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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 11:44

Image du mois - Septembre 2010Photographie (ISS010-E-14618) prise par un astronaute de la Station Spatiale Internationale
le 23 janvier 2005 avec un appareil Kodak 760C et un objectif de 400 mm de focale.
Crédit image : Image Science & Analysis Laboratory, NASA Johnson Space Center.

 

Trois types d’images pour trois niveaux de détails…

Il s’agit du lac Nasser, un des plus grands lacs artificiel du monde. Cette image, qui date de janvier 2005, a été prise par un des astronautes de la station spatiale internationale. L’appareil photo est un Kodak 760C avec un objectif de 400 mm de focale.

La surface de l’eau, brillante comme un miroir, se détache clairement de son environnement, à cause de la réflexion de la lumière solaire. Cet effet de miroir à la surface de l’eau est fréquent avec les images satellites (voir par exemple un autre article du blog Un autre regard sur la Terre).

L’image ci-dessous, extrait d’une scène acquise par le satellite européen ENVISAT, à gauche, et la vignette centrée sur le lac Nasser, à droite, couvrent une région plus large permettent de se faire une meilleure idée de la localisation du lac le long du Nil. Elle montre également de manière très spectaculaire le contraste entre les abords du Nil, dont la couleur verte correspond aux zones cultivées, riches en alluvions déposées par le fleuve, et les surfaces désertiques. La dernière image, présentée plus loin dans cet article montre en détail le temple d'Abu Simbel sur la rive du lac Nasser. La résolution est de 4 mètres.

 

Meris - SE - 03-09-2010 - 07h35 Extrait - Meris - Lac Nasser - 03-09-2010 - 07h35 

 Extrait d’une scène acquise par le satellite européen ENVISAT le 3 septembre 2010 à 7h35 UTC et vignette centrée sur le lac Nasser. Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA).

 

Le lac Nasser et le barrage d’Assouan :

Il porte le nom de l’ancien président égyptien Gamal Abdul Nasser, qui décida la construction sur le Nil du haut barrage d’Assouan, construit entre 1958 et 1970 créant ainsi, à partir des années soixante, un lac d’environ 550 km de long et de plus de 6200 km2 de superficie. C’est un des plus ambitieux chantier d’aménagement hydraulique d’Afrique, parmi ceux destinés à réguler les sécheresses et les inondations, produire de l’électricité et fournir de l’eau pour l’irrigation. Très précisément, le nom de lac Nasser s’applique uniquement à la partie du lac située en Egypte. Les soudanais appellent la partie située dans leur pays, la plus petite avec moins de 20% de la surface, le lac de Nubie. Les crues régulières du Nil, qui draine des eaux provenant de toute l’Afrique de l’est, ont été à l’origine, depuis l’antiquité, été à l’origine de travaux hydrauliques et d’aménagement des rives du fleuve.

Le haut barrage d’Assouan est le plus récent des deux barrages construits dans la région. Le premier barrage d’Assouan, dont la construction a démarré en 1902, a été achevé en 1908 et, malgré deux chantiers de surélévation, a débordé à plusieurs reprises. Au lieu d’une troisième surélévation, le gouvernement décida la construction d’un nouveau barrage en amont. Ce barrage apportait ainsi de nouvelles ressources pour la fourniture d’eau potable et l’irrigation, au prix du déplacement forcé de centaines de milliers de personnes vers des zones plus élevées.

 

Le temple d’Abu Simbel et le phare à On :

Le nouveau barrage d’Assouan se révéla beaucoup plus efficace que l’ancien, à tel point qu’il entraîna un autre chantier incroyable : l’ancien temple égyptien d’Abu Simbel, construit pat Ramsès II entre 1279 et 1213 avant J.C., situé à l’origine sur les collines de Méha et d'Ibshek qui allaient être submergées par la montée des eaux causée par la construction du barrage, a été démonté pièce par pièce et reconstruit à un autre emplacement en hauteur, à l’abri de la montée des eaux. Cette opération de sauvetage a été menée à l’initiative de l’UNESCO. Oublié pendant des siècles, le temple d’Abu Simbel fut découvert le 22 mai 1813 par le suisse Johann Ludwig Burckhardt. Le site de Philaé a subi le même sort. Le port de Wadi Halfa au Soudan a été totalement submergé.

En terme d’environnement, le rôle du nouveau barrage est contesté. Comme souvent, les grands travaux ont des effets complexes. La régulation des crues du fleuve a un effet négatif : en réduisant le volume d’alluvions, il est une des causes de l'érosion du delta du Nil. Les eux salées de la Méditerranée pénètrent davantage dans le delta. Par ailleurs, la perche du Nil, dont les dégâts causés dans le lac Victoria sont bien connus et ont fait l’objet du film « Le cauchemar de Darwin », a également été introduite dans le lac Nasser.

