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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 23:54

Pour sa dernière mission STS-133, la navette Discovery s'est amarrée samedi à 19h14 UTC à la Station spatiale internationale (ISS). Après quelques photos prises à partir de l’ISS pour vérifier l’état du bouclier thermique de Discovery, le commandant de bord, Steve W. Lindsey, a piloté l’approche finale et l’arrimage de la navette, à une vitesse de trois centimètres par seconde alors que les deux satellites tournent autour de la Terre à plus de 28000 kilomètres par heure.

Sur son site Internet, la NASA confirme que le sas de communication entre l’ISS et Discovery a été ouvert à 21h16 UTC après vérification de l’étanchéité.

Discovery et son équipage livrent le module Leonardo qui complétera l’ISS avec un espace pressurisé supplémentaire. Plus étonnant, le shuttle amène également Robonaut 2 ou R2, un robot humanoïde de 150 kg et 1 mètre de haute, chargé d'aider les occupants de l’ISS.

C’est la première fois, et peut-être la dernière, qu’il y a autant de vaisseaux spatiaux amarrés à l’ISS en même temps : Discovery, l’ATV-2 Johannes Kepler, le cargo japonais HTV-2, un Progress russe et la capsule Soyouz.

Retour en quelques images spectaculaires sur une semaine chargée…

 

Jeudi 24 février 2011 à 15h59 UTC : amarrage du cargo automatique ATV2 « Johannes Kepler » à la Station Spatiale Internationale

 

ATV-Lune.jpgLe véhicule de transfert automaique européen ATV-2 Johannes Kepler quelques secondes avant
l'amarrage (docking) au module Zvezda de la station spatiale internationale (ISS). Les quatres
panneaux solaires sont déployés. En arrière plan à droite, la Lune...
Photographie prise depuis l'ISS. Crédit image : ESA / NASA

 

L'amarrage totalement automatique, mais surveillé attentivement par les équipes du centre de contrôle ATV-CC au CNES à Toulouse et par les astronautes de l'ISS, a parfaitement réussi : les crochets de l'ATV-2 Johannes Kepler se sont fermés à 17h11 (heure de Paris). Un fois le sas ouvert, l'ATV-2 est devenu un module temporaire de l’ISS.

 

Jeudi 24 février 2011 : lancement de la navette spatiale Discovery à partir du pas de tir 39A du centre spatial Kennedy (KSC), en Floride

A 21h53 UTC (soit 16h53 en heure locale), la navelle  Discovery (mission STS-133) décolle pour sa dernière mission. Elle attendait son tour et la confirmation de l'arrimage de l'ATV-2. Ce 39ème vol de la navette Discovery était initialement prévu en novembre mais une fuite d'hydrogène dans le système de remplissage du réservoir externe à quelques heures de la mise à feu des moteurs puis la présence de fissures dans des arceaux en aluminium du réservoir avaient entraîné des report successifs. Deux derniers lancements de navette, Endeavour (STS-134) en avril et Atlantis (STS-135) fin juin, mettront un terme à une aventure spatiale démarrée le 12 avril 1981.

 

KSC - STS-133 - champ large

Décollage du space shuttle Discovery à partir de l'aire de lancement 39A au Kennedy Space Center
en Floride.
La photographie en champ large permet de voir l'environnement et les marais qui
entourent le KSC. Crédit image : NASA

 

2011-1643-m.jpgDécollage du space shuttle Discovery à partir de l'aire de lancement 39A au Kennedy Space Center
en Floride.
A bord, l'équipage est constitué de Steve Lindsey (commandant), Eric Boe (pilote),
Steve Bowen, Alvin Drew, Michael Barratt and Nicole Stott (spécialistes mission). Ils emmènent
le robot R2 et le module Leonardo.Crédit image : NASA

 

Avant ce 39ème vol, Discovery, lancée pour pour la première fois en août 1984, avait déjà plusieurs records à son actif : 352 jours en orbite, 246 astronautes transportés, première femme pilote, l'astronaute le plus âgé, John Glenn, le premier américain mis en orbite en février 1962 à bord de la capsule Mercury "Friendship 7", etc.

