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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 16:51

Le printemps, c’est demain ! Les giboulées de mars, aujourd'hui...

En 2012, la date exacte de l’équinoxe de printemps est le 20 mars à 5h14 UTC. Et, à la fin de la semaine, dans la nuit du 24 au 25 mars 2012, on avancera nos montres d’une heure pour passer à l’heure d’été.

La semaine dernière, c’est la météo du printemps qui avait de l’avance : avec de conditions anticycloniques, la France a connu une douceur printanière, avec un ensoleillement et des températures remarquables.

 

La météo et l’art de la contrepèterie belge : beau et chaud

Le 13 mars, les températures étaient parfois celles d'un mois de mai : pour la première fois depuis le début de l’année 2012, la moitié nord de la France a bénéficié de températures supérieures à 20°C, avec 25°C à Aix-en-Provence, un record pour deuxième décade de mars.

 

ENVISAT - Meris - 15-03-2012 - 10h38 - RR2

La France vue par le satellite européen Envisat le 15 mars 2012 à 10h38 UTC. Image en couleurs
naturelles acquise par le capteur MERIS. La résolution est réduite d’un rapport deux par rapport à l’image d’origine. Un léger rehaussement de contraste a été appliqué par Planète Sciences Midi-Pyrénées.
Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA).

 

Comme les températures de la fin de nuit restaient fraîches, les amplitudes thermiques ont été spectaculaires. Sur les plateaux de Haute-Loire, à Saugues, on a relevé -4,8°C le matin, et 19,4°C l’après-midi du 14 mars. A Mont-de-Marsan, - 0,5°C le matin et 25,6°C l’après-midi.

Jeudi 15 mars, alors que le soleil brillait sur presque toute la France et permettait au satellite Envisat de prendre cette image étonnante, Météo France relevait des températures supérieures de 6 à 10 °C par rapport aux normales (par exemple 26 à Pau et 27°C à Mont de Marsan).

Les prévisionnistes de Météo France n’utilisent pas les images du satellite Envisat pour leur travail quotidien : Pour mieux comprendre les conditions météorologiques visibles sur cette image Envisat, il faut observer la situation météo à la plus grande échelle sur l’ensemble de l'Europe.

 

Meteosat 9 - 15-03-2012 - 11h00 - RGB - Europe

La situation météo en Europe vue par le satellite Meteosat 9 le 15 mars 2012 à 11h00.
Crédit image : Eumetsat

  

Guy Lachaud, de Météo France, commente la situation du 15 mars :

« le vaste anticyclone des Açores qui s'est déplacé sur l'Europe jusqu'à la Pologne, la Mer Noire et une partie de la Turquie. Sur la péninsule ibérique, une "goutte froide" se creuse en altitude et provoque des entrées humides océaniques et déclenche de l'instabilité marquée par les cumulonimbus bien blancs en sommets (nord de Madrid et Aragonais). A l'ouest sur l'atlantique, la perturbation tente de pénétrer sur la France mais n'y parviendra pas avant dimanche 18 mars.

Dans le Golfe de Gascogne, l'humidité est contenue par des bancs de stratocumulus très denses (basse altitude) qui ne peuvent plus se développer au contact des terres surchauffées et desséchées, depuis une semaine de franc et beau soleil.

Malgré tout, des nuages bas pénètrent sur les Landes et l'Aquitaine, l'Ouest Bretagne et le Cotentin et le département de la Manche plus au sud.

Notez également une belle entrée maritime sur le golfe du Lion entrainée par le vent d'autan, lui-même provoqué par la goutte froide espagnole… »

 

Les voyages de Gulliver : une grosse patate pour avoir la frite

Saviez-vous que les anticyclones étaient également baptisés ? C’est l'Université libre de Berlin qui détient par tradition le privilège de baptiser des dépressions ou anticyclones en Europe. Si vous êtes prêts à verser un peu d’argent, vous pouvez même proposer un prénom. En 1954, l'Université libre de Berlin avait été la première à baptiser les phénomènes atmosphériques sur l'Atlantique Ouest, pour faciliter leur suivi sur la carte météorologique.

La grosse patate responsable du beau temps, c’est Gulliver l’imposante zone de hautes pressions baptisée ainsi par les météorologues. Centrée sur le sud de l'Allemagne avec une pression de 1030 hPa, elle couvrait tout l'ouest du continent européen : elle forçait les dépressions à circuler très au Nord sur l'Ecosse et la Scandinavie. Des nuages bas ont occupé toute la journée du 15 mars le pourtour méditerranéen. Le 17 mars, Gulliver s’est déplacé vers la Grèce, libérant la voie aux perturbations venues de l’atlantique. C’est la dépression irlandaise Barbara qui nous envoie son air froid… Rassurez-vous : un autre anticyclone, Harry, en provenance de l’atlantique, devrait aider la France à avoir un vrai début de printemps…

 

Gulliver---Barbara---Harry---18-03-2012.jpg

 La situation météo du 18 mars 2012 : Barbara prend le dessus sur Gulliver mais Harry veille au
grain... Crédit image : deutscher Wetterdienst.

 

ENVISAT - Meris - 16-03-2012 - 09h57 - RR3

La situation dans le sud-est de l’Europe vue par Envisat le 16 mars à 9h57 UTC. Extrait d’une belle
image de la chaîne des alpes enneigée et des nuages sur les côtes du golfe du lion. La résolution est
réduite d’un rapport 3. Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA).

 

Un lecteur régulier du blog Un autre regard sur la Terre, Romain, météorologue amateur éclairé, m'a proposé une analyse complémentaire :

« Cette étonnante situation météorologique est le résultat des interactions entre le soleil, l'océan et les terres. Après avoir passé tout l'hiver au froid, les eaux et les terres commencent à être à nouveau échauffées par le soleil, qui monte de plus en plus haut dans le ciel au mois de mars. Les sols sont beaucoup plus faciles à réchauffer que l'océan, qui constitue une énorme quantité de froid, notamment à cause du brassage des eaux qui peuvent remonter des profondeurs. Grâce à la situation anticyclonique qu'a connue la France ce jeudi 15 mars et les jours précédents, des températures printanières assez chaudes donc, se sont établies sur tout le territoire, alors que les eaux restent froides plus longtemps. »

Mais quel est le rapport avec cette masse nuageuse présente exclusivement au-dessus des océans et des mers ?

 

Comment se forment les nuages ?

Pour ne pas perdre notre latin, voici la suite des explications de Romain :

« C'est l'humidité présente dans l'air (sous forme de vapeur d'eau invisible) et sa proportion qui est déterminante. Quand l'air se "sature" en vapeur d'eau, qu'il ne peut plus en contenir davantage sous forme gazeuse, on dit qu'il a atteint son « point de rosée » : l'eau supplémentaire ne pourra exister qu’à l’état liquide, sous forme de fines gouttelettes en suspension.

Or, les lois de la physique indiquent qu’une masse d'air chaud peut contenir plus de vapeur d'eau invisible que la même masse d'air lorsqu'elle est froide. Ainsi, le point de rosée est atteint plus vite quand l'air est froid.