 

abu simbel egyptLe nouveau site du temple d’Abu Simbel en Egypte. Image acquise par le satellite américain Ikonos
le 19 décembre 2003. Le satellite Ikonos, lancé en 1999, fournit des images panchronmatiques à 1 mètre
de résolution. Les images multispectrales ont une résolution de 4 mètre. Crédit image : GeoEye 

 

Une nouvelle vallée (New valley) :

Dans les années 90, des précipitations importantes se sont produites dans les régions où le Nil prend sa source, entraînant des hauteurs d’eau record au niveau du lac Nasser. Cette eau abondante et les risques de débordement du barrages amenèrent le gouvernement égyptien à promouvoir un autre projet ambitieux (l’adjectif pharaonique s’applique bien à l’Egypte…) : le projet « New Valley », une nouvelle vallée. A terme, l’objectif est d’amener la superficie des terres arables en Égypte de 6% à 35% de la surface du pays.

En 1997, une inondation volontaire de grande ampleur dans la cuvette de Toshka au sud de l’Egypte créa progressivement quatre nouveaux lacs. Après cette première mise en eau, une station de pompage et un canal ont été construits en 2000, afin de maintenir le débit dans la région, permettant le développement d’une nouvelle zone d’activité agricole et industrielle dans le désert mais utilisant une quantité importante de l’eau du Nil.

L’image suivante montre la station de pompage Moubarak sur le lac Nasser, le déversoir qui a servi à inonder la cuvette de Toshka, l’extrémité sud du premier des quatre lacs ainsi qu’une partie du canal principal, le canal Cheikh Sayed, les canaux latéraux et les zones nouvellement créées dans le désert égyptien au nord-ouest du lac Nasser.

Les lacs Toshka de la Nouvelle Vallée et les infrastructures qui les entourent sont un signe particulièrement visible des changements récents et rapides réalisés par l’homme à la surface de la Terre.

 

ISS012-E-11654-commente.jpgPhotographie ISS012-E-11654 prise par les astronautes de la Station Spatiale Internationale le
11 décembre 2005 avec un appareil Kodak 760C et un objectif de 180 mm de focale.
Crédit image : Image Science & Analysis Laboratory, NASA Johnson Space Center.

 

En savoir plus :


Suggestions d’utilisations pédagogiques en classe :

  • Travaux pratiques et études de cas sur l’utilisation des satellites pour la gestion de la ressource en eau dans les zones arides.
  • En histoire, études bibliographiques sur le Nil, l’agriculture depuis l’antiquité, les crues du Nil et l’impact des travaux d’aménagement à travers les ages.

 

Les quiz image des mois précédents :

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 22:38

Pas encore de bonne réponse pour notre quiz image du mois de septembre.

 

Image du mois - Septembre 2010

 

Un indice : c'est un lac et c'est en Afrique...

A vous de jouer : poster un commentaire avec votre réponse avant le 30 septembre 2010.

 

Les quiz image des mois précédents :

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 21:25

Mercredi 1er septembre : rentrée scolaire pour environ 852.000 enseignants.

Jeudi 2 septembre : rentrée scolaire des élèves. 12 millions d'écoliers, collégiens et lycéens reprennent le chemin de l’école.

Cartables, trousses et autres fournitures scolaires, mais aussi réforme de la classe de seconde du lycée général et technologique et… des manuels neufs à acheter et des risques de retard de livraison, suppressions de postes d’enseignants prévues au budget 2011 et journée de grève contre la réforme des retraites, questions sur la formation pédagogique des jeunes enseignants, etc., etc. : tous les ingrédients d’une rentrée scolaire à la française.

La rentrée 2010, c’est également l’expérimentation «cours le matin, sport l’après-midi». Mais, au fait, pourquoi pas des sciences et des techniques, ou d’autres activités culturelles dans un cadre motivant ? Et pas seulement dans les internats d’excellence…

Le blog « Un autre regard sur la Terre » souhaite à tous les enseignants la meilleure rentrée possible et espère qu’il vivront avec leurs élèves une excellente année, propice aux études et aux projets pédagogiques innovants.

Avec un petit bonjour tout particulier pour les enseignants dans les matières scientifiques et techniques, nous espérons que les ressources mises en ligne sur ce site seront utiles et susciteront des activités en classe. N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires et éventuels retours d’expérience (la solution la plus simple est de poster un commentaire sur l’article concerné…)

Pour commencer, voici la nouvelle image mystère du « quiz satellites d’observation de le terre et environnement » pour le mois de septembre 2010 :

 

Image-du-mois- quiz satellite d'observation-Septembre-2010.jpg 

De quel satellite provient cette image ? A quel endroit du monde correspond-elle ?

