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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 08:00

Un forum sur les métiers de l'Espace est organisé les vendredi 14 et samedi 15 octobre 2011 à la Cité de l'Espace dans le cadre de la Novela et à l'occasion des 25 ans du lancement du premier satellite Spot. L'idée du forum des métiers n'est pas nouvelle. Par contre, proposer un forum spécialisé sur les métiers du spatial à l'extérieur des établissements scolaires est assez original.

La Novela, les festival des savoirs partagés, est une manifestation annuelle proposée par la Mairie de Toulouse.

 

Affiche espace des métiers - Novela 2011 - Planète SciencL'affiche de l'espace des métiers. Conception : Christelle Labruyère

 

Un métier à tisser : intéresser les jeunes aux carrières scientifiques et techniques

Afin de sensibiliser les jeunes aux métiers du spatial, des satellites et de leurs applications, un forum est organisé à la Cité de l’Espace durant 2 jours. Cet événement s'adresse aux élèves et étudiants issus de collèges, de lycées ou d’établissements d’enseignement supérieur qui s'interrogent sur leur orientation. Le forum propose trois espaces.

Dans l’espace « Découverte des métiers » , des professionnels présentent leur métier durant des entretiens informels avec le public. Le professionnel intervient avec, selon les cas, une maquette, des photographies, une présentation sur un PC ou tout support attractif susceptible de rendre la présentation du métier concrète et motivante.

A partir de ces rencontres, les jeunes sont aiguillés vers l’espace « Formation » qui présente les filières de formation adaptées aux différents métiers du spatial. Cet espace est animé par des spécialistes des ressources humaines et des représentants du monde de l’éducation (tous niveaux, depuis le collège jusqu’aux établissements d’enseignement supérieur).

Dans un troisième espace, des mini-conférences sont proposées sur des thèmes variés comme les applications des satellites, les métiers de l’informatique et les télécommunications, ou encore sur la Recherche appliquée au spatial.

 

Novela-2011---Espace-des-metiers---Salle-blanche---Astrium.jpg

Les essais ou l'intégration d'un satellite en salle blanche. Ce sont les photographies qu'on voient le
plus souvent. Pourtant, ce n'est que la partie émergée de l'iceberg : un satellite devant fonctionner
pendant plusieurs années sans jamais s'arrêter à la station-service ou au garage, ce sont les équipes d'ingénierie et de conception qui représentent les effectifs les plus nombreux chez les grands
industriels du spatial. Crédit image : Astrium

 

Novela-2011---Espace-des-metiers---Concevoir-et-construire.jpgLes différentes familles de métiers pour la conception, la fabrication et la mise en service d'un
satellite. Le forum des métiers de l'espace aborde aussi les différents domaines d'applications et les
métiers de l'exploitation des données fournies par les satellites. Crédit image : Gédéon

 

Deux journées pour les groupes scolaires et pour les individuels

La journée du vendredi 14 octobre est réservée aux groupes scolaires sur inscription. Il reste encore quelques places. Profitez-en !

La journée du samedi 15 octobre est ouverte au public de 9h30 à 12h30 et de 14h00 à 17h00.

L'entrée est gratuite.

Les intervenants sont issus d’entreprises et d’organisations toulousaines comme Astrium, le Centre National d’Etudes Spatiales, Collecte Localisation Satellites, l’Institut Géographique National, l’Institut National Polytechnique de Toulouse, l’Institut Supérieur de l’Aéronautique et de l’Espace, le lycée de l’Espace, Thales Alenia Space...

Avec la Cité de l'espace, Planète Sciences Midi-Pyrénées assure la coordination de l'opération pour le compte de la Novela.

 

Des ateliers d'animation sur les satellites et leurs applications

A côté du forum des métiers de l'espace, de nombreuses animations sont organisées à la Cité de l’Espace, notamment des « Ateliers éducatifs » sur les satellites. Destiné au jeune public, ce programme d’animations propose 4 ateliers ludiques :

  • Atelier « Construis ton satellite » : le but est de comprendre le fonctionnement d'un satellite et les différents éléments qui le composent. Le fonctionnement s’effectue en deux temps : la construction d'un petit satellite personnalisé, suivi d'une "mission" pour découvrir la transmission d'informations par satellite.
  • Atelier « Observation de la terre » : l’atelier propose une familiarisation avec les images satellites et la découverte des applications en occupation des sols, en cartographie et en gestion des catastrophes.
  • Atelier « Localisation » / Safari GPS : les principes de la localisation par satellites (effet Doppler, triangulation, méridiens et parallèles, constellation de satellites) sont expliqués aux jeunes qui deviennent ensuite des scientifiques, et partent à la recherche d'animaux dissimulés dans le parc de la Cité de l'espace.
  • Atelier « Cartographier la terre » : à l'aide d'un ballon captif qui monte à 30 mètres d'altitude, les jeunes prennent une série de photos aériennes. ils construisent un mosaïque avec ces images pour comprendre le principe des photographies aériennes, des images satellites et leur traitement.

Les mercredi 12 et jeudi 13 octobre sont réservés aux centres de loisirs et aux groupes scolaires sur inscription et le dimanche 16 octobre ouvert à tous.

Le Spatiobus du CNES, ce "satellite terrestre" qui parcourt la France pour informer et sensibiliser les jeunes aux activités spatiales, fera une halte à la Cité de l’espace les mercredi 12 et jeudi 13 octobre. Les satellites Spot et le nouveau satellite Pléiades seront à l'honneur.


Planete-Sciences-Midi-Pyrenees---Construis-ton-satellite.jpgL'atelier pédagogique "Construis ton satellite !" encadré par les animateurs de Planète Sciences
Midi-Pyrénées. Crédit image : Gédéon.

 

En savoir plus :

 

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 21:25

Une nouvelle question scientifique pour l’enquête PISA : quatre saisons.

Malgré le temps ensoleillé des dernières semaines de l’été, c’est bien l’automne. J’ai mis quelques jours à m’en apercevoir… Les images des satellites géostationnaires sont pourtant un excellent outil pédagogique pour mettre concrètement en évidence la succession des saisons, les équinoxes et les solstices. Plusieurs articles du blog Un autre regard sur la Terre ont déjà abordé ce sujet en en juin 2010, en décembre 2010 et en mars 2011.

L’alternance des saisons est liée à l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre (23,5° environ). Cet axe n’est pas perpendiculaire au plan de l’orbite de la Terre autour du soleil (le plan de l’écliptique).

L’analyse des images des satellites météorologiques géostationnaires, en orbite à 36000 km à la verticale de l’équateur, met facilement en évidence cette inclinaison selon les périodes de l’année.

L’image ci-dessous a été prise par le satellite Meteosat 9 le 23 septembre 2011 à 8h00 UTC, soit presque exactement une heure avant l’heure exacte de l’automne (9h04 UTC). Le soleil se lève sur l’ouest de la France…

 

Meteosat 9 - 23-09-2011 - 06h00Image de la Terre acquise par le satellite Meteosat 9 le 23 septembre 2011 à 6h00 UTC.
Crédit image : Eumetsat

 

Des saisons ? Les raisons…

Un peu comme quand on observe un premier quartier de lune, la limite entre la zone éclairée et la zone sombre à la surface de la terre (le terminateur) est liée à la position du soleil. Celle-ci varie chaque jour avec la rotation de la Terre sur son axe : c’est l’alternance jour-nuit. Au rythme des saisons, la rotation de la Terre autour du soleil modifie aussi l’apparence des images produites par les satellites météorologiques.

Ici, c’est l’automne et la limite lumière-obscurité est parfaitement parallèle à l’axe nord-sud (ou perpendiculaire à la ligne de l’équateur). C’est l’équinoxe d’automne : l'axe de rotation de la terre se trouve alors dans un plan perpendiculaire à la direction du Soleil. Comme au moment de l’équinoxe de printemps, la durée des jours est égale à celle des nuits, au nord comme au sud, et le Soleil à midi est à la verticale (au « zénith ») de l'équateur.

 

Quatre saisons de Vivaldi ? Non quatre saisons vues de Meteosat

Les quatre images suivantes proviennent toutes du satellite Meteosat 9. Elles ont été prises à l’occasion des deux derniers équinoxes et des deux derniers solstices. La position de la limite lumière obscurité à 18h00 UTC, soit perpendiculaire à l’équateur soit incliné, met parfaitement en évidence l’effet de l’inclinaison l’axe de rotation de la Terre par rapport au plan de l’écliptique.

Meteosat 9 - 21-12-2010 - 18h00 Meteosat 9 - 20-03-2011 - 18h00
Meteosat 9 - 21-06-2011 - 18h00 Meteosat 9 - 23-09-2011 - 18h00

Quatre images de la Terre vue par le satellite européen Météosat 9. De gauche à droite et de haut
en bas, solstice d’hiver (image du 21 décembre 2010), équinoxe de printemps (image du 21 mars
2011), solstice d’été (21 juin 2011) et équinoxe d’Automne (23 septembre). Crédit image : Eumetsat.

