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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 22:53

C’est le titre de la nouvelle conférence-débat organisée en partenariat avec la SMF-Météo et climat Midi-Pyrénées et Météo-France à la Cité de l’espace le jeudi 14 février 2013.

Cette conférence fait partie du cycle « Autour d'un micro avec Joël Collado » animé par… Joël Collado, prévisionniste sur les ondes de Radio France et président de Météo et Climat - Société Météorologique de France Midi-Pyrénées et toujours volontaire pour participer aux Rencontres Météo-Jeunes avec Planète Sciences Midi-Pyrénées. Ces conférences sur le climat, la prévision et l'atmosphère sont destinées à un large public.

 

ISS---Expedition-24---Terre---Atmosphere---Lune---iss024e0.jpgLa Terre, la fine couche d’atmosphère qui la protège et un dernier quartier de Lune. Photographie
prise le 4 septembre 2010 par l’équipage de l’expédition 24 à bord de la Station Spatiale
Internationale. Crédit image NASA

 

Jeudi, c’est Pierre Baüer, Président du Bureau des Longitudes, qui aura toute latitude pour nous faire découvrir un nouveau sujet, en l’occurrence les fluctuations de la rotation de la Terre. La vitesse de rotation de la Terre ainsi que son axe de rotation subissent en effet des fluctuations causées par :

  • L'interaction de la terre solide avec ses « enveloppes fluides », l'océan et l'atmosphère.
  • L'activité interne de la Terre, en particulier la convection dans le noyau de la Terre.
  • L’action de la Lune et du Soleil.

Ces faibles perturbations de la vitesse de rotation ainsi que du mouvement du pôle géographique sont observées depuis les années 1970 grâce à des moyens astrométriques de plus en plus précis : tirs laser sur la Lune, interférométrie à très grande base (VLBI pour Very Long Baseline Interferometry en anglais), systèmes de navigation par satellite (comme GPS ou DORIS). En France, c’est le Service international de la rotation de la Terre à l’Observatoire de Paris qui est chargé de les mesurer et de les répertorier.

L'association des mesures astrométriques avec les données du Centre européen de prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT ou ECMWF pour European Centre for Medium-Range Weather Forecasts), installée en Grande-Bretagne à Reading, permettent de déterminer très précisément la part due à l'atmosphère.

 

Bureau-des-longitudes---Conference-Pierre-Bauer---Variatio.png Mouvement-des-poles---Axe-de-rotation-de-la-Terre---IERS--.png

Comparaison des variations de la durée du jour entre 2009 et février 2013 obtenues à l’aide de
mesures astrométriques (en rouge) et à l’aide d’observations météorologiques (en bleu) et
mouvement de l’axe des pôles (exprime en mas, millième de seconde d’arc).
Source : IERS / Observatoire de Paris

 

Atmosphère… Atmosphère…

A court terme, à l'échelle de quelques années, c’est l’atmosphère qui joue un rôle prépondérant. Sur le long terme, la dissipation des marées océaniques conduit à un éloignement inexorable de la Lune (3,8 cm par an) et à une diminution de la vitesse de rotation de la Terre.

Après une présentation de l'ensemble des facteurs, y compris astronomiques, agissant sur la position de l'axe de rotation de la Terre et sur la vitesse de rotation de la Terre, Pierre Bauer mettra l'accent sur le rôle des enveloppes fluides et, en particulier, celui de l'atmosphère météorologique.

 

Pratiquement, quels impacts ? Retour sur UTC, UT1 et TAI

Le temps universel coordonné (UTC) et le Temps Atomique International (TAI) ont été évoqués récemment sur le blog un autre regard sur la Terre dans l’article présentant l’anaglyphe de la Mecque :

  • Le Temps Atomique International (TAI) est l'échelle de temps atomique élaboré par le Bureau International des Poids et Mesures (BIPM) au Pavillon Breteuil à Sèvres, à partir d'un parc de plusieurs centaines d'horloges atomiques réparties dans le monde. Le temps des horloges atomique repose sur le rayonnement électromagnétique lié à une modification interne aux atomes de Cesium. Ces horloges ont été développées à partir de 1955 et le TAI a remplacé la rotation de la Terre comme base du temps international à partir de 1972: son intervalle unitaire est exactement une seconde du système international d'unité (SI) au niveau de la mer. Le temps TAI est un million de foix plus stable que le temps UT1.
  • Le Temps Universel UT1 est le temps de l'horloge Terre qui effectue une rotation autour de son axe en à peu près 24 heures. Il a des instabilités à court terme de l’ordre de 10-8 : la durée du jour augmente lentement (de 2 millisecondes par siècle). La détermination de UT1 est déduite des observations VLBI, avec également des méthodes satellitaires pour les variations rapides.
  • Le Temps Universel Coordonné (UTC), parfois encore appelé à tort GMT, est la référence de temps de toutes les activités dans le monde. C'est un compromis entre le temps atomique très stable et la rotation irrégulière de la Terre.

A cause des perturbations mentionnées plus haut, un tour de la Terre sur elle-même en août est plus court d'une à deux millisecondes qu'un tour en février. L'échelle de temps déduite de la rotation de la Terre, le temps universel (UT1) présente donc des irrégularités par rapport au Temps Atomique International.

En adoptant le temps TAI, on a aussi décidé que l'unité de temps de l'échelle UTC serait la seconde de TAI. Mais on a aussi voulu éviter que UTC s'éloigne trop du temps de la rotation de la Terre. On a donc défini la règle suivante : le temps UTC, tout en se déroulant selon la seconde TAI, serait décalé d'une seconde chaque fois que nécessaire, de façon à éviter que sa différence avec UT1 n'excède pas 0,9 seconde.

 

Vous suivez toujours ?

Pour que cet écart soit respecté, on corrige assez fréquemment UTC par des ajouts de seconde à des instants bien définis. Depuis l'instauration de cette règle en 1972, on a dû ajouter 25 secondes à UTC. Les ajouts sont effectués le 1er janvier ou le 1er juillet à 0 heure. La dernière seconde supplémentaire a été ajoutée le 1er juillet 2012. C’est le Centre de la rotation de la terre du Service International de la Rotation Terrestre et des Systèmes de référence (International Earth Rotation and reference systems Service, IERS), situé à l'Observatoire de Paris, qui prend ces décisions.

 

Pierre Baüer, Président du Bureau des Longitudes

Pierre Baüer est ingénieur de l’Institut National Polytechnique de Grenoble (1964) et titulaire d’un doctorat de l’Université du Michigan (PhD 1968). Recruté au CNRS en 1969, il a exercé son activité successivement au Centre national d’études des télécommunications (1969-1984), au Service d’aéronomie du CNRS (1985-1994), au CESBIO, le Centre d’études spatiales de la biosphère (1995-1998), au LEGOS, le baboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS) (1999-2004) et à Météo-France comme directeur adjoint de la recherche.. Il est membre de l’Académie de l’Air et de l’Espace. Il a été trésorier (2006-2007) puis secrétaire général (2007-2010) de la Société Météorologique de France. Ses recherches ont concerné, dans une première phase, l’étude expérimentale de l’ionosphère, des phénomènes auroraux et de la thermosphère grâce à la technique de la diffusion incohérente des ondes électromagnétiques par l’ionosphère. Elles ont évolué ensuite vers la télédétection des couches denses de l’atmosphère et des calottes polaires.

 

Le Bureau des longitudes : « reprendre la maîtrise des mers aux anglais ! »

Le site Internet du Bureau des longitudes raconte une histoire étonnante : Le Bureau des longitudes est créé par une loi de la Convention Nationale du 7 messidor an III (25 juin 1795) après audition d'un rapport lu par l'abbé Grégoire qui affirme très clairement les buts pratiques : reprendre «la maîtrise des mers aux Anglais» grâce à l'amélioration de la détermination des longitudes en mer. Cet organisme doit donc, à l'instar du Board of Longitudes anglais, créé en 1714, résoudre les problèmes astronomiques que pose la détermination de la longitude avec une précision toujours meilleure. Il est également chargé de la rédaction de la Connaissance des Temps, publication annuelle contenant des tables astronomiques, créée en 1679. II doit aussi assurer la rédaction d'un «Annuaire propre à régler ceux de la République».

 

La place pour faire le point ? Dans la grange, dans la lande ?

D'une manière générale, le Bureau
des longitudes est chargé du perfectionnement des tables astronomiques.

II a sous sa responsabilité l'Observatoire de Paris, celui de l'École Militaire, et tous les instruments d'astronomie qui appartiennent à la Nation.

Les dix premiers membres sont restés célèbres, certains ont donné du fil à retordre aux élèves de math-sup : les géomètres Lagrange et Laplace, les astronomes Lalande, Delambre, Méchain et Cassini, les navigateurs Bougainville et Borda, le géographe Buache et l'artiste (fabricant d'instruments scientifiques) Caroché.

Bureau des Longitudes - Premier procès-verbal - 1795

Premier procès-verbal du Bureau des Longitudes
(6 juillet 1795)

Parmi les membres actuels, on peut citer par exemple Nicole Capitaine, André Lebeau, Pierre Baüer, Pascale Delécluse, Bruno Frachon, Richard Bonneville et, comme membres correspondants Michel Lefebvre, Claude Boucher, Jean-Claude Husson, Georges Balmino, José Achache, Frédérique Rémy, Anny Cazenave, Pierre Briole. Jean-François Denisse, ancien président du CNES, est membre honoraire

 

L’Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Ephémérides

Le blog Un autre regard sur la Terre utilise souvent ses calculs d’éphémérides, comme ici pour la trajectoire d’Ariane 503 ou à nouveau l’anaglyphe de la Mecque.