 

Samedi 26 février 2011 à 19h14 UTC : amarrage de la navette spatiale Discovery

Discovery s'est amarrée à la Station spatiale internationale (ISS) après deux jours de vol. L'amarrage a eu lieu à environ 350 kilomètres au-dessus de l'Australie.

 

493575main_022611_466.jpg La navette Discovery amarrée à la station spatiale internationale. La soute est ouverte et permet
de voir
le module Leonardo
 . Crédit image : NASA

 

Leonardo est un  module polyvalent construit par Thalès Alenia Space pour l'Agence Spatiale Italienne(Multi-Purpose Logistics Module également connu sur l'acronyme MPLM). Destinés initialement à transporter du fret vers l'ISS. Trois modules ont été construits : Leonardo, Raphaël et Donatello. Leonardo a déjà fait l'aller-retour entre la Terre et l'ISS. Avec l'arrêt des vols du space shuttle, il a été décidé d'en faire un élément à part entière de l'ISS.

L'Europe enverra un troisième ATV vers l'ISS dans les 12 mois à venir. Il est déjà baptisé du nom du physicien italien Edoardo Amaldi (1908-1989). Deux autres exemplaires suivront d'ici 2014.

 

Entre souvenirs de la guerre froide et pragmatisme technologique : les vaisseaux spatiaux ont-ils un sexe ?

Depuis mars 1966 et le premier rendez-vous entre la capsule Gemini 8, pilotée par Neil Armstrong et Dave Scott, et une fusée Agena qui servait de cible, l’arrimage entre deux vaisseaux spatiaux a toujours été un facteur clé du succès des missions spatiales complexes.

A ce sujet, jacques Villain rapporte une anecdote dans son livre « Dans les coulisses de la conquête spatiale » (éditions Cépaduès). Hugo Boris en donne également une version romancée dans « Je n’ai pas dansé depuis longtemps » où le héros Yvan est inspiré de l’histoire de Sergueï Krikalev, l'unique cosmonaute ayant changé de nationalité en cours de vol au moment de la dissolution de l’URSS.

En 1975, l’arrimage entre un vaisseau Apollo et un Soyouz (connu sous le nom ASTP pour « Apollo Soyouz Test Project ») devait symboliser le nouvel esprit de coopération entre américains et soviétiques. La préparation de ce rendez-vous en orbite supposait de régler de nombreux problèmes techniques. Néanmoins, la question qui demanda le plus d’efforts et mobilisa mêmes des juristes et diplomates portaient sur les pièces d’arrimage de chacun des vaisseaux. Qui aurait la pièce mâle ? Qui aurait la partie femelle ? Question d’amour propre pour l’URSS qui avait mis Spoutnik en orbite et envoyé le premier homme dans l’espace et pour les Etats-Unis dont les astronautes avaient marché sur la Lune.

Cette question de sexe dans l’espace fut finalement réglée en concevant un dispositif de jonction bisexué, avec une forme symétrique ou androgyne, évitant que l’un ou l’autre pays ne se trouve en position de dominant.

 

engineers-and-docking-module.jpgPréparatifs du projet ASTP : des ingénieurs américains et sovétiques examinent le module de docking
pendant un test de compatibilité effectué au Johnson Space Center.
Crédit image : NASA.

 

ASTP---Docking-system.jpgLe système de docking utilisé pour le projet de rendez-vous Apollo - Soyouz. Extrait de l'accord entre
l'URSS et les USA
signé à Moscou le 24 mai 1972. Crédit image : NASA.


On retrouve le descendant de ce système de jonction pour l’amarrage de la navette spatiale à l’ISS alors que les vaisseaux russes Soyouz ou Progress utilisent le système « mâle – femelle » conçu par les soviétiques. La technologie russe, connue sous le nom « Probe and drogue » (sonde et crochet) est également utilisée pour le cargo européen ATV.

 

Sergei Krikalev - Docking Soyuz - NASA - Un autre regard sur la Terre Soyuz - TMA 19 - Docking system - Un autre regard sur la Terre

A gauche, à l’intérieur de l’ISS, le cosmonaute russe Serguei Krikalev tient l’adaptateur d’amarrage du
Soyouz : après l’amarrage, le sas est ouvert et le dispositif de « docking » est rangé jusqu’à ce qu’il serve
à nouveau. A droite, en juin 2010, le vaisseau Soyouz TMA-19 qui change de position sur la station
spatiale internationale. Crédit image : NASA.

