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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 16:26

En avant pour le vent...

La France vient de lancer un premier appel d'offre pour l'implantation d'éoliennes au large des côtes françaises, Cet appel d'offres porte sur une puissance totale de 3.000 mégawatts (MW) dans cinq zones, pour un investissement total de 10 milliards d’Euros. Cela correspond à 50% de l’objectif fixé pour 2020 (6.000 MW offshore soit 1200 éoliennes) dans le cadre du Grenelle de l’environnement. Selon Nathalie Kosciusko-Morizet, ce projet devrait créer 10.000 emplois.

 

ENVISAT---ASAR---WSM---22-06-2011---10h28---Extrait-3.jpgUne nouvelle image mystère ? Un terrain d’atterrissage pour OVNI ? Non, un parc d’éoliennes
offshore vue par le radar du satellite européen Envisat. Extrait d’une image acquise le 22 juin 2011
à 10h26 UTC. Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA)

 

Au total, 500 à 600 éoliennes réparties en cinq parcs d’éoliennes sont prévues : quatre au large des côtes de La Manche (Le Tréport, Fécamp, Courseulles-sur-mer et Saint-Brieuc) et le cinquième au large de Saint-Nazaire. Installées à 15 kilomètres des côtes, les éoliennes seront reliées à la terre par des câbles électriques. Pour cette raison, les sites seront interdits à la pêche.

 

Carte-eolien-offshore---appel-d-offre-de-juillet-2011.jpgCarte des cinq zones retenues et objectifs de puissance installée. Extrait du dossier de presse
du Ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement.

 

Le calendrier de l’appel d’offre et du projet est le suivant :

  • Remise des offres avant le 11 janvier 2012 auprès de la Commission de régulation de l'énergie (CRE).
  • Présélection en avril 2012.
  • Sélection définitive en 2013.
  • Mise en service progressive des éoliennes entre 2015 et 2020.

11012_Calendrier-eoliennes_DEF_08-07-11.jpgLes étapes-clés du développement des parcs éoliens offshore en France. Infographie publiée sur
le site du Ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement


Premiers projets en France, déjà des extensions en Grande-Bretagne ou au Danemark

L’éolien offshore représentait 12 % du marché éolien total en 2010. L'Europe possède la plus grande partie de la capacité installée offshore mondiale (3 GW installés). Les principaux nouveaux parcs éoliens en mer sont installés au Royaume-Uni, au Danemark, en Allemagne et en Belgique.

Alors que le Grenelle de l’environnement a fixé pour objectif de porter à 23% la part des énergies renouvelables dans sa consommation d'énergie en 2020, la France ne possède pas actuellement de parc éolien en mer.

3 consortiums industriels se sont manifestés :

  • EDF Energies Nouvelles avec Alstom, DONG Energy, Nass & Wind Offshore, WPD Offshore et Poweo ENR.
  • Iberdrola Renovables et Areva.
  • GDF Suez, Vinci et Areva.

 

Des garçons dans le vent au large de Liverpool : Fa fouffle

Au niveau mondial, Siemens reste largement en tête du marché des éoliennes offshore : fin juin 2011, le groupe allemand a gagné un contrat de 700 millions d'euros pour étendre le parc britannique West of Duddon Sands, en mer d'Irlande, avec l’installation de 108 nouvelles éoliennes (d’une capacité prévue de 389 MW). Chaque turbine a une puissance de 3,6 MW et un rotor d’un diamètre de 120 mètres. Les éoliennes offshore font partie des plus grandes machines tournantes.

 

Siemens---Burbo---Eoliennes-offshore.jpg

Photographie de la ferme d’éoliennes offshore de Burbo Bank dans la baie de Liverpool. Elle a été
mise en service à la fin de l’année 2007. Crédit image : Siemens AG.

 

Siemense---eoliennes-offshore.jpg

Photographie de la ferme d’éoliennes de Lillgrund, dans le détroit de l’Öresund entre Malmö
et Copenhague. Crédit image : Siemens AG.

 

Les éoliennes en mer vues par le radar du satellite européen Envisat. Rien sur Google Earth...

L’image publiée en haut de cet article est extraite d’une scène plus grande acquise par le radar ASAR du satellite européen Envisat. Les deux extraits ci-dessous, en pleine résolution, couvrent les deux zones en mer d’Irlande où sont installées de grandes fermes d’éoliennes, au large de Liverpool à gauche et un peu plus au nord, à proximité de Walney island, à l’ouest de Lancaster. En dessous, un extrait couvrant une plus grande zone, en résolution réduite d’un rapport 5, permet de se repérer plus largement en localisant quelques grandes villes d’Angleterre visibles sous forme de tâches claires dans l’image Radar. La taille et la forme des éoliennes les rendent particulièrement bien visibles sur les images des satellites radar. Je vous renvoies à un autre article du blog Un autre regard sur la terre pour en savoir plus sur l'acquisition des images radar et leur interprétation.