En 1802 le Service des Calculs est créé pour assurer le calcul des éphémérides. En 1961, à l’initiative de André Danjon et Jean Kovalevsky, il devient le Service des Calculs et de Mécanique Céleste du Bureau des longitudes puis, en 1998, l'Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE) au sein de l'Observatoire de Paris.

Les deux entités, Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE) et le Bureau Des Longitudes, participent à l'élaboration des éphémérides nationales :

  • L'IMCCE est chargé de construire et publier des éphémérides. C'est également une unité de recherche associé au Centre National de la Recherche Scientifique
  • Le Bureau des longitudes est une académie de 16 membres et 32 correspondants (astronomes, géophysiciens et physiciens), travaillant dans leurs propres laboratoires, qui garantissent et définissent les missions de service public confiées à l'Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides. Le Bureau des longitudes est membre fondateur du Groupe de recherche de géodésie spatiale (GRGS).


ISS---Terre---Atmosphere---Nuages---ISS034E016601.jpgAu dessus du Pacifique à l’est du Japon, la Terre et l’atmosphère avec une mer de stratocumulus photographiées par l’équipage de l’expédition 34 de l’ISS le 4 janvier 2013. Image n° ISS034-E-016601.
Crédit image : NASA

 

En savoir plus :

 

 

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 12:44

3210 - Meilleurs voeux pour l'année 2013 

 

2012 s’éclipse en douce…

Et un compte-à-rebours dans le désordre pour l’année qui arrive, avec des traces dans la neige en guise de carte de vœux.

Je vous souhaite une excellente année 2013, avec une mention particulière pour les enseignants qui consacrent leurs efforts à offrir à leurs élèves des cours de qualité. Pour eux, le début de l’année, c’est déjà la deuxième partie de l’année scolaire. J’espère que les vacances de noël auront permis de recharger les batteries et d’imaginer de nouvelles activités pédagogiques. Y contribuer en proposant des supports pédagogiques s’appuyant sur le spatial en général et l’observation de la Terre en particulier reste l’objectif du blog Un autre regard sur la Terre pour l’année qui vient.

Les quatre vignettes qui constituent les chiffres de l’année 2013 auraient pu servir de premier quiz de l’année : elles sont extraites d’images prises par les capteurs MODIS des satellites Terra et Aqua. Les images ont été acquises le 31 décembre 2012, le 366ème jour de 2012, ou le 1er janvier 2013. Elles proviennent de 3 régions du monde : Russie, Alaska et Canada. Le fond de la carte de vœux est extrait d’une image MERIS du satellite européen Envisat, prise en mars 2012.

Si vous parvenez à identifier moins l’origine géographique d’une des vignettes ou du fond de la carte de vœux, merci de poster un commentaire à la fin de cet article.

C’est juste pour s‘échauffer un peu : le vrai quiz de janvier viendra un peu plus tard…

Bonne année à tous avec Un autre regard sur la Terre !

 

 


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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 20:58

Novela - Toulouse - Espace des métiers - Planète Sciences

L’espace des métiers et le « speed dating », des rencontres entre petits groupes d’élèves et professionnels pour découvrir les métiers du spatial. Crédit image : Planète Sciences Midi-Pyrénées

 

L'espace, quel métier !

Dans le cadre de la Novela, c’est vendredi 19 octobre qu’avait lieu à la Cité de l’espace de Toulouse l’espace des métiers organisé par Planète Sciences Midi-Pyrénées. Le thème de l’océanographie et du rôle des satellites en support des opérations en mer était l’occasion de découvrir les métiers du spatial, depuis la construction des satellites jusqu’à leurs utilisations opérationnelles.

En 2012, les rencontres directes entre élèves et ingénieurs, chercheurs ou techniciens, avec également des expositions de matériel, des conférences et des ateliers pédagogiques participants ont beaucoup plus aux établissements scolaires, avec un total de 2000 participants. 30 intervenants représentaient les principaux acteurs du spatial : Astrium Satellites, Astrium Services, CESBIO, le CETE Sud-Ouest, CLS, le CNES, l’Institut National de l’Information Géographique et Forestière, le JCOMMOPS (Joint Technical Commission for Oceanography and Marine Meteorology in situ Obervation Programme Support), le LEGOS, Magellium, le MEDES, Mercator-Océan, Météo France, Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (SHOM), Telespazio France. Les filières de formation étaient représentées par l’INP, l’ISAE, le lycée Pierre-Paul Riquet, le Rectorat de l’académie de Toulouse, l’Université Paul Sabatier.

Les demandes de réservation qui ont dépassé les capacités d’accueil montrent que ce forum des métiers correspond à une véritable attente. A la demande de plusieurs intervenants, il est déjà question de le proposer en 2013 sur deux journées complètes.

En attendant l’année prochaine, je propose à ceux qui n’ont pas pu participer à l’édition 2012 un parcours de découverte des métiers, à travers l’implantation géographique des principaux acteurs, le CNES, les industriels et les laboratoires de recherche.

C’est une image de Toulouse acquise récemment par le satellite Pléiades, juste avant l’été, qui va servir de support à cette visite virtuelle.

 

Pleiades - Toulouse - 17-06-2012 - métiers du spatial - emUne image de Toulouse prise par le satellite Pléiades le 17 juin 2012. Les principaux sites liés
aux activités spatiales sont repérés par les cercles de couleur orange. Les deux vignettes sont
pivotées de 90° pour accentuer l’effet de perspective.
Copyright
CNES - Distribution Spot Image / Astrium GEO-Information Services.

 

Des satellites pour occuper Toulouse ?

C’est de cette manière que certains avait détourné le sigle SPOT au moment de la décision du gouvernement français de lancer le programme de Satellite Probatoire d’Observation de la Terre dont le premier exemplaire a été lancé en 1986.

En 2012, les premières images des satellites Pléiades et Spot 6, le lancement de MetOp-B, le développement de la filière d’altimétrie spatiale avec Jason, les nombreuses équipes de recherche (OMP, LEGOS, CNRS) et le tissu de PME travaillant sur les utilisations opérationnelles des données d’observation de la Terre prouvent que les satellites occupent bien Toulouse.

Selon les chiffres publiés par le Plan Spatial Régional, le nombre d’emplois liés au spatial en région Midi-Pyrénées est estimé à 12000, environ la moitié des effectifs français et le quart du total européen. Par exemple, pour Astrium à Toulouse c’est un effectif total de 3840 personnes en juin 2012. Environ 2500 pour Thales Alenia Space, 1800 par le CNES (Centre Spatial de Toulouse). Les laboratoires, les PME et les sociétés de service et d’ingénierie représentent 2000 à 3000 personnes supplémentaires.

La boutade sur Spot a tenu ses promesses et c’est très bien ! Même si la Capitale européenne du spatial ne doit pas s’endormir sur ses lauriers...

 

De Matra à Astrium : rue des cosmonautes, on fabrique des satellites…

C’est sympa de travailler rue des cosmonautes : il n’y en a pas mais plusieurs d’entre eux ont visité ce site. C’est la plus grosse implantation d’Astrium dans le monde, l’endroit où sont conçus et fabriqués les satellites d’observation de la Terre (toute la famille Spot, Pléiades, Envisat, Hélios), de télécommunication et les missions scientifiques (comme Herschel, Soho ou Gaia).

 

Pleiades - Toulouse - Astrium - 17-06-2012Le site d’Astrium. Extrait de l’image de Toulouse prise par le satellite Pléiades le 17 juin 2012.
Le haut de l’image pointe vers l’est. Le deuxième exemplaire Pléiades-1B attend son lancement dans
un de ces bâtiments. Copyright
CNES - Distribution Spot Image / Astrium GEO-Information Services.

 

L’installation de Matra à Toulouse remonte à 1980 (1975 pour le premier département d’intégration). Fin 2011, 2515 salariés travaillaient sur le site, sans compter les stagiaires et les prestataires extérieurs. Les parkings et le restaurant d’entreprise, récemment agrandi, entourent l’ensemble des installations où sont conçus les satellites et les équipements. Deux chiffres à retenir : 83% d’ingénieurs et cadres et 70% des effectifs dans les métiers des études, de la conception et du développement. C’est une des caractéristiques de métiers du spatial qui explique ces pourcentages : des toutes petites séries (quelques exemplaires) et des objets très complexes et très fiables (pas de station service en orbite pour intervenir en cas de panne). Ces ratios sont très différents de ce qu’on peut trouver par exemple chez un constructeur automobile.

Beaucoup d’imagination et de matière grise donc pour préparer les systèmes du futur. Un peu moins pour baptiser les bâtiments : A, B, C, T, W, X1, X2… Une lettre et parfois un chiffre. Peut-être dans un futur proche, quelqu’un suggérera de leur donner un nom d’Astronaute ? On reconnaît en tout cas l’ancien radôme et la tour qui servaient avant à faire les mesures d’antenne : c’est de ce radôme qu’on été prises les premières images Spot au sol. Aujourd’hui, les gros satellites de télécommunications sont assemblés et testés sur un autre site, à quelques centaines de mètres : c’est Astrolabe, tout près d’Intespace et du site du CNES.