A vous de jouer : les copies seront ramassées dans un mois…

 

Bonne rentrée à tous et rendez-vous début octobre !

 

Gédéon

 

 

Les quiz image des mois précédents :

 

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 19:30

Il s'agit d'une partie la mer des Wadden, le long de la côte des  Pays-bas. L'image a été acquise par le satellite Spot 4 le 8 mai 2006. Elle couvre une zone d’environ 60 km sur 70 km et la résolution est de 20 mètres. L’image présentée ici est une composition en couleurs naturelles. Elle met en évidence les chenaux de marée et les barres sableuses dans ces eaux peu profondes.

Image du mois - Aout 2010Image de la mer des Wadden acquise le 8 mai 2006 par le satellite Spot 4
(Copyright CNES – Distribution Spot image)


La limite entre la mer du nord et La mer des Wadden est matérialisée par les îles de la Frise, avec sur cette image du sud au nord, Texel, Vlieland et une partie de Terschelling qui font partie des îles de la Frise occidentale. Ce chapelet d’îles se prolonge à l'est avec les îles danoises avec les îles allemandes de la Frise orientale. On distingue également un trait fin oblique : c’est l’Afsluitdijk, une digue qui sépare la Mer des Wadden au nord du Zuiderzee au sud. Construite entre 1927 et 1933, cette digue a transformé une lagune salée reliée à la Mer du Nord en une retenue d’eau douce. La digue mesure 32 kilomètres avec une largeur de 90 mètres. Elle fait partie des grands travaux du Zuidersee décidés par Cornelis Lely (1854 - 1929), ingénieur, qui a été ministre des transports et des aménagements hydrauliques. Il a donné son nom à la ville de Lelystad (un peu au sud de la zone couverte par cette image).

 

La mer des Wadden, un environnement exceptionnel classé au patrimoine mondial de l’UNESCO

Protégée dans le cadre d'un accord de coopération internationale entre les Pays-Bas , l’Allemagne et le Danemark depuis 1982, la mer des Wadden a été inscrite en juin 2009 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, en tant qu'écosystème tempéré remarquable de zones humides côtières. C'est le premier site naturel inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en Allemagne. Deux tiers de la surface de la mer des Wadden sont classés. La description suivante est une courte synthèse des arguments mis en avant dans le dossier de candidature au patrimoine mondial de l’UNESCO.

La mer des Wadden est le plus grand système de vasières et d’étendues sableuses intertidales d’un seul tenant au monde. Elle offre encore des processus naturels intacts et comprend une multitude de zones de transition entre la terre, la mer et les milieux d’eau douce.

C’est un exemple exceptionnel d’un littoral à barres de sable très complexe sous climat tempéré dans des conditions d’élévation du niveau des mers : la dynamique des processus naturels entretient une diversité d’îles barrières, de chenaux, d’étendues de terre, de barres sableuses, de marais salés, etc. Pour cette raison, c’est également une des zones côtières les mieux étudiées de la planète.

Du point de vue de la biodiversité, les nombreuses zones de transition entre la terre, la mer et l’eau douce expliquent la variété et le nombre d’espèces. Les changements journaliers de la marée, avec une forte dynamique de salinité, lumière, oxygène et température, créent un habitat très particulier pour une faune et une flore très riches.

La productivité de la biomasse de la mer des Wadden est une des plus élevées du monde. Les marais salés hébergent environ 2300 espèces de la flore et de la faune. Les zones marines et saumâtres accueillent 2700 espèces supplémentaires ainsi que 30 espèces d’oiseaux reproducteurs.

La mer des Wadden est l’une des zones les plus importantes au monde pour les oiseaux migrateurs. Selon le site de l’UNESCO, il peut y avoir dans la mer des Wadden plus de six millions d’oiseaux présents simultanément. 10 à 12 millions d’oiseaux y viennent chaque année. Pour 29 espèces d'oiseaux, la mer des Wadden accueille plus de 10% de la population mondiale migratrice.

 

Des menaces de pollution : l’exploitation pétrolière, le trafic maritime et les munitions immergées après les guerres mondiales

Les îles de la Frise ont été des destinations touristiques dès le dix-neuvième siècle. Elles sont maintenant en partie protégées en tant que réserve naturelle internationale. Néanmoins, l’exploitation de gaz et de pétrole la proximité des estuaires pollués de l'Ems, de la Weser et de l'Elbe et le trafic maritime important dans la région, avec les ports de Brême, Hambourg et Rotterdam, sont des risques réels pour l’environnement.