 

Une précision sur ces images : ce ne sont pas des images brutes. Il s’agit en fait de compositions colorées des trois canaux de Meteosat 9 sur lesquelles est ajouté un graphique blanc matérialisant les contours des terres émergées et les repères en latitude et longitude. De nombreux produits mis en ligne sur le site d’Eumetsat sont obtenus par superposition de plusieurs informations, par exemple un fond coloré de référence sur lequel est ajouté un canal visible ou infrarouge. C’est important de bien comprendre ce qu’on voit…

De mars à septembre, entre les deux équinoxes, pour la partie nord du globe terrestre, le Soleil est plus haut à midi dans le ciel que pour l’hémisphère sud, et c'est l'été dans l'hémisphère nord. A cette heure, les rayons du soleil arrivent sur Terre avec un angle plus proche de la verticale : le soleil « tape plus fort » que dans l’hémisphère sud : une région dans l’hémisphère nord reçoit une énergie plus importante qu’une surface identique dans l’hémisphère sud.

Cette inclinaison a également un impact sur la durée du jour : le soleil se lève plus tôt et se couche plus tard. Les rayons solaires dans l'hémisphère sud sont beaucoup plus inclinés et arrosent une plus grande surface, ils distribuent donc moins de chaleur par unité de surface : c'est l'hiver. Le Soleil parait aussi plus bas sur l'horizon et les jours sont plus courts, avec un astre qui se lève plus tard et se couche plus tôt. Ces effets sont d'autant plus prononcés que la latitude de l'observateur est grande.

L’effet des saisons dépend de la latitude. A l’équateur, l’effet des saisons est faible : même si le soleil est plus ou moins bas dans le ciel, la durée du jour et de la nuit reste identique. C’est aux pôles que l’effet des saisons est le plus marqué avec des jours et des nuits dont la durée atteint 6 mois selon la saison (voir également l’article).

Deux parallèles ont une signification particulière : les tropiques du Cancer (au nord) et du Capricorne (au sud) ont une latitude égale à l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre, respectivement 23,5° de latitude nord et sud.


Solstice de juin
(solstice d’été) :
  • Le pôle nord est incliné vers le Soleil.
  • Le jour le plus long dans l'hémisphère Nord et le plus court pour l'hémisphère Sud.
  • Le Soleil à midi est à la verticale (au zénith) du tropique du Cancer.
 
Solstice de décembre (solstice d’hiver) :
  • Le pôle sud est incliné vers le Soleil.
  • Le jour le plus long dans l'hémisphère sud et le plus court pour l'hémisphère nord.
  • Le Soleil à midi est à la verticale (au zénith) du tropique du Capricorne.
 
Equinoxe de mars
(équinoxe de printemps) :
  • L'axe de rotation de la terre se trouve dans un plan perpendiculaire à la direction du Soleil.
  • La durée du jour est égale à celle de la nuit.
  • Le Soleil à midi est à la verticale (au « zénith ») de l'équateur.
 
Equinoxe de septembre (équinoxe d’automne) :
  • L'axe de rotation de la terre se trouve dans un plan perpendiculaire à la direction du Soleil.
  • La durée du jour est égale à celle de la nuit.
  • Le Soleil à midi est à la verticale (au « zénith ») de l'équateur.

Un pense-bête des quatre saisons

Prendre la tangente en automne : un peu de trigo pour un hiver au chaud…

Est-il possible de mesurer l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre à partir d’une image de satellite géostationnaire acquise au moment du solstice d’hiver ou du solstice d’été. Cela faisait longtemps que je voulais vérifier.

L’idée consiste à mesurer l’inclinaison de la limite lumière-obscurité (terminateur) par rapport à l’équateur ou à l’axe des pôles. Cette limite est perpendiculaire au plan de l’écliptique puisqu’elle est créée par la lumière provenant du soleil.

L’idée est de mesurer la longueur des deux côtés d’un triangle rectangle dont l’hypoténuse est le terminateur. On peut alors calculer la tangente de l’angle :

  tan() = longueur du côté opposé / longueur du côté adjacent

Pour mesurer les deux longueurs, j’ai utilisé le logiciel libre de manipulation d’images Gimp. Par commodité, j’ai redimensionné l’image satellite dans un carré de 1000 pixels de côté. Avec l’outil de sélection rectangulaire, j’ai encadré la limite lumière-obscurité. La barre d’information donne immédiatement les deux dimensions voulues : 386 pixels et 888 pixels. Un petit coup d’arc tangente avec Excel, un conversion de radians en degrés et le tour est joué !

J’ai obtenu directement   = 23,5° ou 23°30’. Essayez, rien de surprenant mais néanmoins assez bluffant !

C’est rare d’atteindre son but en prenant la tangente…

Cette petite animation très simple autour d’une image satellite permet d’aborder de manière ludique quelques notions de mathématiques (triangle rectangle, angles, géométrie, trigonométrie) et de s’intéresser au phénomène des saisons et à l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre.

 

Inclinaison axe rotation terre et orbite geostationnaireIllustration préparée par Planète Sciences Midi-Pyrénées montrant la méthode utilisée pour calculer l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre à partir d’une image satellite. L’image de fond a été
acquise par Meteosat 9 (crédit image : Eumetsat) au moment du solstice d’été 2011, le 21 juin à
18h00 UTC. Un peu de trigonométrie simple donne un résultat assez convaincant.
Mention obligatoire : Planète Sciences Midi-Pyrénées.

 

En savoir plus :

 

Suggestions d’utilisations pédagogiques en classe :

  • Travail sur les saisons, l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre et son mouvement autour du soleil. Montrer à vos élèves les images publiées ici les aidera certainement à bien « intégrer » le phénomène des saisons. Une maquette pédagogique avec un globe terrestre et un globe lumineux ou un jeu de rôles dans la classe oui la cour de l’école sont également très démonstratifs.
  • Travail sur l’orbite géostationnaire. Utilisation des lois de Kepler pour déterminer l’altitude à laquelle un satellite tourne à la même vitesse apparente que la Terre autour de son axe. Est-il possible d’avoir des orbites géostationnaires ailleurs qu’à la verticale de l’équateur ?
  • Travail sur les principales applications des satellites en orbite géostationnaire : météorologie et télécommunications.

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 22:45

Lundi 5 septembre, c’est la rentrée scolaire pour un peu plus de 12 millions d’élèves...

Exactement 12 051 100 selon les prévisions publiées par le ministère de l’éducation nationale. Vendredi, 840 000 enseignants dont près de 16 000 enseignants stagiaires préparaient ce grand moment de la vie scolaire.

 

STS-135---ISS---rentree---21-07-2011.jpg21 juillet 2011 : rentrée dans l’atmosphère de la navette spatiale Atlantis (STS-135) pour le dernier
vol d’un space shuttle. Cette photographie étonnante a été prise par un des membres de
l’équipage de la station spatiale internationale. Crédit image : NASA.

 

Quelle atmosphère pour cette rentrée scolaire 2011 ?

Pour les français, école et éducation restent un sujet très important: dans un sondage récent réalisé par le CSA pour le syndicat SNUipp-FSU, c’est le deuxième sujet de préoccupation des français, juste derrière l’emploi.

Quand on fait l’inventaire des petites phrases entendues ces derniers jours, on se doute que l’éducation sera un des thèmes de la campagne présidentielle. Les questions récurrentes restent les mêmes : rythmes scolaires, statut et formation des enseignants, suppression de postes d’enseignants, fermetures de classes, personnalisation des parcours et des pédagogies…

Nous souhaitons à tous les élèves et à tous les enseignants une bonne rentrée et beaucoup de réussite pour cette nouvelle année scolaire.

Très modestement, le blog Un autre regard sur la Terre espère que les articles publiés sur le thème des applications de satellites d’observation de la Terre donneront des idées pour une exploitation pédagogique en classe, en particulier pour les matières scientifiques et techniques.

Dans ce domaine, le fameux socle commun de connaissances et de compétences est présenté ainsi dans les textes du ministère:

« En mathématiques, en s'appuyant sur la maîtrise du calcul et des éléments de géométrie, l’élève apprend à mobiliser des raisonnements qui permettent de résoudre des problèmes.

En ce qui concerne la culture scientifique et technologique, l’élève étudie :

  • la structure et le fonctionnement de la Terre et de l’Univers,
  • la matière et ses propriétés physiques et chimiques, l'énergie,
  • les caractéristiques du vivant (cellule, biodiversité, évolution des espèces),
  • la conception, la réalisation et le fonctionnement des objets techniques.