 

Astrium - Toulouse - Palays - 03-08-1981Le site d’Astrium tel qu’il était en 1980. Ça a un peu changé, à l’intérieur du site et aux alentours.
Crédit image : Astrium.

 

Le Centre Spatial de Toulouse du CNES, l’Observatoire Midi-Pyrénées et le CNRS.

De l’autre côté des ronds-points du Palays, au Centre Spatial de Toulouse, les noms sont plus originaux : Laplace, Poincaré, Fourier, Descartes, Foucault, etc. Des savants qui ont contribué à construire les sciences spatiales. Je vous laisse le soin de rechercher quelles ont été leurs apports principaux.

Le CNES, dont les activités ont démarré en 1962, est installé à Toulouse depuis 1968. Comme pour Astrium, ceux qui ont acquis les premiers terrains avaient bien en tête un développement important du spatial : je vous renvoie à cet article sur les premières années du CST et sur les années soixante-dix pour mesurer l’évolution du site. Contrairement à Astrium, les parkings pour les salariés et le restaurant sont situés à l’intérieur du site.

A noter : la surface rouge sombre en haut à droite de l’image : c’est une réplique de sol martien pour expérimenter les systèmes de guidage de robots autonomes. Les moyens d’essais d’Intespace et les salles d’intégration d’Astrium (Astrolabe) sont visibles dans le bas de l’image, tout près du canal du midi. Le long de la route d’accès à l’entrée principale du CNES, on trouve également le CNRS, l’Observation Midi-Pyrénées avec le LEGOS et l’IRAP, le CESBIO et le LAAS.

 

Pleiades - Toulouse - CNES - 17-06-2012Le CNES, Le CNRS et l’OMP. Extrait de l’image de Toulouse prise par le satellite Pléiades
le 17 juin 2012. Le haut de l’image pointe vers l’est.
Copyright
CNES - Distribution Spot Image / Astrium GEO-Information Services.

 

CNES - CST - Toulouse - 1965Bienvenue au CST… Le site du CNES en 1965.
Un petit jeu : retrouver les routes et les principaux bâtiments. Crédit image : CNES.

 

Parc technologique du canal : concentré de matière grise en couleurs

Tout près du CNES, la parc technologique du canal accueille plusieurs sociétés spécialisées et équipes de recherche travaillant sur les services et les applications des données spatiales : acquisition et traitement des images satellites, agriculture de précision, océanographie opérationnelle, systèmes et localisation et balises de détresse.

Tout à fait à gauche, en haut de l’image, on peut voir la parabole de l’antenne de réception des images Pléiades et les premières images Spot 6 sur le bâtiment d’Astrium GEO-Information Services (encore connu à Toulouse sous le nom de Spot Image, le nom de la filiale française). C’est la rue des satellites… Un peu plus loin, avenue de l’Europe, la bâtiment ZC1 où sont mis au point les services de réponse aux situations d’urgence et où est produit le service d’agriculture de précision Farmstar : ici, des métiers assez différents avec des spécialistes en géo-information, en traitement d’images, en gestion des risques mais aussi des agronomes et des commerciaux.

Sur la même image, on peut aussi repérer les locaux de l’IGN, de l’Institut Géographique National, de Magellium, de CLS (avec également des antennes sur le toit et un nouveau bâtiment en cours d’achèvement facile à identifier à cause des travaux), de Noveltis et de Mercator-Océan. Egalement facilement repérable près du port et des navires en réparation, le toit tout blanc des locaux de Planète Sciences Midi-Pyrénées, avec ses équipes d’animation qui mouillent la chemise… tout près du Bikini, avec sa piscine et sa salle de concert.

 

Pleiades - Toulouse - Parc du Canal - 17-06-2012Le parc technologique du canal. Extrait de l’image de Toulouse prise par le satellite Pléiades le
17 juin 2012. Le haut de l’image pointe vers l’est.
Copyright
CNES - Distribution Spot Image / Astrium GEO-Information Services.

 

Météo France, le CERFACS et le SHOM : des utilisateurs des données spatiales

Elle vient fêter ses trente ans à l’occasion de la nuit des chercheurs : installée à Toulouse depuis 1982, la Météopole est le cœur scientifique, technique et opérationnel de Météo France. Elle regroupe les services de recherche et développement (le CNRM, centre national de recherches météorologiques), de formation avec l’école nationale de la météorologie (ENM), de prévision et de climatologie, de production à valeur ajoutée et ceux en charge des systèmes d’observation et d’information, avec en particulier les supercalculateurs Nec SX9. Inutile de préciser que les données fournies par les satellites de météorologie jouent un rôle essentiel, avec par exemple le sondeur atmosphérique IASI embarqué à bord des satellites MetOp dont le second exemplaire a été lancé il y a quelques semaines.

Aux 1000 collaborateurs de Météo France s’ajoutent les équipes du Centre interarmées de soutien météorologique aux Forces, le SCHAPI pour l’hydrométéorologie appliquée à la prévision des crues, le CERFACS pour la recherche en calcul scientifique. C’est là que travaille Joël Collado, dont la voix est bien connue des auditeurs de France Inter. Les jeunes qui participent aux Rencontres Météo Jeunes organisées par Planète Sciences Midi-Pyrénées ou à l’édition 2012 de Scientilivre organisée par Délire d’Encre connaissent maintenant également son visage et sa gentillesse.

En revenant à l’image de la Météopole prise par Pléiades, on peut également localiser, isolé au milieu d’une zone herbeuse, l’abri utilisé régulièrement pour les lâchers de ballons-sondes de l’opération « Un ballon pour l’école ».

 

Pléiades - Toulouse - Météo France - 17-06-2012Le site de Météo France. Extrait de l’image de Toulouse prise par le satellite Pléiades le 17 juin 2012.
Le haut de l’image pointe vers l’est.
Copyright CNES - Distribution Spot Image / Astrium GEO-Information Services.

 

Thales Alenia Space

C’est l’établissement le plus au sud de Toulouse, tout près de ce qui était auparavant le site de l’AZF. Plusieurs de mes amis qui travaillent encore sur place avaient été très secoués au moment de l’explosion de l’usine AZF en septembre 2001.

Ici, la spécialité, ce sont les télécommunications avec les gros satellites géostationnaires et les équipements de communication. TAS travaille également en observation de la Terre mais c’est plutôt sur le site de Cannes-Mandelieu.

 

Pléiades - Toulouse - TAS - 17-06-2012

Le site toulousain de Thales Alenia Space. Extrait de l’image de Toulouse prise par le satellite
Pléiades le 17 juin 2012. Le haut de l’image pointe vers l’est.
Copyright
CNES - Distribution Spot Image / Astrium GEO-Information Services.

 

La Cité de l’espace, dans la cité de l’espace

Même si l’édition 2012 de la Novela a refermé ses portes, celles de la Cité de l’espace restent ouvertes. Les expositions permanentes ont été entièrement refaites et inaugurées en septembre. Si vous connaissiez déjà la Cité de l’espace, c’est l’occasion de la redécouvrir avec vos élèves. Pour les autres, c’est le meilleur endroit pour découvrir le spatial et ses applications.

 

Pleiades---Toulouse---Cite-de-l-espace---17-06-2012.jpgLa Cité de l’espace. Extrait de l’image de Toulouse prise par le satellite Pléiades le 17 juin 2012.
Le haut de l’image pointe vers l’est. Ici, une autre image de la Cité de l’espace auscultée par le radar
du satellite TerraSAR-X. Copyright
CNES - Distribution Spot Image / Astrium GEO-Information Services.

 

En savoir plus :
 


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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 11:54

Novela - Toulouse - Oceanez-vous - Espace des métiers    L’affiche de l’espace des métiers organisé dans le cadre de la Novela 2012.
Crédit image : Planète Sciences Midi-Pyrénées

 

Du 8 au 15 octobre, c’est la semaine des prix Nobel : médecine, physique, chimie, littérature… En médecine, le japonais Shinya Yamanaka et le britannique John Gurdon sont les lauréats en 2012 pour leurs travaux sour les cellules souches. Les autres prix seront connus d’ici vendredi, avec en particulier la physique mardi et la chimie mercredi.

A Toulouse, c’est également la Novela, la « fête connaissance », qui commence. L’édition 2012 a démarré vendredi 5 octobre avec la désormais classique soirée des novelisés à la Halle aux Grains.

En 2011, la Novela inaugurait un volet spatial à l’occasion de l’anniversaire du lancement du premier satellite Spot. Cette année, ce sont les océans qui sont à l’honneur.

 

Toulouse sur mer : l’espace observatoire des océans

Sous le titre « Océanez-vous ! », un programme d’animations, de conférences et de rencontres avec les chercheurs et les professionnels fera découvrir aux toulousains le rôle des satellites dans les domaines de l’océanographie, de la surveillance des océans et de toutes les activités de l’homme en mer : pêche, transport, exploitation pétrolière, courses au large, etc.

Par exemple, le 11 octobre à 19h30 à la Cité de l’Espace, pour la soirée anniversaire des 20 ans de l’altimétrie spatiale, la grande famille du spatial rendra hommage à Michel Lefebvre, membre de l’Académie de l’Air et de l’Espace, un des premiers agents du CNES et pionnier de la géodésie et de l’océanographie spatiale.

