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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 09:07

Astronomie pour tous :

Vendredi 11/02/2011 : encore une date palindrome et, à 7h19 UTC, l'heure officielle du premier quartier de Lune. Dans la soirée, avec l'association AEPS, les animateurs de Planète Sciences Midi-Pyrénées installeront lunettes et télescopes dans le quartier d'Empalot à Toulouse pour une soirée de découverte de l'astronomie ouverte à tous.

Avec un peu de chance, le temps tiendra encore une nuit : depuis le début de la semaine, l'atmosphère nocturne limpide permet aux curieux qui ont la tête en l'air de voir un magnifique ciel étoilé.

 

lune-Saturne---Schulz.jpgAu cours d'une autre soirée en mai 2007, une belle photo du terminator mettant en évidence le
relief des cratères et surtout... à nous les anneaux !
Crédit image : François Schultz, animateur bénévole de Planète Sciences Midi-Pyrénées.

 

Mon quartier sous les étoiles : dans la nuit, des amteurs éclairés...

Ce soirée est organisée par Planète Sciences Midi-Pyrénées en partenariat avec l'association AEPS dans le cadre du projet "Mon quartier sous les étoiles".

A.E.P.S est une association du quartier d'Empalot. Elle agit principalement auprès des habitants du quartier en faisant de l'accompagnement scolaire ainsi que diverses activités pédagogiques.

Si vous avez envie de faire partager votre passion pour l'astronomie, c'est l'occasion. Amateurs ou confirmés, tous à vos télescopes !

Pour les membres du club astronomie de Planète Sciences Midi-Pyrénées, cette soirée sera l'occasion d'essayer un tout nouveau télescope.

 

equipe-astro-PSMP-recadre-petit.jpgBatterie de télescope et de lunettes mise en place pour ce type de soirée. Ici, ce sont les animateurs
du club astronomie de Planète Sciences qui réalisent des expériences.

Crédit image : Planète Sciences Midi-Pyrénées

 

Pour participer à la soirée :

La soirée astronomie a lieu à partir de 19h30 à proximité de l'école Daste, sur le terrain du gymnase (pas loin du métro). Un fléchage devrait être mis en place à partir de la sortie du métro. 

 

Contact :

Laurent Lopez

Responsable Ateliers et Formation

Planète Sciences Midi-Pyrénées

05.67.16.14.78

 

En savoir plus :

D'autres articles du blog Un autre regard sur la Terre sur le thème de l'astronomie :

Suggestions d'utilisations pédagogiques en classe :

  • Utilisé en astronomie ou en observation de la Terre, le télescope : découvrir son fonctionnement, les différents types de télescopes, différences entre lunette et télescope.
  • Très motivant : organiser une soirée d'observation du ciel dans son établissement scolaire. Il y a certainement un club d'astronomie près de chezvous. En associant les parents d'élèves et le centre de loisirs quand c'est possible. Avec ou sans instruments d'observation : l'observation du cile nocturne à l'oeil nu avec un amateur éclairé et une carte du ciel sera déjà très intéressante. Si en plus, vous avez la chance de pouvoir faire défiler vos élèves derrière l'oculaire d'un télescope, c'est une expérience inoubliable : qu'il s'agisse du relief des cratères de la lune, les satellites de Jupiter, les anneaux de Saturne, le fait de les "voir pour de bon" change tout...
  • Un peu plus technique : avec des animateurs de Planète Sciences, comment met-on un télescope ou une lunette en "station", pour quelle raison, les mouvements de la terre...
  • Prendre la tangente : en classe, en mathématiques ou en physique, travail sur les ordres de grandeur des angles de prise de vue : un satellite comme Spot ou Météosat, un télescope amteur typique, Hubble. Quels détails verrait-on à la surface de la Lune si une image était prise par Spot ou un des satellite Pléiades depuis l'orbite terrestre ? A partir des chiffres du tableaux ci-dessous, proposer de petits exercices de trigonométie qui permettent de ne plus jamais oublier la définition de la tangente. Bref passer au second degré sur les radiants...
  • Sur le site de planète Sciences, les pages sur les activités en astronomie.
  • Pour vos enfants, des centres de vacances pour découvrir et pratiquer l"astronomie et les autres activités proposées par Planète Sciences pendant les vacances. Voir également les stages du centres de loisirs de la Maison des sciences de Ramonville Saint-Agne.

Quelques repères pour aller plus loin (et voir de près...) :

D'abord quelques repères sur la Lune et le soleil (qui expliquent à nouveau pourquoi les éclipes totales sont possibles) :

  Diamètre
(en km)
Distance du centre de la Terre
(en km)
Angle apparent
(en radians)
Angle apparent
(en degrés)
Lune 3 475 384 000 0,0090 0,52°
Soleil 1 392 530 150 000 000 0,0093 0,53°

 

Ensuite, l'altitude de Spot 5 et la fauchée (largeur au sol couverte par l'instrument HRG). On obtient un champ de vision d'environ 4°. 8 lunes pourraient donc tenir dans le champ d'observation de Spot 5. La pleine lune occupe un huitième du champ. 

  Fauchée
(km)
Altitude
(km)
Champ de vision
(en radians)
Champ de vision
(en degrés)
Satellite Spot 5 60 822 0,073 4,18

 

Enfin, pour fixer les idées, des analogies avec le monde de la photo. Sur un appareil au format 24x36 dit 35 mm (si vous en possédez, soit vous êtes vraiment un fan de l'argentique ou vous avez les moyens de vous payer un reflex numérique plein format) et sur un appareil numérique dit "petit capteur". Selon le cas, il faut un téléobjectif de 600 mm ou de 400 mm pour couvrir un champ équivalent à Spot 5.

  Taille du capteur
(en mm)
Longueur focale
(en mm)
Champ de vision
(en radians)
Champ de vision
(en degrés)
Instrument HRG du satellite Spot 5 78
(12000 éléments de 6,5 µm)
1082 0,0721 4,13°
Analogie appareil photo 35mm
(focale normale)
43 mm
(diagonale du
format 24 x36)
43 0,9273 53,13°
Analogie appareil photo 35mm
(téléobjectif équivalent)
43 mm
(diagonale du
format 24 x36)
600 0,0716 4,10°
Analogie appareil numérique petit capteur DX (téléobjectif équivalent sur Nikon D90 par exemple) 28,4
(diagonale du capteur de 23,6 mm x 15,8 mm)
400 0,0710 4,07°
Télescope MEADE C10   1200    

 

Pour mémoire, j'ai également mis la focale d'un télescope que Planète Sciences Midi-Pyrénées utilise pour ses animations en astronomie. Evidemment, dans ce cas, le champ de vision et le grossissement apparent dépendent de l'oculaire utilisé. Avec un oculaire de focale 25 mm, on obient un grossissement de 48 (le grossissement est égal au rapport des focales de l'instrument et de l'oculaire).

 

 

 


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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 12:37

« Les uns y voient un risque mortel pour l’humanité, voire pour la vie de notre planète. D’autres, à l’opposé, pensent qu’il ne s’agit que d’un pur fantasme. Pour ces derniers, il n’y a aucune raison de croire à l’influence des hommes sur les changements climatiques : bien d’autres causes sont en jeu, qui dépassent les agitations, fussent-elles frénétiques, de notre petite espèce. On peut trouver surprenante une telle controverse, car des milliers de scientifiques travaillent sur ce sujet depuis une cinquantaine d’années dans tous les pays du monde. À une écrasante majorité, ils partagent les mêmes conclusions, je veux dire la même inquiétude. »

  
Couverture Climat une planete et des hommes

 

Ces quelques phrases ont été rédigées par Erik Orsenna, de l’Académie française, qui signe la préface du livre « Climat, une planète et des hommes », qui vient de paraître aux éditions du Cherche-Midi.