Il est initié à la démarche d'investigation tout en acquérant des connaissances et apprend à agir dans une perspective de développement durable. »

Sont également mentionnées l'autonomie et l’initiative, qui « s'acquièrent tout au long de la scolarité, dans chaque matière et chaque activité scolaire. On apprend ainsi à être autonome dans son travail et à s'engager dans un projet et le mener à terme. »

Après la publication des résultats de l’enquête PISA 2009, un plan sciences et technologies à l’École avait été annoncé par Luc Chatel fin janvier 2011. Le risque d’innumérisme, l’incapacité d’élèves ou d’adultes à mobiliser les opérations de base du calcul et les raisonnements élémentaires sur les nombres, est identifié. On peut néanmoins regretter que, parmi les moyens proposés pour redonner goût aux sciences et techniques, la pratique expérimentale n’occupe pas une place plus importante : l’expérimentation et les manipulations en classe, simples ou via des projets plus sophistiqués, au-delà de leur attractivité et de leur caractère motivant pour les élèves, peuvent contribuer, si elles sont encadrées par des gens bien formés, au moins autant que les cours théoriques à la maîtrise des fondamentaux en mathématiques et en sciences et techniques.

L'héritage des méthodes de pédagogie active de type Freinet... Des approches désormais obsolètes ou difficile à développer quantitativement ? Pas si sûr...

J’espère que les exemples cités régulièrement sur ce blog donneront envie aux enseignants de découvrir ces outils pédagogiques.

 

DSCF2587.JPG

courbe ballon"Un ballon pour l'école", un outil pédagogique proposé par le CNES avec Planète Sciences. Une
approche originale pour réaliser un projet scientifique complet. Au delà d'une apparence ludique,
la possibilité pour les élèves de découvrir et de maîtriser des notions et des outils complexes.
Crédit image : Gédéon.

 

Des chiffres et des lettres

Pour l’ensemble de la France métropolitaine et des départements d’outre-mer, en prenant en compte le public et le privé, les prévisions du ministère de l’éducation nationale pour la rentrée scolaire 2011 sont les suivantes :

  • 12 051 100 élèves au total.
  • 6 666 100 élèves (55%) dans le premier degré.
  • 5 385 000 élèves (45%) dans le second degré, répartis entre 3 256 650 collégiens et 2 128 350 lycéens (dont 701 900 lycéens professionnels).
  • 65 093 écoles, collèges et lycées : 53 798 écoles, 7 018 collèges et 4 277 lycées (dont 1 637 lycées professionnels).
  • 840 000 enseignants dont 16000 enseignants stagiaires. 

 

21 juillet 2011 : une rentrée réussie pour la dernière sortie d'Atlantis

Le jeu de mot sur l’atmosphère de la rentrée était tentant…

Le 21 juillet, c’était le dernier vol d’Atlantis et le dernier vol d’une navette spatiale américaine. Ce jour-là, ils n’étaient que quatre à faire leur rentrée : le commandant Chris Ferguson, le pilote Doug Hurleyet les deux spécialistes mission Rex Walheim and Sandy Magnus.

La photo publiée plus haut a donc été prise à partir de la station spatiale internationale. Elle montre la trace de plasma lumineux créé par l’air surchauffé par le frottement du bouclier thermique d’Atlantis lorsque la navette pénètre dans les hautes couches de l’atmosphère, avant son atterrissage en Floride au Centre spatial Kennedy.

Ensuite, le space shuttle est rentré une dernière fois au garage...

 

Atlantis---STS-135---retour.jpg

Après son atterrissage sur la piste du Centre Spatial Kennedy, Atlantis est remorquée jusqu'au
bâtiment où les navettes sont préparées et entretenues (Orbiter Processing Facility).
Crédit image : NASA.

 

Digital-Globe---KSC---STS-135---21-07-2011.jpgImage satellite acquise le 21 juillet 2011 au-dessus du Kennedy Space Centre peu de temps après l'atterrissage de la navette Atlantis. Crédit image : Digital Globe.

 

En savoir plus :

 

 


 

 


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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 14:47

Le 11 juillet, les résultats définitifs du baccalauréat 2011, après l’oral de rattrapage (le deuxième groupe d’épreuves dans le jargon officiel) ont été publiés. La publication de ces résultats marque vraiment la fin de l’année scolaire 2010-2011 et le signal du départ de vacances (méritées !) pour les enseignants et les élèves.

Sur son site internet, le ministère de l’éducation nationale commente ces résultats : pour l’ensemble des baccalauréats, les résultats sont stables par rapport à 2010 avec un taux de réussite de 85,6 %. Dans les détails, on note une hausse des résultats des séries générales et technologiques alors que les résultats du baccalauréat professionnel connaissent une légère régression.

Le taux de réussite dans les séries technologiques atteint 82,3 %. C’est le score le plus élevé jamais obtenu. L’ensemble des spécialités industrielles progresse de 0,5 pt avec 81,5 % de reçus, de même que le tertiaire avec 82,8 % de reçus.

Avec 83,6 % d’admis, les résultats au baccalauréat professionnel baissent de 2,6 points par rapport à 2010 avec néanmoins un nombre de bacheliers professionnels en forte progression (de près de 37 000). Le secteur de la production baisse davantage (-3,2 points) à 81,5 % que le secteur des services (-2,5 points) à 84 %.

En 2011, la proportion d’une génération obtenant le baccalauréat s’établit à 71,6 % contre 65,3 % l’an dernier, chiffre qui n’avait quasiment pas évolué depuis 15 ans. Selon le ministère, cette augmentation historique s’explique par la forte progression des bacheliers de la voie professionnelle.

Le début des vacances d’été est aussi l’occasion de revenir sur deux thèmes déjà abordés sur le blog Un autre regard sur la Terre :

  • L’enquête PISA 2009.
  • Les opérations scolaires de Planète Sciences Midi-Pyrénées.

 

remise-des-prix.jpgEn mai 2011, la remise des prix des rencontres régionales Météo Jeunes à Toulouse. L'occasion
de découvrir Météo France, la Météopole de Toulouse et de rencontrer professionnels et chercheurs.
Crédit image : Gédéon

 

Enquête PISA 2009 : des explications complémentaires par un livreur de PISA

PISA est une enquête menée tous les trois ans auprès de jeunes de 15 ans dans les 34 pays membres de l’OCDE et dans de nombreux pays partenaires. Elle évalue l’acquisition de savoirs et savoir-faire essentiels à la vie quotidienne au terme de la scolarité obligatoire. Les tests portent sur la lecture, la culture mathématique et la culture scientifique et se présentent sous la forme d’un questionnaire de fond. Lors de chaque évaluation, un sujet est privilégié par rapport aux autres. Les premières collectes de données ont eu lieu en 2000, les suivantes en 2003, en 2006 et en 2009. La prochaine collecte est prévue pour 2012.

A la suite de l’article que j’ai écrit en décembre 2010 sur les résultats de l'enquête PISA 2009, Jean-François Rouet m’a fourni quelques explications complémentaires sur les modalités de sélection. Celles-ci sont les mêmes pour les 3 domaines de PISA (sciences, lecture, mathématiques).

  • Les exercices sont initialement proposés en partie par le groupe des organismes à qui l'OCDE a confié la réalisation de l'enquête, et en partie par les pays participants via leurs responsables nationaux. Ces derniers sont chargés d'organiser une remontée de propositions auprès des auteurs potentiels, qui sont le plus souvent des professionnels de l'éducation.
  • Les exercices subissent un premier filtrage par l'organisme chargé de construire le test, sur la base de critères généraux comme la difficulté absolue, la possibilité de corriger objectivement les réponses, les biais culturels, etc.
  • Ensuite, les sujets retenus sont envoyés à tous les pays participants pour validation. Les pays peuvent refuser un sujet au motif par exemple qu'il n'est pas compréhensible dans leur pays ou pour toute autre raison.
  • Les sujets "consensuels" forment une première version de l'évaluation qui est testée sur le terrain dans différents pays auprès de "mini-échantillons". Ces échantillons regroupent tout de même quelques centaines d'élèves. Ce pré-test a lieu environ un an avant l'enquête proprement dite.
  • Enfin, l'organisme responsable passe en revue ces résultats préliminaires et écarte, en concertation avec le groupe d'experts international, les questions trop faciles, trop difficiles, trop biaisés en faveur d'un pays ou d'un groupe de pays, ou sujets à d'autres types de biais ou de défauts (dans la courbe de réponse par exemple). Cela donne le jeu final de questions utilisées dans l'enquête.

En ce qui concerne la question sur le réchauffement climatique, le fait qu'elle soit publiée dans la présentation de l'édition 2009 indique qu'elle n'a pas été utilisée. Elle a pu l'être dans les éditions antérieures, ou bien faire partie d'un ensemble préliminaire et écartée du test final, par exemple parce que certains l'auraient trouvée biaisée. Le fait que les graphiques s'arrêtent en 1990 suggère qu'il pouvait s'agir d'un exercice proposé dans le cadre du premier PISA (2000).