Après la Première Guerre mondiale, des stocks de munitions récupérés par les alliés ont été jetés en mer près de plusieurs des îles de la frise. Ces munitions, dont l’état peut être très dégradé, sont susceptibles de contenir des produits chimiques et sont une menace supplémentaire pour l’environnement. La Convention pour la protection du milieu marin de l'Atlantique du Nord-Est ou Convention OSPAR (OSPAR pour « Oslo-Paris ») qui développe depuis 1998 les coopérations internationales pour la protection du milieu marin de l'Atlantique du nord-est. OSPAR intègre un groupe « biodiversité » qui travaille sur ce problème des munitions immergées.


D’autres exemples d’images satellite de la mer des Wadden :


Wadden Sea - Meris - 08-01-2010 - 10h44 Wadden Sea - Meris - 15-04-2010 - 09h53 Wadden-Sea---Meris---19-07-2010---10h07.jpg

Trois extraits d’images MERIS acquises par le satellite européen ENVISAT en janvier, avril et juillet 2010.
Un rehaussement de contraste a été appliqué par Planète Sciences Midi-Pyrénées.
Sauf pour l'image de gauche, la zone couverte a une largeur d'environ 400 km.
Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA)

 

Wadden-TSX.jpgLe sud de l’île de Sylt dans la partie nord des îles de la Frise vue par le satellite Terrasar-X.
L’illustration présentée combine deux images radar acquises en avril et mai 2008, colorées
respectivement en rouge et en vert. La superposition des deux images, correspondant à des marées différentes met en évidence en couleur bleue les vasières et les chenaux de marée. L'image couvre
une zone d'environ 30 km de côté (crédit image : DLR)

 

La famille des satellites Spot : un outil opérationnel depuis 1986 et la préparation de la relève

Le satellite Spot 4, fabriqué par EADS Astrium, a été lancé en 1998. Il est toujours pleinement opérationnel, bien au-delà de sa durée de vie théorique initiale. Aux côtés de Spot 5, lancé en 2002, qui produit des images d’une résolution de 2,5 mètres, il constitue la flotte actuelle des satellites exploités par Spot Image, filiale d’Astrium Services. La conception et la fabrication satellite Spot 6 et Spot 7 a été confiée à EADS Astrium par Spot Image pour assurer la continuité des missions, avec des performances améliorées, en résolution (2 mètres), réactivité et durée de vie. Le champ couvert sera de 60 km par 60 km. Cette caractéristique double de haute résolution et de large couverture est un des principaux critères de succès de la famille des satellites Spot. Les lancements sont prévus en 2012 et 2014.

 

 

En savoir plus :

 

Suggestions d'utilisations pédagogiques en classe :

  • Etude bibliographique sur les écosystèmes côtiers.
  • En cherchant des images MERIS sans nuages sur des zones côtières particulières, évaluer les changements de l'environnement au long de l'année. Vérifier si on peut voir la dynamique liée aux marées.

 

Les quiz image des mois précédents :

 

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 15:08

Vous avez encore quinze jours pour proposer une réponse au quiz image satellite du mois d'août.

Image du mois - Aout 2010

 

  • De quel endroit s'agit-il ?
  • Quel satellite d'observation de la Terre a fourni cette image ?
  • Que peut-on dire de particulier sur ce lieu ?

Pour proposer une réponse, merci de poster un commentaire à la fin de cet article.

 

Un nouvel indice : c'est en Europe !

Réponse sur le blog "Un autre rgard sur la Terre" le 1er septembre...

 

Les quiz image des mois précédents :

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 12:18

Après les deux derniers quiz de juin et juillet particulièrement difficiles, voici pour le mois d'août, le bord de mer, la plage et les vacances une image qui devrait poser moins de difficultés. 

Pour vous aider : cette région a un lien particulier avec l'année 2010. Rendez-vous vers le 15 août pour un nouvel indice...

 

Image-du-mois---Aout-2010.jpg

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 11:16

Personne n’a trouvé la réponse au quiz du mois de juillet qui était particulièrement difficile. Comme en juin, l’image proposée est un extrait d’une image couvrant une zone plus large. De plus, elle est assez ancienne… Même avec l’indice donné mi-juillet (la Turquie), il n’était pas évident avec Google Earth de retrouver l’endroit précis (voir par exemple autour des coordonnées suivantes : 39,429444°N – 34,761870°E).

 La vignette du quiz est donc un extrait d’une image acquise par le satellite Spot 2 en septembre 2003. Il s’agit d’une zone agricole située dans la région d’Anatolie en Turquie, au nord de la ville de Konya.