Quelle influence humaine sur le réchauffement climatique ?

Sous la direction d’Aline Chabreuil et de Michel Petit, 26 chercheurs français, dont 10 sont membres du Club des Argonautes, ont relevé le défi de répondre simplement mais précisément aux nombreuses questions que le grand public se pose sur le réchauffement climatique et l’influence des activités humaines.

 

L’évènement marquant du début de l’année 2011 pour le club des argonautes

En 336 pages, l’ouvrage présente l'état actuel des connaissances scientifiques sur les mécanismes qui régissent le climat de notre planète. Bien qu’ils abordent des questions complexes comme les processus turbulents et la variabilité naturelle (dans le temps et dans l'espace) du climat, les auteurs ont fait un effort pour proposer un texte accessible, complet et précis.

Il permet de comprendre comment nous avons pu, en moins de 2 siècles, modifier sensiblement les interactions entre les diverses composantes du système climatique : atmosphère, océan, biosphère (dont l'humanité fait partie) et cryosphère (l'ensemble des glaciers continentaux et des calottes polaires).

Un chapitre est consacré à la description des moyens de limiter le changement climatique induit par les activités humaines, ainsi qu'aux moyens d'y faire face.

Egalement des réflexions sur les polémiques récentes au sein de la communauté scientifique : pourquoi le doute, la méfiance, se sont-ils installés face à la réalité du réchauffement climatique et de l'influence des activités humaines sur ce phénomène ? Comment les "climato-sceptiques" sont-ils allés jusqu'à remettre en cause des faits établis, et accuser les chercheurs d'imposture ?

Le livre se conclut avec des points de vue plus politiques de Michel Rocard et Alain Juppé, anciens premiers ministres.

annee2010fig2.pngMême s’il a fait anormalement froid en France et en Europe en 2010 (points bleus), l’anomalie de
température dans le reste du monde est nettement positive (points rouges). La moyenne résultante
est une anomalie positive. Crédit image : NOAA.

 

Des réponses claires à des questions très diverses sur le climat, traitées de manière multidisciplinaire

Les têtes de chapitres et les sous-chapitres sont organisés sous forme de questions couvrant des thèmes très variés.

Par exemple :

  • Qu’est-ce que le climat ?
  • Comment et pourquoi les historiens peuvent-ils parler du climat ? En quoi le climat a-t-il influencé le développement de l’humanité ?
  • Que pouvons-nous apprendre du climat de Vénus et de Mars ?
  • La Lune, moteur de la circulation profonde océanique
  • Que devient une goutte d’eau ?
  • La fabrication de calcaire par des organismes marins : un puits de carbone
  • Comment les aérosols atmosphériques influent-ils le climat ?
  • Que sait-on de l’évolution de la température de l’air ?
  • Pourquoi et comment simuler le climat sur un ordinateur ?
  • À quel type de climat faut-il se préparer ? Quelles conséquences des changements climatiques pour l’agriculture et les forêts ?
  • Le changement climatique n’est-il qu’un des thèmes écologiques à la mode ?
  • Pourquoi tant d’incrédulité ? Pourquoi tant d’animosité ?
  • Et si le Giec n’existait pas ?

François Barlier, Pierre Bauer, Pierre Bacher, Edouard Bard, François Barlier, Yves Coppens, Yves Dandonneau, Jean-Pierre Dupuy, Yves Foucart, Jean-Claude Gall, Alain Gioda, Stéphane Hallegatte, Sylvie Joussaume, Robert Kandel, Jean Labrousse, Michel Lefebvre, Emmanuel Le Roy Ladurie, Hervé le Treut, Valérie Masson-Delmotte, Sandrine Mathy, Jacques Merle, Michel Petit, Serge Planton, Bernard Pouyaud, Gilles Ramstein, Bernard Seguin, Bruno Voituriez : il suffit de passer en revue la liste des auteurs et leur domaine d’expertise pour confirmer une approche volontairement pluridisciplinaire : énergies, climat, physique, économie de l’environnement, agronomie, astronomie, physique de l’atmosphère, biogéochimie marine, géologie, paléontologie, histoire du climat, météorologie, océanographie, hydrologie et glaciologie, etc.

Au premier abord, on est surpris par le fait qu’il n’y a pas beaucoup de photographies… L’ouvrage peut sembler ardu : seuls quelques graphiques et tableaux illustrent le texte. Cependant la structuration des chapitres sous formes de questions variées et hiérarchisées ainsi que les encadrés qui expliquent simplement les notions importantes rendent le livre très accessible et agréable à lire : on peut le lire complètement ou, à partir de la table des matières, « picorer » au grés des chapitres pour trouver les informations recherchées.

Ce qui m’a particulièrement plus, ce sont les questions choisies, souvent à tiroir qui posent elles-mêmes des questions et ouvrent des horizons nouveaux. Au détour d’un chapitre, un texte sur une notion apparemment simple (par exemple « qu’est-ce que la température ?) incite à davantage de curiosité sur les choses qui nous semblent familières.

Bref, je vous conseille vivement ce livre.

 

annee2010fig1.gif

Anomalie de température entre 1880 et 2010, moyenne annuelle (courbe noire) et moyenne glissante
sur cinq ans (courbe rouge). L’année 2010 fut l’année la plus chaude sur Terre depuis 1880. A égalité ou légèrement au-dessus de ce que fut l’année la plus chaude, précédente 2005 (selon la méthode utilisée
pour le calcul de la moyenne). C’est la 34ème année consécutive dont la température globale se situe au-dessus de la moyenne du vingtième siècle.

 

En savoir plus :

 

Suggestions d’utilisations pédagogiques en classe :

  • Acheter et lire ce livre. Sa forme ne le rend pas forcément directement utilisable par les élèves mais vous serez certainement beaucoup plus à l’aise avec eux après l’avoir lu.

 

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 16:00

L’Organisation pour la Coopération et le Développement Economiques (OCDE) a publié ce matin les résultats de son enquête PISA, réalisée dans 65 pays auprès de 470.000 jeunes de quinze ans. En tête du classement 2009, on trouve pour les pays de l'OCDE, la Corée du Sud, la Finlande et le Canada. En dehors de l’OCDE, Shanghai, Hong Kong et Singapour. La France passe de la 12ème à la 18ème place en compréhension de l'écrit et du 13ème au 16ème rang en mathématiques. En sciences, elle reste à la 21ème place.

Comme toujours avec ce type de classement ou celui de Shanghai pour les universités mondiales, il faut être très prudent pour tirer des conclusions des résultats : les critères de classement, le « thermomètre », méritent d’être analysés avec soin.  Quand on connaît la pression mise sur les élèves en Corée, cela fait réfléchir... Inutile de se précipiter pour rejeter telle ou telle méthode d'apprentissage de la lecture par exemple. Néanmoins, un classement a le mérite de mesurer une évolution d’une année sur l’autre et de comparer ces évolutions dans les différents pays.

PISA 2009 - Qu'en penchez vous

La tour de Pise penche :
notre système éducatif aussi ?
Qu’en penchez-vous ?

(Crédit image : Gédeon)

 

Des moyennes qui cachent de grandes disparités et un système éducatif de plus en plus inégalitaire

Selon le résumé de présentation des résultats, en France, la proportion d’élèves de 15 ans performants (niveaux 4, 5 et 6 sur l’échelle de compréhension de l’écrit) est au dessus de la moyenne des pays de l’OCDE mais elle combinée à une proportion d’élèves en très grande difficulté scolaire (niveau de compétence 1b et en dessous) elle aussi au dessus de la moyenne des pays de l’OCDE.