Ainsi, le 15 mars, les mers refroidissaient l'air environnant (déjà assez humide naturellement en mer), contrant l'action du soleil et favorisant l'apparition de nuages, en l’occurrence ici du brouillard marin ! »

 

Terra - Modis - Méditerranée - 15-03-2012

La méditerranée vue par le capteur MODIS du satellite américain Terra le 15 mars 2012
(produit appelé Aeronet). Les nuages bas épousent pratiquement la forme du trait de côte.
Crédit image : NASA/GSFC, Rapid Response 

 

Alors que sur les terres, le soleil empêchait l'apparition du brouillard en asséchant la masse d'air par sa chaleur. Quand le brouillard était « poussé » au-dessus des terres, il finissait par être « dissous » par l'action du soleil.

Le caractère spectaculaire de la situation du 15 mars 2012 vient du fait qu'aucun autre phénomène n'est venu perturber ce fonctionnement : il a pu se généraliser sur toute la France et alentours !

C’est fou ce Romain ! J’espère que ses explications vous auront éclairé sur une situation météorologique et vous auront donné envie de vous intéresser davantage à la météorologique et à l’intérêt de se poser des questions sur le temps qu’il fait. Une mine d’activités pédagogiques pour aborder la physique de manière différente en classe et motiver les élèves.

 

En savoir plus :

 

 

 

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Publié par Gédéon - dans Météorologie
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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 13:28

La vague de froid continue, avec des conditions anticycloniques pour pratiquement toute la France. Météo France confirme que les températures sous-abri restent souvent inférieures de 8 à 12 degrés aux normales saisonnières : 19°C à Aubusson, -18°C au Puy, -14°C à Agen, Le Mans, Alençon, et Ambérieu et… -12.5°C à Toulouse, le nouveau record pour un mois de février depuis 1963.

Même si on reste tout de même loin des records de froid, il faut remonter à l'hiver 1996-1997 (période du 26 décembre au 8 janvier) pour retrouver une vague de froid d'une telle intensité sur une période aussi longue.

Météo France maintient la vigilance orange "grand froid" est maintenue sur 52 départements.

 

Envisat---MERIS---Neige-en-France---09-02-2012---10h23---RR.jpgLa neige en France. Image acquise par le capteur MERIS du satellite Européen Envisat acquise le
jeudi 9 février à 10h23 UTC. La résolution est réduite d’un rapport 3 environ.
Crédit image : Agence Spatiale Européenne.

 

Un nouveau record de consommation d'électricité a également été atteint mercredi soir, avec une consommation de 101 700 mégawatts à 19H00, selon les informations commnuniquées par RTE, la filiale d'EDF qui gère le réseau national de lignes à haute tension. Le précédent record (100 500 mégawatts) datait de mardi soir. La consommation de gaz naturel en France a également atteint un nouveau record mardi, à 3 395 gigawatts-heure, dépassant ainsi son précédent pic de 3 232 gigawatts-heure atteint la semaine dernière.

En Allemagne, malgré la décision de sortie progressive du nucléaire prise au printemps 2011 après la catastrophe de Fukushima, quatre gestionnaires de réseaux électriques ont fait appel à des centrales nucléaires qui avaient été retirées du réseau, mais conservées comme «réserve froide» pour les situations d'urgence.

 

La couleur de la neige vue par un capteur de couleur de l’eau…

Malgré des nuages sur la Bretagne, le Cotentin, sur le Pays basque et le piémont pyrénéen, un temps bien ensoleillé a permis au satellite ENVISAT d’acquérir cette belle image le jeudi 9 février en fin de matinée. C’est le capteur MERIS qui est utilisé ici. MERIS est un capteur multispectral de résolution moyenne (environ 260 mètres) travaillant dans 15 bandes étroites. Avec un champ de vision de 68,5°, il couvre à chaque passage une bande de 1150 kilomètres de largeur. Un des ses domaines d'application principaux est l'étude des océans et des zones côtières. Ses bandes spectrales couvrant le vert et le bleu permettent en effet de mesurer les concentrations de phytoplanction ou les quantités de matières en suspension (voir par exemple sur les images la côte du Danemark, le golfe du lion ou l'estuaire de la Gironde).

La première image montre toute la largeur de la zone vue par MERIS lors de son passage au-dessus de la France. La résolution est réduite d’un rapport 3 environ. Les autres images sont des extraits de la scène complète centrés sur des zones particulières :

  • Le sud-ouest avec une image montrant la chaîne des Pyrénées et la ville de Toulouse.
  • Le sud-est avec, au sud, la couverture neigeuse en Corse.
  • Le Danemark et le nord de l’Allemagne.

Envisat---MERIS---Neige-a-Toulouse---09-02-2012---10h23--FR.jpgLe sud-ouest, la chaîne des Pyrénées. Extrait d’une image acquise par le capteur MERIS du satellite
européen Envisat acquise le jeudi 9 février à 10h23 UTC. Crédit image : Agence Spatiale Européenne.

 

Envisat---MERIS---Neige-en-Corse---09-02-2012---10h23---RR1.jpgLe sud-est et la corse. Extrait d’une image acquise par le capteur MERIS du satellite européen Envisat
acquise le jeudi 9 février à 10h23 UTC. Crédit image : Agence Spatiale Européenne.

 

Envisat---MERIS---Neige-au-Danemark---09-02-2012---10h23--R.jpgLe Danemark et le nord de l’Allemagne. Extrait d’une image acquise par le capteur MERIS du satellite
européen Envisat acquise le jeudi 9 février à 10h23 UTC. Crédit image : Agence Spatiale Européenne.

 

En savoir plus :

 

 

 

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 22:53

En complément de l'article précédent sur la vague de froid et les chutes de neige en France, voici une nouvelle image prise le vendredi 3 février 2012 par le satellite européen Envisat alors que le ciel était dégagé sur une bonne partie du pays. Les données du capteur MERIS, représentées ici en couleurs naturelles, permettent de voir les régions dont les sols sont recouverts d'une couche de neige . Les voyageurs qui ont pris un avion dans la journée ont vu un spectacle similaire.

 

Envisat - MERIS - France - 03-02-2012 - 10h42 - RR3 

 Extrait d'une image prise par le satellite européen Envisat le vendredi 3 février 2012 à 10h42 UTC.
La résolution est réduite d"un rapport 3 par rapport à l'image originale. Un rehaussement de contraste
a été
appliqué par Planète Sciences Midi-Pyrénées. Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA)

 

Les deux images suivantes, en pleine résolution, sont extraites de cette première image.

 

Envisat---MERIS---France---03-02-2012---10h42---Ouest---FR.jpg Envisat---MERIS---France---03-02-2012---10h42---Massif-cent.jpg Deux extraits de l'image prise par le satellite européen Envisat le vendredi 3 février 2012 à 10h42
UTC.
La résolution est celle de l'image originale. Un rehaussement de contraste a été appliqué par
Planète Sciences Midi-Pyrénées. Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA)

 

En savoir plus et suggestions d'utilisations pédagogiques :

D'autres articles du blog Un autre regard sur la Terre sur la neige et l'hiver vue par les satellites de novembre 2011 à février 2012 :

Et de décembre 2010 à février 2011 :

  

 

 

 

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Publié par Gédéon - dans Météorologie
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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 01:48

Cette année, l’hiver et le froid se sont fait attendre mais cette fois-ci, ils sont bien là. Depuis samedi 28 janvier, une masse d’air froid s’est progressivement installée sur une grande partie de la France. Météo France explique qu’un courant d’est de la Pologne à la Mer Noire, associé à un anticyclone très puissant sur le nord-ouest de la Russie, apporte de l’air continental de plus en plus froid.