Jean-François Rouet est directeur de recherche au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), au sein de la Maison des Sciences de l’Homme et de la Société (MSHS) de l’Université de Poitiers. Ses recherches portent sur l'apprentissage et l'usage des systèmes d'informations complexes : textes, hypertextes, et autres documents complexes. Il étudie chez l'enfant l'acquisition de connaissances relatives aux documents, et de stratégies de recherche d'informations. Chez l'adulte, il travaille sur les bases cognitives des stratégies expertes de recherche et d'évaluation des informations. Il s'intéresse aussi à l'ergonomie cognitive et à la conception de logiciels pour l'apprentissage. Parmi ses travaux récents, on peut mentionner la conception d'un site Web pour l'entraînement à la compréhension des textes pour les élèves entrant au collège (projet LIRALEC), ainsi qu'un livre sur la compréhension des documents complexes. Jean-François Rouet participe au groupe de travail français de l’enquête PISA.

 

Pratiquer les sciences à l’école : un premier bilan des opérations scolaires de Planète Sciences Midi-Pyrénées pour l’année 2010-2011

Près de 1.600 jeunes de l’école élémentaire au lycée en passant par le collège, sur toute la région Midi-Pyrénées, ont participé cette année aux opérations scolaires de Planète Sciences Midi-Pyrénées. Cela représente plus de 19.000 journées-participants. Notre approche s’appuie sur le développement de projets scientifiques et techniques, adaptés aux programmes scolaires.

Les classes inscrites ont ainsi mené 95 projets sur le thème de l’environnement et du développement durable ou des projets à vocation plus technologique :

  • « Un autre regard sur la Terre » : l’outil spatial au service de l’environnement.
  • « Météo et Climats » : mesure des phénomènes météorologiques et climatiques.
  • « L’eau : le sang bleu de la Terre » : la qualité de l’eau et la gestion de la ressource en eau.
  • « La qualité de l'air » : un diagnostic de l'air que l'on respire.
  • « Les Défis Solaires Midi-Pyrénées » : la conception de mini-véhicules électriques se déplaçant grâce à l'énergie solaire.
  • « Trophées de robotique » : la réalisation d’un robot filoguidé pour relever le défi lancé aux participants.
  • « Un Ballon Pour l’Ecole » : la réalisation d’une nacelle de ballon stratosphérique pour la photographie aérienne ou l’étude de l’atmosphère.
  • « Une Fusée au Collège » : la construction d’une mini-fusée avec un système d’éjection de parachute.
  • « Collège et Lycée de nuit » : un travail d’observation expérimentale en astronomie.
  • « Arpenter l'Univers » : la découverte des principes de l'astronomie par l'expérimentation directe et l'observation du ciel.

F3.jpgLa maison des sciences, les locaux de Planète Sciences Midi-Pyrénées à Ramonville Saint-Agne (31) :
une formation à l'utilisation pédagogique des images satellites pour les enseignants et les animateurs.
Un outil concret et motivant pour l'apprentissage des sciences à l'école. Crédit image : Gédéon

 

Les établissements scolaires menant ces projets couvrent l’ensemble des départements de la région Midi-Pyrénées.

Le rôle de Planète Sciences Midi-Pyrénées consiste en particulier à proposer les opportunités de projet et le cadre méthodologique de travail, d’apporter si nécessaire un support matériel, d’assurer le suivi régulier de l’avancement des projets avec les enseignants et d’organiser les évènements permettant la valorisation des résultats (campagne de lancement, Rencontres Météo Jeunes, Défis Solaires, Trophées de robotique, etc.)

Sur le plan pédagogique, l’enseignant reste le seul maître à bord et exploite avec ses élèves le potentiel des outils proposés : approche expérimentale, démarche de projet, travail en équipe. Planète Sciences propose également des opérations de plus courte durée sous forme d’ateliers et de mini-stages.

Les opérations scolaires de Planète Sciences Midi-Pyrénées sont possibles grâce aux partenariats avec la région Midi-Pyrénées, le CNES, la ville de Toulouse, Météo France et l’Europe.

 

En savoir plus :

 

 


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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 11:13

Même jour, même heure… Dimanche 29 mai, à 14 heures : départ de la course

Défis solaires 2011 - Planète Sciences - Affiche

A Monaco, c’est le départ du 69ème grand prix de F1. L'Allemand Sebastian Vettel, champion du monde en titre, prendra le départ en pole position au volant de sa Red Bull, devant Jenson Button et Mark Webber.

1'13"556 pour une boucle de 3,34 kilomètres sur un circuit étroit avec des virages serrés et des épingles à cheveux. Une vitesse de plus de 163 km/h en moyenne sur un tour… C’est le record absolu.

A Toulouse, le circuit ne fait que 160 mètres et cela va beaucoup moins vite : environ 30 secondes, soit 20 kilomètres/heure de moyenne, pour le meilleur tour dans la course d’endurance du samedi 28 mai. C'est l'édition 2011 des défis solaires.

Même ambiance dans les stands, même passion des équipes et des pilotes… La grande différence, c’est l’objectif à atteindre : à Toulouse, le défi est de construire et de faire courir des véhicules à énergie solaire, en optimisant les performances avec une consommation minimale.

 

Les défis solaires : un défi à pour les scolaires

Pour la septième année consécutive, Planète Sciences Midi-Pyrénées et Délires d’Encre, en partenariat avec le Lycée Déodat de Séverac et la Cité de l’espace, organisent du 27 au 29 mai 2011les Défis Solaires à la Cité de l'Espace. Pour les Défis Solaires 2011, 14 projets des lycées techniques de la région Midi-Pyrénées, 12 projets de collèges, 32 projets d’écoles élémentaires, 18 projets de centres de loisirs et 16 projets d’individuels ou de grandes écoles sont attendus. Ce sont ainsi 92 équipes qui se sont engagées dans l'étude et la réalisation de véhicules radiocommandés utilisant exclusivement l'énergie solaire pour fonctionner !

La mairie de Toulouse, la Région Midi-Pyrénées, l’Union Européenne (fonds FEDER), le CNES et la société Tenum apportent un soutien financier ou logistique à l’organisation des défis solaires.

Dimanche 29, à 14 heures ce sont les voitures des concurrents individuels et des équipes des grandes écoles qui prendront le départ de la course d’endurance de 4 heures.

 

Defis-solaires-2011---Depart-course-lycees-techniques.jpgSamedi 28 mai : les véhicules et les équipes sur la ligne de départ pour la course d'endurance des lycées
techniques. C'est parti pour 4 heures... Crédit image : Gédéon.

 

A Toulouse, technologie spatiale et développement durable

Les concurrents des Défis Solaires doivent résoudre des problèmes que les ingénieurs du secteur spatial rencontrent quotidiennement. Comme la plupart des satellites, les véhicules solaires tirent leur énergie du Soleil. Pour le satellite comme pour ces véhicules, il faut fournir une alimentation à l’aide d’une source d’énergie limitée en puissance et qui n’est disponible en permanence. Il s’agit donc de stocker de l’énergie et de gérer au mieux les échanges entre le générateur solaire (photovoltaïque), la batterie et les éléments consommateurs d’énergie, tout au long de la course, à plat ou dans les montées qui demandent plus de puissance.

Une différence importante complique encore la stratégie de course dans le cas du modèle réduit : les caprices de la météo avec un ciel parfois nuageux, imprévisible au moment de la conception des véhicules, doivent être pris en compte : il faut que ceux-ci tournent pendant 4 heures. En plein soleil, l’échauffement des cellules peut amener une perte importante de rendement. Sous les nuages, les véhicules peuvent manquer de puissance dans les parties inclinées du circuit…

Les jeunes concepteurs de véhicules doivent également prendre en compte de multiples contraintes : taille limitée du véhicule, particularités de la piste, durée de l’épreuve, autant de difficultés qui imposent une véritable démarche de projet pluridisciplinaire en équipe, comme dans le cas d’un programme spatial.

Les participants s’engagent ainsi sur une durée de près d’un an dans un véritable projet alliant recherché de performance et efficacité dans plusieurs domaines technologiques: mécanique, informatique, électricité,… C’est très enrichissant sur le plan pédagogique !

 

Le village solaire, pour en connaître un rayon sur les capteurs solaires ou les vélos électriques… Rayon de soleil ou rayon de bicyclette

Les Défis Solaires sont aussi l’occasion de présenter les utilisations de l’énergie solaire et des énergies renouvelables dans la vie quotidienne avec des animations pédagogiques, des présentations de matériels et d’équipements. Sont notamment présents pour l’édition 2011, la société Autan Solaire, la société Batisolar, Solagro, l’espace Info énergie de la Haute-Garonne, le lycée des métiers de Samatan, Honda avec un véhicule hybride…

 

Defis-solaires-2011---Presention-vehicule-metiers-de-l-.jpg

Présentation du prototype de véhicule solaire du lycée des métiers de l'industrie de Samatan.
Crédit image : Gédéon.


