») et la cartographie de support (« Emergency support mapping »). En 2010, la demande pour ce second type de produits a beaucoup augmenté. L’ensemble des opérations de SAFER est coordonné par les équipes d’Astrium Services qui jouent le rôle de « point focal ». Le DLR (Agence Spatiale Allemande) et le SERTIT (Université de Strasbourg) sont les deux principales organisations chargées de la cartographie rapide. Un réseau européen de sociétés ou de laboratoires spécialisés produit l’information géographique et thématiques (Astrium Services, Metria, E-Geos, Keyobs, INGV, UNIFI, CNES, JRC, etc.)

Plusieurs des exemples donnés ici ont fait l’objet d’articles plus détaillés sur le blog Un autre regard sur la Terre (voir les liens correspondants). Ces exemples illustrent différents aspects du service GMES SAFER.

 

Un feu de forêt en décembre dans l’hémisphère nord : l’incendie du Mont Carmel en Israël - Décembre 2010

Une coopération très efficace entre SAFER et la Charte Internationale « Espace et catastrophes majeures » a permis de suivre l’évolution de cet incendie entre le 4 et le 8 décembre 2010. L’image ci-dessous a été acquise par le satellite Spot 5. Elle a servi à la cartographie des dégâts. Les premières cartes de ce type ont été réalisées par le SERTIT grâce au mécanisme d’acquisition d’images satellites pour GMES géré par l’ESA (Agence Spatiale Européenne).

 apercu-Spot-5---Israel---8-decembre-2010.jpgImage acquise le 8 décembre 2010 par le satellite Spot 5. Un article du blog Un autre regard sur la
Terre présente les cartes produites à partir de cette image.
Copyright CNES 2010 – Distribution Astrium Services / Spot Image).

 

Une catastrophe industrielle : la coulée de boue rouge toxique à Kolontar (Hongrie) – Octobre 2010

Le point focal de SAFER, dont la permanence est assurée par les équipes d’Astrium Services, a été mis en alerte le 5 octobre 2010 par la direction générale hongroise de gestion des désastres. La première image a été acquise le 6 octobre et la première carte décrivant l’étendue de la coulée de boue a été fournie le même jour, quelques heures plus tard. Un autre article décrit en détail cet évènement.

 

DLR_20101011_Hungary_mudslide_detail_low.jpgUne des cartes décrivant l’étendue de la coulée de boue produite le 11 octobre 2010 par le DLR-ZKI
dans le cadre de l’activation SAFER – Crédit image : DLR-ZKI

 

Les inondations au Pakistan – Juillet et Août 2010

Après le tremblement de Terre qui a touché Haïti en janvier 2010, les inondations au Pakistan sont une des catastrophes les plus graves de l’année 2010. C’est en tout cas une des crises qui a le plus mobilisé les équipes de SAFER, pendant plusieurs semaines pour fournir des informations géographiques en appui des opérations de secours : SAFER a été activé trois fois entre le 30 juillet et le 24 août. Trente cartes de tous types ont été livrées : cartes de référence, cartes délimitant les zones inondées, simulation ou prévision de l’évolution de la situation, etc.

 

SAFER---AOI---ENG---2.jpgInondations au Pakistan en juillet et août 2010 – Définition des zones d’intérêt.
Crédit image : SAFER focal point – Astrium Services

 

2_Kriseneinsatz_640l.jpgLe satellite TanDEM-X, lancé en juin 2010, a été utilisé pour fournir des informations d’aide aux secours pendant les inondations au Pakistan. De gauche à droite : image de brillance, interférogramme de phase, zones inondées marquées en bleu. Crédit image : DLR

 

Un exemple de carte d’aide à la gestion des situations d’urgence : Le fleuve Hunza au Pakistan

Ce type de produit géographique est souvent moins « visible » dans les médias qui montrent principalement les cartes produites juste après la crise. Néanmoins, ces cartes jouent un rôle très important et sont de plus en plus demandées par les utilisateurs : 50 requêtes en 2010.

L’illustration ci-dessous est un exemple de produit thématique, demandé par Focus, une organisation non gouvernementale très active au Pakistan, après le glissement de terrain de janvier 2010. Elle décrit les conséquences possibles en cas de rupture d’un barrage. Ce type de carte permet de mieux décider les actions préventives, comme des évacuations ou des informations de la population.

 

Hunza river - May 2010Carte de simulation de dégâts possibles – Rupture de barrage sur le fleuve Hunza (Pakistan)
Crédit image : Astrium Services / Infoterra GmbH et Geomer

 

En savoir plus :

 

 

 

Repost 0
Publié par Gédéon - dans Copernicus-GMES
commenter cet article
17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 07:18
new logo gmes Après une étape de définition et de validation pré-opérationnelle, le programme européen GMES (Global Monitroring for Environnement and Security) va franchir une nouvelle étape de mise en oeuvre opérationnelle.