En compréhension de l'écrit, la France combine un nombre de bons élèves supérieur à la moyenne de l'OCDE (32 % contre 28 %), mais qui a peu progressé entre 2000 et 2009 (de 8,5 % à 9 ,6 %), contrairement à la proportion d'élèves en très grande difficulté, passée de 15 à 20 % entre 2000 et 2009 et elle aussi supérieure à la moyenne. Même constat en mathématiques.

Etonnant : l'écart entre les garçons et les filles en France en compréhension de l'écrit : tout se passe comme si les filles avaient à 15 ans étudié le français une année de plus que les garçons. Cet écart entre les sexes qui existe partout dans l'OCDE est supérieur à la moyenne dans les pays d'Europe du Nord (hors Danemark).

 

Pisa 2009 - Tableau des performances par pays

Classement des pays selon l'enquête PISA 2009. cliquer sur l'image pour la voir en plei format.
Source : site de l'OCDE. Enquête PISA 2009

 

Culture scientifique : des résultats globalement inchangés en France.

L’enquête PISA 2009 s’intéressait particulièrement à l'évaluation des compétences en lecture, auxquelles étaient consacrés les deux tiers des tests comme c’était déjà le cas en 2000, les compétences en sciences et en mathématiques faisant l'objet du troisième tiers.

En culture scientifique, domaine étudié plus précisément en 2006, la France obtient globalement les mêmes résultats, dans la moyenne, avec un 21ème rang. L’égalité entre les sexes s’observe davantage en sciences.

Par contre, plusieurs pays ont connu une évolution sensible de leur performance en culture scientifique entre 2006 et 2009. Selon la synthèse de l’OCDE : « 11 pays ont vu la performance de leurs élèves s’améliorer. Sur les 33 pays de l’OCDE, 7 sont dans ce cas. En l’espace de trois ans, la Turquie a amélioré sa performance de 30 points. Le Portugal, la Corée, l’Italie, la Norvège, les États-Unis et la Pologne ont augmenté leur performance de 10 à 19 points. Dans les pays partenaires, le Qatar a vu sa performance en culture scientifique augmenter de 30 points ; la Tunisie, le Brésil et la Colombie, de 14 à 15 points. Dans 5 pays, la performance en culture scientifique en 2009 a régressé de façon significative par rapport à 2006. En République tchèque, le score des élèves a reculé de 12 points ; en Finlande et en Slovénie, il a régressé de respectivement 9 et 7 points. Dans les pays partenaires, le score des élèves a reculé de 12 points au Taipei chinois et de 11 points au Monténégro. La performance en culture scientifique reste identique entre 2006 et 2009 dans 40 pays dont la France, compte tenu d’un niveau de confiance de 95 %. »

 

Etonnant : un questionnaire qui n’a pas été actualisé avec les faits et les connaissances récents au sujet du changement climatique

Au sujet de l’évaluation des connaissances scientifiques, il est intéressant de noter que plusieurs questions portent sur les questions d’environnement et de changement climatique. Néanmoins, même si je comprends bien que des questions identiques facilitent les comparaisons d’une année à l’autre, j’ai trouvé que quelques questions sur le changement climatique et la contribution des gaz à effet de serre ne reflétaient pas exactement l’état des connaissances sur le sujet. On aurait pu penser que la formulation de la question, qui apparaissait déjà dans les questionnaires 2003 et 2006, aurait pu être réactualisée en tenant compte des derniers faits avérés et en particulier des conclusions du rapport 2007 du GIEC.

Les illustrations ci-dessous sont les trois pages du questionnaire concernant le changement climatique et les gaz à effet de serre. Le questionnaire PISA serait-il ainsi involontairement un peu climato-sceptique ? En tout cas pas au top de l'état des connaissances. A vous de juger… Pour vous faire une opinion, regardez aussi les réponses dans le document d’évaluation (pages 262 à 265). Je suis peut-être un peu sensible sur le sujet mais des formulations, en anglais sur les figures publiées ici,  comme « gaz à effet de serre : réalité ou fiction », des courbes de température qui s’arrêtent à 1990, ou les faits présentés au conditionnel avec des précautions extrêmes me mettent mal à l’aise.

Pisa-2009---Questionnaire-sciences---page-133.jpg Pisa-2009---Questionnaire-sciences---page-134.jpg
Pisa-2009---Questionnaire-sciences---page-135.jpg

Extrait du questionnaire pour la partie sciences de l'enquête PISA 2009 (page 133 à 135)
Source : site de l'OCDE - enquête PISA 2009

 

En attendant, je continue à penser que les enseignants bien formés qui utilisent des méthodes pédagogiques actives avec leurs élèves obtiennent de meilleurs résultats, à la fois pour les savoirs et pour les savoir-faire, c’est-à-dire les méthodes de travail, les démarches d’investigation. Nous espérons que la démarche de Planète Sciences, comme celle de ses partenaires ou d’autres acteurs de la culture scientifique, y contribue modestement. Y compris en terme de maîtrise de la langue et de la lecture, lorsqu’il s’agit de formuler des questions et des hypothèses, de débattre au sein d’un groupe d’élèves sur les conclusions d’une expérience ou de formaliser les résultats et de les valoriser à l’extérieur.

En réaction à la publication de ces résultats, Luc Chatel, Le ministre de l'Éducation nationale a annoncé qu'il présenterait "certainement début janvier" un "plan sciences" à l'école. Ce plan  viserait "à faire en sorte que tout au long de leur scolarité, les élèves soient davantage inspirés par les sciences et aient plus de possibilités de s'engager dans ces filières", a déclaré Luc Chatel lors d'une conférence de presse. Souhaitons que toutes les bonnes pratiques expérimentées ou déployées localement en France depuis des années soit capitalisées dans ce plan.

 

En savoir plus :


Suggestions d'utilisations pédagogiques en classe :

  • Le blog Un autre regard sur la Terre propose aux enseignants et aux élèves un angle d'approche particulier pour l'enseignement des sciences en s'appuyant sur l'observation de la Terre et les techniques spatiales comme support pédagogique. Tous les articles publiés à ce jour, en utilisant le prétexte de l'actualité ou des grandes questions liées à l'environnement et au climat, sont rédigés pour contribuer à cet objectif.
  • Planète Sciences et ses délégations régionales, dont la délégation en région Midi-Pyrénées, proposent des outils pour une approche pédagogiqe active de l'enseignement des sciences, en faisant vivre aux élèves une démarche expérimentale ou le développement de projets scientifiques et techniques en équipe. Voir les pages "activités à l'école" sur le site de Planète Sciences et les "opérations scolaires" proposées par Planète Sciences Midi-Pyrénées.
  • Ces actions s'appuient sur des partenariats avec de grans organismes scientifiques et technique comme par exemple le Centre National d'Etudes Spatiales (voir les pages sur le site du CNES pour les enseignants et les médiateurs), Météo France (voir par exemple les rencontres Météo Jeunes organisées avec la SMF et l'AMF, récemment récompensées par le prix de l'European Meteorological Society) ou le CNRS (voir les pages jeunes sur le site de la délégation Midi-Pyrénées).

 


 


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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 08:50

La relation entre les glaces et le climat est très forte. Les glaces sont à la fois acteur du système climatique et témoin de son évolution. Les glaces polaires subissent de le réchauffement climatique et en sont l’une des signatures les plus nettes et les plus médiatisées.

Ces glaces, qu’elles soient des glaces de mer ou des glaces continentales, recouvrent plusieurs dizaines de millions de km², elles sont peu accessibles et il y règne des conditions climatiques difficiles.