Toujours à la Cité de l’espace, des soirées spéciales « Océanez-vous ! » sont organisées du 10 au 20 octobre, à partir de 17h30 et jusqu'à 23h, dans la salle Imax. C’est l’occasion rencontrer des chercheurs et des ingénieurs autour d’une l’exposition et assister à une projection des films « Blue planet » ou « Océan ».

 

Voir les satellites en action ? Allez à la mer… ou à Toulouse

Au niveau scientifique, les satellites ont révolutionné notre vision du fonctionnement des océans et de l'évolution de leur état. Elévation du niveau de la mer, El niño ou prévisions des courants et des tourbillons : savez-vous qu'à Toulouse sont conçus et fabriqués les instruments et les satellites qui fournissent ces mesures essentielles pour les scientifiques ?

C'est également à Toulouse et en région Midi-Pyrénées que travaillent des équipes à la pointe de la recherche scientifique et des applications de l'océanographie opérationnelle.

Savez-vous qu'un navire moderne, qu'il s'agisse d'un thonier, d'un voilier, d'un porte-containers ou d'une frégate de la Marine nationale, s'appuie quotidiennement sur les services de plusieurs dizaines de satellites (GPS ou Galileo, météorologie, télécommunications, balises Argos et même observation de la Terre).

 

Novela 2012 - Satellites et navires - Espace et océans - Océanographie opérationnelle        Un navire moderne : certainement un des meilleurs endroits pour voir les satellites en action.
Crédit image : Planète Sciences Midi-Pyrénées

 

Un espace des métiers sur les métiers du spatial

Le vendredi 19 octobre, à la Cité de l’Espace, l’espace des métiers est l’occasion de découvrir tous les métiers du spatial, de la construction des satellites jusqu’à l’exploitation quotidienne de ces outils. Cet événement s'adresse aux élèves et étudiants issus de collèges, lycées ou d’établissements d’enseignement supérieur qui s'interrogent sur leur orientation. Le forum comporte trois volets :

  • Le « Speed dating » permet aux jeunes de rencontrer des scientifiques, ingénieurs, techniciens mais aussi des représentants de métiers auxquels on ne pense pas immédiatement. 3 à 5 jeunes, un professionnel, une vingtaine de minutes et l’appui de supports concrets : objet, maquette, photographie… Ces rencontres feront découvrir concrètement cette filière : de la construction des satellites jusqu’à l’exploitation quotidienne de ces outils, de la recherche scientifique jusqu’au travail de terrain.
  • Des « mini-conférences » pour découvrir concrètement le rôle des technologies et applications spatiales au service des océans et des activités humaines en mer.
  • Une table ronde : « les filières de formation, questions et réponses ». Elle permettra aux scolaires, parents et individuels d’avoir les réponses à leurs questions sur les filières à suivre pour entrer dans les métiers du spatial et les aidera à faire le meilleur choix d’orientation.

De la construction des satellites jusqu'à l'exploitation quotidienne de ces outils, de la recherche scientifique jusqu'au travail de terrain : venez discuter avec des personnes passionnées par leur métier qui vous feront découvrir très concrètement le spatial au service des océans.

L'espace des métiers est l'occasion de rencontrer scientifiques, ingénieurs, techniciens ainsi que des représentants de métiers auxquels on ne pense pas immédiatement (commerce, ressources humaines, gestion, etc.).

Les intervenants sont issus d’entreprises et d’équipes de recherche toulousaines comme Astrium Satellites, le CNES (Centre National d’Etudes Spatiales), CLS (Collecte Localisation Satellites), JCOMMOPS (Joint Technical Commission for Oceanography and Marine Meteorology in situ Observations Programme Support), Magellium, Météo France, le SHOM (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine), Telespazio, etc.

Si vous êtes enseignant, ne ratez pas l'occasion de venir avec votre classe. Parent, lycéen ou étudiant : c'est l'opportunité de rencontrer des professionnels et des représentants des filières de formation pour vous aider à faire le meilleur choix d'orientation. La journée du vendredi 19 octobre est réservée aux groupes scolaires sur inscription. La table ronde sera ouverte aux parents et aux individuels. Entrée gratuite.

 

Novela - Toulouse - Conférence Astrium 2011 - Espace des m

Une des mini-conférences organisée pendant l’espace des métiers en 2011. Ici, une présentation
des métiers liés à la conception et à la fabrication des satellites d’observation de la Terre
chez Astrium. Crédit image : Gédéon

 

Des ateliers scientifiques et techniques proposés par Planète Sciences Midi-Pyrénées

Du mardi 16 au jeudi 18 octobre de 10h15 à 12h et de 14h à 16h30, Planète Sciences Midi-Pyrénées propose des ateliers éducatifs dans le bâtiment Astralia, avec un programme de découverte des applications du spatial en tant qu’observatoire des océans pour :

  • Comprendre les océans ! Pourquoi les masses d’eau se déplacent-elles ? Comment se forment les courants ? De petites expériences simulent et expliquent les principaux « moteurs » des océans.
  • Surveiller les océans ! Après une présentation des outils spatiaux autour de la maquette d’Ariane 5, de Pléiades et de Jason 1, découvrir le principe de la collecte des données et les balises de localisation. Construction pratique d’une maquette de bouée dérivante à mettre à l’eau sur la maquette active des océans.
  • Observer les océans, pour quoi faire ? L’occasion de découvrir les applications concrètes de l’océanographie opérationnelle. Par exemple, en réalisant le routage d'un bateau à partir données de courant d'un modèle de prévision produit par Mercator-Océan.

    Planète Sciences Midi-Pyrénées - Océanographe spatiale  Exemple d’atelier pédagogique sur le thème de la circulation océanique. Crédit image : Gédéon

 

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 10:39

Vacances buissonnières…

Alors que les lycéens, ayant pris connaissance des résultats définitifs du baccalauréat 2012, pouvaient partir en vacances, certains enseignants préféraient retourner en classe, plus précisément participer à l’université d’été Espace Éducation organisée par le CNES.

Depuis 1965, le CNES propose, dans le cadre de sa convention avec le Ministère de l'Education Nationale, des sessions de formations autour des sciences et techniques spatiales, à destination des enseignants du secondaire.

 

Affiche université été CNES 2012L’affiche de l’université d’été espace éducation. Crédit image : CNES

 

L'Université d'Eté Espace Education propose tous les deux ans aux enseignants un stage de découverte ou d’approfondissement des technologies spatiales et de leurs applications. Inscrite au Plan national de formation (PNF) du Ministère de l'éducation nationale, cette formation d’une semaine permet de mettre à jour ses connaissances dans le domaine des sciences et techniques spatiales et découvrir les outils pédagogiques à utiliser avec les élèves.

Après le succès de l’édition 2010, c’est à nouveau à la Cité de l’espace à Toulouse que se retrouvaient une centaine de professeurs de collèges et de lycées du 11 au 15 juillet.

 

Pléiades 1A - Toulouse - Cité de l'espace - 05-2012 - RRTerraSAR-X - Toulouse - Cité de l'espace - 30-05-2008 - RRA Toulouse, la Cité de l’espace vue par les satellites Pléiades et TerraSAR-X. En haut, image acquise
par le satellite Pléiades 1A le 29 février 2012. Copyright CNES 2012 – Distribution Astrium Services /
Spot Image. En bas, une image du satellite allemand TerraSAR-X acquise le 10 juin 2008.
Copyright : DLR – Distribution Astrium Services / Infoterra GmbH.

 

Au programme, conférences, ateliers thématiques, études de cas et travaux pratiques

Les conférences permettent de faire le point sur l’actualité d’un thème, avec, cette année, « Conquête spatiale et géostratégie » (Xavier Pasco, FRS), « les premiers résultats de SMOS » (Yann Kerr, CESBIO), « Exoplanètes et exobiologie » (Michel Viso, CNES), « Observation de la Terre avec Pléiades » (Eric Boussarie, CNES).

Trois semaines avant l’arrivée très attendue du rover Curiosity sur Mars, la conférence « les missions martiennes et MSL », accueillait également le grand public dans la salle Imax de l’Astralia : Francis Rocard (CNES) faisait le point sur nos connaissances de la planète mars, la complexité et les objectifs de la mission MSL, un des « flagships de la NASA, les missions les plus ambitieuses avec un budget supérieur à 2 milliards de dollars. Sylvestre Maurice, un scientifique de l’IRAP qui a la chance d’être co-PI (« principal investigator » dans le jargon des missions scientifiques) de l’instrument CHEMCAM, était également présent dans la salle.

Les ateliers thématiques ont l’intérêt d’être animés en binôme par un enseignant et un scientifique. L’objectif est de présenter un cas concret et de permettre la manipulation pratique de données. Parmi les sujets abordés, souvent traités sur le blog Un autre regard sur la Terre, on peut citer : ressources spatiales et catastrophes naturelles, dynamique urbaine, El niño, environnement et biodiversité, agriculture, étude de l’atmosphère, etc.

En complément, les travaux pratiques et les études de cas permettent de traiter un cas particulier de manière interdisciplinaire : fonte des glaces, gestion de l’eau, acquisition et traitement des images, impact des activités humaines sur l’environnement, etc.