Reponse-quiz-juillet-2010.jpgLe plateau anatolien en Turquie, au nord de la ville de Konya,
vu par le satellite Spot 2 en septembre 2003 (Copyright CNES – Distribution Spot Image)

 

Les champs sont brûlés pour favoriser la repousse. Lorsqu’ils sont maîtrisés, les feux en alternance sur de larges parcelles régulières donnent l’effet damier noir et blanc alors que les techniques de brûlis traditionnelles, recouvrant plusieurs parcelles, forment les taches noires plus irrégulières.

Dans les endroits où la végétation et les arbres sont rares, la pratique du brûlis sur de grandes surfaces peut donner l’impression d’un paysage désertique et lugubre. Le contraste est impressionnant avec les collines couvertes de blés au moment où celui-ci est à maturité.

La culture sur brûlis présente des risques importants d’érosion des sol, en détruisant la couche végétale protectrice.

 

La région d’Anatolie en Turquie :

L’Anatolie centrale est un large plateau semi-aride avec moins de 400 mm de précipitation annuelle. Son altitude se situe en moyenne entre 1000 et 1200 mètres avec quelques sommets, comme le mont Erciyes qui atteint 3900 mètres d’altitude. Le climat est plutôt de type continental : hivers assez rudes et étés chauds et secs. La végétation est surtout steppique avec quelques zones très fertiles, autour des cours d’eau et sur les hauteurs.

La Plaine de Konya est un large bassin peu accidenté, à l’exception du petit massif du Karadağ. L’environnement est plutôt rude, avec en particulier un niveau de précipitation très faible (parfois 250 mm par an).

 

La naissance de l’agriculture en Anatolie au néolithique :

Avant le développement de l’agriculture, les hommes, par exemple ceux qui ornèrent les grottes de Lascaux ou d’Altamira, vivaient de la chasse, de la pêche et de la cueillette.... C’est la période du paléolithique ou âge ancien de la pierre taillée.

Vers 12000 avant notre ère, un changement majeur intervient : Cette évolution est tellement importante que les historiens l’ont nommée « révolution néolithique », l’âge nouveau de la pierre polie : dans certaines régions du proche orient, en particulier à proximité du Jourdain, la nourriture (céréales) est disponible en quantité suffisante pour que des familles se regroupent et se sédentarisent dans les premiers villages. C’est autour de ses villages que les premières pratiques agricoles se développent.

Le proche orient et le fameux croissant fertile, qui va de l’Egypte à l’actuel Irak (anciennement Phénicie, Assyrie et Mésopotamie) offrent à cette époque un contexte favorable, carrefour entre plusieurs continents, avec des fleuves permettant l’irrigation et un climat propice aux cultures annuelles. Ces nouveaux modes de vie se diffusent assez vite de la région du Jourdain) vers l'Anatolie : près du lac de Konya, le site archéologique de Catal Hüyük permet de voir un ensemble d’anciennes maisons. C’est à partir du croissant fertile que la révolution néolithique se diffusera dans toute l’Europe

 

D’autres motifs liés aux pratiques agricoles vus par satellite…

Les paysages agricoles et les pratiques agricoles sont particulièrement bien visibles depuis l’espace : les champs, les différents types de culture sur chaque parcelle, les pratique agricoles (irrigation, terrasses) créent des motifs géométriques bien visibles par les satellites d’observation depuis l’orbite basse : avec les villes, l’agriculture est certainement un des principaux éléments qui témoigne que la planète terre est habitée…

L’agriculture, qu’il s’agisse de statistiques agricoles, de contrôle des déclaration de surfaces pour la PAC (politique agricole commune) ou de conseils pour le pilotage des cultures (comme le service d’agriculture de précision Farmstar proposé par Spot Infoterra et Arvalis – Institut du Végétal et déjà présenté sur ce blog) est un des principaux domaines d’application des satellites d’observation de la Terre et un gros consommateur d’images : pour bien suivre le cycle de la végétation, il est souvent indispensable d’acquérir plusieurs images tout au long du calendrier de cultures. Une page du blog « Un autre regard sur la Terre » dresse un panorama des différentes utilisations de l’imagerie spatiale pour l’agriculture.

Les images ci-dessous, provenant de capteurs différents, donnent quelques exemples spectaculaires (c’est le seul critère de cette sélection) de paysages agricoles observés depuis l’espace.