ASARantartica_larsenIce.jpgDans l'antarctique, évolution du glacier de Larsen vue par les satellites
ERS et ENVISAT. Les images SAR ont été acquises entre 1992 et 2002.
Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA).

Aujourd’hui, les satellites d’observation permettent d’avoir une vision globale et continue de ces régions. La diversité des capteurs disponibles permet d’observer la surface des glaces de mer de l’Arctique, la topographie des grandes calottes polaires du Groenland ou de l’Antarctique, de mesurer le déplacement des glaciers, de détecter les zones de fonte en surface ou de suivre l’évolution des températures polaires...

Frédérique Rémy expliquera que le recul des glaces de mer est un fait avéré que l’on peut observer et mesurer, que le recul de la majorité des glaciers continentaux porte bien la signature du réchauffement climatique, que les zones de fonte du Groenland augmentent mais en revanche que le grand continent Antarctique est lui, relativement stable.  

Frédérique RÉMY est directeur de recherche au CNRS, responsable de l’équipe cryosphère du LEGOS, Laboratoire d’Etudes en Géophysique et Océanographie Spatiales (UMR 5566, CNES - CNRS - IRD - UPS Toulouse III).

Cette conférence est organisée avec l’Académie de l'Air et de l'Espace. 

 

En savoir plus :

  • La conférence a lieu le mardi 30 novembre à 18 heures, dans le grand auditorium de la Médiathèque José Cabanis à Toulouse.
  • Le site du LEGOS et les pages sur la "cryosphère satellitaire".



 

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 13:33
Affiche-Agribio---Museum---25-11-2010.jpg 

Depuis 200 ans, le Muséum de Toulouse conserve, étudie et présente la diversité du vivant. Dans le cadre du cycle de conférence que le Muséum de Toulouse consacre au thème de la biodiversité, Jean-Louis Hemptinne, professeur en Ecologie et Didactique de l’Ecologie à l’Université de Toulouse ( Ecole Nationale de Formation Agronomique, UMR CNRS 5174, Evolution et Diversité biologique) abordera les relations entre agriculture et biodiversité.

Au cours des cinquante dernières années, l’agronomie s’est structurée autour des concepts d’itinéraire technique et de système de culture visant de meilleurs rendements.

Peu à peu ce progrès a engendré des effets secondaires indésirables dont l’érosion de la diversité biologique. Aujourd’hui, il est largement admis qu’il faut refonder l’agriculture en s’inspirant des propriétés des écosystèmes.

Longtemps combattue, la diversité biologique deviendrait alors un atout contre l’érosion des sols, pour produire mieux et plus ou encore pour protéger les cultures des ravageurs. Cette volte-face agronomique est-elle réaliste ?

A un moment où les négociations sur l’évolution de la Politique Agricole Commune portent en particulier sur les bonnes pratiques environnementales et les critères d’éco-conditionnalité, cette conférence est une bonne opportunité de faire le point avec un expert du domaine.

La conférence a lieu le jeudi 25 novembre, à 20 h 30, dans l’auditorium Picot de Lapeyrouse. Entrée libre dans la limite des places disponibles.

 

En savoir plus : 

 

Suggestions d’utilisations pédagogiques en classe : 

  • En dehors de la classe plutôt ! Assister à la conférence ou passer l’information à ses élèves pour les inciter à y aller…

 

 

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 12:15
image gallery En 2010, le festival des savoirs devient le festival des savoirs partagés. Pour cette seconde édition qui se déroule du 1er au 17 octobre, la Novela s’organise autour de quatre thématiques : Toulouse savante, Toulouse numérique, Toulouse étonnante et Toulouse laser. Ces thèmes sont l’occasion de multiples rencontres entre le grand public, les scientifiques et les artistes  

Le programme est très riche : Plus de 500 personnes de toutes les disciplines universitaires, des laboratoires de recherche, des entreprises, des associations, des structures culturelles ou des services municipaux ont collaboré pour organiser plus de 300 rencontres au cours d’une centaine d’événements ! Le défi est de proposer un partage du savoir sous une forme attractive, ludique et plaisante.

 

L’accès à l’ensemble des événements est gratuit et ouvert à tous. Consultez le programme et osez passer la porte des nombreux lieux toulousains qui accueillent la Novela 2010.

Cet article présente quelques manifestations et décrit comment le blog « Un autre regard sur la Terre » participe à la Novela sur le thème de la mémoire des images.

Novela 2009 - Toulouse
Novela 2009 - Toulouse

Deux exemples des animations spectaculaires mises en place à Toulouse pour l'édition 2009 de la Novela
Crédit image : Gédéon
 

 

Le blog « Un autre regard sur la Terre » et la Novela : images en mémoire, mémoire des images

En 2009, le thème principal était l’image. En 2010, c’est la mémoire et les mémoires. Pour traiter le thème de la mémoire et rebondir sur l'année 2009, Planète Sciences Midi-Pyrénées publiera pendant la durée de la novela sur le blog "Un autre regard sur la Terre" une série d'articles sur la mémoire des images et les images en mémoire. C'est l'occasion de revenir sur la petite histoire du spatial et de l'observation de la Terre qui est devenue une spécialité et un domaine d'excellence toulousain, qu'il s'agisse de recherche avancée avec des laboratoires comme le CESBIO, Mercator-Océan, le LEGOS ou les nombreuses équipes du CNRS, d'industrie avec Astrium, Spot Image ou CLS ou de grands établissements comme le CNES ou Météo France.

Parmi les thèmes qui seront abordés :

  • L'installation du CNES et d'Astrium à Toulouse
  • Le lancement du premier satellite Spot
  • 25 années de développement de Toulouse vus à travers les images satellites
  • L'aventure de l'atimétrie et de l'océanographie spatiale à Toulouse
  • L'archivage des images et une petite histoire des supports d'enregistrement
  • La mémoire du temps qu'il fait, avec Météo France.

Ces articles s'appuieront sur quelques témoignages d'ingénieurs ou de chercheurs ayant participé à cette aventure spatiale toulousaine.

 

Spot 5 - Toulouse -2002Le centre de Toulouse vu par le satellite Spot 5, juste après son lancement, en mai 2002.
Copyright CNES - Distribution Spot Image


La Novela et les anniversaires : pour en connaître un rayon sur le laser

En 2009, le CNRS avait 70 ans. En 2010, le laser a 50 ans. Il y a cinquante ans, une avancée de la physique théorique permettait à un chercheur américain de donner naissance au laser... préalable à la conception de nombreuses applications dans la recherche, la vie quotidienne, la construction aéronautique, la chirurgie, le textile et… l’imaginaire cinématographique.

C’est l’occasion pour les physiciens de présenter leurs travaux et pour les artistes de mettre en scène le laser et ses possibilités spectaculaires. Pour la Novela, le CNRS, avec des chercheurs des universités, de l’Inserm font découvrir le laser avec des expériences, des manips de labos, des conférences, des jeux, des spectacles, du cinéma.

 

La ville numérique au Centre des Congrès Pierre Baudis :

La technologie numérique transforme la ville, non seulement dans sa géographie physique mais aussi dans sa réalité humaine : réseaux sociaux, apprentissage et culture, jeux et loisirs, mobilité, etc. La technologie numérique dessine de nouveaux territoires. Un rendez-vous incontournable de la Novela, à découvrir du 2 au 6 octobre.

Lundi matin, c’était par exemple un table ronde sur le thème des technologies numériques et de la gestion de l’eau : « Gestion de l’eau : l’eau, l’enjeu majeur du XXIe siècle. Quelles sont les innovations qui permettront de donner un véritable espoir aux pays en manque d’eau potable ? Comment faire face à l’expansion démographique de la région toulousaine ? » Y participaient Christophe Xerri et Cécile Bedel de l’ARPE (Agence Régionale Pour l’environnement), Gérard Dedieu du CESBIO, Dominique Faure de Véolia Eau et je représentais la société Spot Image. Il a été question du rôle des nouvelles technologies de l’information et de la communication et de la contribution des satellites d’observation pour une meilleure gestion de l’eau en ville et à l’échelle de la région.