 

Rentrée dans une bonne atmosphère

Comme en 2010, une équipe de Planète Sciences Midi-Pyrénées, composée de Philippe Layeb, Michel Maignan et Philippe Martorell, encadrait un des ateliers, celui permettant aux enseignants de découvrir très concrètement l’activité « Un ballon pour l’école » en construisant et en lâchant une nacelle de ballon stratosphérique.

Pendant trois demi-journées, douze participants, des enseignants de lycées et collèges en physique, mathématique et SVT ont réussi à réaliser une nacelle, baptisée NUEE, embarquant de nombreux capteurs : température, pression, mesure de luminosité par photodiode et photorésistance, appareil photo et balise GPS… Un exploit sur un atelier d’une durée aussi courte. Le lâcher a été effectué devant une centaine d’enseignants et les télémesures ont été présentées en direct dans la salle Altaïr pendant le bilan de l’université d’été.

Bonne nouvelle : la nacelle a été retrouvée à Adissan (34760) et j’espère qu’on verra bientôt le résultat des photographies prises pendant le vol.

 

Rencontre Espace Education CNES 2012 - Ballon stratosphériPhoto souvenir : l’équipe d’enseignants qui a participé à l’atelier « Un ballon pour l’école » juste
avant le lâcher de la nacelle. Crédit image : Philippe Layeb / Planète Sciences Midi-Pyrénées.

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 13:34

CSTI ? Un sigle barbare pour une activité qui rend moins barbare

Du 28 mai au 3 juin 2012, pendant la 7ème édition des journées nature Midi-Pyrénées, c’était vraiment la semaine de la culture scientifique technique et industrielle (CSTI) à Toulouse et en région Midi-Pyrénées avec un programme d’activités très dense.

En 2012, trois rendez-vous de fin d’année scolaire avaient lieu en même temps que le grand colloque ECSITE, the European network of science centres and museums, ou, en toulousain dans le texte « le réseau européen des musées et des centres de sciences con ».

Un choix délibéré destiné à créer une passerelle entre les 1000 congressistes venant du monde entier pour assister à la réunion annuelle d’ECSITE et les jeunes toulousains. Cette bonne idée a demandé une très forte mobilisation des salariés et des bénévoles de Planète Sciences Midi-Pyrénées et des autres associations de CSTI impliquées, qu’elles soient spécialisées (Association des anciens de la météo, CIRASTI, Délires d’Encre, Les Chemins buissonniers, Petits débrouillards, RAMIP, Sciences Animation Midi-Pyrénées, Société Météorologique de France) ou plus généralistes (Les Francas, Ligue de l’enseignement, CEMEA).

Si vous n’y avez pas assisté, les courtes présentations et les photographies suivantes vous donneront une idée du déroulement de ces manifestations. Si vous êtes enseignant, j’espère que leur intérêt pédagogique vous donnera envie de participer directement à ces opérations pour l’année scolaire 2012-2013. Quelques semaines avant les vacances d’été, c’est le moment de commencer à penser aux inscriptions.

 

Les rencontres régionales Météo Jeunes : une chaude ambiance et un excellent climat

Organisées par Planète Sciences Midi-Pyrénées avec Météo France, la Société Météorologique de France, les Anciens de la Météo et Infoclimat, les rencontres régionales regroupaient les clubs météo pour la 9ème année consécutive.

C’était l’occasion pour chaque équipe de venir présenter son projet à un jury de professionnels de la météo et de la CSTI. Les 250 jeunes présents sur place avaient également la possibilité de participer à des ateliers de découverte de la météorologie (instruments, prévisions, etc.) et des démonstrations (lâchers de ballons-sondes).

Le CNES y contribue directement puisque c’est le Centre National d’Etudes Spatiales qui est à l’initiative de l’opération Un ballon Pour l’Ecole, toujours très populaire, comme le prouve le nombre de projets de nacelles de ballons stratosphériques présentés.


Rencontre Météo Jeunes - 2012 - Photo de groupeRencontre Météo Jeunes - 2012 - PrévisionDeux photos des rencontres régionales Météo Jeunes 2012. En haut, la photo de groupe après
la remise des prix. En bas, un des ateliers pédagogiques sur la prévision météorologique.
Crédit image : Hélène Lafargue et Sophie / Les Francas du Tarn

 

Les défis solaires : des cellules qui libèrent l’imagination

Pour la huitième année consécutive, Planète Sciences Midi-Pyrénées et Délires d’Encre, en partenariat avec le Lycée Déodat de Séverac et la Cité de l'Espace, organisaient les Défis Solaires. D'autre partenaires comme Tenum ou l'association Soleval participent activement

Imaginée à l’origine par la Cité de l’espace, c’était en 2003 et 2004 une course d’endurance réservée aux individuels passionnés. Depuis 2005, c’est devenu l’aboutissement d’un projet pédagogique mené par des équipes d’élèves de lycées et lycées techniques, de collèges et, depuis 2010 avec des règles différentes et des véhicules de plus petite taille, d’écoles primaires. A partir de 2007, à l’initiative de Planète Sciences Midi-Pyrénées, l’opération a pris une ampleur nationale, avec des défis similaires organisés par les délégations régionales du réseau Planète Sciences. Les partenaires institutionnels sont l'éducation nationale (académie de Toulouse), la mairie de Toulouse, la région Midi-Pyrénées, la Cité de l’espace et l’Europe (FEDER).

Le défi à relever : concevoir, construire et faire fonctionner un modèle réduit de véhicule fonctionnant uniquement à l’énergie solaire avec des panneaux d’une surface limité à environ un quart de m2. Deux épreuves, une de pilotage et de manœuvrabilité (slalom) et une d’endurance (course de quatre heures), permettent de valider et de comparer les performances respectives des véhicules.

En marge des courses, un village d’animation permettait de s’informer sur les énergies avec en particulier la voiture solaire du lycée d’Artagnan de Nogaro, le four solaire du lycée Déodat de Séverac et ses Chamallows grillés, le spatiobus du CNES avec la maquette à du satellite Pléiades et ses panneaux solaires fonctionnels, le point information énergie de Soleval (avec Aurore, un prénom bienvenu pour démarrer une journée ensoleillée…)

 

Défis solaires - 2012 - Lycées - Voiture solaireArrêt au stand pour la voiture REPTSOL de l’équipe du lycée Déodat de Séverac. Vérification du circuit électrique avant de repartir sur les chapeaux de roue et sous les chapeaux de soleil.
Crédit image : Gédéon

 

C’est à piles ? Non, encore plus attractif !

L’opération est décrite dans un cahier des charges détaillé qui permet de se faire une idée de l’intérêt du projet que réalisent les élèves avec leurs enseignants.

Quelques chiffres permettent de mesurer l’ampleur de l’édition 2012 :

  • Dans la catégorie « écoles primaires », 13 écoles, 21 classes et 34 véhicules avec près de 800 participants (élèves et accompagnants) présents le vendredi à la Cité de l’espace, avec une très forte mobilisation des élèves et des enseignants du lycée Déodat de Séverac (4( personnes !) pour assurer l’organisation et l’encadrement.
  • 9 collèges, 13 équipes et 13véhicules solaire en course dans la catégorie « collèges ».
  • 15 équipes dans la catégorie « lycées »
  • 13 équipes dans la catégorie « loisirs, grandes écoles et individuels », qui ont fait preuve d’une grande ténacité malgré un dimanche particulièrement pluvieux. Cela a beaucoup compliqué l’épreuve d’endurance mais les véhicules qui présentaient la plus grande efficacité énergétique ont quand même bouclé plus de 100 tours de circuit.
  • Au total, 73 véhicules et des équipes enchantées de voir aboutir leurs projets. 

 

Sans oublier, pour la première fois en 2012, une épreuve de qualification départementale organisée dans les Hautes-Pyrénées, avec 7 écoles primaires et 19 véhicules.

Des élus représentants les partenaires, mais aussi le Conseil général de Haute-Garonne, le Sicoval et le rectorat de l'académie de Toulouse, représenté par Bernard Royannais (IA-IPR), ont remis les prix et les coupes.

 

 

Planète Sciences - Défis solaires 2012 - primaires - 01-0Nombreux supporters en culotte courte pour assister aux courses de voitures solaires des écoles
primaires. Crédit image : Camille Rossignol / Délires d’encre

 

Les résultats détaillés seront publiés dans un prochain article et seront également mis en ligne sur le site des défis solaires de Planète Sciences Midi-Pyrénées. Sur le plan pédagogique, la course n’est que la partie émergée (dimanche, elle était aussi immergée…) de l’iceberg : c’est surtout l’occasion de valoriser un travail de projet menée tout au long de l’année scolaire.

La grande nouveauté de l’année 2012, c’est la mise en place de blogs conçus par les bénévoles de Planète Sciences Midi-Pyrénées. Ils donnent une visibilité sur l’avancement des travaux en cours et mettent l’accent sur la démarche de projet avec des revues intermédiaires. Je vous invite à les consulter pour découvrir les coulisses de la mise au point des voitures solaires. Si vous êtes enseignants, jetez également un œil sur les dossiers techniques (par exemple celui du lycée Saint-Exupéry de Blagnac) préparés par les équipes. Ils ont été mis en ligne pour permettre aux membres du jury de les évaluer.