 

r230_BCS138_1280.jpgMotifs caractéristiques d'irrigation par systèmes rotatifs en Arabir Saoudite. La couleur rouge
indique la végétation active, très constratée au milieu du désert.
Image acquise par le satellite Spot 1 en mai 1992 (Copyright CNES - Dsitribution Spot Image)

 

spot russieAux abords de la frontière russo-ukrainienne, un savant quadrillage d'anciens canaux d’irrigation
(XIIIème siècle). Ils sont raccordés à de fin ruisseaux où se succèdent de petits barrages construits
sous l’ère soviétique. A l’est, le fleuve Mius se jette dans la mer d’Azov. Dans cette région,
le tchernoziom, une terre noire parmi les plus fertiles au monde, recouvre l’Ukraine, grenier à blé
de  l’Europe orientale. Image acquise le 23 février 2004 par le satellite Spot 4
.
(Copyright CNES - Distribution Spot Image)

 

fritzler_corn_maze_09_18_04_3000.jpgLe Friztler Corn Maze dans le Colorado vu par le satellite américain Ikonos le 18 septembre 2004
(Crédit image : Geoye)

 

Les quiz image des mois précédents :

 

Sources utilisées :

 

En savoir plus :

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 09:13

Notre image satellite mystère du mois de juillet ne semble pas vous inspirer : personne n’a encore trouvé la bonne réponse.

 

Un indice pour vous aider : La région correspondant à l’image mystère se situe en Turquie…

Des outils comme Google Earth devraient maintenant vous permettre de trouver la position exacte.

Si vous avez une idée, poster un commentaire sur cet article ou sur celui présentant l’image mystère.

 

Image du mois - Juillet 2010

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 07:53

Voici la nouvelle image mystère pour le mois de juillet 2010.

Après la formule 1 et Ferrari pour le quiz de juin, ce n'est pas le drapeau à damier des 24 heures du Mans. Il ne s'agit pas non plus d'un nouveau dispositif de calibration des capteurs CCD des satellites d'observation. Ni d'une image à très haute résolution prise à Hollywood pendant le tournage du film Alice au pays de merveilles de Tim Burton.

 

 

Image-du-mois---Juillet-2010.jpg

 

 

Etonnant ! Un indice : il s'agit bien d'une image satellite. Le damier noir n'a pas été rajouté en modifiant l'image.

 

A vous de jouer...

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 22:48

Dimanche 27 juin, le Grand Prix F1 d’Europe à Valence a été remporté par Sébastian Vettel sur Red Bull. Après l’accident spectaculaire de Mark Webber, Ferrari, Felipe Massa et Fernando Alonso ont mis en cause la gestion de la course et le comportement de la voiture de sécurité qui leur a fait perdre un temps considérable. Pour Michael Schumacher, également ralenti, il faut impérativement une clarification des règles liées à la voiture de sécurité. Avant le Grand Prix F1 de Grande-Bretagne sur le circuit de Silverstone, ce sont les écuries McLaren, Red Bull Racing – Renault et Ferrari qui occupent les trois premières places. Hamilton, Button et Vettel sont actuellement en tête du classement des pilotes.


La solution du quiz de juin 2010 :

A propos de notre image mystère et du logo Ferrari, trois internautes ont trouvé la bonne réponse à notre quiz du mois de juin : Cécile (la première), Eric et Nathalie. Qui a dit que les femmes ne s’intéressaient pas la Formule 1 ?

Ferrari world - Abu Dhabi - Grand Prix F1 - Formule 1 - Un autre regard sur la Terre

Le parc Ferrari world d’Abu Dhabi dont l’inauguration est prévue en octobre 2010 juste
avant le Grand Prix F1 (Crédit image : GeoEye)

 

Ferrari world : rêve pour les fans de Ferrari ou temple du mauvais goût dédié au culte de la bagnole ?

Comme le montre l’image complète ci-dessus, l’image mystère provient du parc “Ferrari World”, entièrement consacré à la marque Ferrari et à son cheval cabré, en cours de construction dans la ville d’Abu Dhabi et qui doit être inauguré en octobre 2010, quelques jours avant le Grand Prix de Formule 1 d’Abu Dhabi. Cette image, d’une résolution de 50 cm, a été acquise le 17 octobre 2009 par le satellite américain GeoEye-1.

Le parc d’attraction s’étend sur une surface de 200.000 m², avec un bâtiment couvert d’un toit de 80.000 mètres carrés portant le plus grand logo Ferrari jamais réalisé, d’une taille d’environ 65 mètres sur 49 mètres. La forme tentaculaire du toit est inspirée du design des Ferrari GT.