Defis-solaires-2011---Autan-Solaire.jpg

Présentation de matérriel, conseils et explications sur le stand de la société Autan Solaire. Superbe cadeau
pour les vainqueurs de la course des lycées techniques : une responsable d'Autan Solaire a remis des lots de
cellules solaires. Une incitation à revenir avec des nouveaux véhicules encore plus performants.
Crédit image : Gédéon.

 

Retour en images sur les courses, les animations et l’ambiance des défis solaires (journées de vendredi et samedi)…

Défis solaires 2011 - Tableau temps pilotage Défis solaires 2011 - Charge batterie avant course d'endur Défis solaires 2011 - Controle charge batterie
Défis solaires 2011 - Centres de loisirs Défis solaires 2011 - Course primaires vendredi
Défis solaires 2011 - Epreuve de pilotage Défis solaires 2011 - Jury centres de loisirs
Défis solaires - Bénévoles et organisateurs Défis solaires 2011 - Podium course des lycées

De haut en bas et de gauche à droite : 1) les commissaires de courses et le tableau de résultats après
la première manche de pilotage. 2) Charge des batteries par les panneaux solaires avant la course d'endurance. 3) Contrôle de dernière minute : est-ce que la charge est correcte ? 4) Présentation des
véhicules réalisés par les centres de loisirs. 5) L'épreuve des écoles primaires : de plus en plus de participants. 6) L'épreuve de pilotage : aller vite mais savoir manoeuvrer en slalom... 7) Les jeunes d'un centre de loisirs défendent leur projet devant les membres du jury. 8) l'équipe des organisateurs et des bénévoles : Planète Sciences Midi-Pyrénées, Délires d'encre, Lycée Déodat de Déverac et les
enseignants qui travaillent le week-end ! 9) Le podium de la course des lycées techniques. Cliquer
sur les images pour les voir en plus grande taille. Crédit images : Gédéon

 

D'autres photographies seront prochainement mises en ligne sur le site de Planète Sciences, sur Flickr et sur Picasa. Si vous avez participé aux défis solaires, n'hésitez pas à poster un commentaire pour nous signaler vos meilleures photographies.

 

En savoir plus :

 

Suggestions d'utilisations pédagogiques en classe :

  • Proposer à votre classe de participer à l'édition 2012 des défis solaires. A l'école primaire, au collège, au lycée... Contacter Planète Sciences Midi-Pyrénées ou la délégation de Planète Sciences dans votre région.
  • Travail en classe sur les capteurs solaires (conception, fabrication) ou sur des expériences permettant d'optimiser le choix des matériaux (couleur du capteur, double ou simple vitrage, etc.)

 

 


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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 00:18

Ciel en Fête ? c’était le week-end dernier à la Cité de l’espace à Toulouse.

Affiche---Ciel-En-fete-2011.jpg

Pour le grand public, les astronomes amateurs et les professionnels, des activités et animations variées : spectacles et animations, ateliers pratiques et ludiques, salon professionnel, conférences, tables rondes, séances de Planétarium, observations du ciel,… Après une première expérience réussie en 2009 au moment de l’année mondiale de l’astronomie, les associations organisatrices ont remis cela en 2011

L’opération est organisée par l’association RAMIP, Rencontres Astronomie et Espace en Midi-Pyrénées, un collectif d’acteurs de la culture scientifique et technique, au sein duquel Planète Sciences Midi-Pyrénées joue un rôle très actif.

Tous les deux ans, un rendez-vous incontournable pour les amateurs d’astronomie

Les ingrédients qui ont fait le succès de la première édition de Ciel en Fête sont toujours là :

  • des conférences sur des thématiques astronomiques d’actualité (exploration planétaire, univers froid et lointain, soleil, exo-planètes),
  • des animations tout public pour faire de Ciel en Fête une occasion de sortie en famille,
  • des stands de présentation de matériel astronomique,
  • des expositions, avec en vedette en 2011, la présentation de Planck,
  • sans oublier la grande soirée d’observation sur la place du Capitole avec extinction des éclairages publics.


Fédérer les acteurs du domaine, Initier et sensibiliser le jeune public aux sciences et à l’observation du ciel, Promouvoir notre région et ses savoir-faire dans le domaine de l’astronomie et de l’espace : trois objectifs complémentaires

L’objectif de Ciel en Fête est d’abord de faire travailler ensemble les associations et les porteurs de projets, pour proposer une grande variété d’activités et d’événements, destiné à tout type de public.

Les animations et activités proposées sont un moyen privilégié pour attirer et intéresser le jeune public.

L’organisation d’un tel évènement contribue enfin à renforcer la place de Midi-Pyrénées, comme région d’excellence dans les domaines de l’astronomie et de l‘espace, en France et à l’étranger.

L'opération Ciel en Fête est organisée avec le soutien de la Cité de l'espace, de la ville de Toulouse, de la région Midi-Pyrénées, de l'IRAP, du CNES et d'Astrium.

 

Ciel-en-Fete---Planete-Sciences---Construis-ton-satellite.jpgToujours beaucoup de succès pour l’atelier « Construis ton satellite » proposé par Planète Sciences Midi-Pyrénées. Une maquette très facile à construire par les plus jeunes mais surtout l’occasion de
se poser des questions sur les missions et l’anatomie d’un satellite. Crédit image : Gédéon.

 

Ciel-en-Fete---Planete-Sciences---materiel-astronomie.jpgPour les passionnés d’astronomie, beaucoup de matériel à découvrir et essayer.
Crédit image : Gédéon.

 

Planck, à la recherche du rayonnement qui se planque…

Trouver un rayonnement invisible, émis dans le domaine infrarouge et millimétrique essentiellement, baigne le cosmos entier dans une « douce chaleur » de… -270,42 °C, soit 2,73 degrés seulement au-dessus du zéro absolu (-273,15 degrés Celsius, soit 0 K) : telle est la mission de Planck.

Il s’agit pour les astronomes européens d’étudier l’origine de l’Univers, de reconstituer son histoire, au plus loin qu’il est possible d’observer, c’est à dire à près de 13,7 milliards d’années dans le passé… En remontant suffisamment tôt dans l’histoire du cosmos, il est possible de l’observer lorsqu’il était encore dense et chaud : le ciel actuel garde la trace de ce passé brûlant, sous la forme d’un très faible rayonnement, dit cosmologique, appelé aussi « rayonnement fossile ».

 

En juillet 2010, une première carte du ciel vu par Planck

 

PLANCK_FSM_03_Black.jpgLa première carte complète du ciel produite par le télescope spatial Planck.
Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA) - Consortium LFI et HFI

 

Quelques explications au sujet ? Le disque de notre galaxie s’étire au centre de l’image. Très spectaculaires, les filaments de poussière froide présents au-dessus et en dessous de la voie lactée : Planck a détecté de nombreuses zones où des étoiles sont sur le point de naître ou entament leur cycle de développement.

L’arrière-plan moucheté, en haut et en bas de l’image, correspond au rayonnement du fond cosmologique hyperfréquence (CMBR), la plus ancienne lumière émise par l’Univers, issue du Big Bang, la grande explosion d’où notre Univers a émergé il y a 13,7 milliards d’années.

Alors que la Voie lactée montre à quoi ressemble notre Univers proche à l’heure actuelle, les hyperfréquences sont les témoins de sa création, avant que n’existent les étoiles ou les galaxies. Les différentes couleurs correspondent à d’infimes différences de température et de densité de matière dans le ciel. Pour une raison ou pour une autre, ces petites irrégularités se sont transformées en régions plus denses qui ont donné les galaxies que nous connaissons aujourd’hui.

 

Planck, en résumé : l’observatoire microonde du ciel profond

  • Projet de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), nommé en hommage au physicien allemand Max Planck (1858-1947), prix Nobel, qui faisait preuve d’une grande constante… En 1899, il a expliqué la façon dont un corps à l’équilibre thermique émet un rayonnement.
  • Lancement : le 14 mai 2009 par une fusée Ariane 5 depuis Kourou. A bord se trouvait également Herschel, le télescope spatial infrarouge de l’ESA.
  • Position : à 1,5 million de kilomètres de la Terre, dans la direction opposée au soleil, en orbite autour du second point de Lagrange (L2). L’orbite suit une courbe de Lissajous.
  • Masse au lancement : environ 1,9 tonne.
  • Dimensions : 4,2 mètres de hauteur et 4,2 mètres de diamètre.
  • Instruments et télescope : un télescope présentant une ouverture de 1,5 mètre, concentrant les émissions radio du ciel sur deux détecteurs, un à basse fréquence, un autre à haute fréquence. Ensemble, ils mesurent la température du CMB et détectent les régions plus chaudes ou plus froides. Un système de refroidissement cryogénique maintient les détecteurs à une température proche du zéro absolu (Planck est plus froid que le vide spatial !)
  • Bandes spectrales : les instruments de Planck couvrent le spectre des microondes à l’infrarouge liontain (de 0,35mm à 1 cm de longueur d’onde en 9 bandes).
  • Durée de vie : 4 cartographies de l’ensemble du ciel jusqu’en novembre 2011 puis encore une année d’exploitation de l’instrument à basse fréquence.
  • Planck est la troisième mission de ce type, après les projets américains COBE (1992) et WMAP (2003).