 

Sur l’ISS, il y a cinq ports de « docking » actifs, quatre « mâle – femelle » pour les vaisseaux Soyouz et Progress dont un est compatible avec le cargo européen ATV et un cinquième, androgyne ou bisexué, pour le space shuttle. La navette américaine doit donc toujours s’amarrer au même endroit. Plusieurs autres ports de plus grande taille sont prévus pour l’accostage des modules HTV, MPLM (comme Leonardo) et les autres modules permanents de l’ISS. En russe, « soyouz » signifie « union »…

 

NASA - Space shuttle - Système de docking androgyne - Un autre regard sur la terreGros plan sur le système d’accouplement de la navette spatiale juste avant l’arrimage avec la
station spatiale internationale. Crédit image : NASA

 

srvr.jpg

Sur cette image de la navette Atlantis (mission STS-71) prise en juin 1995 avec les portes de la soute ouvertes, on distingue le module Spacelab de l’ESA et le port de « docking ». La mission STS-71 a effectué le premier arrimage avec la station spatiale russe MIR. Crédit image : NASA

 

En savoir plus :


Suggestions d'utilisations pédagogiques en classe :

2011 est une année particulièrement adaptée à un travail sur l'histoire de l'aventure spatiale avec au moins trois opportunités :

  • En avril, les 50 ans du premier homme dans l'espace, Youri Gagarine, qui a effectué une orbite autour de la Terre (12 avril 1961),
  • En décembre, les 50 ans du Centre National d'Etudes Spatiales (CNES) créé par la loi n°61-1382 du 19 décembre 1961),
  • et, dans le domaine de l'observation de la Terre, les 25 ans du lancement du premier satellite Spot (lancement le 22 février 1986). Nous aurons l'occasion d'en reparler : ce sera un des thèmes de la Novela 2011 à Toulouse.

 

 

 

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 17:31

 

V200-ATV2-Johannes-Kepler.jpgLa fusée Ariane 5 sur son aire de lancement à Kourou, avec le cargo ATV-2 dans sa coiffe
Crédit image : ESA - CNES - ARIANESPACE/Photo Optique Vidéo CSG, 2011

 

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Après le premier ATV Jules Verne en mars 2008, la fusée Ariane 5 devait lancer mardi 15 au soir le cargo ATV-2 « Johannes Kepler » construit par Astrium. Un doute sur une mesure de remplissage du réservoir d'oxygène liquide de la fusée Ariane a entraîné un report de lancement de 24 heures. Un lancement très symbolique puisque ce sera le 200ème départ d’une fusée Ariane depuis le centre spatial Guyanais, avec le 56ème vol d’une fusée Ariane 5 et une série record de 41 succès d’affilée.

Rendez-vous pour le lancement le mercredi 16 février à  22h50 (soit 21H50 UTC), puis nouveau rendez-vous pour le rendez-vous avec l'ISS dans quelques jours.

 

Un cargo sans créneau

L’ATV Johannes Kepler, c’est un véhicule autonome de vingt tonnes, la charge utile la plus importante jamais emportée par Ariane, avec 7,1 tonnes de fret dont 4,6 tonnes de carburant. Dans quelques jours, après le rendez-vous automatique avec la station spatiale internationale (ISS), ce carburant servira à « pousser » la station pour la remonter de 360 kilomètres à 400 kilomètres d’altitude.

Le rendez-vous avec l'ISS implique de faire coïncider les deux orbites, y compris leurs plans orbitaux, c'est ce qui explique qu'il n'y pas de marge de manoeuvre pour l'heure de lancement : si la phase automatique du compte-à-rebours est interrompue, une nouvelle tentative de lancement ne peut pas se faire immédiatement : il n'y a pas de créneau de lancement... Cela part à l'heure ou cela ne part pas !

 

Mouvement des satellites et des planètes : un jeu de lois

Il y avait longtemps que je cherchais un prétexte pour aborder les lois de Kepler. La mise sur orbite de Johannes Kepler, une sorte de retour aux sources, est une excellente occasion. Cela ne peut « Kepler » aux lecteurs du blog Un autre regard sur la Terre.