L’image satellite suivante a été prise par le satellite Envisat le 1er février et montre la couverture neigeuse sur le nord de la France et les pays voisins. Contrairement à décembre 2010, Paris n’a pas été touché par l’épisode neigeux.

 

Envisat - MERIS - Neige - 01-02-2012 - 10h17 - RR4Extrait d’une image du capteur MERIS du satellite européen Envisat acquise le 1er février 2012 à
10h17 UTC. La résolution est réduite d’un rapport 4 par rapport à l’image d’origine et un traitement
de rehaussement du contraste a été appliqué par Planète Sciences Midi-Pyrénées.
Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA)

 

Le blanc fait passer la France à l’orange

Le 30 janvier, de l’Orne aux Alpes Maritime, Météo France avait placé 32 départements en vigilance orange. Le 31 janvier, la vigilance orange concernait 20 départements. Sur le dernier bulletin de vigilance publié le 2 février à 16h00, La vigilance orange est étendue à 41 départements, 35 dans la moitié est de la France (vigilance grand froid), 2 départements en Corse et 4 dans les Pyrénées (vigilance neige et verglas).

Le 2 février à 16h00, Météo France décrit bien dans son bulletin deux phénomènes complémentaires :

  • Une période de grand froid qui, même s’il est moins intense qu'en 1985, demande une vigilance particulière.
  • Un épisode neigeux, comme il s'en produit quasiment chaque année. En 2010, c’était mi-décembre que la région parisienne, avec « ses routes pentues », avait été paralysée par la neige.

Dans les départements placés en orange grand froid, les températures sont restées nettement négatives et le vent de nord à nord-est est vif. Il neige toujours dans les Pyrénées et, après un début de saison tristounet, cela devrait rassurer les exploitants des stations de ski pour les vacances de février. En Corse, les averses se sont provisoirement calmées.

 

Carte vigilance - 30-01-2012 - 16h00 Carte vigilance - 31-01-2012 - 06h00
Carte vigilance - 31-01-2012 - 06h00 Carte vigilance - 02-02-2012 - 16h00

Evolution de la carte de vigilance entre le 30 janvier et le 2 février 2012.
Crédit image : Météo France

 

Le tour du grand froid…

Selon les prévisions de Météo France, la situation devrait évoluer de la manière suivante :

La chute des températures est spectaculaire : les températures seront toujours très basses dans la nuit de jeudi à vendredi, avec -8 à -14 degrés en fin de nuit en plaine. Le vent de nord-est renforcera la sensation de froid. Il n'y aura pas de dégel vendredi en journée, les températures maximales ne remontant pas au-dessus de -3°C à -6+C en moyenne en plaine et plafonneront à -8°C à -10°C sur les hauteurs. La quasi-totalité de la France sera touchée par la vague de froid et placée en vigilance jaune.

 

Blanche neige… Les satellites en voient de toutes les couleurs

Il n’y a pas que la carte de vigilance qui prend des couleurs. Plusieurs articles du blog Un autre regard sur la Terre ont déjà abordé la représentation des images en fausses couleurs mais les épisodes neigeux fournissent des images spectaculaires qui permettent de bien comprendre de quoi il s’agit.

Les trois images suivantes sont trois représentations différentes de la même image acquise le 30 janvier 2012 par le capteur MODIS qui équipe les satellites américains Terra et Aqua. Comme MERIS avec ses 15 bandes spectrales sur le satellite européen Envisat, MODIS mesure la lumière important dans un nombre élevé (36) de bandes spectrales et dans une plage de longueurs d’ondes plus large que ce que voit un œil humain. Pour l'affichage à l'écran ou l'impression papier de ces images, il faut décider quelles bandes spectrales on choisit et comment on les associe aux couleurs rouge, verte et bleue de l'écran.

 

Terra - MODIS - France - 30-01-2012 - CNTerra - MODIS - France - 30-01-2012 - 721Terra - MODIS - France - 30-01-2012 - 367Trois représentations différentes d’une même image acquise le 30 janvier 2012 par le capteur MODIS
du satellite américain Terra. Crédit image : NASA/GSFC, Rapid Response.

 

Les trois images publiées ici utilisent (du haut vers le bas) :

  • La représentation en « couleurs naturelles » ou « couleurs vraies » utilise les bandes spectrales 1 (rouge, centrée sur la longueur d’onde 0,670 µm), 4 (verte, centre sur 0,565 µm) et 3 (bleue, centrée sur 0,479 µm) qui correspondent approximativement aux plages de couleurs rouge, verte et bleue et qui sont représentées également en rouge, vert et bleu du votre écran.
  • La représentation dite « 721 » qui utilise les bandes spectrales n°7 (infrarouge moyen, centrée sur la longueur d’onde 2,155 µm), n°2 (proche infrarouge à 0,876 µm) et n°1 (rouge, centrée sur la longueur d’onde 0,670 µm) respectivement représentées en rouge, vert et bleu sur l’écran de votre ordinateur.
  • La représentation dite « 367 » qui utilise les bandes spectrales n°3 (bleue, centrée sur 0,479 µm), n°6 (infra-rouge moyen 1, 652 µm) met n°7 (infrarouge moyen, centrée sur la longueur d’onde 2,155 µm) respectivement représentées en rouge, vert et bleu sur l’écran de votre ordinateur.

On remarque immédiatement que sur l’image en couleurs naturelles, il n’est pas évident de distinguer précisément les zones enneigées et les nuages. Les deux autres représentations de l’image facilitent cette analyse, avec une neige qui apparaît soit de couleur cyan (représentation dite « 721 ») soit de couleur rouge (représentation dite « 367 »).

Pour quelles raisons ?

 

Faire la lumière sur les couleurs ?

Dans la représentation « 721 », la végétation active, en raison de la synthèse chlorophyllienne, apparaît en vert intense. L’eau apparaît en noir et en bleu foncé s’il y a des sédiments en suspension. La neige et les nuages de glace en altitude, plus froids et rayonnant moins dans l’infrarouge thermique, absorbent également le proche infrarouge : ils apparaissent bleutés. Les autres nuages sont blancs, les petites gouttes d’eau diffusant de manière équivalente les bandes visibles et proche infrarouge. Cette combinaison est également utilisée pour mettre en évidence les zones brûlées après un incendie (plus d’activité chlorophyllienne de la végétation brûlée).

De même pour la représentation « 367 » qui utilisent une bande visible (couleur bleue, centrée sur 0,479 µm), pour laquelle la neige et la glace ont une très forte réflectance, représentée en rouge sur l’écran. Pour les deux autres bandes dans l’infrarouge moyen représentée en vert et bleue, la neige et la glace sont au contraire très absorbantes : seule la bande 3 est fortement réfléchie et la neige blanche apparaît donc en rouge vif sur votre écran.