Au fait, inutile de chercher les fermes d'éoliennes offshore sur Google Earth : vous ne les trouverez pas. Comme son nom l'indique, Google Earth, c'est surtout pour les terres émergées... Les mers et les océans ne sont pas couverts par des images satellites. Plutôt une jolie peinture bleue et un ombrage pour marquer la bathymétrie. Une idée de nouvel outil avec Google Sea ? Super mais pas sûr que cela génère beaucoup de recettes publicitaires...


ENVISAT - ASAR - WSM - 22-06-2011 - 10h28 - Extrait 1 ENVISAT - ASAR - WSM - 22-06-2011 - 10h28 - Extrait 2

ENVISAT---ASAT---UK---Image-commentee.jpgExtraits d’une image du capteur ASAR du satellite européen Envisat acquise le 22 juin 2011 à
10h26 UTC. En haut, extraits centrés sur les fermes d’éoliennes offshore en mer d’Irlande.
En bas, un extrait en résolution réduite couvrant toute la largeur de la scène initiale.
Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA)

 

ENVISAT---ASAR---WSM---07-07-2011---9h38---Extrait.jpgDans une autre région d'Europe : extrait d'une image acquise par le capteur ASAR du satellite
européen Envisat acquise le 7 juillet 2011 à 9h38 UTC. Au moins trois groupes d'éoliennes sont
visibles au sud de Copenhague et de Malmö, en mer Baltique entre le Danemark, la Suède
et l'Allemagne.
Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA)

 

En savoir plus :

 

Suggestions d'utilisations pédagogiques en classe :

  • En utilisant le site MIRAVI de l'ESA et les images ASAR du satellite européen Envisat, localiser les principals zones où sont installées des éoliennes offshore en Europe.
  • A partir des documents publiés sur le site du ministère de l'écologie et d'une recherche bibliographique plus large, identifier les critères principaux pour le choix des zones pouvant accueillir les parc éoliens offshore.
  • Travail personnel sur le "mix" énergétique des principaux pays européens.
  • Toujours à partir de MIRAVI, lecture et interprétation d'images Radar de différentes zones géographiques du monde. Pour des images à plus haute résolution, voir également la galerie d'images TerraSAR-X sur le site d'Astrium GEO-Information Services.


Votre avis sur cet article ?

Vous trouvez cet article intéressant ? Vous avez un commentaire à formuler ou une question à poser ? Une suggestion d'article complémentaire... Ou encore un retour d'expérience d'exploitation en classe ou dans un autre cadre (cela m'intéresse beaucoup pour l'évaluation du blog Un autre regard sur la Terre). Merci d'utiliser le lien ci-dessous "écrire un commentaire". Si vous aimez, utilisez les différents boutons proposés pour le faire connaître à vos amis. Avec votre smartphone, vous pouvez également utiliser le QR code à droite (cliquer sur le code pour l'afficher en plus grande taille). qrcode-eoliennes-offshore.png


 




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Publié par Gédéon - dans Environnement
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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 17:02

Il y a des régions qui sont plus difficiles que d'autres à observer par un satellite optique. C'est le cas de la Norvège et de l'Europe du nord où la couverture nuageuse complique la tâche des équipes en charge de la programmation des satellites.

Quand la météo est favorable, on obtient de belles images de grandes surfaces enneigées avec un traît de côte que se découpe très nettement.

C'est le cas ici avec une très belle image provenant du capteur MERIS du satellite Européen ENVISAT, prise le 23 février 2011.

 

Envisat - Norvege - Envisat - 23-02-2011 - 9h46Extrait d'une scène acquise par le satellite Envisat le 23 février 2011 à 9h46 UTC. Un traitement
de correction de dynmaique a été appliqué par Planète Sciences Midi-Pyrénées. La résolution est
réduite d'un rapport 3 environ par rapport à la résolution d'origine.
Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA)

 

Cette image, présentée ici en résolution réduite, couvre une partie de la Norvège, la Suède et la Finlande. Au sud, la zone sans neige correspond au nord de l'Allemagne et de la Pologne avec l'embouchure de l'Oder. On voit également en partie la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie.

Au nord, l'image va au-delà du cercle polaire : la partie supérieure de cet extrait correspond à la latitude 69°N.

Le ciel n'est pas complètement dégagé mais on distingue nettement le trait de côte, la mer baltique et le golfe de Botnie, partiellement couvert de glace. On peut également identifier les lac Vänern et Vattern et, en mer Baltique, les îles d'Öland et de Gotland, au sud de la ville de Stockholm.