 

Spot - Arabie Saoudite - IrrigationLes motifs très reconnaissables des systèmes d'irrigation rotatifs. Ici, en Arabie Saoudite,
vue par le satellite Spot 1 en may 1992.
Copyright CNES - Distribution Spot Image

 

Les véhicules du futur et les nouveaux usages des transports : des animations avec des véhicules solaires pour les petits et les grands au jardin des plantes.

Alors que le Mondial de l’Automobile 2010, qui a ouvert ses portes ce week-end à Paris, consacre enfin un place importante aux voitures plus respectueuses de l’environnement (véhicules hybrides ou électriques comme par exemple la Renault Fluence Z.E. ou les Peugeot iOn), les nouveaux moyens de transports sont également au cœur de la Novela.

Toulouse Numérique propose un barcamp (selon la définition : non-conférence ouverte qui prend la forme d’ateliers participatifs en présence d’experts de chaque thématique traitée !) sur le thème « Green camp : Véhicule du futur et nouveaux usages du transport

Samedi 16 et dimanche 17 octobre, de 14h à 18h, au jardin des plantes, des animations scientifiques et ludiques pour les plus jeunes seront réalisées pendant tous le week-end dans le jardin des plantes par les associations Les Petits Débrouillards et Planète Sciences Midi-Pyrénées. Avec Planète Sciences Midi-Pyrénées, c’est l’énergie solaire qui est mise à l’honneur, grâce à des ateliers mobiles, les jeunes pourront comprendre le fonctionnement des véhicules solaires (énergie photovoltaïque, fonctionnement d’une cellule solaires, charge des batteries…). Ils assisteront à des courses de modèles réduits, tester des véhicules sur circuit.

Derniers préparatifs sur un véhicule solaire avant
l'empreuve d'endurance des Défis solaires organisés par
Planète Sciences Mi-Pyrénées à la cité de l'espace
dans le cadre d'Explora' Sciences en juin 2010
(Crédit image : Planète Sciences Midi-Pyrénées)

Planète Sciences Midi-Pyrénées - Défis solaire - juin 2010 - Cité de l'espace - Explora Sciences

 

Eugène Trutat ou la photographie au service des sciences :

Conservateur des collections du Muséum d’histoire naturelle dès sa création en 1865 avant d’en être le directeur 1890 à 1900, Eugène Trutat consacra toute sa vie à développer l’usage de la photographie comme outil de la recherche et de l’éducation. L’exposition organisée aux Archives municipales avec le concours de la Bibliothèque constitue le premier volet d’une exposition dont la seconde partie sera présentée en 2011 au Muséum d’Histoire naturelle.

 

En savoir plus sur la Novela 2010 :

  • Le programme interactif de la Novela et la version complète au format pdf.
  • La minute du professeur Novela : Pourquoi la mer est-elle salée ? Un ordinateur peut-il être intelligent ? Les dinosaures ont-ils vraiment disparu ? Toutes les réponses à ces questions sont dévoilées chaque semaine par le professeur Novela, en une minute, le mercredi et vendredi à 19 heures sur TLT (avant Le comptoir de l'infos). Vous pouvez également les retrouver sur le site de la Novela :
  • Quai des savoirs, une nouvelle émission de radio / Une émission hebdomadaire produite par la ville de Toulouse, conçue et animée par Daniel Borderies et Jean-Jacques Delfour. Une émission en trois parties : un entretien sur un sujet de l’actualité scientifique ; un dialogue avec un invité, une présentation d’ouvrages, articles et revues. Le lundi de 11h05 à 12h (rediffusion le mardi de 16h05 à 17h) sur Radio Mon Païs (90.1 FM). 
  • Les autres articles publiés à l'occasion de la Novela.

 

Suggestions d’utilisations pédagogiques en classe :

  • Participer à la Novela avec votre classe en s’inscrivant sur le site de la Novela.
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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 06:20

Dans le nuit du 24 au 25 septembre se tenait la 6ème Nuit des chercheurs dans 18 villes françaises. Ces rencontres entre les chercheurs et le grand public sont l’occasion de mieux comprendre les métiers de la recherche et, peut-être, donner l’envie aux plus jeunes de se tourner vers les sciences.

A Toulouse, l’opération était organisée par le CNRS, l’INSERM, l’INRA, l’INP, l’Observatoire Midi-Pyrénées et la Cité de l’espace. Il y avait beaucoup de monde à la Cité de l’espace dans les salles et le hall de l’Astralia. Peut-être un peu trop par rapport à la taille des salles. C’est la rançon du succès et, l’an prochain, il faudra certainement imaginer une nouvelle disposition, pour que les rencontres avec les chercheurs restent toujours aussi conviviales.

Les trois photographies suivantes donnent une petite idée de l’ambiance et de l’affluence dans la salle Vega, là où les équipes de recherche présentaient leurs activités et discutaient avec le public. Il y avait également, animé par les doctorants de l’association Plume, le Speed Cherching au restaurant « Espace 149 », où le public s’installe à la table d’un chercheur pour découvrir son domaine d’étude. Les « Mini-chercheurs », avec l’association les Petits Débrouillards, permettait aux plus jeunes, dès 7 ans, de faire des expériences scientifiques.

3-DSC 00421-DSC 00222- DSC 0019Un aperçu de la Nuit des chercheurs à Toulouse à la Cité de l'espace.
Crédit image : Gédéon (Planète Sciences Midi-Pyrénées)

 

Parmi les différentes disciplines présentées, j’ai noté deux sujets en lien direct avec le thème du blog « Un autre regard sur la Terre » :

  • La présentation de Sébastien Le Corre, du département Géographie et Aménagement de l’université Toulouse II ("Institut Daniel Faucher") sur les études d’impact des projets d’aménagement du territoire, s’appuyant en particulier sur les images des satellites Spot.
  • A l’occasion des 50 ans du laser, un dispositif expérimental spectaculaire mettant en évidence les propriétés et les applications du laser.

mp-edc6-evolution-densites-le-correUne illustration des travaux de recherche de Sébastien Lecorre (Université Toulouse II).
Crédit image : Sébastien Lecorre

 

Le laser fête ses cinquante ans

Le terme laser signifie « light amplification by stimulated emission of radiation » (en français : « amplification de la lumière par émission stimulée de rayonnement »).

Albert Einstein décrit le principe de l’émission stimulée dès 1917. En 1950, Alfred Kastler imagine un procédé de pompage optique et, après de nombreux travaux théoriques et expérimentaux, c’est en 1960 que le physicien américain Théodore Maiman réussit à produire une émission laser au moyen d'un cristal de rubis : le LASER est né.

 

Laser et télédétection :

Le laser est utilisé en observation de la terre, même si cet usage n’est pas encore très répandu. Un faisceau Laser peut assurer la transmission des données entre un satellite d’observation et un satellite relais en orbite géostationnaire. C’est par exemple le cas pour le satellite d’observation Spot 4 et le satellite de télécommunication Artemis : le système Silex utilise un faisceau Laser comme support de transmission, permettant de réduire considérablement le délai entre l’acquisition des images et leur livraison au sol. Dans le cas de Silex, le débit est de l’ordre de 50 mégabits par seconde. Le principal défi est la précision du pointage : le faisceau très fin doit « illuminer » le récepteur alors que la vitesse de Spot 4 sur son orbite est de l’ordre de 28000 km/h.