La végétation, absorbante dans les bandes 3 et 7 et réfléchissante dans la bande 6 apparaît en vert. Les sols nus sont cyan car leur réflectance est plus élevée dans les bandes 6 et 7 que dans la bande 3. Les surfaces d’eau au sol sont très sombres car l’eau absorbe à la fois le visible et l’infra-rouge moyen. Au contraire, dans les nuages, les gouttelettes d’eau en suspension diffusent les trois bandes spectrales de manière équivalente et les nuages d’eau liquide apparaissent donc en blanc. Vous noterez que sur notre image, le nuage au nord de la France n’est pas vraiment chargé d’eau liquide… Attention ! Froid dessus !

Mon explication sur la couleur de la neige n’est pas claire ? Vous déclarez forfait pour le ski ? Pas d’inquiétude : j’écrirai bientôt un article uniquement sur ce sujet « toute la vérité, rien que la vérité sur les fausses couleurs ».

 

Ailleurs en Europe et dans le monde…

A cause du grand froid persistant, dans les jours qui viennent, la France pourrait approcher voire dépasser son record de consommation d'électricité. Selon RTE, la filiale d'EDF qui gère le réseau d’électricité à haute tension, la consommation d'électricité nationale pourrait atteindre 95 500 mégawatts (MW) le jeudi 2 février en fin de journée, un niveau proche du pic historique du 15 décembre 2010 (96 710 MW).

La France n’est pas la seule a être touchée par la vague de froid à s’inquiéter des personnes sans abri ou mal logées. Jeudi 2 février, la presse citait des chiffres de 120 à 160 victimes depuis l’arrivée de la vague de froid la semaine précédente. Les pays les plus touchés sont l’Ukraine, la Pologne, la Serbie, la Bulagarie et la Roumanie. Les températures de -31,4°C ou -32,5°C ont été relevées (le terme « relever » ne convent pas vraiment…).

Les images satellites suivantes donnent quelques illustrations de la couverture neigeuse dans différentes régions d’Europe et du Monde…

 

Envisat - MERIS - Neige Algérie - 01-02-2012 - 10h17 - FREn Algérie, de la neige à l’est d’Alger : extrait d’une image acquise le 1er février 2012 à 10h17 UTC.
Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA).

 

Envisat - MERIS - Ukraine - Turquie - 02-02-2012 - 08h00 -De l’Ukraine à la Turquie : neige blanche autour de la mer noire. Extrait d’une mage acquise par le
satellite européen Envisat le 2 jeudi 2 février à 8h00 UTC. La résolution est réduite d’un rapport 4
par rapport à l’image d’origine et un traitement de rehaussement du contraste a été appliqué
par Planète Sciences Midi-Pyrénées. Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA)

 

pacificnw tmo 2012023pacificnw tmo 2012023 367Aux Etats-Unis, le capteur MODIS du satellite Terra témoin d’une tempête de neige qui a frappé
le nord-ouest des Etats-Unis. L’image a été acquise le 23 janvier 2012. En haut, représentation en
couleurs naturelles. En bas, la représentation « 327 » Comme pour l’image de la France, l’utilisation
de la combinaison de couleurs « 367 » permet de bien distinguer les zones enneigées et les nuages.
Crédit image : NASA/GSFC, Rapid Response.

 

En savoir plus :

  • Sur le site de Météo France, un dossier pédagogique sur les grands froids et un autre sur la neige en plaine.
  • Le site MIRAVI de l’Agence Spatiale Européenne, où sont mises en ligne les images du satellite Envisat.
  • Le site MODIS Rapid Response de la NASA, où sont mises en ligne les images des satellites Aqua et Terra.
  • Note pour le lecteur : il n’y a normalement qu’une seule contrepèterie dans cet article. Si vous la trouvez, postez un commentaire...

 

 

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Publié par Gédéon - dans Météorologie
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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 01:46

Après Chanda et Dando, c’est maintenant le cyclone Funso qui s’est renforcé dans le canal du Mozambique, entre l’Afrique et Madagascar, à l’ouest de l’océan indien. Funso est désormais classé par Météo France dans la catégorie de cyclone tropical intense avec des vents moyens de 166 à 212 km/h avec des rafales pouvant atteindre 300 km/h.

La région côtière du Mozambique et la capitale Maputo ont été touchées par des rafales de vent, des précipitations intenses et des fortes vagues. Les premiers bilans font état d’au moins vingt victimes au Mozambique.

Mardi 24 janvier, le service européen GMES SAFER de réponse aux catastrophes naturelles a été activé à la demande du Programme Alimentaire Mondial (WFP, World Food Programme). Les équipes de permanence d’Astrium GEO-Information Services ont lancé la programmation en urgence des satellites d’observation de la Terre. Les images acquises seront traitées par le SERTIT et le DLR, spécialistes de la cartographie rapide, pour fournir une cartographie des zones touchées et des dégâts.

Alors que le capteur MERIS du satellite Envisat fournit ici une image à moyenne résolution qui donne une vue d’ensemble du cyclone Funso, ce sont des satellites à plus haute résolution (du mètre à quelques mètres) qui sont utilisés pour la cartographie rapide. Avec des capteurs optiques ou radar. Un capteur optique travaillant dans les longueurs d’onde visibles (de 0,4 à 0,8 µm) a l’avantage de faciliter l’interprétation des images qui correspondent à ce que l’œil humain verrait. Avec des longueurs d’onde de quelques centimètres (100000 fois plus grandes que celles du visible), les images des satellites radar sont plus difficiles à interpréter directement par un cerveau humain. Elles ont par contre l’avantage de bien caractériser la nature des matériaux et leur état de surface. Les satellites radar sont bien adaptés à la cartographie des inondations et surtout… ils peuvent « voir » à travers la couverture nuageuse, qui peut rester importante après un cyclone ou des périodes de pluie.

 

Envisat - MERIS - FUNSO - 24-01-2012 - 06h49 - RR3

Extrait d’une image prise par le capteur MERIS du satellite européen Envisat le 24 janvier 2012 à
6h49 UTC. La résolution est réduite d’un rapport 3 par rapport à l’image originale. L’image publiée
ici couvre une largeur d’environ 1000 kilomètres. Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA)

 

Fa Fouffle !

Les tempêtes tropicales et phénomènes cycloniques se multiplient depuis une semaine dans l’ouest de l’océan Indien, ce qui est très inhabituel pour le sud de l’Afrique.

Dans le courant du week-end, c’est d’abord Ethel qui a frappé l’île Rodrigues, à l’est de l’île Maurice.

La semaine précédente, les inondations liées au passage de la tempête tropicale Dando ont fait 10 morts dans le Sud du Mozambique. Au nord-est de l’Afrique du Sud, le célèbre parc national Kruger a été évacué et fermé à cause des inondations. Il vient de ré-ouvrir ses portes. Avec une superficie de 20.000 km2 est l'une des principales destinations touristiques d'Afrique du Sud. Il reçoit environ 1,3 million de visiteurs par an.