En 2013, les blogs, très appréciés, seront généralisés à l’ensemble des opérations scolaires proposées par Planète Sciences Midi-Pyrénées.

 

Planète Sciences - Défis solaires 2012 - collèges - 01-0La remise des prix dans la catégorie collège, en présence du directeur de la Cité de l’espace,
Jean-Baptiste Desbois, de Bernard Royannais, représentant l'académie de Toulouse, et de plusieurs élus : Catherine Guien (Mairie de Toulouse), Alain Fillola (Conseil Général), Marie-Claude Leclerc
(Conseil Général), Françoise Emery (Sicoval).Crédit image : Camille Rossignol / Délire d’encre

 

Pas d’image satellite dans cet article ?

J’allais oublier… En voilà trois…

D’abord deux images montrant la situation météo en France et en Europe le jour des rencontres régionales météo-jeunes, au moment de la remise des prix, et le dimanche matin au moment du départ de la course de véhicules solaires dans la catégorie loisirs. Il n’y a pas photo : temps ensoleillé et chaleur le jeudi, ciel gris et pluie le dimanche.

 

Meteosat 9 - Toulouse - 31-05-2012 - 13h00Meteosat 9 - Toulouse - 03-06-2012 - 08h00Deux extraits d’images acquises par le satellite Météosat. En haut, le 31 mai à 13h00 UTC.
En bas, le 3 juin à 8h00 UTC. Crédit image : Eumetsat.

 

Energie solaire : pour ne pas tomber dans le panneau

Ensuite, pour ceux qui ont des doutes sur l’avenir de l’énergie solaire et sur les possibilités de développement industriel, au moment où Solar Impulse, le premier avion conçu pour voler de jour et de nuit sans carburant ni émissions polluantes grâce à l'énergie solaire, vient de réussir à Rallier Rabat Salé depuis Madrid Barajas après un vol de 18h30, voici une image très spectaculaire

Quand on parle de panneaux solaires comme source d’énergie électrique, on pense d’abord aux satellites. Voici un exemple plus "terre à terre" : le Gujarat Solar Park, un gigantesque programme indien d’énergie solaire. L’image montre la centrale solaire du Charanka Solar Park, inaugurée le 19 avril dernier. C’est à l’ouest de l’Inde, à Charanka dans le district de Patan, à proximité du Pakistan. La puissance totale installée dépasse maintenant 600 MW.

 

GeoEye - Gujarat Solar Park - Inde - 27-04-2012 - RR25La centrale solaire de Charanka Solar Park. Image acquise par le satellite GeoEye 1 le 27 avril 2012.
Crédit image : GeoEye satellite image.

 

Cela continue pendant l’été…

Découvrir les sciences et technique de manière attractive, en pratiquant directement une démarche expérimentale et en vivant l’aventure d’un projet technique en équipe : c’est la base du projet pédagogique de Planète Sciences Midi-Pyrénées.

Les enseignants qui ont participé à ces opérations scolaires connaissent tout l’intérêt de la démarche dans le cadre scolaire.

C’est possible aussi pendant les loisirs et même pendant les vacances :

  • Mercredi 6 juin, c’est la Journée du Loisir Scientifique (JLS) organisée par le CIRASTI Midi-Pyrénées à la Cité de l’espace : l’occasion pour les jeunes des centres de loisirs de la région de découvrir les activités scientifiques et techniques de manière ludique, avec des défis à relever.
  • Pendant l’été, le centre de loisirs de la Maison des sciences de Planète Sciences Midi-Pyrénées accueille les jeunes pour des stages sans hébergement à Ramonville Saint-Agne.
  • Pour une immersion plus complète, essayez les Vacances Planète Sciences : il reste quelques places pour nos séjours de vacances : "le plein de découverte" pour les 10-13 ans du 8 au 15 juillet, du 16 au 23 juillet et du 24 au 31 juillet et "De la terre à l'espace" pour les 13-16 ans du 8 au 26 juillet.

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 23:36

« Explorez Mars » : Mars de février à juillet

C’est la nouvelle exposition temporaire de la Cité de l’espace. Prévue pour une durée de 18 mois, elle a ouvert ses portes le 11 février 2012 mais je ne l’ai visitée qu’en avril : 400 mètres carrés consacrés à la planète Mars et aux efforts de l’homme pour mieux la connaître.

 

Cité de l'espace - Expo Mars - Expérience CO2

A la Cité de l’espace, le coin des expériences. Ici, un exemple de manipulation avec de la neige
carbonique pour découvrir les propriétés de l’atmosphère martienne.
Crédit image : Cité de l’espace / Manuel Huynh

 

Une exposition d’actualité, pour une année spatiale 2012 avec Mars en vedette : lancée à Cap Canaveral par une fusée Atlas le 26 novembre 2011, la sonde emportant le robot Curiosity est aujourd’hui à peu près à mi-chemin de son objectif : si tout se passe bien, Curiosity devrait se poser en douceur le 6 août 2012 à la surface de la planète rouge, neuf mois après son lancement.


Mars d’attaque à la Cité de l’espace : une exposition où on expérimente

L’originalité de cette exposition temporaire, c’est de proposer aux visiteurs, jeunes ou moins jeunes de découvrir Mars de manière très pratique à travers une série d’expériences concrètes : creuser le sol martien à l’aide d’un bras robot, fabriquer une mini calotte polaire, piloter un rover, comparer les masses de la Terre et de Mars, marcher sur Mars, toucher des glaçons de glace carbonique. En réalisant leurs propres expériences, en présence d’animateurs, le visiteur peut découvrir très concrètement l’environnement martien et les défis à relever par les robots d’exploration martienne.

Deux chiffres à l'entrée de l'exposition pour fixer les idées : 0, le nombre d’humains envoyés sur Mars : 7, le nombre de robots qui se sont posés sur la planète rouge. Inaccessible à l'homme pour encore de très nombreuses années, nous ne connaissons la planète Mars qu'à travers l’observation à distance ou par les images et les données scientifiques transmises par les robots.

 

Une expérience qui décoiffe : faire vivre au visiteur le périple et la mission d’un robot martien

« Rien ne remplace l’expérience » : C’est le parti pris choisi par Philippe Droneau, chef de projet de l'exposition, et Xavier Penot, co-concepteur de l'exposition. Inutile de préciser que cette démarche plaît beaucoup à Planète Sciences Midi-Pyrénées et que je vous recommande très vivement la visite de l’exposition, seul ou avec vos enfants ou vos élèves. La visite est possible jusqu'au 3 juillet 2013.

Durée du voyage, calcul des distances et choix de la meilleure trajectoire, température sur Mars, couleur du ciel martien, vitesse des vents, composition des roches : autant de questions auxquelles le visiteur pourra répondre directement avec une série d’expériences ou de manipulations pédagogiques.

De manière plus générale, la Cité de l’espace termine un gros travail de refonte de ses expositions permanentes. Les nouveaux espaces sont très agréables, avec par exemple le nouveau parcours « Vaisseau Terre » consacré aux applications des satellites : observation de la terre, agriculture, gestion des catastrophes naturelles, océanographie, navigation… Prenez les commandes d’un tracteur ou d’un bateau de pêche avec l’aide des satellites. Si vous connaissez déjà la Cité de l’espace, une nouvelle visite s’impose. Si vous ne connaissez pas encore, allez découvrir les nouvelles expositions permanentes.

 

Cite-de-l-espace---Expo-Mars---Vitesse-vent.jpg

Une exposition qui décoiffe : sentir l’effet du vent à la surface de Mars. Un conseil : si vous allez
vraiment « là-haut », prière de conserver votre scaphandre pour des raisons de sécurité.
Crédit image : Cité de l’espace / Manuel Huynh

 

Chemcam : une caméra très spéciale conçue à l’IRAP de Toulouse

Ce n’est pas très connu mais la ville de Toulouse est très impliquée dans la recherche scientifique sur la planète Mars. Le blog Un autre regard sur la Terre a déjà présenté le Serom du Centre Spatial de Toulouse (CNES), la reconstitution du sol martien où sont expérimentées les techniques de navigation et de guidage des robots et la maquette à l’échelle 1 du rover Curiosity fabriquée par des étudiants et lycéens de 17 établissements de Midi-Pyrénées entre 2007 et 2009, un projet pédagogique lancé à l’initiative du CNES, de l’IRAP et de rectorat de Toulouse.

De la taille d’une petite automobile, le rover Curiosity de mission Mars Science Laboratory (MSL) de la NASA emporte avec lui 10 instruments, représentant au total une charge utile d’environ 70 kilogrammes.

Il embarque en particulier ChemCam, un instrument conçu à Toulouse par les chercheurs de l'IRAP (institut de recherche en astrophysique et planétologie, anciennement CESR, Centre d’Etudes Spatiale des Rayonnements). La France fournit aussi un chromatographe en phase gazeuse qui fait partie de l’instrument SAM (Sample Analysis at Mars) et qui analyse le sol et l’atmosphère de Mars, à la recherche de composés chimiques liés au carbone.