L'image ci-dessous est un extrait centré sur la partie nord-ouest de la côte de Norvège, bien dégagée, au nord du cercle polaire, au niveau des îles Lofoten et Versteralen. Dans cette région, un peu plus à l'est, au nord de la Suède, les monts Sarck et Kebnekaise ont une altitude d'environ 2100 mètres.

En cherchant bien, on peut localiser, en utilisant le relief et les cours d'eau, Kiruna en Suède. Tromsoe (en norvège), qui n'apparaît pas sur l'image est juste au nord. A proximité de Kiruna est installée une station de réception dite polaire, particulièrement bien placée pour recevoir les images des satellites d'observation en orbite polaire.

 

Envisat---Norvege---23-02-2011---9h46---extrait-FR.jpgExtrait d'une scène acquise par le satellite Envisat le 23 février 2011 à 9h46 UTC. Zoom sur la
partie nord de la côte de Norvège au dessus du cercle polaire. Un traitement de correction de
dynmaique a été appliqué par Planète Sciences Midi-Pyrénées. La résolution est d'environ
250 mètres. Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA)

 

Les stations de réception : un élément clé de la performance des systèmes satellite

Une fois les images acquises par les satellites d’observation, il faut les transmettre à leurs utilisateurs sur Terre. La première étape passe par les stations de réception des images, équipées de grandes antennes capables de recevoir la télémesure envoyée par les satellites. En fonction des caractéristiques de l’antenne et de ses performances en suivi, une station peut « voir » le satellite défiler dans le ciel dans un certain « cercle de visibilité ».

Il y a deux possibilités d’acquisition et de transmission des images, soit l’acquisition et la transmission directe des images lorsque le satellite se trouve dans la zone de visibilité d’une antenne, soit l’acquisition puis la transmission différée pour les satellites possédant une mémoire ou un enregistreur de bord. La performance globale d’un système de satellites dépend donc non seulement du ou des satellites en orbite mais aussi du nombre et de la position sur la Terre des stations de réception.


Les stations polaires : une position stratégique pour les satellites héliosynchrones

Il existe des positions privilégiées pour être souvent en visibilité des satellites d’observation. Ceux en orbite basse ont des orbites polaires ou quasi-polaires, souvent héliosynchrone (ils passent régulièrement au-dessus d’une zone donnée à la même heure locale). Cela signifie qu’à chaque orbite (par exemple toutes les 101 minutes pour Spot 5 sur son orbite, inclinée à 98,7° à 822 km d’altitude), le satellite passe à proximité du pôle nord et du pôle sud. Ce n’est pas le cas pour une station à l’équateur.

C’est assez facile de s’en rendre compte avec un globe terrestre en simulant le mouvement d’un satellite. Par exemple, la station de Kiruna voit entre 10 et 12 des 14 passages quotidiens du satellite Envisat. On comprend donc pourquoi tous les opérateurs de satellites cherchent à avoir au moins une station polaire qui verra passer le satellite plusieurs fois par jour. C’est un atout important pour toutes les applications qui demandent une grande réactivité : surveillance maritime, support à la gestion des catastrophes naturelles, défense et sécurité. Soit la zone d’intérêt est dans le périmètre de réception directe d’une station sol, soit on enregistre l’image dans la mémoire de bord puis on la « décharge » au-dessus de la station polaire.

 

reseau-stations.jpgCercles de visibilité d'un réseau de stations de réception satellites. Le "cercle" rouge correspond à
la station principale Spot à Toulouse. La courbe rouge au nord donne la zone de visibilité de la
station de Kiruna. Crédit image : Astrium GEo-Information Services


Par exemple, pour disposer rapidement d’une image acquise sur la Ville d’Abidjan en Côte d’Ivoire ou au large des côtes de Somalie, respectivement à environ 4300 km à 6400 km de Toulouse, donc en dehors du cercle de réception de la station de la rue des satellites, la station polaire de Kiruna est bien adaptée puisqu’elle voir passer le satellite environ 60 à 75 minutes après l’acquisition des images.

Pour les satellites Spot opérés par Astrium GEO-Information Services, les deux stations principales sont donc Toulouse en France et Kiruna en Suède. D’autres stations de réception directe (SRD) situées dans le monde entier ont signé des accords avec la société Astrium GEO-Information Services pour recevoir directement les données Spot dans leur zone de visibilité.

Kiruna est également une station polaire importante pour les satellites de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) comme ENVISAT, ERS-2, GOCE, Cryosat. C’est également le cas pour le satellite radar TerraSAR-X avec deux autres stations terrestres (Inuvik au Canada et O’Higgins en Antarctique). Kiruna sera également utilisée pour la réception des images des satellites Pléiades.

 

Station-Kiruna.jpgLa station de Kiruna en Suède avec deux antennes de poursuite des satellites à défilement.
Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA)


Sur le site MIRAVI de l’ESA, en consultant les données auxiliaires (voir le lien « détails ») sous l’image de l’image présentée dans cet article, on constate que l’image a été reçue et traitée par la station dite « PDHS-K ». C’est le code de la station de Kiruna, située dans la zone couverte par l’image.