Dando est la première tempête tropicale qui touche l’Afrique du Sud depuis 1984.

 

La veille cyclonique : des cyclones tenus à l’oeil

L’illustration suivante est la prévision de trajectoire du cyclone Funso publiée par Météo France (services de veille cyclonique de l’île de la Réunion). La trajectoire au large du Mozambique, sur des eaux très chaudes en cette période de l’année est particulière : le cyclone fait « des ronds dans l’eau »… Je vous invite à passer un peu de temps à lire la légende de la carte et vous intéresser à la signification des pictogrammes.

 

Météo France Réunion - trajectoire FUNSO - 24-01-2012

Météo France Réunion - trajectoire FUNSO - 24-01-2012 -

Prévision de trajectoire du cyclone Funso établie le 24 janvier 2012 par les services Météo France
de l’île de la Réunion (Station du Chaudron à Sainte-Clotilde), Crédit image : Météo France

 

Vous constaterez par exemple que l’échelle de Saffir-Simpson, dont nous parlons régulièrement pour les ouragans dans l’océan Atlantique, n’est pas utilisée ici. Météo France explique sur son site Internet que la classification des phénomènes cycloniques dépend des régions du monde comme le montre le tableau suivant extrait de la page sur les cyclones du site de Météo France.

Funso est qualifié de « cyclone tropical intense », qui correspond globalement à la classe 3 de l’échelle Saffir-Simpson mais peut atteindre la classe 4. Un « cyclone tropical très intense » correspond soit à la classe 4 ou à la classe 5 selon la vitesse des vents soutenus (supérieurs à 249 km/h pour la classe 5).

 

Classification cyclones par bassin oceanique

Classification des phénomènes cycloniques en fonction de la vitesse des vents selon le bassin
océanique. Crédit image : Météo France

 

Funso s’éloigne maintenant des côtes africaines. Selon les prévisions de Météo France, dans les prochains jours, il ne devrait plus menacer directement des terres habitées. Aucune menace cyclonique n’est prévue pour La Réunion.

La dernière image provient du satellite Meteosat-7 (IODC) en orbite géostationnaire au-dessus de la longitude 57,5°. Elle a été acquise le mercredi 25 janvier 2012 à 00h00. Il s’agit d’un canal infrarouge thermique à 11,5 µm : En l’absence de lumière solaire, c’est le rayonnement lié à la température des masses d’air qui est mesuré : quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit, on obtient ainsi une information permettant d’alimenter les modèles de prévision météorologique.

 

Meteosat - IODC - Funso - 25-01-2012 - 00h00 - IR115

Image dans le canal infrarouge centré sur 11,5 µm prise le satellite Meteosat 7 le 25 janvier 2012
à 00h00 UTC. L’extrait couvre l’Afrique du Sud et Madagascar. Crédit image : Eumetsat.

 

A partir d’une séquence d'images similaires (provenant du satellite Meteosat 9 positionné sur la longitude 0°), Eumetsat a publié sur son site une séquence vidéo montrant l’évolution du cyclone Funso vue par Meteosat 9. Sur cette vidéo, il s'agit d'une composition colorée dite "Dust" (poussière) utilisant les données du capteur SEVIRI de Météosat 9 dans trois canaux infra-rouge (longueurs d'onde de 8,7 µm, 10,8 µm et 12 µm).

Notez également le sens de l'enroulement du cyclone et comparez avec d'autres exemples d'ouragans ou de cyclones dans l'hémisphère nord.

 

En savoir plus :


Suggestions d'utilisations pédagogiques en classe :

  • En utilisant les ressources proposées ici, travail en classe ou par petits groupes sur les cyclones et la veille cyclonique.
  • Voir les autres idées proposées dans les articles sur les cyclones et les ouragans.


 

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 00:00

Je vous souhaite une excellente année 2012, la plus douce et la plus complète possible… malgré les rumeurs pseudo-scientifiques de fin du monde : calendrier maya, alignement galactique, planète Nibiru, trou noir super-massif, inversion des pôles et autres théories cataclysmiques ou croyances mystiques.

Beaucoup de ces théories sont facilement contredites par de simples observations astronomiques ou des explications rationnelles, malgré tout, le prix de l’immobilier à Bugarach, dans les Corbières, continue à augmenter…

Le côté rassurant est de rappeler qu’il y a encore du travail et de l’avenir pour ceux qui s’occupent d’éducation ou de culture scientifique, même si leur action a souvent moins de notoriété que les initiatives de ceux qui surfent sur la vague du 21 décembre.

Le choix de la date du 21 décembre, au moment du solstice d’hiver (le 21 ou 22 décembre) n'est pas innocent : le jour le plus court, celui où on peut se demander si le soleil se lèvera à nouveau… Cela fait penser à l’ancienne fête du Soleil Invaincu (sol invictus) déjà évoquée sur ce blog : c'est à partir de cette date que les jours s’allongent à nouveau : le soleil renaît !

C’est la raison pour laquelle j’ai choisi cette année encore d’illustrer la carte de vœux du nouvel an 2012 avec une image montrant le lever de soleil le jour du nouvel an.

 

Un autre regard sur la Terre - Année 2012 - VoeuxLa carte de vœux 2012 du blog Un autre regard sur la Terre, construite à partir de quatre image du
satellite Meteosat 9 acquises le 1er janvier 2012 à 6h00 UTC, 8h00 UTC, 10h00 UTC et 12h00 UTC :
entre l’arrivée du terminateur terrestre sur l’Europe et la fin de la grasse matinée du nouvel an
2012. Images en composition colorée. Crédit image : Eumetsat.

 

L’année de la soi-disant fin du monde étant bissextile, j’espère qu’en 2012 vous aurez 366 levers de soleil lumineux. Pour les enseignants, j’espère que ces débuts de journée seront source d’inspiration pour proposer cours intéressants et motivants pour vos élèves. J’espère que le blog Un autre regard sur la Terre vous proposera également quelques pistes intéressantes, comme par exemple l’utilisation pédagogique des images satellites au moment des solstices d’hiver et d’été.

Pour l’assemblée générale de l’ONU, 2012, c’est également l’Année internationale de l’énergie durable pour tous et la dernière année de la décennie des Nations Unies pour l'alphabétisation. Visiblement, il reste quelques efforts à faire et 366 jours ne suffiront pas.

Comme Al Gore avec sa grenouille ébouillantée (voir le film « Une vérité qui dérange »), on peut aussi souhaiter que ce ne soit pas seulement les perspectives de cataclysmes qui incitent les politiques à prendre des décisions concernant les questions environnementales déterminantes pour l’avenir de la planète : malgré les progrès de la connaissance scientifique sur l’évolution de notre climat, le peu de décisions concrètes prises à l’occasion des récents sommets de Cancun et Durban n’est pas très rassurant… Ici encore, souhaitons que la prise du conscience du grand public et les actions d’information menées par les scientifiques et les médiateurs de la culture scientifique finissent par porter leurs fruits.