 

HighresolutionPlanckFrontView.jpgVue d'artiste de Planck en orbite. Crédit image : Agence Spatiale Européenne


En savoir plus :

 

 

 

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 16:27

Les plans climat du Grand Toulouse, du Sicoval ou de la région Midi-Pyrénées ont déjà été évoqués à plusieurs reprises sur le blog Un autre regard sur la Terre, comme dans cet article sur la semaine du développement durable.

La Communauté urbaine du Grand Toulouse et la Ville de Toulouse ont lancé le travail sur leur Plan Climat Energie Territorial (PCET) et leur Agenda 21 à la fin de l'année 2010.

L’élaboration de ces plans est une activité importante de l'année 2011.

Il y a deux objectifs principaux complémentaires :

  • L'atténuation : réduire, en fixant des objectifs chiffrés, les émissions de gaz à effet de serre du territoire.
  • L'adaptation : le climat se réchauffera, c'est inéluctable et, selon l'efficacité de l’action contre le changement climatique, l’impact sera plus ou moins important. Le Plan Climat vise aussi à prendre des mesures limitant la vulnérabilité des territoires face à ces évolutions.

Les enjeux et l’avancement du projet vont être présentés et discutés au cours de conférences-débats.

 

Grand-Toulouse---Plan-et-communes.jpg

Savez-vous si votre commune en fait partie ? Un peu de géographie pour fixer les idées :
le Grand Toulouse, c’est quoi ? Extrait d’une carte montrant les communes rattachées.
Crédit image grand Toulouse.

 

Un climat de confiance en associant et en impliquant les citoyens : une série de conférences-débats en mai et juin 2011

Animée par Pierre Radanne, expert du climat, une série de conférences débats est organisée pour présenter la démarche plan climat aux habitants du grand Toulouse : qu'est-ce que le changement climatique ? Quelles sont les solutions à mettre en œuvre au niveau local.

La première conférence-débat a lieu le 11 mai 2011 de 18h30 à 20h00 à l’Union ((La Grande Halle, rue du Somport).

Trois autres sont programmées à Tournefeuille le 12 mai (Le Phare, 32 route de Tarbes), à Balma le 23 mai (Salle des Fêtes, place de la Libération) et à Empalot le 30 juin (Maison des Associations, Salle Niel, 81, rue Saint Roch, Toulouse).

 

Agir localement contre le changement global, des actions à court terme pour préparer le long terme.

Pierre Radanne a participé à toutes les conférences internationales récentes sur le changement climatique : Copenhague, Cancun... Associé aux travaux du plan climat du grand Toulouse, il explique : « Réduire les émissions de gaz à effet de serre de la ville et du territoire de 20% d'ici 2020, révèle-t-il. Si on regarde qui émet le plus de CO2, on s'aperçoit que les familles, les particuliers (avec nos choix de chauffage, de transport, etc.) arrivent en tête, avec 50% des émissions totales. Viennent ensuite les acteurs économiques, pour 30% des émissions totales. En dernier lieu, ce sont les collectivités, communes de base et intercommunalités, qui émettent 20% des émissions. Nous sommes donc obligés d'impliquer tout le monde dans le projet. »

Pour Pierre Radanne, il était primordial d'élaborer un calendrier qui puisse être mis en oeuvre rapidement. « Un plan d'actions immédiat, en se servant de ce qui existe déjà ou qui peut être prêt très rapidement. Puis un plan d'actions plus approfondi, à la fin de l'année. »

 

Des ateliers sur 8 thèmatiques

  • Atelier 1 : Bâtiments (habitat, construction, urbanisme, etc.)
  • Atelier 2 : Mobilités (transport de personnes, tourisme, aménagement, etc.)
  • Atelier 3 : Conommation et écologie urbaine (agriculture, alimentation, eau et déchets, biomasse, flux de matières, etc.)
  • Atelier 4 : Industries (aéronautique, spatial et autres activités industrielles, logistique, etc.)
  • Atelier 5 : Activités tertiaires (bureaux, commerces, artisanat, livraisons de proximité, etc.)
  • Atelier 6 : Cohésion sociale, emploi et solidarités (mixité intergénérationnelle, lutte contre la précarité, santé, etc.)
  • Atelier 7 : Urbanisme, aménagement et biodiversité (préservation des ressources naturelles, gestion des risques, etc.)
  • Atelier 8 : Education et cultures (information, formation, coopération décentralisée).

Un volet de l’agenda 21

Protéger les ressources naturelles, lutter contre la précarité énergétique, adopter des modes de production et de consommation durables... Le Plan Climat du Grand Toulouse constitue le volet énergie renforcé de l'Agenda 21 de la Communauté Urbaine. L’agenda 21, c’est une démarche globale de développement durable.

De plus, le Plan Climat devra également assurer la cohérence avec les autres projets communautaires tels que le PLH, le PADD, les SCOT, etc.

 

Toulouse_SPOT---5-2002_1159.jpgImage de Toulouse acquise par le satellite Spot 5.
Copyright CNES. Distribution Astrium Services / Spot Image

 

En savoir plus :

 

 

 

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 10:09

Vignemale---Baisselance---Avril-2008.jpgLe massif du Vignemale, point culminant des Pyrénées françaises, abrite le glacier de Baysselance.
Photographie prise en avril 2008. Crédit image : Gédéon

 

Cette conférence fait partie du cycle de conférences « Autour d’un micro avec Joël Collado » organisé par la Société Météorologique de France et Météo France.

La chaîne des Pyrénées abrite des glaciers, symbole du paysage de haute montagne. Ce sont les plus méridionaux d'Europe et ils se trouvent ici à la limite de leurs conditions d'existence. Depuis plus d'un siècle, ils connaissent une régression spectaculaire associée au réchauffement du climat. Les photographies anciennes témoignent de ce retrait des glaciers.

Une trentaine de glaciers occupent encore les pentes des plus hauts sommets mais leur superficie totale ne représente plus que 3,5 km².

Serge Planton, Météo France et Pierre René, glaciologue, feront le point sur l’état des connaissances et les prévisions d’évolution.

 

Envisat---Pyrenees---09-04-2011---10h39.jpgLa couverture neigeuse dans les Pyrénées vue par l'instrument MERIS du satellite européen Envisat.
Image acquise le 9 avril 2011 à 10h39 UTC. Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA).

 

L’entrée est libre dans la limite des places disponibles.

 

 

 


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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 12:06
SEMAINE_DU_DEVELOPPEMENT_DURABLE-2011.jpg

« Nous n’héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants » (Antoine de Saint-Exupéry,
citation attribuée)

Une semaine pour changer nos habitudes

Chaque année, c’est du 1er au 7 avril… Encore 3 jours pour y participer en souhaitant que les bonnes résolutions prises s'appliquent encore après la fin de la semaine ! L’objectif de la Semaine du développement durable est de sensibiliser le public aux enjeux du développement durable et inciter chacun à adopter des comportements plus responsables. Au niveau national, régional ou local, de nombreuses initiatives d’associations, d’entreprises, de services publics, de collectivités territoriales ou d’établissements scolaires sont organisées.

 

Le thème de l’année 2011 est « changeons nos comportements », qu’il s’agisse de consommation et des achats responsables, du fonctionnement des entreprises, de la biodiversité et de la protection de l’environnement, de transports, des déchets, de l’habitat.

Evidemment, ce qui se passe en ce moment au Japon avec « la catastrophe qui ne pouvait pas arriver » à la centrale de Fukushima incite également à se poser des questions sur les choix de politique énergétique en France, en Europe et dans le monde.

 

Un enjeu politique ?

Dans son projet pour 2012 présenté officiellement mardi 4 avril, le parti socialiste de « sortir de la dépendance du nucléaire et du pétrole » et de développer les économies d’énergie et les énergies renouvelables, avec « Un nouveau mix énergétique avec rattrapage du développement des énergies renouvelables pour sortir du tout nucléaire et du tout pétrole en 30 ou 40 ans. »

Europe Ecologie propose de « sortir du nucléaire » : « Pour progressivement réorienter sa politique énergétique, la France doit envisager un nouveau modèle de société plus sobre, plus efficace et basé sur les énergies renouvelables. Dès aujourd’hui, il faut stopper la plus vieille centrale nucléaire de France, celle de Fessenheim qui cumule les risques sismiques et d’inondation, et interrompre la construction de l’EPR à Flamanville ».