Le laser est également utilisé comme instrument de mesure en télédétection. La télédétection par laser ou LIDAR (acronyme anglais signifiant « Light Detection and Ranging »), est une technique de mesure optique, utilisant une lumière laser renvoyée par l’objet observé vers son émetteur. Comme le radar basé sur des ondes radio, le lidar utilise la lumière. La distance d’un objet est obtenue par la mesure du délai entre l'impulsion et la détection du signal réfléchi. Parmi les satellites d’observation utilisant le Lidar, on peut citer CALIPSO (Cloud Aerosol Lidar and Infrared Pathfinder Satellite Observations), projet de coopération entre le CNES et la NASA lancé et 2006. Ses instruments permettent d'étudier les impacts radiatifs des nuages et des aérosols. Son objectif est d'améliorer la connaissance du climat. CALIPSO fait partie de la constellation A-Train, consacrée à l'observation des nuages, des aérosols et du cycle de l'eau, avec Cloudsat et PARASOL (dont la mission s’est achevée fin 2009).

Parmi les projets les plus ambitieux du point du vue technique, il y a également la mission ADM-Aeolus.

 

La lampe merveilleuse d’Aladin : une épée Laser pour découper l’atmosphère en tranches fines

Le satellite ADM AEOLUS est une des missions du programme Earth Explorer de l’agence spatiale européenne (ESA). Le lancement est prévu en mai 2011. ADM-Aeolus (Atmospheric Dynamics Mission) a pour objectif d’améliorer la connaissance des vents à l’échelle de la planète. L’expérience principale ADM-Aeolus est un lidar anémométrique à effet Doppler : ALADIN (Atmospheric LAser Doppler INstrument) en suivant la trajectoire du satellite, un faisceau LASER traverse l’atmosphère de haut en bas. La lumière réfléchie est mesurée pour déterminer la force et la direction des vents par niveau d’altitude, mais également les taux d’humidité et de poussières présentes dans l’atmosphère. La performance consiste à mesurer des intensités lumineuses très faibles et à reconstituer les caractéristiques de chaque tranche de l’atmosphère. Le capteur ALADIN fournit une imagerie de Mie (impulsions reflétées par les aérosols et les nuages) et de Rayleigh (réflexions moléculaires). Dans la mythologie grecque, Aeolus (Eole) désigne le gardien des vents.

ADM Aeolus contribuera à améliorer les techniques de modélisation et d’analyse de l’atmosphère terrestre pour la prévision météorologique et la recherche en climatologie. La société Astrium, à Toulouse, est maître d’œuvre de la mission et de l’instrument Aladin (Atmospheric LAser Doppler INstrument).

 

aeolus laser4 - ESAVue d'artiste d'ADM-Aeolus en orbite autour de la Terre.
Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA)

 

En savoir plus :

  • La mission ADM Aeolus sur le site de l’ESA  et sur le site d'Astrium.
  • La mission Calipso sur le site du CNES.
  • Un mois d’octobre particulièrement riches à Toulouse avec plusieurs manifestations importante dans le domaine de la culture scientifique et technique, avec l'édition 2010 de la Novela,du 1er au 17 octobre 2010, la semaine mondiale de l'espace du 4 au 10 octobre, la dixième édition de Scientilivre à Labège les 16 et 17 octobre et la Fête de la Science du 21 au 24 octobre 2010 sur le thème "Biodiversité, biotechnologie et bioéthique, quels défis pour l'avenir ?" 

 

Suggestions d’utilisations pédagogiques en classe :

  • Participer avec votre classe à une des manifestations présentées ci-dessus (voir les sites Internet pour connaîtres les activités proposées aux établissements scolaires).
  • Organiser une « journée des chercheurs » dans votre établissement scolaire en invitant un ou plusieurs chercheurs. Contactez le CNRS, faites le tour des parents d’élèves : ils en connaissent sûrement un…
  • Participer à la semaine mondiale de l’espace. Sollicitez encore les parents d'élèves : l'un deux travaille peut-être dans le spatial. Les dates choisies par les Nations unies correspondent à deux anniversaires : le lancement du premier satellite artificiel de la Terre, Spoutnik 1 (lancé le 4 octobre 1957) et l'entrée en vigueur du Traité sur l'espace (10 octobre 1967).
  • Des expériences en classe : optique, lumière et laser.
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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 06:44

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Un prototype de robot en essai
sur le site du SEROM
(Crédit image : CNES)

Une parcelle de terre bien rouge. Elle est visible en voiture, lorsqu’on rejoint depuis l’échangeur du Palays la bretelle d’accès au parc technologique du Canal en longeant le site du Centre Spatial de Toulouse. Une terre fertile pour un potager ? N’y pensez pas : rien ne poussera sur ce terrain.

A l’intérieur de l’enceinte du CNES (Centre National d’Etudes Spatiales), il s’agit en réalité de la réplique de sol martien du SEROM : Le Site d'Essai pour les Rovers Mobiles (Planetary Rover Test facility, marsyard) destiné à reproduire les conditions d'environnement que rencontrent les véhicules d'exploration planétaire.

Ce terrain d’expérimentation est utilisé en particulier pour mettre au point et valider des méthodes de navigation utilisant la vision par ordinateur.

 

 

Mars en juin :

Le laboratoire de Robotique Mobile du CNES est intégré au service DCT/SB/VS (Validation et moyens Systèmes). Ses travaux portent sur l'autonomie aux robots d'exploration planétaire, en particulier en ce qui concerne la navigation autonome et le déplacement dans un environnement inconnu. Magellium apporte son expertise en traitement d'image et systèmes intelligents. Le laboratoire robotique travaille en étroite collaboration avec l'ESA dans le cadre du projet ExoMars.

Le robot, équipé de caméras permettant une vue stéréo, découvre son environnement et en construit progressivement une représentation : une carte tridimensionnelle du terrain et des obstacles. A partir de cette connaissance, d’autres algorithmes permettent de définir une trajectoire et de piloter les mouvements du robot.

Cet été ont eu lieu les premiers essais de téléopération du rover IARES entre le site opérationnel de l’Agence Spatiale Européenne (ESTEC) à Noordwijk aux Pays-Bas et le site d'essai du SEROM au CNES à Toulouse. Pour être dans des conditions proches d’une véritable mission, les seules informations disponibles à l’ESTEC étaient les images vidéo acquises par les caméras du robot. L’objectif était de vérifier la qualité de la reconstruction de l’environnement de ce robot et commander ses déplacements à distance.

Afin de disposer d’une carte de référence du terrain à haute résolution, le CNES a eu l’idée d’utiliser la nacelle NOTE (Nacelle d’Observation de la Terre) développée pour des ateliers et des animations pédagogiques. Accrochée sous un petit dirigeable gonflé à l’hélium, une nacelle embarque un appareil photo commandé à distance.


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Préparation de la nacelle NOTE par l'équipe de Planète Sciences Midi-Pyrénées et acquisition des images
au dessus du sol martien du SEROM (Crédit image : CNES)

La cartographie produite par l’équipe de Planète Sciences Midi-Pyrénées a été utilisée opérationnellement pour les essais effectués pendant l’été, comme le montrent les copies d’écran ci-dessous. Les images numériques ont été acquises en juin 2010 avec la nacelle NOTE par Philippe Layeb et Guillaume Bracco. Plus d’une centaine de photos ont été prises au dessus du sol martien du SEROM, avec des conditions météorologiques défavorables (vent et ciel couvert). Plusieurs dizaines de photographies ont été assemblées numériquement par Guillaume Bracco, bénévole de Planète Sciences Midi-Pyrénées et, également, ingénieur en traitement d’image chez Magellium.