Le blog Un autre regard sur la Terre continuera à proposer aussi des articles avec des images d’actualités, à la fois spectaculaires ou simplement belles et propices à quelques explications pédagogiques sur le fonctionnement et les applications des satellites d’observation.

Bonne année 2012. Commencez à réfléchir aux cadeaux pour Noël 2012 et les suivants !

 

En savoir plus :

 

 

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 22:01

Fin novembre et début décembre, la neige faisait défaut dans les Alpes et les Pyrénées, au point qu'à Val d'Isère les premières compétitions de ski avaient été annulées par le fédération internationale de ski. Un mois plus tard, le jour de noël, la situation est bien plus favorable avec un bel enneigement et un ciel sans nuages sur la chaîne des Pyrénées, les alpes, le Jura et même la Corse comme le montre cette image acquise par le satellite européen Envisat le 25 décembre 2011.

 

Envisat - MERIS - France Sud - 25-12-2011 - 10h10Extrait d'une image acquise le 25 décembre 2011 à 10h10 UTC par le capteur MERIS du satellite
européen Envisat. La résolution est réduite d'un rapport 3 par rapport à l'image d'origine.
Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA)

 

Notez les spectacluaires effets de couleur de l'eau au niveau du delta du Rhône mais aussi,en Espagne, au niveau du delta de l'Ebre au sud de Tarragone et le long de la côte italienne, entre la Spezia et l'île d'Elbe.

 

Neige carbonique et neige tout court...

Egalement visible sur l'image, sur la côte italienne, à peu près à mi-chemin entre Monaco et la Spezia, un impressionnant panache de fumée entraîné vers le sud par le vent. Il est créé par un incendie important qui s'est déclaré dimanche 25 dans la région de Savone en Ligurie : 250 perosnnes ont été évacuées. Plus de 1.000 personnes , ainsi que cinq Canadair et deux hélicoptères, luttaient contre le feu. Alimenté par des vents forts, le feu avait déjà brûlé 200 hectares boisés en 24 heures près de Vado Ligure, sur un front de 4 km de large dimanche soir.

Revenons à a neige avec deux extraits de cette image Envisat centrés sur les Alpes et les Pyrénées.

 

Envisat - MERIS - Alpes - 25-12-2011 - 10h10Zoom sur les Alpes, le Jura, le lac Léman et le lac de Neuchâtel. Extrait d'une image acquise
le 25 décembre 2011 à 10h10 UTC par le capteur MERIS du satellite européen Envisat.
La résolution est celle de l'image d'origine. Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA)

 

Envisat - MERIS - Pyrénées - 25-12-2011 - 10h10Zoom sur les Pyrénées et le Languedoc. Extrait d'une image acquise le 25 décembre 2011 à 10h10 UTC
par le capteur MERIS du satellite européen Envisat. Remarquez le nuage et son ombre à l'est des
Pyrénées. La résolution est celle de l'image d'origine. Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA)

 

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 23:14

Début septembre, j'avais publié une série d'articles sur la Nouvelle-Zélande à l'occasion de la coupe du monde de Rugby. A l'époque, le début du printemps dans l'hémisphère sud, j'avais eu beaucoup de mal à trouver de belles images de la Nouvelle-Zélande sans nuages...

Il y a quelques jours, le 22 décembre à 5h30 UTC exactement, c'était le solstice d'hiver dans l'hémisphère nord, avec un noël sous la neige et le soleil dans les stations de ski des Alpes et des Pyrénées. Aux antipodes, c'était le début de l'été comme le montre cette très belle image acquise par le capteur MERIS du satellite européen Envisat au-dessus de la Nouvelle-Zélande le 23 décembre 2011 à 21h50 UTC. Pas totalement sans nuage mais avec des couleurs exceptionnelles le long de la côte et dans les régions montagneuses de l'île du sud.

 

Envisat - MERIS - New Zealand - 23-12-2011 - 21h50 - RR4Extrait d'une image acquise par le satellite européen Envisat le 23 décembre 2011 à 21h50 UTC
au-dessus de la Nouvelle-Zélande. La résolution est réduite d'un rapport 4 par rapport à l'image
d'origine. Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA).

 

Envisat - MERIS - New Zealand North- 23-12-2011 - 21h50 - REn Nouvelle-Zélande, l'île du nord vue par le satellite européen Envisat le 23 décembre 2011 à
21h50 UTC. La résolution est réduite d'un rapport 2 par rapport à l'image d'origine.
Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA).

 

Envisat - MERIS - New Zealand South - 23-12-2011 - 21h50 -En Nouvelle-Zélande, l'île du sud vue par le satellite européen Envisat le 23 décembre 2011 à
21h50 UTC. La résolution est réduite d'un rapport 2 par rapport à l'image d'origine.
Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA).

 

Il s'agit bien d'une composition colorée en couleurs naturelles. Impressionnante la couleur de l'eau des lacs au sud, n'est-ce pas ?

Je vous invite à consulter les liens ci-dessous ou le site Wikipedia pour obtenir des informations plus détaillées sur la géographie (volcans, villes, montagnes et fleuves) et le climat de la Nouvelle-Zélande.

Les saisons, les solstices et les équinoxes sont liés à l'inclinaison (un peu plus de 23 degrés) de l'axe de rotation de la Terre par rapport au plan de son orbite.
Les dates de solstices varient suivant les années. Le solstice de décembre a généralement lieu le 21 ou le 22 décembre. Il est déjà tombé un 20 ou un 23 décembre mais c'est beaucoup plus rare.


En savoir plus :

 

 

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 22:28

Il fait beau et chaud1

Cette image acquise fin septembre par le capteur MERIS du satellite Envisat montre un ciel presque totalement sans nuages au-dessus de la France.

 

ENVISAT---MERIS---France---28-09-2011---10h34.jpgExtrait d’une image acquise par Envisat le 28 septembre 2011 à 10h14 UTC. La résolution est réduite
d’un rapport 3 par rapport à l’image d’origine. Un traitement de rehaussement de contraste a été
appliqué par Planète Sciences Midi-Pyrénées. Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA)

 

Depuis une quinzaine de jours, le sud de l’Europe bénéficie en effet de conditions anticycloniques, avec des températures estivales qui font un peu oublier un été décevant. Alors que le nord de la France commence à connaître les grisailles matinales caractéristiques de l’automne, après un mois de septembre particulièrement chaud, des records de chaleur sont toujours observés dans le sud au début du mois d’octobre.

Dans le sud, lundi et mardi, c’était l’été en automne, avec des températures parfois supérieures à 30°C, ce qui n’a pas été si fréquent depuis le début de l’été.

Pour Météo France, avec un excédent de température moyenne en France de 2,2°C, le mois de septembre 2011 est le plus chaud depuis 2006. Depuis le début de l’année, l'excédent atteint 1,3°C en France.

 

(1) Merci de poster un commentaire si vous parvenez à trouver cette subtile contrepèterie.