Une fois en orbite, les satellites se déplacent seuls, sans moteur, sans consommer d'autre énergie que celle qui est nécessaire au bon fonctionnement des instruments de bord ainsi que pour les corrections de trajectoire et d'altitude. 

Un satellite en orbite, c’est un objet en chute libre, uniquement soumis à l’attraction terrestre.

kepler.gif

Pour cette raison, le mouvement des satellites autour de la Terre et des planètes autour du soleil suit les lois de Kepler. La détermination par Kepler de l'orbite des planètes autour du Soleil est une des plus grandes découvertes expérimentales dans l’histoire des sciences. Kepler énonça les trois lois essentielles qui portent son nom.

 

Première loi de Kepler : la loi des orbites

Un satellite décrit une orbite en forme d'ellipse autour de la Terre qui occupe un foyer de cette ellipse. Les planètes décrivent une trajectoire elliptique dont le Soleil occupe un foyer. Pour un satellite, le périgée est le point où il est le plus proche de la Terre. L’apogée celui où le satellite est le plus éloigné de la Terre. Lorsque les deux foyers se rapprochent, l’ellipse s’arrondit jusqu’à devenir un cercle.

En observation de la Terre, on aime bien les orbites circulaires : chaque image est prise à la même distance de la Terre.

Un-autre-regard-sur-la-Terre---Premiere-loi-de-Kepler.jpg

Illustration de la première loi de Kepler - Crédit image : Gédéon

 

Certaines missions utilisent des orbites elliptiques : les satellites de télécommunications russes Molnya ont un périgée entre 400 et 600 km et un apogée à 40000 km dans l'hémisphère nord pour rester le plus longtemps possible au-dessus de la Russie. L'orbite du satellite astronomique XMM est encore plus excentrique, avec un apogée à 120000 km.

 

Deuxième loi de Kepler : la loi des aires

Une ligne tracée du Soleil (respectivement de la Terre) vers la planète (vers le satellite balaye des aires égales en des temps égaux. L'ellipse n'est pas parcourue à une vitesse linéaire constante par le satellite. Dans un temps donné, c'est la surface balayée par le rayon vecteur joignant le satellite à la Terre qui est constante. En pratique, la vitesse du satellite est plus grande quand il est proche de son périgée que lorsqu'il est à son apogée.

Plus un satellite est proche de la Terre, plus il va vite. Plus il est éloigné, plus il va lentement. Cette vitesse est indépendante de la masse du satellite. Sur une orbite donnée, sans aucune intervention sur le satellite, vitesse et distance à la Terre varient en sens inverse.

Un-autre-regard-sur-la-Terre---Seconde-loi-de-Kepler.jpgIllustration de la seconde loi de Kepler - Crédit image : Gédéon


Troisième loi de Kepler : la loi des révolutions

Il existe une relation mathématique entre la période de révolution (T) d’un satellite et la distance du satellite au centre de l’ellipse (a). Cette relation ne dépend pas de la masse du satellite.

Le carré de la période de révolution d’une planète autour du Soleil ou d’un satellite autour de la Terre est proportionnel au cube du demi-axe principal de l’ellipse : en clair, le rapport T2/a3 est une constante.

Par exemple, à 900 km d’altitude, un satellite en orbite circulaire effectue une révolution en 102 minutes. Sur une orbite équatoriale circulaire à 35786 km d’altitude, le période est de 24 heures : le satellite paraît immobile à un observateur sur Terre.

 

Les manoeuvres en orbite

Contrairement à ce que les films d'action ou de science-fiction laissent parfois penser, un satellite, sur son orbite, ne peut ni faire demi-tour, ni s’immobiliser, ni encore changer facilement de plan orbital.

Pour manœuvrer en orbite et modifier la trajectoire imposée par la force de gravitation, on utilise un propulseur pour fournir une poussée dont la direction et l’intensité sont soigneusement dosées :

  • Si on accélère le satellite sur son orbite circulaire, la trajectoire s’allonge, l’altitude augmente et la vitesse décroît sur la nouvelle orbite. Un moteur, accélérant un satellite à son apogée, permet de l’amener sur une orbite géostationnaire à 35786 km d’altitude, alors que la fusée l’avait amené sur une orbite provisoire très elliptique avec un périgée à 200 km d’altitude.
  • Si on freine le satellite avec une rétro-fusée, le satellite se rapproche de la Terre et sa vitesse augmente. C’est ainsi que les vaisseaux spatiaux quittent leur orbite pour retrouver la terre ferme.