La caméra laser Chemcam (Chemistry Camera), un des principaux instruments de Curiosity, a pour objectif de déterminer la composition du sol ou des roches, à une distance comprise entre un et neuf mètres autour du rover, sans contact direct : des tirs laser entrainent la fusion de la matière. L’analyse du spectre de la lumière émise renseigne sur la composition des échantillons. Sans avoir l’effet du sabre des Jedi, cela change du bête pointeur laser du vendredi…

 

Une curiosité sur Mars : rendez-vous le 6 août, à 7h18

Avant d’en arriver là, il faudra d’abord que Curiosity se pose en douceur sur Mars. Cette étape est déjà un défi extraordinaire. Compte tenu de la taille du rover, les techniques d’airbag utilisées pour les missions précédentes ne sont plus adaptées.

Si tout se passe comme prévu, le rover sera déposé sur le sol martien par un « orbiter » qui, à partir de son orbite autour de Mars, descendra progressivement vers la surface. A proximité du sol, à partir de ce « portique » maintenu en l’air par des propulseurs, le rover, suspendu à 4 filins, sera descendu en douceur. Une fois au sol, les filins sont détachés et le portique expédié à l’écart par son système de propulsion. Facile…

J’aurais bien aimé assister à la revue de projet à la NASA pendant laquelle le responsable, après avoir écouté la présentation des différentes équipes de conception, a conclu : « C’est bon, je suis convaincu ça va marcher… On continue comme vous le proposez… »

Je vous recommande de visionner la vidéo illustrant cette séquence d’atterrissage.

C’est sur le site du cratère « Gale » que Curiosity doit atterrir. Ce site a été choisi pour ses caractéristiques géologique avec en particulier la présence d’argile, témoignant de l’existence d’eau liquide dans un passé lointain. A partir de ce site, le rover Curiosity parcourera et analysera le sol martien pendant une année martienne, soit près de deux années terrestres.

 

A la conquête de mars...

Une trentaine de missions ont été lancées depuis les années 60, avec les sondes américaines Mariner. Ce sont des vaisseaux soviétiques qui atteignent en premier la planète rouge : Mars 2 qui s’écrase puis Mars 3 qui se pose et émet pendant… 20 secondes.

En 1976, c’est la réussite des missions américaines Viking qui prélèvent et analysent des échantillons, à partir de leur position d’atterrissage.

Il faudra attendre 1997 pour voir le premier robot mobile, Sojourner, évoluer à la surface de Mars. La relève est assurée en 2004 par Spirit et Opportunity dont le périple a été suivi par des nombreux internautes sur le web.

Depuis 2003, l’Europe participe à l’aventure avec la sonde Mars Express, construite par Astrium pour l'Agence Spatiale Européenne : en orbite autour de Mars, elle fournit des nombreuses données scientifiques, notamment sur la présence d’eau liquide à la surface de la planète rouge.

 

Mars Express - Olympus Mons - Modèle numérique élévatio

Modèle Numérique de Terrain (MNT) du Mons Olympus, créé à partir de données transmises par la
sonde européenne Mars Express. L’altitude est représentée par des couleurs différentes, du bleu
pour les élévations les plus basses jusqu’au blanc pour les niveaux les plus élevés. Vous avez dit
"planète rouge" ? Crédit image : ESA.

 

Mars, une carte d’identité :

  • Quatrième planète su système solaire.
  • Planète tellurique composée de roches et de métaux.
  • Distance moyenne du soleil : 227 millions de kilomètres (soit 1,52 unité astronomique).
  • Période de révolution : 687 jours.
  • Diamètre : 6805 kilomètres, environ la moitié de celui de la Terre.
  • Atmosphère résiduelle composée à 95% de gaz carbonique (CO2)
  • Températures entre 0°C et 130°C (contrairement au nom du célèbre labo américain à la pointe de l’exploration martienne : JPL)
  • Satellites : Phobos et Deimos.

 

En savoir plus :

 

 

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 07:10

« L'ocean, gardien de l'équilibre climatique, le début du déséquilibre ? »

C’est le titre de la conférence que donnera Catherine Jeandel, océanographe et directeur de recherche au CNRS, le 22 mars à Toulouse.

 

Envisat---MERIS---Phytoplancton---Atlantique---Falklands---.jpgSpectaculaire floraison de phytoplancton en forme de 8 dans le sud de l’océan atlantique à
environ 600 km à l’est des îles Malouines (Falkland islands). Image prise le 2 décembre 2011 par le
capteur MERIS du satellite européen Envisat. Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA)

 

Avec une circulation océanique stable, le couple océan/atmosphère contrôle le climat global de la planète. Le réchauffement climatique en lien avec l'augmentation des gaz à effet de serre affecte cet équilibre. Le déséquilibre concerne la circulation, mais aussi la vie dans l'océan. L'exposé présente de manière simple les différents facteurs dynamiques et biologiques du système marin, explique les déséquilibres observés et raconte aussi quels moyens se donnent les océanographes pour étudier ce milieu immense et complexe.

Catherine Jeandel passera en revue les questions scientifiques que se posent actuellement les océanographes : rôle de l'océan dans le contrôle du climat, dans l'absorption du gaz carbonique anthropique, dans le cycle des éléments chimiques (polluants ou non).

En s'appuyant sur des exemples et de nombreuses illustrations de questions scientifiques d'actualité, Catherine Jeandel présentera le métier d'océanographe et ses enjeux – en particulier en relation avec le réchauffement du climat.

 

Catherine Jeandel

Catherine Jeandel est directrice de recherche au Laboratoire d'étude en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS) à Toulouse, dans le groupe de géochimie marine. Elle est également présidente de Midi-Pyrénées Innovation. Elle a rejoint le CNRS en 1983 dans une jeune équipe dirigée par Jean-François Minster pour démarrer une toute nouvelle discipline, l'océanographie chimique.

 

L’océan dans tous ses états…

Occupant 71% de la surface terrestre, les océans jouent un rôle important de brassage thermique de l’énergie reçue par la planète. Ce rôle est important pour la variabilité du climat dans le temps et dans l’espace.

  • Sur une échelle temporelle, les phénomènes peuvent durer quelques heures (marées, cyclones), quelques jours (tourbillons océaniques), 3 mois (le cycle des saisons), 10 ans (les évènements El niño) ou un siècle (les variations du niveau moyen de la mer.
  • Sur une échelle spatiale, les zones concernées ont des dimensions de quelques kilomètres (vagues, tempêtes), de 100 kilomètres (les tourbillons), de 1000 kilomètres (les grands courant comme le gulf stream, les marées) ou 10000 kilomètres (El niño, oscillation décennale du pacifique, oscillation de l’atlantique nord).

 

En prenant de la hauteur avec les satellites, l'océan, c'est moins vague...

Les techniques spatiales joue un rôle important dans la compréhension de ces phénomènes et leur modélisation. Avec les satellites Topex/Poseidon, Jason 1 et Jason 2, c’est par exemple le cas de l’altimétrie spatiale qui permet de mesurer la hauteur des océans sur tous le globe et d’en déduire des informations sur les mouvements des océans : courants, variations de la circulation océanique, etc.

C’est vrai également pour les mesures de couleurs de l’eau qui réalisent le capteur MERIS du satellite européen Envisat ou le capteur MODIS des satellites américains Aqua et Terra.

 

L'atout du CSIRO

Regardez la courbe ci-dessous provenant de l'analyse de longues série de données altimétriques depuis 1993 (source : CSIRO / Marine and Atmospheric Research). Cela semble quand même monter. N'est-ce pas ? Un tendance stable de 3,1 mm par an sur vingt années...

Global_Mean_Sea_Level---01-1993---10-2011.pngVariation du niveau moyen global de la mer (Global mean sea level) entre janvier 1993 et
octobre 2011 à partir des données des satellites Topex/Poseidon, Jason-1 et Jason-2/OTSM.
Variation saisonnière supprimée et correction GIA appliquée. La valeur est calculée entre les
latitudes 65°S et 65°N sur une gille de 1° par 1°. L’index ENSO (El Niño South Oscillation)
est représenté sous la courbe pour mettre en évidence son influence sur le niveau moyen de
la mer à court terme. Crédit image : CSIRO

 

La légende n'est vous paraît pas limpide ?  Variations saisonnières, correction GIA, grille de mesure, index MEI (Multivariate ENSO Index), etc. Cela mérite un article complet pour expliquer comment ces courbes sont construites, ce qu'elles représentent exactement et quelles sont les différentes corrections apportées pour mettre en évidence les tendances à long terme.

A suivre...

 

En savoir plus :

  • La conférence est organisée par l’ARDESI, l’Agence Régionale pour le Développement de la Société de l’Information en Midi-Pyrénées (l’Agence Régionale du Numérique). dans le cadre de son programme "Sciences pour tous par les TIC", La conférence est retransmise en direct dans les espaces cyber-base de Midi-Pyrénées.
  • La conférence se tient dans les locaux de l’ARDESI. Adresse : 15, rue Rivals, entre la rue d’Alsace Lorraine et la place Victor Hugo. Métro Jean-Jaurès ou Capitole. Parking Victor Hugo.
  • Conférence gratuite, inscription obligatoire avant le 21 mars (nombre de places limité). Cliquer ici pour vous inscrire.
  • Carherine Jeandel dédicacera son livre, écrit avec Rémy Mosseri et paru en mai 2011 : “Le climat à découvert, Outils et méthodes en recherche climatique » (CNRS éditions, collection A découvert).