 

Un bulletin climatique qui ne s’arrose pas…

Dans le bulletin de climatologie pour le mois de septembre 2011, les experts de Météo France indiquent :

« Le mois de septembre 2011 a été remarquablement chaud et sec. Avec un déficit pluviométrique global supérieur à 40 %, ce mois s’inscrit parmi les mois de septembre les plus secs des 50 dernières années, sans être pour autant exceptionnel. Dans les années récentes, septembre 2009 (déficit de 44 %), 2004 (57 %) et 1997 (65 %) ont connu des déficits pluviométriques encore plus marqués. Depuis 30 ans, c’est toujours 1985 qui a connu le mois de septembre le plus sec.

Avec une température moyenne sur la France qui a dépassé de 2,1 °C la moyenne de référence 1971-2000, ce mois se classe aussi parmi les plus chauds depuis le début du XXème siècle, notamment après 1949 (+3,2°C) ou plus récemment 2006 (+2,7°C) ».

 

Pas de précipitation pour la pluie…

Par rapport à la normale, les cumuls de précipitations sont globalement déficitaires de 25% à 50% en France.

Le déficit dépasse 75% sur le sud-est du Massif central, le Languedoc, la vallée du Rhône dans la Drôme, la vallée de la Saône en Saône-et-Loire, localement sur la côte méditerranéenne ainsi que de l’est de la Dordogne au nord du Lot et au sud de la Corrèze. Les rares excédents supérieurs à 25% sont observés dans l’Aude, les Hautes-Pyrénées, l’Oise et la Haute-Normandie.

Les sols se sont asséchés en surface sur l’ensemble du pays au cours du mois. Sur la moitié nord, l’humidité superficielle est proche de la normale, mais le déficit peut atteindre l60% de la Champagne à l’Alsace et jusqu’à 70% sur l’ouest de la Bretagne. Sur toute la moitié sud du pays, à l’exception des Alpes et des Pyrénées, les sols très secs présentent un déficit de 50% à 70%. Sans atteindre les records de septembre 1985, ces niveaux sont parmi les plus bas des 50 dernières années.

Depuis début septembre, il y a donc peu d’eau disponible pour l'écoulement et la recharge des nappes phréatiques.

 

Septembre-2011---Ecart-precipitations.jpg

Carte extraite du bulletin climatique de Météo France pour Septembre 2011. Rapport entre le
cumul de précipitations pour septembre 2011 et les normales 1971-2000.
Crédit image : Météo France. Fond de carte : IGN.

 

Le début de l'automne et la couverture nuageuse en images avec Envisat

La série d'images suivantes provient du capteur MERIS du satellite européen ENVISAT. Elle couvre la période du septembre 2011 au octobre 2011. Elle ne sont pas parfaitement superposables car elles ne correspondent pas aux mêmes condtions de prises de vue (voir l'heure d'acquisition) mais elles donnent néanmoins une très bonne vision de l'évolution la couverture nuageuse sur la période. Cliquer sur les vignettes pour les afficher en plus grand format.

 

ENVISAT - MERIS - France - 20-09-2011 - 10h27
ENVISAT - MERIS - France - 28-09-2011 - 10h34
ENVISAT - MERIS - France - 01-10-2011 - 10h24
ENVISAT - MERIS - France - 04-10-2011 - 10h14
ENVISAT - MERIS - France - 06-10-2011 - 10h41
ENVISAT - MERIS - France - 09-10-2011 - 10h31

Série d’images acquise par Envisat depuis la fin de mois de septembre 2011. De gauche à droite et de
haut en bas : 20/09 à 10h27, 28/09 à 10h34, 01/10 à 10h24, 04/10 à 10h14, 06/10 à 10h41 et 9/10
à 10h31. Toutes les heures sont en temps universel coordonné. La résolution est réduite d’un rapport 3
par rapport à l’image d’origine. Un traitement de rehaussement de contraste a été appliqué par
Planète Sciences Midi-Pyrénées. Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA)

 

En savoir plus :

Suggestions d'utilisations pédagogiques en classe :

  • Travail sur les séries de mesures en météorologie : manipulations et comparaisons de moyennes (annuelles, mensuelles), de normales, définition des écarts à la moyenne et représentation en pourcentage ou en valeur absolue. Utiliser les données concernant une station météorologique située à proximité de votre établissement scolaire ou dans votre département, disponibles par exemple sur le site de Météo France ou de l'association Infoclimat.
  • Réalisation d'une station météorologique à installer dans votre établissement scolaire. Relevé régulier des mesures de température et de précipitations et comparaison avec les données d'une station météorologique à proximité. Avec un groupe d'écoles dans plusieurs régions, mise en place d'un système d'échange de données et comparaison des résultats.
  • Comparaison des images publiées ici avec celles de satellites météorologiques géostationnaires (Meteosat 9) disponibles par exemple sur le site d'Eumetsat. Analyse plus globale de la situation météorologique sur la période et comparaison avec les bulletins de prévision de Météo France.
  • Compréhension des conditions anticycloniques et de leur influence sur l'évolution du temps.
  • Analyse en classe de plusieurs situations météorologiques typiques à partir de la lecture de cartes météo présentant les dépressions, les anticyclones et les isobares.Compréhension des représentations et de la terminologie utilisées. Si vous avez la possibilité de faire appel à un météorologue (il peut y en avoir parmi les parents d'élèves), c'est encore mieux ! Vérifiez s'il n'y a pas à proximité un membre de la SMF (Société Météorologique de France) ou de l'AMF (Anciens de Météo France) qui accepterait d'intervenir en classe. Voyez également les activités en météorologie proposées par Planète Sciences.

 

 

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 12:11

Pas si pacifique que ça…

Les services météorologiques du Japon, de Corée et de Chine le suivent attentivement depuis la fin du mois d’août. Actuellement dans la catégorie “tempête tropicale” (tropical storm), Talas (TY 1112) semble se renforcer et pourrait devenir un typhon de catégorie 1.

Toujours en pleine mer, centré sur la position 136° Est et 28,4° Nord, Talas se dirige actuellement vers le Nord-Nord-Ouest à une vitesse d’environ 15 km/h. Le 1er septembre, à 6h45 UTC, l’Agence Météorologique Japonaise (JMA) mentionne une pression au centre de 985 hPa avec des vitesses de vents soutenus de l'ordre de 120 km/h (35 m/s ou 65 nœuds) et des rafales atteignant 180 km/h (50 m/s ou 95 nœuds).

Sur les images des satellites d’observation, Talas apparaît comme une structure cyclonique de taille impressionnante, d’environ 1300 km de diamètre (disque à l’intérieur duquel la vitesse des vents dépasse 55 km/h (30 noeuds).

L’image ci-dessous qui a été prise par le capteur GOCI du satellite coréen COMS montre la situation du 31 août 2011 à 04h16 UTC.


COMS---GOCI---Talas---31-08-2011---04h16.jpgExtrait d’une image du capteur GOCI du satellite COMS. La résolution est réduite par rapport à l’image d’origine. Un léger rehaussement de contraste a été appliqué par Planète Sciences Midi-Pyrénées
Crédit image : KARI.

Les prévisions des agences météorologiques et des services d’alerte cyclonique indiquent que Talas pourrait atteindre la côte sud du Japon et la région d’Osaka vendredi ou samedi. Sur la carte de vigilance du 1er septembre, les zones rouges correspondent surtout à des risques de fortes précipitations ("Heavy rain") et de hauteurs de vagues importantes sur les régions du sud du Japon : A Tokyo, on parle de 300 mm en 24 heures alors que la moyenne mensuelle est d’environ 210 mm en septembre.