Pour l’UMP, « Le nucléaire est un élément clé de notre indépendance énergétique puisqu’il assure 80% de notre consommation d’électricité. Quelle est l’alternative au nucléaire aujourd’hui ? Les énergies renouvelables ? Elles sont évidemment une solution d’avenir (selon les objectifs du Grenelle de l’environnement, elles devraient représenter 23% de notre consommation finale d’électricité d’ici à 2020) mais elles ne peuvent à elles seules remplacer l’ensemble de la production nucléaire ! ».

Visiblement, ce sera un des thèmes de la campagne en 2012 mais les enjeux vont bien au-delà… Souhaitons que les acteurs de la culture scientifique, technique et industrielle y apportent leur contribution et permettent aux citoyens de faire un choix éclairé (à basse consommation si possible !) dans un domaine où la qualité de l’information communiquée au public peut visiblement encore beaucoup progresser…

 

Développement durable, quesaco ?

Le terme anglo-saxon est peut-être plus explicite : « sustainable development » ou, en traduction mot à mot, développement soutenable.

L’encyclopédie Wikipédia rappelle la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement des Nations Unies (WCED) dans le rapport Brundtland « Notre avenir à tous », le développement durable est « un mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». Cette notion de développement durable introduit deux concepts :

  • le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à traiter en priorité,
  • les limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir.

L'objectif est de proposer des scénarios viables, équitables et vivables, conciliant les aspects économiques, sociaux, et écologiques des activités humaines à long terme.

Adoptés en 2000 par 189 États, les Objectifs du millénaire pour le développement, recommandent des scénarios construits sur :

  • l’efficacité (techniques plus performantes),
  • la sobriété (utilisation parcimonieuse des ressources),
  • l’utilisation de ressources renouvelables.

Sachant que l’ambition affichée en 2000 étaient d’atteindre ces objectifs d’ici 2015, il va falloir accélérer un peu le mouvement… C’est dur de durer !

piliers du développement durable : social, écologique, économique

Les trois piliers du développement durable : social, écologique et économique.
Crédit image : Gédéon / Planète Sciences Midi-Pyrénées

 

A Toulouse et en région Midi-Pyrénées, du rab pour le durable : penser globalement, agir localement…

La région Midi-Pyrénées, la communauté urbaine du Grand Toulouse et d’autres collectivités comme le SICOVAL ont chacun mis en place des programmes d’animation pour la semaine du développement durable entre le 1et et le 7 avril. Il vous reste quelques jours pour y participer, individuellement ou avec vos élèves.

A Toulouse, c’est en relation directe avec l’adoption du plan climat et de son slogan « Plan climat : on s’y met tous ! » : des expositions, des projections de films, des conférences et des débats, des randonnées pédestres ou en vélo et des animations comme la journée de l’environnement le mercredi 6 avril dans le quartier Empalot, journée à laquelle participe Planète Sciences Midi-Pyrénées (en proposant ses animations « Un autre regard sur la Terre) avec beaucoup d’autres associations.

Pour le SICOVAL, la communauté d’agglomération du sud-est toulousain, c’est « Trionval, le climat dans tous ses états » avec également un programme très varié, où Planète Sciences Midi-Pyrénées intervient également sur le thème de « l’énergie dans l’habitat ». Mentionnons également dans plusieurs villes une exposition sur le bilan carbone du Sicoval, des animations sur les marchés de plein vent et des projections de film, comme par exemple, le mercredi 6, au cinéma Gaumont de Labège, la projection de 2 épisodes de la série animée Les Sauvenature (« De l’eau pour tous » et « Urgence sur la banquise ») ou, à la salle des fêtes de Montgiscart, une soirée ciné-débat avec la projection du film « Un avenir à quel prix » de David Martin sur le réchauffement climatique.

 

GT-Plan-Climat-Programme-12p-HR2-1.jpg trionval_2011_400.jpg

Les deux affiches de la semaine du développement durable pour le Grand Toulouse et pour le Sicoval

 

Espace et développement durable : Envisat, un satellite d’observation qui dure

Quelques mots sur le rôle de l’espace et des satellites d’observation au service de l’environnement et du développement durable ? D’abord, c’est un des objectifs du blog Un autre regard sur la Terre de présenter les différents domaines d’applications. Je vous invite à consulter les différents articles classés par catégorie (agriculture, risques et catastrophes naturelles, changement climatique, développement urbain, forêts et déforestation, océans, gestion de l'eau, etc.)

En bref, les satellites sont une source d’information qui permet de :

  • comprendre les phénomènes en jeu et prévoir leur évolution (dans ce cas, la science et les scientifiques sont les utilisateurs : niveau de la mer, diminution des calottes glaciaires, etc.),
  • constater l’état réel de la planète et l’évolution de notre environnement (déforestation, développement urbain, évolution de l’occupation des sols, etc.),
  • surveiller ou contrôler les activités humaines légales ou illégales (pratiques agricoles, pêche, déforestation, pollutions en mer, etc.),
  • évaluer l’impact des décisions politiques (trou dans la couche d’ozone, émissions de gaz à effet de serre),
  • apporter un support à l’aide d’urgence en cas de catastrophe majeure (inondations, incendies, tremblements de terre, etc.)
  • et, « last but not least », pour le grand public, jouer un rôle de sensibilisation et de prise de conscience des enjeux et des impacts.

Les satellites ne prennent pas les décisions à notre place mais les images qu’ils fournissent apportent une information souvent irremplaçable (globale, répétitive, objective, accessible à distance) pour se poser les bonnes questions et prendre des décisions en connaissance de cause. Ce sont les satellites, avec désormais des archives d’images remontant à plus de 40 ans, qui ont permis de comprendre ou de percevoir l’importance de phénomènes comme le trou dans la couche d’ozone, l’élévation du niveau de la mer ou le mécanisme El Niño (avec la série de satellite d’altimétrie spatiale), l’ampleur et l’extension de la déforestation de la forêt amazonienne.

Modele DPSIR - Environnement et rôle des satellites d'observation

Illustration du rôle des satellites d'observation au service de l'environnement. On utilise ici le modèle
DPSIR défini par l'Agence Européenne de l'environnement (EEA) pour décrire les interactions entre
la société et l’environnement. Crédit image : Gédéon


Je profite de cet article pour un clin d’œil au satellite européen Envisat, un des satellites dont je publie régulièrement des images sur le blog Un autre regard sur la Terre. Lancé le 1er mars 2002 depuis Kourou par Ariane 5, Envisat avait sur le papier une durée vie nominale de 5 ans. Descendant des satellites ERS-1 et ERS-2, il vient de fêter en mars 2011 ses 9 ans en orbite en fonctionne toujours. Un développement durable…

D’une masse de 8,2 tonnes au lancement, ENVISAT embarque dix instruments d’observation couvrant des longueurs d’onde 0,2 µm à 10 cm. C’est le plus grand satellite d’observation construit en Europe, réalisé sous la maîtrise d’œuvre d’Astrium pour le compte de l’Agence Spatiale Européenne. A partir de l’année 2013, dans le cadre du programme GMES (Global Monitoring for Environment and Security), de nouveaux satellites plus petits, avec des missions plus spécialisées, prendront le relais d’Envisat : ce sont les satellites « Sentinel »…

J’utilise souvent les images fournies par le capteur MERIS du satellite Envisat. Voici aujourd’hui une image récente provenant du radar ASAR. L’image publiée ici a été acquise dans le mode dit « Wide Swath Mode » (WSM) ou champ large. La résolution est moyenne (150 mètres) mais un seul passage permet de couvrir une zone de plus de 400 km de fauchée, en s’affranchissant de la couverture nuageuse. L’exemple ci-dessous montre ainsi pratiquement la totalité de la chaîne des Pyrénées.

 

Envisat---ASAR---Midi-Pyrenees---30-03-2011---10h11---RR4.jpgImage acquise par le radar ASAR du satellite Envisat en mode « Wide Swath » le 30 mars 2011 à
10h11 UTC. La résolution de l’image publiée ici est réduite d’un rapport 4 par rapport à l’image originale. Crédit image : Agence Spatiale Européenne.

 

Je reviendrai dans un prochain article sur la lecture des images Radar qui sont assez inhabituelles pour un œil humain qui fonctionne, comme le satellite Spot, avec un principe d’observation passive : notre œil « voit » la lumière solaire réfléchie par les objets alors que le radar emporte sa « source d’éclairage », en l’occurrence un signal électromagnétique en « bande C » à 5,33 GHz (5,6 cm de longueur d’onde, au milieu de la bande C). Pour cette raison, il peut voir la nuit et à travers les nuages.