 

Rendez-vous spatial, à toute vitesse !

C’est également à l’aide d’une série de manœuvres avec des impulsions précisément calculées que la navette spatiale, les vaisseaux Soyouz, Progress ou l'ATV peuvent rejoindre la station spatiale internationale. Les deux vaisseaux se retrouvent sur la même orbite à 400 km d’altitude, chacun ayant une vitesse d’environ 28.000 km/h, mais se rapprochant l’un de l’autre à quelques centimètres par seconde.

 

2008-04-03_164446.jpg article julesverne

En 2008, un superbe rendez-vous avec Jules Verne, le premier ATV. Crédit image : ESA

 

En savoir plus :

 

 

 

Suggestions d'utilisations pédagogiques en classe :

  • Bien sûr, toutes les applications des lois de Kepler : vitesse d'un satellite en fonction de l'altitude, les manoeuvre pour les changements d'orbites, les orbites de transfert géostationnaire, les rendez-vous...

 

 

 

 

 


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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 20:32

Le satellite allemand TanDEM-X a acquis ses premières images jeudi 24 juin 2010, soit un temps record de 3 jours et 14 h seulement après le lancement effectué le 21 juin. Reçues et traitées par la station de réception de l’Agence Spatiale Allemand (DLR) à Neustrelitz, ces images montrent le nord de Madagascar, un paysage ukrainien et la ville de Moscou.

 

Les trois premières images montrant les possibilités du satellite Radar TanDEM-X :

20100624_FirstTDXImage_Madagaskar.jpg

La houle au nord de Madagascar (Crédit image : DLR)

La première image couvre la province nord de Madagascar, et la ville principale du nord Antsiranana au centre de l’image. La coloration jaune met bien en évidence le mouvement de la houle dans l’océan indien et on voit le net changement quand l’eau pénètre dans la Baie de Diego-Suarez par l’étroit chenal. Par rapport à la haute mer, la surface de l’eau dans la baie est plus calme et réfléchit de façon différente le signal radar de TanDEM-X.

20100624 FirstTDXImage UkraineEn Ukraine, des zones agricoles, des plans d’eau et … un train en marche en Ukraine
(Crédit image : DLR)
 

Cette image de l’Ukraine montre un plan d’eau à proximité du Donets, affluent du Don, entouré de forêt et de terres agricoles. Chaque type de culture réfléchit différemment le signal radar émis par TanDEM-X depuis son orbite. Cela se traduit sur l’image par des variations de couleur et de luminosité. Un phénomène remarquable à noter : à l’est des 3 petits plans d’eau, au centre de l’image, un train en marche sous la forme d’une traînée lumineuse blanche. L’effet Doppler entraîne un écart entre l’image du train en blanc et la voie. Petit exercice : calculer la vitesse du train...

 

20100624_FirstTDXImage_Moscow.jpg 

Un œil de lynx au-dessus de Moscou (Crédit image : DLR)

L’Aéroport international de Moscou-Cheremetievo, à 30 km au nord-ouest de Moscou, est visible au centre de cette image. On distingue clairement le Terminal 1 au nord, le Terminal 2 au sud et les deux pistes. Leur surface lisse en béton réfléchit le faisceau radar comme un miroir, apparaissent en noir. Plusieurs étendues d’eau comme les bassins de Pirogovskoie et d’Ouchinskoie sont visibles au nord de la ville.

 

Prochaines étapes de la mise en service opérationnel :

Fin juillet, les deux satellites TanDEM-X et TerraSAR-X seront ramenés à une distance de 20 km l’un de l’autre. En octobre, les deux satellites évolueront en formation serrée en orbite autour de la Terre, à seulement 200 mètres de distance l’un de l’autre. Ce rapprochement marquera le début de la deuxième phase de la mise en service : le vol en formation et le contrôle des deux satellites.