On aime ou on déteste. Le journal Libération compare le futur «Monde de Ferrari» à un immense mollusque rouge échoué sur une plage de mauvais sable. En tout cas, il y a mieux en terme de développement durable…

 

Formule 1 et satellite : le jeu des fausses ressemblances et un angle d’approche original pour présenter les métiers du spatial…

Formule 1 et satellites semblent beaucoup se ressembler selon plusieurs critères :

  • Ce sont deux objets synonymes de haute technologie.
  • L’objectif numéro 1 est la recherche de la performance et de la fiabilité absolue en course pour la voiture ou en orbite pour le satellite. Le travail en équipe pluridisciplinaire et la méthode de projet sont indispensables pour atteindre cet objectif : être parfaitement prêt le jour du lancement ou du départ de la course.
  • Les deux tournent sur un circuit ou une orbite. La longueur et le nombre de tours sont cependant très différente : 1’30 par tour, environ 60 tours et un peu plus de 300 km de distance pour une Formule 1. Chaque jour, Spot 5 parcourt 645.000 km sur son orbite. Il boucle chaque orbite en un peu plus de 100 minutes.
  • La vitesse est élevée mais c’est très relatif : Le record de vitesse moyenne est toujours détenu par Michael Schumacher qui avait remporté le Grand Prix d’Italie en 2003 avec une moyenne de 247,585 km/h. Le record de vitesse absolue d'une Formule 1 est de 413,205 km/h établi le 4 novembre 2005 par le pilote sud africain Alan van der Merwe au volant d'une BAR Honda sur une piste de l'aéroport de Mojave en Californie. C’est sur cette même piste qu’en mars 2010, l’avion-fusée de Virgin Galactic a effectué son premier vol en restant attaché à son porteur. En 1947, Charles "Chuck" Yeager avait également décollé de la base Edwards, située à proximité pour franchir pour la première voir le mur du son (environ 1220 km/h) avec le Bell X-1. A titre de comparaison, le satellite Spot 5 circule sur son orbite à plus de 26800 km/h. Plus de 100 fois la vitesse de la F1 de Michael Schumacher.
  • Les ordres de grandeur de masse : environ 600 kg pour une Formule 1. Moins de 1000 kg pour le satellite français Pléiades ou 715 kg pour le satellite Theos. Il existe des satellites beaucoup plus lourds (plusieurs tonnes)

Il y a quelques différences importantes :

  • Le pilote d’abord : il n’y en a pas à bord d’un satellite. Il fonctionne de manière automatique grâce à ses calculateurs de bord. Au sol, un centre de contrôle de mission permet de vérifier le bon fonctionnement des équipements et, pour les satellites d’observation de la Terre, de transmettre le programme d’acquisition des images un ou plusieurs fois par jour. La télémesure bidirectionnelle et la radio sont également utilisés en F1 : les ingénieurs dans les stands ont ainsi la possibilité de modifier certains réglages pendant la course.
  • Le moteur et les frottements : sur une Formule 1, le moteur pèse moins de 100 kg et peut développer 850 chevaux de puissance. Pour maintenir une vitesse élevée, la Formule 1 doit vaincre la résistance de l’air et les frottements des roues. C’est très différent sur un satellite : en théorie, sur son orbite, il n’a pas besoin de moteur. Il est en chute libre mais la vitesse du satellite, dans une direction perpendiculaire à celle de la gravité terrestre, est telle qu’il tourne indéfiniment. En réalité, cette situation théorique n’est pas tout à fait ce qu’on rencontre en réalité, à cause de l’atmosphère résiduelle (en particulier en orbite basse), des irrégularités de la gravité terrestre et de l’attraction de la Lune et du soleil. C’est pour ces raisons qu’un satellite doit manœuvrer en orbite et possède donc de petits moteurs. Ceux-ci assurent également la désorbitation en fin de mission. Les poussées nécessaires sont très faibles : quelques newton à quelques dizaines de newton. En fait, le seul vrai moteur du satellite, c’est celui de la fusée qui l’a injecté sur son orbite. Pour donner quelques ordres de grandeur, la turbopompe à hydrogène du moteur vulcain de la fusée Ariane 5 tourne à 33000 tours/minute et développe 21.000 chevaux. D’une masse au décollage de 710 tonnes, la fusée Ariane a une poussée totale supérieure à 10.000.000 de Newton.

Mais la différence principale est illustrée sur la photographie ci-dessous.

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Formule 1 en arrêt au stand pendant un Grand Prix (Crédit image : Michelin)

Vous ne verrez jamais un satellite en exploitation avec autant de monde autour ! Sauf dans des cas très rares (réparation du satellite spatial Hubble à plusieurs reprises par les équipages de la navette spatiale), l’homme ne peut pas intervenir directement après le lancement. De ce point de vue, le satellite est vraiment un objet unique et cette caractéristique originale a beaucoup de conséquences sur la manière de fabriquer les satellites.