En savoir encore plus :

 

 

 

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 14:31

Dans le cadre des rendez-vous météo « autour d’un micro avec Joël Collado », la section Midi-Pyrénées de la Société Météorologique de France et la Cité de l’espace, en partenariat avec Météo-France, proposent jeudi 17 novembre à 18h30 à la cité de l’espace une conférence « La calotte polaire de l’Antarctique vue de l’espace ».

Frédérique Rémy et Thomas Flament, glaciologues au LEGOS (Observatoire Midi-Pyrénées), feront le point l’apport des satellites d’observation dans la connaissance de l’évolution des zones polaires en général et de l’antarctique en particulier.

 

Envisat---ASAR---Glacier-Mertz-et-iceberg-B-9B---12-2007.jpgDans l’antarctique, la langue du glacier Mertz et l’iceberg B-9B vu par le radar ASAR (Advanced
Synthetic Aperture Radar) du satellite européen Envisat en décembre 2007.
Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA)

 

Depuis son lancement en 2002, le satellite européen Envisat survole les zones polaires. A son bord, un altimètre permet de suivre l’évolution de la topographie de l’Antarctique.

Les scientifiques observent une nette accélération de certains glaciers côtiers, et des variations plus douces à l’intérieur du continent dues à la variabilité climatique, particulièrement forte en régions polaires. Cet instrument a permis de détecter des réseaux hydrologiques sous-glaciaires que l’on voit maintenant évoluer et se vidanger. D’autres satellites radar ou optiques sont utilisés pour le suivi des ces phénomènes liés à l’évolution de notre climat.

La conférence a lieu à la Cité de l’espace en salle Altaïr. La soirée débutera par le traditionnel point météo de Joël Collado. Joël Collado de Météo-France est prévisionniste sur France Info et de France Inter. Il est président de la section SMF Midi-Pyrénées.

L’entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

 

L’image suivante provient du satellite radar TerraSAR-X. Enregistrée en mode « StripMap » à 3,5 mètres de résolution le 6 novembre 2011, elle montre une grande faille formée sur le glacier Pine Island, l’un des glaciers de l’antarctique se déplaçant le plus rapidement. Le bloc qui va se détacher a une surface d’environ 890 km2. La faille de 30 km de longueur et de 80 mètres de large s’aggrandit d’environ deux mètres par jour.

 

TerraSAR-X---Pine-Island---06-11-2011---Vue-ensemble.jpg TerraSAR-X---Pine-Island---06-11-2011---Extrait.jpg 

Combinaison de deux images de la faille du glacier Pine Island acquise par le satellite allemand
TerraSAR-X le 6 novembre 2011. Crédit image : Astrium Services / Infoterra GmbH.

 

En savoir plus :

 

 

 

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 08:30

Aux antipodes, trouver l’antidote contre les anti-potes ?

Après une phase de poule jugée décevante, le XV de France rencontre l'Angleterre en quarts de finale, samedi 8 octobre 2011 à 20h30 heure locale (9h30 en France) dans le stade Eden Park d'Auckland. Les bleus auront-ils soignés leurs bleus ? Le quinze de la rose ne leur dira pas avec des roses.

Le samedi 15 octobre, le vainqueur du match affrontera en demi-finales le Pays de Galles qui a battu l’Irlande 22 à 10.

L’heure matinale de diffusion des matches est liée au décalage de 11 heures avec la Nouvelle-Zélande à presque 20 000 kilomètres de la France.

 

Antipodes : un retournement de situation pour la France

La Nouvelle-Zélande est-elle bien aux antipodes de la France ?

Pour en avoir le coeur net, un peu de geographie avec un globe terrestre n'est pas inutile. Sur le web, le plus simple est d’utiliser Google Earth ou Worldwind.

Ces outils permettent de visualiser très précisément l’antipode d’une région du monde. Voilà ce que cela donne avec la France et l’Angleterre, en jouant par exemple avec les fichiers KML qu'il est possible de créer sous Google Earth.


Antipodes - Rugby - Ernest-Wallon - Nouvelle-Zelande - Coupe du mode de RugbyLa France projetée aux antipodes... Elle ne touche pas la Nouvelle-Zélande, en tout cas pas les deux îles principales. Crédit image : Gédéon, à partir de Google Earth

 

Une confirmation tardive des hypthèses de Gotlib et Super-Dupont : l'Antifrance existerait donc ? Plus sérieusement, l'illustration suivante montre le changement de coordonnées en latitude et longitude pour se projeter sur un point antipodal :

  • D'abord, un demi-tout de la Terre autour de l'axe nord-sud. On rajoute 180 degrès (ou radians) à la longitude :  

2 = 1 +

  • Puis, on bascule vers le sud (lorsqu'on est au nord) en inversant la latitude :

 2 = -1 

J'ai effectué cette manipulation sur tout les points du fichier KML que j'ai obtenu en dessinant le contour de la France. Le fichier KML est un fichier texte classique (le fichier KMZ est la version compressée au format "zip"), dont la structure est très proche d'un fichier HTML. On peut facilement récupérer les coordonnées des points et appliquée les transformations précédentes avec excel par exemple, moyennant les petits détails de point et de virgule qui rende l'opération un peu rébarbative...

 

Planete-Sciences - Antipodes-latitudes-et-longitudes - Nouvelle-Zélande - Rugby 2011.jpgFace à face entre la France et la Nouvelle-Zélande ? Le ballon ovale est l'occasion de faire un peu
de géographie sur le globe terrestre et de manipuler latitudes et longitudes aux antipodes.
Crédit image : Gédéon.

 

Finale de la coupe du monde de rubgy : opposition entre une équipe de l'hémisphère nord et une de l'hémisphère sud

Wikipédia vous apprendra que, sur Terre, « seulement 4% de la surface du globe possède des points antipodaux situés tous les deux sur des terres émergées. Dans 46% des cas, les deux points antipodaux sont situés tous les deux sur des océans ». Pour le reste, c’est un coup sur terre, un coup dans l’eau.

Sur la carte que je publie dans cet article, il semble que les points aux antipodes de la France soient tous dans l’eau. En regardant de plus près, on verra qu’en réalité deux deux communes ont une terre émergée à leur antipode, deux iles appartenant la Nouvelle-Zélande : l’île Chatham et les îles Bounty. La ville de La Corogne en Espagne a comme antipode la ville de Christchurch en Nouvelle-Zélande, qui a récemment subi un tremblement de terre dévastateur. Toujours en Espagne, Leon (c’est une ville) est aux antipodes de Wellington.

Au sud de la Nouvelle-Zélande, il existe même des îles appelées Antipodes, qui sont presque aux antipodes de Cherbourg, ville peu connue pour son équipe de Rugby.

Concernant la partie continentale des Etats-Unis, la totalité des régions ont leurs points antipodaux dans l’océan indien comme le montre cette carte qui affiche les limites des continents et leurs points antipodaux.

Pour la petite histoire, il est donc abusif de parler de syndrome chinois, concept repris comme titre d’un film avec Jane Fonda, Michael Douglas et Jack Lemmon sorti quelques semaines avant l’accident nucléaire de Three Mile Island en 1979 : après la fusion accidentelle d'un réacteur nucléaire, le combustible nucléaire en fusion du cœur (corium) perce les enceintes de confinement et s'enfonce dans la terre. Même si les lois de la gravité le permettaient, il ne parviendra pas en chine : seules des parties de l’Argentine et du Chili ont leurs points antipodaux situés en Chine…

Au moment où je termine l'écriture de cet article, avec un score de 19 à 12, les bleus revoient la vie en rose...

Pour finir avec les antipodes et la sphère terrestre, il reste donc désormais quatre équipes dans le dernier carré de l’ovalie : deux de l’hémisphère nord, le quinze de France opposé au quinze du Poireau ou les dragons rouges (Pays de Galles) et deux du sud, les Wallabies d’Australie contre les All-Blacks de Nouvelle-Zélande. Ce sera donc une finale nord contre sud. Rendez-vous samedi 15 et dimanche 16 octobre à 21h00 (10h00 en France) pour les deux demi-finales puis le 23 octobre, toujours à 21h00. Tous les matches se joueront à Auckland, à l’Eden Park. Pour atteindre l’Eden du Rugby, même avec les « pieds opposés » aux antipodes, il ne faudra pas marcher à côté de ses pompes…

 

En savoir plus :

 

Suggestions d’utilisations pédagogiques en classe :

  • Manipulations d’un globe terrestre et d’un planisphère. Questionnement sur la mesure des distances et des angles.
  • Des petites animations en géométrie et en trigonométrie à la surface de la Terre : calcul de distance entre deux villes, mesure des angles d’un triangle à la surface la Terre, etc.
  • Travail sur la longitude et la latitude et les projections cartographiques.
  • Travail sur les dimensions caractéristiques de la Terre : diamètre, rayon, circonférence, surface, surface des océans et des terres émergées, volume, masse, densité. Comparaison avec d’autres planètes du système solaire.

 

 



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  • : Les satellites d'observation de la Terre au service de l'environnement : images et exemples dans les domaines de l'environnement, la gestion des risques, l'agriculture et la changement climatique. Et aussi, un peu d'espace et d'astronomie, chaque fois que cela suscite questions et curiosité...
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  • Ingénieur dans le domaine de l'observation de la Terre.
Bénévole de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées
  • Ingénieur dans le domaine de l'observation de la Terre. Bénévole de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées

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