Le 16 juin, les députés européens ont voté une décision importante : un premier financement des services opérationnels pour la période 2011-2013 (phase appelée "opérations initiales de GMES", GMES initial operations). En complément des actions déjà menées, la décision du parlement autorise un financement supplémentaire de 107 millions d’euros pour que le système soit complètement opérationnel.

La mise en place d’un nouveau système satellite permettra à l’Union Européenne de collecter et de produire ses propres informations sur l’état de l’environnement à partir des images des satellites d’observation de la Terre.

Les satellites pourront aussi être utilisés pour surveiller le changement climatique et apporte une nouvelle aide à la décision dans la mise en oeuvre de politiques en matière d’agriculture, de forêt, d’énergie, d’urbanisme, d’infrastructures ou de transport.

 

Strasbourg - 2005

La parlement européen à strasbourg. Extrait d'un produit SPOTMaps à 2,5 mètres de résolution à partir d'images Spot 5 acquises en 2005
(Copyright CNES / Spot image)

 

 GMES : un outil européen pour la surveillance mondiale de l'environnement et la sécurité

GMES vise à fournir des informations détaillées sur l'environnement et la sécurité, adaptées aux besoins des utilisateurs. GMES est un instrument clé de soutien à la biodiversité, à la gestion des écosystèmes, au changement climatique et à l'adaptation à ce changement.

Pendant la phase dite de « validation pré-opérationnelle », les services du système GMES ont été développés dans un cadre de recherche et développement. Pour entrer dans la phase opérationnelle, le programme avait besoin d'une nouvelle base juridique et de financement supplémentaire : c’est ce que permet cette nouvelle législation. Le programme GMES doit devenir pleinement opérationnel en 2014. Le programme GMES devrait également stimuler l'innovation, le développement technologique et la création d’emplois dans les nouveaux services.

 

GMES et le support à la gestion des risques et des catastrophes naturelles :

Dans le communiqué commentant sa décision, le parlement européen insiste notamment sur la contribution de GMES à la gestion des risques et des crises. Cette fonction est assurée actuellement par le service GMES SAFERcoordonné par Astrium Services (Spot Infoterra).

Pour l’exemple illustré ci-dessous, c’est la Direction Nationale Hongroise de gestion des crises (National Directorate General for Disaster Management of Hungary - NDGDM) qui a activé le service européen GMES SAFER, à deux reprises :

  • La première activation a été déclenchée immédiatement après les inondations du début du mois de mars dans le bassin de la Tisza. Il s’agit d’un travail en « mode rush » déclenché en réaction à un évènement. Les premières cartes ont été livrées le 8 mars dans les heures qui ont suivi l’acquisition des images satellite (voir les cartes produites à ce cette occasion par le ZKI-DLR, centre pour la gestion de crise de l'agence spatiale allemande).
  • La seconde activation est une demande d’information sur l’évolution de la situation et d’évaluation de nouveaux risques liés à la saturation des sols et à la remontée des eaux souterraines. Il s’agit dans ce cas d’un second mode de fonctionnement appelé « situation mapping » (carte de situation) qui vient également en appui des services en charge de la gestion de crise, soit en support d’une action préventive ou, après la crise, pour une évaluation précise des dégâts. Dans le cas hongrois, les cartes demandées par les autorités hongroises concernaient les villes de Kenderes, Polgar, Balmazujvaros et Puspokladany.

Dans le premier cas, la cartographie rapide a été assurée par le centre allemand de gestion des risques du DLR (agence patiale allemande). Dans le second cas, ce sont les équipes d’Astrium Services (Spot Infoterra en anglais et Spot Image en français) qui ont produit les cartes de situation.

Dans les deux cas et pendant toute la période d’activation, un ingénieur de Spot Infoterra assure 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 la coordination étroite entre les utilisateurs demandeurs, les équipes impliquées dans la production des informations géographiques et les moyens de programmation des satellite et d’acquisition des images d’observation de la Terre. Dans le jargon du service SAFER de support aux situations d’urgence, le rôle de coordinateur opérationnel est appelé « point focal » (focal point).

Hungary Tactical 75k UTM34N LowResolution V1

Exemple de carte de situation (situation map) produite par Infoterra à partir d'images d'observation de la Terre : elle décrit la situation dans la région après les inondations qui ont touché la Hongrie en avril 2010. Cette carte a été réalisée dans le cadre du service européen GMES SAFER à la demande des autorités hongroise (Crédit image : Infoterra)

 

SAFER a à nouveau été activé par la Direction de la Sécurité Civile française dans la nuit du 15 au 16 juin en raison des crues torrentielles qui ont durement frappé le département du Var, causant la mort d’au moins vingt-cinq personnes.