Evidemment, l’œil humain doit être éduqué avant de pouvoir interpréter des images Radar : voyez par exemple comment apparaissent les montagnes de la chaîne des Pyrénées. C’est assez différent des cartes en relief que vous avez l’habitude de voir. On localise assez facilement les zones urbaines qui apparaissent plus clair, comme Toulouse, Pau, Tarbes, Carcassonne, Narbonne ou Perpignan, et de l’autre côté des Pyrénées, Barcelone, Lleida ou Saragosse.

J’ai également extrait deux zones en pleine résolution, illustrant à mon avis deux sujets en relation avec le développement durable :

  • Sur le thème du développement urbain, une zone centrée autour de Toulouse, où on distingue la Garonne, la zone de l’aéroport de Blagnac, la forêt de Bouconne à l’ouest dont la texture contraste avec le parcellaire agricole environnant.
  • Sur le thème de la gestion de l’eau, en Espagne, une partie du cours de l’Ebre, la traversée des gorges de la chaîne catalane et son delta en Catalogne, une des zones humides les plus importantes d’Europe, avec une riziculture intensive et le parc naturel du delta de l’Ebre, entre Tarragone et Valence.
Envisat---Extrait-ASAR---Midi-Pyrenees---30-03-2011---10h11.jpg Envisat---Extrait-ASAR---Catalogne---30-03-2011---10h11---F.jpg

Deux extraits en pleine résolution de l’image ASAR acquise le 30 mars 2011 par le satellite Envisat.
A gauche, les environs de Toulouse. A droite, le fleuve Ebre en Espagne. Cliquer sur les images pour
les afficher en plein format. Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA).

 

En savoir plus :

 

Suggestions d’utilisations pédagogiques en classe :

  • Participer aux animations proposées dans le cadre de la semaine du développement durable.
  • Organiser dans votre établissement scolaire une programme pédagogique autour du développement durable ou, plus ambitieux, une action « Agenda 21 » (voir les détails sur le site portail des agendas 21).

 

 

 

 

 

 

 

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 22:31

C’est suffisamment rare pour que cette initiative soit saluée : une grande foire commerciale met en vedette l’espace et le cosmos. C’est à Lyon et cela se termine aujourd'hui… Si vous êtes sur place, allez-y : cela vaut le coup. Pas aussi grand que l’espace cuisines et salles de bain mais une surface néanmoins très importante (plus de 3500 m2) est réservée depuis le 18 mars à cette exposition exceptionnelle intitulée « Un œil dans le cosmos ».

foire-de-lyon-2011

C’est même l’espace qui est le thème central de la foire de Lyon et de son affiche.

J’ai eu la chance de m’y rendre dimanche en marge de l’assemblée générale de Planète Sciences qui se tenait ce week-end au planétarium de Vaux-en-Velin et j’ai été impressionné par la qualité de cette exposition avec des maquettes spectaculaires et des ateliers proposés au public venu en nombre. Preuve qu’on peut intéresser le grand public aux sciences et techniques, même dans une foire commerciale, avec des moyens de qualité.

 

Foire-de-Lyon---Spatiobus---CNES.jpgA la foire de Lyon, le responsable du Spatiobus du CNES face au grand public. Achetez ma fusée...
Crédit image : Gédéon / Planète Sciences Midi-Pyrénées


Un autre regard sur la Terre jette un œil dans le cosmos…

En jetant « un œil dans le cosmos », les visiteurs peuvent voir :

  • Exposition « A des années lumière » : la Terre est-elle ronde ? Qu’est-ce que la lumière ? De quoi est composé l’espace interstellaire ? Que signifie la précession des équinoxes ?
  • Exposition « Planètes » : sur 250 m2, des panneaux et des bornes multimédias abordent le thème des planètes sous différents angles : histoire des systèmes stellaires, le système solaire, la vie… ailleurs, environnements spatiaux et atmosphères.
  • Un planétarium pour comprendre, explorer notre système solaire, et apprendre à reconnaître les constellations.
  • Une exposition de maquettes et d’objets spatiaux : le télescope du satellite Spot 4 et une grande maquette de Spot 5, des maquettes de lanceurs Diamant, Ariane 4 et 5, Soyouz, la station MIR, la station spatiale internationale et Spoutnik, des scaphandres de cosmonautes
  • Exposition Planck HFI : Un regard vers l’origine de l’univers… le projet Planck a pour objectif de mesurer avec grande précision un certain rayonnement présent dans l’Univers, le rayonnement fossile. Il s'agit du rayonnement le plus ancien qui ait été émis dans l'Univers. Son observation est essentielle en astrophysique car elle permet de reconstituer avec précision le contenu ainsi qu'une grande partie de l'histoire de l'Univers. Les visiteurs ont la possibilité de voir les premières images de Planck et venir comprendre quelles prouesses technologiques ont été nécessaires pour mettre en œuvre cette mission. Le capteur LFI (low frequency instrument) mesure le rayonnement cosmique très finement entre 30 et 100 GHz (la partie haute des hyperfréquences). L’instrument à haute fréquence (HFI) travaille entre 100 et 900 GHz, le domaine de l’infrarouge très lointain.
  • Beaucoup d’images : provenant des satellites observant la Terre (Spot bien sûr) mais aussi des missions Apollo et des premiers pas sur la Lune.

Foire-de-Lyon---observation-terre---CNES.jpg

Un regard sur la Terre avec les images des satellites Spot.
Crédit image : Gédéon / Planète Sciences Midi-Pyrénées

 

Un cycle de conférences est également proposé par des scientifiques et des spécialistes à tous ceux qui veulent approfondir leurs connaissances.

Le Spatiobus du CNES est présent sur place et son équipe d’animateurs de Planète Sciences Midi-Pyrénées, venus spécialement de Toulouse et de Planète Sciences Rhône. Des ateliers de découverte de l’espace spécialement conçus pour les enfants ont été proposés durant les deux week-ends de la Foire quiz, fusée à air, construction de satellites, nacelle d’observation de la Terre NOTE…

L’ESA, le CNES, la communauté des villes Ariane, la Cité des sciences et de l’industrie, la Cité de l’espace, le planétarium de Vaux-en-Velin, la Maison d’ailleurs ont déployé des moyens importants pour cette exposition.

Une autre partie de l’exposition est consacrée à « L’Espace dans la science-fiction », à l’imaginaire et aux personnages « venus d’ailleurs »… Au programme, entre autres, une exposition dédiée à l’évolution de la science-fiction à travers les BD et les films, une boutique spatiale et une librairie scientifique.


Foire de Lyon - instrument Spot HRV Foire de Lyon - Atelier construis ton satellite - Planete S

L'instrument HRV (Haute Résolution Visible) du satellite Spot et l'atelier "Construis ton satellite" : une maquette très simple à construire par les jeunes et l'occasion de se poser toutes les questions sur
l'anatomie du satellite. Crédit image : Gédéon / Planète Sciences Midi-Pyrénées.

 

Une foire aux questions… où il est question d'espace : « Comment ça marche ? » et « A quoi ça sert ? »

"Questions d'espace" : cette exposition a été conçue et réalisée par le CNES. Elle est constituée de 23 panneaux construits selon le même principe : un sujet général, une question d'enfant qui introduit le sujet, un texte qui apporte de l'information en complément des illustrations, un encadré qui rappelle le message clé du thème.

Les panneaux sont complétés par douze manipulations interactives et des pistes pour l'organisation d'ateliers en classe. Une version au format pdf de cette exposition est téléchargeable (voir les liens « en savoir plus »).

 

CNES---Questions-espace---Observer-la-terre.jpgExemple de panneau de l'exposition "Questions d'espace", celui consacré à l'observation de la Terre.
Crédit image : CNES


En savoir plus :

 

Suggestions d’utilisations pédagogiques en classe :

  • Visiter le planétarium de Vaux-en-Velin avec une équipe d’animation passionnante et profiter des activités proposées aux élèves.
  • Imprimer les panneaux de l’exposition du CNES « Questions d’espace » au format A3 et l’utiliser dans la classe ou dans l’école pour une semaine sur le thème de l’espace.
  • Utiliser les activités espace proposées par Planète Sciences et ses délégations régionales.

 

 

 

 

 

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Présentation

  • : Un autre regard sur la Terre
  • Un autre regard sur la Terre
  • : Les satellites d'observation de la Terre au service de l'environnement : images et exemples dans les domaines de l'environnement, la gestion des risques, l'agriculture et la changement climatique. Et aussi, un peu d'espace et d'astronomie, chaque fois que cela suscite questions et curiosité...
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A Propos De L'auteur

  • Gédéon
  • Ingénieur dans le domaine de l'observation de la Terre.
Bénévole de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées
  • Ingénieur dans le domaine de l'observation de la Terre. Bénévole de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées

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