L’exploitation commerciale du satellite TanDEM-X sera assurée par Infoterra GmbH, filiale d’Astrium Services. La principale application porte sur la fourniture de modèles numérique de terrain de grande précision.

 

En savoir plus :

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 06:51

Le satellite radar allemand TANDEM-X a été lancé avec succès le 21 juin 2010 depuis le cosmodrome de Baïkonour à 8h14 heure locale (soit 2h14 UTC).

Ce nouveau satellite d'observation de 1.300 kg et de 5 mètres de longueur a été mis en orbite par un fusée Dniepr.

Les premiers signaux prouvant le bon fonctionnement ont été reçus par la station de réception de Troll en antarctique.

 

Lancement-TanDEM-X.jpg

Décollage de la fusée Dniepr emportant le
satellite TanDEM-X (Crédit image : DLR)

Opérant en formation rapprochée et de manière coordonnée avec son alter ego TerraSAR-X, déjà en orbite depuis trois ans, ce nouveau satellite radar devrait établir, en l’espace de trois ans, un modèle numérique de terrain (MNT) de la surface émergée du globe avec une résolution sans égal. Les deux satellites, formant un système d’interférométrie radar, se suivront sur leur orbite à des distances allant de quelques kilomètres à 200 mètres.

 

TanDEM-X-Copyright-Astrium.jpg

Vue d'artiste de Terrasar-X et Tandem-X en orbite (Crédit image : EADS Astrium)

 

00_TanDEM-X_DEM_H_henmodell.jpg

Tandem-X améliorera la qualité et la précision des modèles numériques de terrain (Crédit image : DLR)

 

En savoir plus :

 

Suggestions d'utilisations pédagogiques en classe :

  • Expériences sur l'interférométrie en optique. Comparaison avec l'interférométrie SAR.
  • Expériences et travail sur la vision stéréo, la mesure de parallaxe et la reconstitution du relief.
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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 10:34

Le lancement du satellite Cryosat-2 a été effectué avec succès jeudi 8 avril 2010 à 15h57. La séparation du lanceur a été confirmée envrion 15 minutes plus tard.Cryosat-2 a pour mission de mesurer les variations d'épaisseur des glaces de mer présentes dans les océans polaires et de surveiller l'évolution des calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique.

Cryosat-2  complètera les informations collectées depuis plusieurs années par le satellite Envisat et fournira aux scientifiques des informations pour améliorer la connaissance de l'évolution des masses glaciaires et la recherche sur le changement climatiques.

Le satellite Cryosat-2 pèse 700 kilogrammes. Il embarque un altimètre radar à hyperfréquences de nouvelle génération, concu pour la mesure des variations d'épaisseur des glaces flottantes, hautes de plusieurs mètres, et des calottes polaires, qui peuvent atteindre plusieurs kilomètres d'épaisseur.  Il est également équipe de l'instrument DORIS  qui permet de mesurer avec très précisément la trajectoire du satellite et la localisation au sol. Astrium assure la maîtrise d'oeuvre du satellite. Thalès Alenia Space fournit l'altimètre.

Mission-cryosat.jpg

 L'orbite de Cryosat-2 est une orbite polaire à 717 kilomètres d'altitude, avec une inclinaison de 92 degrés. Sa durée de vie prévue est de 3,5 ans. Cryosat-2 a été mis en orbite par une fusée Dniepr depuis Baïkonour au Kazakhstan. Le lancement a été effectué exactement à l'heure prévue à 15h57 (13:57 TU). les opérations de lancement peuvent être suivi en direct sur le site Cryosat de l'Agence Spatiale Européenne.


Le 8 octobre 2005, le lancement du premier CRyosat avait échoué à cause d'une défaillance de la fusée.

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  • : Un autre regard sur la Terre
  • Un autre regard sur la Terre
  • : Les satellites d'observation de la Terre au service de l'environnement : images et exemples dans les domaines de l'environnement, la gestion des risques, l'agriculture et la changement climatique. Et aussi, un peu d'espace et d'astronomie, chaque fois que cela suscite questions et curiosité...
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A Propos De L'auteur

  • Gédéon
  • Ingénieur dans le domaine de l'observation de la Terre.
Bénévole de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées
  • Ingénieur dans le domaine de l'observation de la Terre. Bénévole de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées

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