Le budget voté par le parlement européen pour les opérations initiales de GMES (GIO) sera également affecté au service de gestion des territoires (GMES Land Monitoring Service) qui produit des informations de suivi de l’environnement (développement urbain, évolution de l’occupation des sols, indicateurs environnementaux, information en support à la directive cadre sur l’eau, etc.)

 

En savoir plus :

  • Le site d’information sur le programme GMES.
  • Les services GMES en cours de validation préopérationnelle pour la gestion des risques et des crises (SAFER), pour la surveillance et la prévision de l’état des océans (MyOcean), pour la gestion de l’environnement terrestre (Geoland), pour la sécurité (GMOSAÏC) et pour la composition de l’atmosphère et le climat (MACC).

 

 

 



 

Repost 0
Publié par Gédéon - dans Copernicus-GMES
commenter cet article
12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 14:51

Mieux gérer l'environnement et de renforcer la sécurité des citoyens :

Le programme GMES (Global Monitoring for Environment and Security) et les satellites de l'Union Européenne ont franchi une étape décisive mardi 11 mai 2010 : les députés de la commission de l'industrie du parlement européen ont approuvé à l'unanimité un projet de règlement définissant une base juridique pour ce programme et plus de 107 millions d'euros de budget pour ses opérations initiales en 2011-2013. Le règlement doit encore être approuvé par l'Assemblée plénière : ce vote est programmé en juin 2010.

Comme le programme de navigation par satellites Galileo, l'initiative d'observation de la Terre GMES est un système mis au point par l'Union européenne. Le projet permet de mieux gérer l'environnement et de renforcer la sécurité des citoyens. new-logo-gmes.jpg

À la différence de Galileo, GMES sera dès le départ financé à l'aide de moyens publics.

Les services s’appuyant sur les données des satellites d’observation de la terre peuvent aider les services d'urgence à faire face, plus rapidement et plus efficacement, aux catastrophes naturelles ou d'origine humaine, telles que les tremblements de terre, les inondations et les marées noires, comme celle qui frappe actuellement le golfe du Mexique. Ces données peuvent également apporter une aide à la décision pour la définition, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques concernant les sols et les territoires, la gestion de l'eau, l'agriculture, les forêts, l'énergie, le développement urbain, les infrastructures et les transports.

Le financement de la phase opérationnelle :

Dans la phase dite de "validation pré-opérationnelle", les services GMES ont été développés grâce à des projets du septième programme-cadre de recherche de l'UE. Les projets principaux qui préparent les services opérationnels sont :

  • SAFER, coordonné par le groupe Spot Infoterra, pour la gestion des situations d’urgence,
  • MYOCEAN, coordonné par Mercator-Océan, pour l’océanographie opérationnelle.
  • GEOLAND 2 pour la surveillance de l’environnement terrestre, également coordonné par le groupe Spot Infoterra.

Deux autres projets, GMOSAIC, pour la sécurité, et MACC, pour la chimie de l’atmosphère et le climat, préfigurent deux autres services.

Image-8---modele-SAFER.pngSchéma montrant le modèle d'organisation en cours de validation opérationnelle dans le projet SAFER. Crédit image : Infoterra.

Pour entrer dans la phase opérationnelle, le programme GMES va désormais bénéficier d'une nouvelle base juridique et d'un financement supplémentaire apportés par le nouveau règlement. La première phase opérationnelle couvrira la période de 2011 à 2013.

Le financement prévu ces opérations initiales est de 107 millions d'euros sur 3 ans. Il est complété par 209 millions provenant du budget "Espace" du programme cadre de recherche et développement pour l'accompagnement des actions de recherche. Le programme GMES devrait être pleinement opérationnel d'ici 2014.

Libre accès à l'information :

Les députés de la commission parlementaire ont préconisé un accès ouvert aux données recueillies par satellite. Toutes les informations, sauf celles concernant la sécurité des données sensibles, seront pleinement et librement accessibles.

 

Sources d'information utilisées :

  • Site Internet du parlement européen  
  • Sites internet des projets GMES cités dans l'article.

 

En savoir plus :

Repost 0
Publié par Gédéon - dans Copernicus-GMES
commenter cet article

Présentation

  • : Un autre regard sur la Terre
  • Un autre regard sur la Terre
  • : Les satellites d'observation de la Terre au service de l'environnement : images et exemples dans les domaines de l'environnement, la gestion des risques, l'agriculture et la changement climatique. Et aussi, un peu d'espace et d'astronomie, chaque fois que cela suscite questions et curiosité...
  • Contact

A Propos De L'auteur

  • Gédéon
  • Ingénieur dans le domaine de l'observation de la Terre.
Bénévole de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées
  • Ingénieur dans le domaine de l'observation de la Terre. Bénévole de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées

Rechercher

En Savoir Plus Sur Ce Blog...