La société Magellium, installée à Ramonville Saint-Agne travaille en particulier sur les systèmes de vision qui sont testés sur le terrain du SEROM : deux caméras effectuent l’acquisition d’une scène à partir de deux points de vue différents. Des traitements permettent ensuite de procéder à la reconstruction 3D de la scène, afin d’y détecter des obstacles ou de mesurer un déplacement.

La mosaïque obtenue, une très grande image « virtuelle », a été livrée à l’ESTEC en juin 2010. Cette photo haute définition a permis de simuler des images d'un orbiter à différentes résolutions et donc de se familiariser avec l'interprétation croisée d'images prises au sol et prises à la verticale.

 

 

 

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A gauche, une version réduite de la mosaïque d'images produite par Planète Sciences Midi-Pyrénées
(Crédit image : Planète Sciences Midi-Pyrénées). A droite, deux copies d'écran des essais menés à l'ESTEC
avec la trajectoire du robot et la reconstruction de son environnement (Crédit image : ESA)

NOTE, Nacelle d’Observation de la Terre : un outil pédagogique étonnant

Cet outil pédagogique, développé par Planète Sciences Midi-Pyrénées pour le compte du CNES, a déjà fait l’objet d’articles sur ce blog (voir ci-dessous). NOTE fait partie des outils d’animation du Spatiobus, un véhicule développé par le CNES pour la diffusion de la culture spatiale auprès des jeunes, à travers des animations et des ateliers, qui peut être mis à disposition des collectivités locales. A l’occasion d’animations grand public ou d’ateliers en classe, la nacelle NOTE a pour objectif d’initier les jeunes à l’acquisition et au traitement des images spatiales. Son utilisation est un moyen très concret et spectaculaire de susciter questionnement et intérêt pour aborder les thèmes de l’acquisition des images et de l’observation de la Terre.

L’équipe de Planète Sciences Midi-Pyrénées est très heureuse d’avoir pu ici contribuer directement à un projet professionnel : c’est un de ses objectifs de maintenir un lien étroit entre les jeunes et les laboratoires de recherches ou les industriels, afin de leur faire découvrir les activités scientifiques et techniques et les métiers associés.

 

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A gauche, pendant l'opération "Ciel en Fête" à la cité de l'espace, ciseaux, tirages papier et ruban
adhésif : les ingrédients d'un atelier pédagogique pour découvrir les questions de géométrie des images
et de production de mosaïques. A droite, un résultat montrant la Cité de l'espace vue du ciel.
(Crédit image : Planète Sciences Midi-Pyrénées)

 

ExoMars :

ExoMars est une mission robotique du programme d’exploration de l’ESA. Elle doit qualifier des technologies permettant à l’Europe de réaliser les futures missions d’exploration habitées et robotiques : l’entrée, la descente et l’atterrissage d’une charge utile sur la surface de Mars ; Un « rover » doit se déplacer à la surface de Mars et prélever des échantillons. C’est Astrium qui assure la maîtrise d’œuvre du Rover, développe la plate-forme d’atterrissage et les boucliers thermiques. Le projet ExoMars comporte deux missions. Le premier lancement est prévu en 2016.

 

 

Mars Science Laboratory (MSL) :

Mars Science Laboratory est une mission du programme d'exploration de la planète Mars de la NASA. MSL est un rover (véhicule d'exploration) destiné à étudier si Mars fut, ou est encore actuellement, un environnement habitable. Les principaux objectifs sont de déterminer si la vie a pu exister sur la planète Mars, caractériser son climat et sa géologie, préparer l'exploration humaine de Mars. Le lancement de MSL est prévu fin 2011.

En 2008 et 2009, plus de 150 élèves en classe de BTS dans les lycées techniques de la région Midi-Pyrénées ont vécu une aventure extraordinaire à l’initiative de l’équipe projet MSL du CNES et du CESR (Centre d’Etude Spatiale des Rayonnements), un des laboratoires impliqués : ils ont participé à un projet associant plusieurs classes pour concevoir
et réaliser une maquette fonctionnelle du rover MSL.

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Le robot MSL des lycées techniques en
démonstration à Toulouse pendant la Novela 2009 (Crédit image: Gédéon)

Alain Gaboriaud (CNES), chef de projet des instruments français du MSL, Sylvestre Maurice (CESR), « co-principal investigateur » de l’instrument Chemcam, et Marc Rubaud, inspecteur d’académie, très impliqués dans ce projet pédagogique, ont été impressionnés par les résultats obtenus par les élèves et leurs enseignants : la maquette à l’échelle un a été la vedette du pavillon CNES pendant le salon de l’aéronautique et de l’espace au Bourget en 2009.

 

Sur Mars, les dernières nouvelles de Spirit et Opportunity :

Les deux rovers Spirit et Opportunity ont démarré leur aventure martienne à Cap Canaveral en juin et juillet 2003. Août 2003 correspondait à une période favorable avec une distance terre-mars minimale. Après un voyage agrémenté de plusieurs manœuvres et un freinage atmosphérique, amorcé à la vitesse de 5,4 km/s, les atterrissages, avec un astucieux système d’airbag, ont eu lieu respectivement le 4 et le 25 janvier 2004. Dommage qu’il n’y ait pas eu de caméra pour filmer cela : plusieurs dizaines de rebonds sur le sol martien avant l’arrêt définitif à quelques kilomètres des cibles visées. Belle précision après un trajet de plus de 450 millions de kilomètres.

Equipés de plusieurs instruments scientifiques pour étudier la géologie martienne (caméra panoramique, spectromètres, microscope imageur, etc.), les deux rovers ont eu une longévité exceptionnelle, dépassant largement les prévisions les plus optimistes, bien au-delà des 3 mois de mission nominale, et transmettant un impressionnant volume d’images et de données scientifiques.

Après 6 années et demi, Opportunity fonctionne toujours : Parti du cratère victoria il y a deux ans, il est actuellement en route, à peu près à mi-chemin, vers son nouvel objectif : le cratère Endeavour.

Spirit, quant à lui, n’a plus donné de nouvelles depuis le 22 mars 2010. Survivra t’il à l’hibernation pendant son quatrième hiver martien ?  Les équipes qui contrôlent la mission au JPL à Pasadena ne désespèrent pas de recevoir un « coup de fil » d’ici quelques mois.

 

B1950_site_BA4_841_navcam_CYL_L.jpgUne vue panoramique prise par le rover Opportunity le 19 juillet 2009 à partir de la position Sol 1950,
à proximité du cratère victoria. La direction sud est au centre de l'image, le nord aux deux extrémités.
Pour donner une idée de l'échelle, l'écartement des roues du rover est d'envrion un mètre.
(Crédit image :
NASA/JPL-Caltech)


Des robots conçus par des jeunes : les Trophées de robotique et la coupe de France de robotique, organisés par Planète Sciences

Les Trophées de robotique sont des défis scientifiques et techniques qui proposent à des équipes de jeunes (7 à 18 ans) de créer un robot filoguidé afin de découvrir, de façon ludique et pédagogique, les domaines de la robotique : mécanique, électricité, informatique et électronique. Pendant l’année scolaire, en classe ou pendant les heures de loisirs, les équipes doivent concevoir, construire un robot suivant un règlement original : le défi proposé se renouvelle chaque année et un nouveau thème est abordé.

Le résultat du travail des équipes est présenté et valorisé pendant les rencontres (régionales et nationales pour les équipes qualifiées) durant lesquelles elles disputent des matchs : plusieurs actions, de niveaux de difficulté différents, sont à réaliser par les robots pilotés. Au-delà des matchs, c’est surtout l’opportunité de vivre un projet en équipe pour réussir à « livrer » à temps un objet technologique complexe faisant appel à plusieurs types de compétences. Respect d’un planning, cahier des charges à respecter, répartition des tâches au sein de l’équipe, intégration, essais : tous les ingrédients sont réunis pour découvrir la démarche de projet industriel.