 

JMA---Weather-warnings---01-09-2011.png JMA---Talas---01-09-2011---06h45.png

Carte de vigilance pour le Japon et prévision de trajectoire de Talas publiées par
l’agence météorologique japonaise (JMA). Crédit image : JMA

 

KMA---TALAS---01-09-2011---16h30-locale.pngPrévision d’évolution à 5 jours de la trajectoire de Talas publiée par
l’agence météorologique coréenne (KMA). Crédit image KMA.

 

TALAS---Pluie---Kinki---01-09-2011---10h15.png TALAS---Radar-pluis---Shikoku---01-09-2011---10h15.jpg

Cartes des données des radars météorologiques au sol pour les zones de Kinki (à gauche) et Shikoku (à droite).
Observation de la journée du 1er septembre 2011 à 10h15UTC. Crédit image : JMA

 

La taille spectaculaire de la tempête tropicale Talas est particulièrement bien visible sur les images produites par les satellites météorologiques géostationnaires qui couvrent pratiquement un hémisphère terrestre entier. Leur orbite les rend apparemment fixes à la verticale de l’équateur. L’image ci-dessous provient du satellite japonais MTSAT 2. Cet extrait montre un demi-hémisphère nord et illustre la taille de Talas.

Pour être parfaitement précis, cette image est en réalité une composition de deux images : un fond coloré (teintes vertes et bleues) sur lequel les nuages vus par le capteur infrarouge thermique de MTSAT-2 ont été superposés. A l’heure où l’image a été prise (9h30 UTS soit 18h30 locale), cette partie du globe terrestre est déjà partiellement dans l’obscurité : seul un capteur infrarouge thermique permet d’observer les nuages qui émettent un signal lumineux lié à leur température.

 

MTSAT---TALAS---HN---01-09-2011---09h30-UTC.pngMTSAT---TALAS---HN---VIS---01-09-2011---09h30-UTC.png

Deux extraits d’une image acquise par le satellite météorologique japonais MTSAT-2 le 1er
septembre 2011 à 9h30 UTC. En haut, une composition colorée avec les données du capteur infrarouge.
En bas, même date, même heure, avec des données du capteur visible.
Crédit image JMA.

 

Ces deux images aident à comprendre l’intérêt des capteurs infrarouge thermique pour la surveillance en continu des phénomènes météorologiques. 

 

T pour Talas, une lettre d’Iwo-Jima

Après Aere, Songda, Sarika, Meari, Ma-On, Tokage, Nock-Ten, Muifa, Merbok et très récemment Nanmadol, Talas est la douxième tempête tropicale nommée de cette région du monde. Formé le 22 août, Talas a pris son nom de baptème le 25 août. Aux Philippines, Talas veut dire Sévérité ou brusquerie…

Voici un extrait d’une image acquise par Envisat le 29 août 2011, alors que Talas était pratiquement au-dessus de l’île Iwo To (Iwo Jima, 24,72°N et 141,32°E).

 

ENVISAT---MERIS---TALAS---29-08-2011---00h43.jpgExtrait d’une image acquise par le capteur MERIS du satellite européen Envisat le 29 août à 00h43 UTC.
Un traitement de rehaussement du contraste a été appliqué par Planète Sciences Midi-Pyrénées pour
mettre en évidence la structure des nuages autour du centre de la tempête tropical Talas.
Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA).

 

Aux-Etats-Unis, après Irène et José, c’est désormais l’ouragan Katia qui est suivi de près par le Centre National des Ouragans de Miami (NHC).

 

COMS, le premier satellite couteau suisse est coréen…

Lancé et mis en orbite le 26 juin 2010 depuis Kourou par une fusée Ariane 5, COMS est un satellite coréen multi-missions conçu et réalisé par Astrium et le KARI (Korea Aerospace Research Institute). C’est le premier satellite d’observation géostationnaire stabilisé 3 axes doté de trois charges utiles différentes pour fournir des services de météorologie, d’observation océanique et télécommunications à la Corée du Sud.

 

COMS---IR1---TALAS---01-09-2011---13h15.pngImage de la tempête tropicale Talas vu par le capteur météorologique Infrarouge du satellite
coréen COMS. Image acquise le  1er septembre 2011 à 13h15 UTC.
Crédit image : KMA (Korean Meteorological Agency).

 

Le satellite COMS emporte un imageur météo, une charge utile « couleur de l’océan » (appelé GOCI pour "Geostationary Ocean Color Imager" dont est extraite l’image ci-dessus) et une autre de télécommunications en bande Ka pour les communications à haut débit.

Le capteur GOCI produit des images avec 8 bandes spectrales, 6 dans le spectre visible et 2 dans le proche infra-rouge.

On voit très souvent des images de couleurs de l’eau provenant des capteurs MODIS (Aqua et Terra) ou MERIS (Envisat), les images du capteur GOCI sont encore peu connues mais elles sont très intéressantes : grâce à la plate-forme géostationnaire du satellite COMS, le KARI reçoit des images de la région de l’Asie couverte par GOCI plusieurs fois par jour, avec une résolution de 500 mètres au-dessus de la mer de Corée.

Un capteur en orbite géostationnaire permet également d'acquérir des images à des heures différentes de l'heure d'acquisition habituelle des satellites héliosynchrones. C’est un excellent moyen de suivre l’évolution des phénomènes comme les tempêtes tropicale mais également les floraisons de phytoplancton (importantes pour l’industrie de la pêche, l’aquaculture ou les écosystèmes marins) ou encore les mouvements de matières en suspension en zone côtière à la sortie des estuaires des fleuves. Pour analyser les couleurs de l’image, GOCI utilise un barillet de filtres qui tourne devant le capteur CCD. Des projets de satellites géostationnaires à beaucoup plus haute résolution sont en cours d'étude, par exemple pour la surveillance maritime.

 

COMS---Astrium---Missions.jpgVue d'artiste du satellite COMS et présentation des 3 missions. COMS. D'une masse de 2500 kg au
lancement, COMS est contruit sur une plateforme Eurostar 3000 d'Astrium, améliorée pour
permettre le pointage précis d'un instrument optique. Crédit image : Astrium.

 

En savoir plus :

 

Suggestions d'utilisations pédagogiques en classe :

  • Travail sur les cyclones, les ouragans et les tempêtes tropicales : formation, paramètres influençant leur évolution, outils utilisés pour la prévision et le suivi.
  • En utilisant les différentes données de satellites géostationnaires mentionnés dans cet article (COMS, MTSAT-2) ou dans d'autres articles du blog Un autre regard sur la Terre (Meteosat, GOES), créer une séquence vidéo montrant l'évolution de tempêtes tropicales sur une dizaine de jours.On peut utiliser le logiciel Movie Maker fourni avec Windows ou d'autres logiciels gratuits.

 

 

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  • Ingénieur dans le domaine de l'observation de la Terre.
Bénévole de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées
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