Les impacts sur les métiers sont majeurs :

  • Importance du management de programme.
  • Importance du travail de conception et de développement.
  • Importance des essais de qualification au sol.
  • Importance des métiers de l’assurance qualité.

Cette spécificité est confirmée en analysant les effectifs chez les grands maîtres d’œuvre du spatial. La figure ci-dessous donne par exemple la répartition des ingénieurs et des cadres chez Astrium Satellites.


repartition metiers Astrium 

Répartition des métiers des ingénieurs et cadre chez Astrium Satellites à Toulouse
(Source : chiffres 2008 fournis par la DRH d’EADS Astrium)

Il montre la part prépondérante de la filière « Etudes et développement » qui représente plus de la moitié des effectifs (54%). La deuxième filière en fonction des effectifs est la filière « coordination d’affaires » (16%). La troisième est la filière « industriel et production » (15%).


Constructeur de satellite et champion de course automobile : l’aventure automobile de Matra

Matra Sports a traversé la course automobile comme un éclair. En dix ans, la firme s’est imposée dans tous les types de course, contribuant la relance du sport automobile français.

Au départ, la société Matra, créée en 1945, n’a rien à voir avec l’automobile. Marcel Chassagny se consacre uniquement à l'aviation puis, à la demande du Ministère de l'Air, à l'étude de missiles. Mais Marcel Chassagny estime que Matra dépend trop du domaine militaire et qu'une division "civile" serait très complémentaire : l'automobile. Avec l’appui d’un des principaux actionnaires, Sylvain Floirat, ils embauchent en 1963 Jean-Luc Lagardère pour développer cette nouvelle activité. Matra rachète également l'entreprise de René Bonnet qui, intégrée à Matra, présente en 1964 sa première voiture au Salon de Paris, la Djet, équipée du moteur Renault longitudinal central. C’est le début d’un long partenariat avec Renault. La renommée passe obligatoirement par la course automobile. Jean-Luc Lagardère définit des objectifs ambitieux : commencer par la F3 et progresser jusqu'à la F1, le championnat du monde des Sport-Prototypes et les 24 Heures du Mans.

Matra atteint son objectif dès sa cinquième année de compétition. Jackie Stewart, qui a remporté six Grands Prix, est champion du monde en 1969 au volant de la MS 80. En raison de l’évolution du règlement, cette voiture aura une carrière courte. Matra va alors surtout s'intéresser aux Sport Prototypes. La MS 650 équipée d’un moteur V12 pilotée par le trio Beltoise Depailler Todt enlève le Tour de France automobile en 1970. Larrousse et Rives renouvèlent l’exploit l'année suivante. C’est un belle démonstration de solidité mécanique pour ces voitures de circuit devenues biplaces et adaptées à l'endurance (on rejoint ici les enjeux de fiabilité et de durée de vie des satellites).

Jean-Luc Lagardère a désormais fixé l’objectif de remporter les 24 Heures du Mans. Objectif atteint dès 1972 grâce à Graham Hill et Henri Pescarolo. Cette victoire marque le début d’une série remarquable de trois succès, associés à deux titres de champion du monde des constructeurs. Jean-Luc Lagardère annonce au début du mois de décembre 1974 le retrait de Matra de la compétition.


Du traitement d’images spatiales à la publicité virtuelle : EPSIS

Etonnant : en s’appuyant sur le savoir-faire en traitement d’images spatiales et en calculateurs parallèles rapides (CAPITAN) des équipes de Matra, le groupe Lagardère a développé à partir de 1992 un dispositif de création ou de remplacement de panneaux publicitaires. Le système EPSIS a ainsi créel la publicité virtuelle. Il a été notamment mis en œuvre pour les courses automobiles et les matchs de football.


En savoir plus :

 

Suggestions d’utilisations pédagogiques en classe :

  • Travail en physique sur les forces, les puissances et les unités (chevaux, watt, newton, etc.) en utilisant les chiffres mentionnés sur cette page. Possibilité d’effectuer des simulations (quelques ressources en ligne sur Internet).
  • Travail sur les métiers du spatial en faisant appel à un parent d’élève travaillant dans le domaine. Comparer la répartition des métiers avec d’autres domaines (par exemple industrie automobile). Ce blog proposera prochainement une page spécifique sur les métiers du spatial.
  • Travail sur l’orbite des satellites et leurs mouvements : loi de Kepler, relations entre altitude et vitesse, etc. Vérifier la cohérence des chiffres cités sur cette page. Voir par exemple le site de l'académie de Nancy, le site educnet et les ressources en orbitographie sur le site du CNES

 

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Publié par Gédéon - dans Quizz-du-mois
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