Avec une logique similaire pour des jeunes plus âgés, La Coupe de France de Robotique s’adresse à des équipes de jeunes passionnés de la robotique (université, écoles d’ingénieurs, clubs). Il s’agit dans ce cas de réaliser des robots autonomes (ils ne sont plus filoguidés). Cette rencontre permet de nombreux échanges de savoirs et savoir-faire entre les participants. Ils peuvent être encadrés par un enseignant, mais la conception et la réalisation des robots doivent être le fruit de leurs réflexions. Les deux premières équipes françaises, et une équipe ayant reçu un prix spécial, rencontreront leurs homologues internationaux au cours de la finale d’Eurobot Open.

 

DSCF8889.JPGChaque année, les trophées de robotique organisés par Planète Sciences Midi-Pyrénées à la
Cité de l'espace réunissent les équipes de la région grand-sud (Crédit image : Gédéon
)


En savoir plus :

 

Suggestion d’utilisations pédagogiques en classe :

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 04:26

Les conséquences écologiques et sociétales de l’érosion de la biodiversité

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Une conférence de Michel Loreau, Professeur en écologie théorique à l’Université McGill, Canada. L’espèce humaine croît, la biodiversité décline. En quoi ce constat pose-t-il problème ? Le bien-être des hommes dépend de la biodiversité de multiples façons. En particulier, les recherches récentes en écologie démontrent que la biodiversité est garante de la productivité et de la stabilité des écosystèmes.

Une perte massive de biodiversité risque dès lors de bouleverser le fonctionnement des systèmes naturels sur lesquels reposent, de façon largement invisible, le développement et la pérennité des sociétés humaines.

Limiter sa propre croissance et préserver la biodiversité qui l’entoure sont les meilleurs services que l’humanité puisse se rendre à elle-même.

La conférence est organisée par le Muséum de Toulouse, en partenariat avec le CNRS, la mairie de Toulouse et l'Union Européenne (FEDER). Elle a lieu dans l'auditorium Picot de Lapeyrouse. L'entrée est libre. Accès auditorium à partir de 20h15.

 

En savoir plus :

Le site du Muséum de Toulouse.

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 13:50

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Préparatifs du lâcher du 15 juillet 2010 (Crédit image : Gédéon)

Elle est en parfait état : la nacelle de ballon stratosphérique lâché le 15 juillet 2010 depuis la Cité de l’espace a été retrouvée par un exploitant agricole, éleveur de brebis et producteur de lait pour les fromageries de Roquefort. Celui-ci a fait part de sa découverte en appelant le numéro inscrit sur la nacelle et un membre de Planète Sciences Midi-Pyrénées a récupérée la nacelle fin août. Accessoirement, l’occasion de découvrir un métier difficile : le prix du lait payé aux producteurs reste une question difficile et les jeunes sont peu nombreux à s’installer.

Cette nacelle a été conçue et réalisée par un groupe d’enseignants à l’occasion d’une formation encadrée par Planète Sciences dans le cadre de l’université d’été Espace Éducation du CNES qui s’est tenue à la Cité de l’espace (Toulouse) du 12 au 17 juillet 2010.

 

DSCF6052La nacelle juste avant le lâcher (Crédit image : Gédéon)

 

Les enseignants peuvent être satisfaits. Cette expérience a atteint tous ses objectifs : conception et réalisation en un temps record, lâcher effectué à l’heure dans des conditions météorologiques excellentes, télémesure des expériences embarquées reçue pendant toute la durée du vol et, donc, nacelle récupérée avec l’ensemble de la chaîne de vol (parachute, écho radar et lambeaux de l’enveloppe du ballon). Intacte donc, y compris l’hélice de l’anémomètre, pourtant fragile. Un premier examen montre que seul le capteur de pression expérimental (piston avec enregistreur graphique artisanal) a connu un problème : il y a bien un trait qui montre que le piston s’est déplacé mais le disque d’enregistrement ne semble pas avoir tournée.

Le vol a duré environ deux heures. La nacelle est tombée à Lacalm, à la limite d’une zone boisée, à proximité de Requista, dans l’Aveyron, à une centaine de kilomètres de Toulouse. Ceux qui ont assisté au lâcher ont bien noté que, après quelques minutes de trajectoire vers le sud, les vents dominants en altitude entraînaient le ballon gonflé à l’hélium vers le nord-est.

 

carte google earth

Trajectoire approximative de la nacelle du ballon représentée sous Google Earth

 

La localisation par satellite : une assurance pour la récupération

A part le capteur de pression avec enregistreur embarquée, les expériences embarquées sur ce ballon ne nécessitaient pas impérativement une récupération de la nacelle. Cela peut-être le cas, pour des expériences complexes ou des équipements coûteux, par exemple lorsqu’un appareil de prise de vue est embarqué.

Dans ce cas, il est possible d’ajouter une balise ou un récepteur GPS et de transmettre également

L’illustration ci-dessous montre une reconstitution de vol sous Google Earth à partir des informations de localisation de la nacelle collectées au sol. Les mesures permettent de localiser précisément le point de chute et d’avoir des informations sur le profil de vol du ballon.

Pradeau3Reconstitution de trajectoire d'une nacelle de ballon à partir des données de localisation
transmises par télémesure (document produit par Nicolas Verdier)

 

Ce travail a été réalisé par Nicolas Verdier de la sous- direction Ballons du CNES. Ancien membre de club espace Planète Sciences, Nicolas continue à développer des outils pour les activités pédagogiques liées à l’espace, comme le nouveau logiciel de télémesure « Kiloc ». Pour mémoire, depuis 40 ans, le CNES développe l’activité ballons la plus importante du monde, après celle des Etats-Unis. Ses compétences en matière de conception, fabrication, lâcher et exploitation d’aérostats, sont mondialement reconnues.

 

L’opération « Un ballon pour l’école » : une opportunité de pratique expérimentale des sciences et des techniques

Depuis 1992, le CNES et Planète Sciences organisent durant l’année scolaire l’opération « Un ballon pour l’école ».

Environ 150 établissements du premier et second degré y participent chaque année. L’opération permet aux élèves (écoliers, collégiens ou lycéens) de concevoir et réaliser des nacelles expérimentales qui seront embarquées sous des ballons-sondes. Les nacelles expérimentales doivent être le fruit du travail des jeunes, encadrés par leurs enseignants. L’opération favorise la réalisation de projets ayant un caractère scientifique marqué, avec un souci de qualité et de sécurité.

Les nacelles sont préparées au cours de l’année scolaire et les lâchers des ballons ont lieu avant la fin de l’année scolaire, effectués par des personnes habilitées. Planète Sciences assure l’encadrement des projets, le suivi technique et l’organisation des campagnes de lâchers de ballons.

 

En savoir plus :

 

Suggestions d’utilisations pédagogiques en classe :


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  • : Un autre regard sur la Terre
  • Un autre regard sur la Terre
  • : Les satellites d'observation de la Terre au service de l'environnement : images et exemples dans les domaines de l'environnement, la gestion des risques, l'agriculture et la changement climatique. Et aussi, un peu d'espace et d'astronomie, chaque fois que cela suscite questions et curiosité...
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A Propos De L'auteur

  • Gédéon
  • Ingénieur dans le domaine de l'observation de la Terre.
Bénévole de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées
  • Ingénieur dans le domaine de l'observation de la Terre. Bénévole de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées

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