Toutes les opérations de routine de la station sol de Kiruna sont automatisées et contrôlées à distance par le centre de contrôle ESTRACK (ECC) de l’ESA/ESOC à Darmstadt en Allemagne. Les opérations locales et la maintenance sont assurées par la socité Swedish Space Corporation (SSC).

 

KIR-2.JPGA Kiruna, l'antenne de poursuite KIR-2 de 13 mètres de diamètre équipée pour la transmission des télécommandes et la réception des données images en bande X (8 GHz).
Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA).


Pour être complet, les données image peuvent parfois être retransmises par liaison radio ou optique laser vers un satellite relais placé sur une orbite géostationnaire à 35800 km d’altitude. Cette option qui a déjà été mise en œuvre sur Spot avec le système PASTEL (PAssager Spot de Télécommunication Laser) ou ENVISAT avec le satellite Artemis (Advanced Relay Technology Mission) est une alternative ou une solution complémentaire à un réseau de stations sol.

 

En savoir plus :

 

Suggestions d'utilisations pédagogiques en classe :

  • Les images satellites en support aux cours de géographie. Dans différentes régions du monde, en utilisant les images publiées sur le blog Un autre regard sur la Terre, travail intéractif avec les élèves pour découvrir les pays, comparer les images aux cartes et se poser des questions sur ce qu'on voit sur les images satellites.
  • Travail sur l'ensemble de la chaîne d'acquistion des images, depuis la demande d'image, jusqu'à la livraison des informations extraites des images. Jeu de rôle en mettant l'accent sur la programmation et l'utilisation du réseau de stations de réception pour différentes situations : catastrophe naturelle, cartographie systématique d'une région.

 

 

 

 

 

 

 


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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 22:35

La première image provient du satellite Envisat et couvre la région du Caire et de Delta du Nil en Egypte. Elle permet de voir plusieurs éléments caractéristiques de la région :

  • La vallée du Nil et son delta, d’abord, là où les surfaces agricoles donnent un couleur verte à l’image contrastant avec le reste de la région plus aride et moins fertile. En zoomant sur l’image, on peut voir quelques zones d’irrigation par pivot central de forme caractéristiques
  • Les villes, ensuite, là où s’est exprimée la colère des populations et des manifestants depuis la mi-janvier 2011 : la ville du Caire, pratiquement à la pointe inférieure du delta, qu’on distingue en raison de la couleur différente. Alexandrie sur la côte, sur la partie ouest du delta du Nil. Egalement sur la côte, Port Saïd, à l’est du delta, à l’extrémité du Canal de Suez qui, après un parcours de 162 kilomètres, rejoint la mer Rouge. La ville de Suez est au sommet du bras le plus à l’ouest de la mer Rouge.
  • Au sud et à l’ouest du Nil, en forme de cœur renversé, la dépression du lac Fayoum (al-Fayyūm en arabe), communique avec la vallée du Nil par le canal Bahr Youssef qui l’alimente en eau pour l’agriculture.
  • Tout à fait au Nord-est, on reconnaît la Mer morte avec la forme caractéristique des salines dans le bassin sud, à la frontière entre Israël et la Jordanie
  • Encore plus au sud, avec les eaux de couleur bleue azur caractéristique, à la jonction entre les « deux oreilles de lapin » de la mer Rouge, la station balnéaire de Charm el-Cheikh, ancien lieu de villégiature de l’ex-Président Hosni Moubarak.

Envisat---Egypte---12-02-2011--08h10.jpgExtrait d’une image Envisat acquise le février 2011 à h00 UTC. Le caire, le delta du Nil et la
mer rouge. La résolution est réduite d’un rapport 2 par rapport à l’image originale.
Crédit image : Agence spatiale Européenne (ESA).

 

Symbole de la révolution en Egypte, la place Tahrir, vue par le satellite GeoEye-1

La seconde image est extraite d’une scène acquise le 29 janvier par le satellite américain GeoEye-1. Elle montre la place Tahrir et les immeubles qui l’entourent. Centre névralgique de la capitale égyptienne et lieu de rassemblement populaire, la place Tahrir, occupée en permanence par les manifestants, est désormais le symbole de la révolution égyptienne.

La veille du jour où cette image a été acquise, le 28 janvier, c’est « le vendredi de la colère ». Les Frères Musulmans rejoignent le mouvement pour la première fois. Des manifestations dégénèrent en émeutes, faisant 20 morts lors de cette journée. Mohamed El Baradei, ancien président de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et prix Nobel de la paix en 2005, rejoint l’Égypte et se dit prêt à mener la transition. Hosni Moubarak demande à l’armée de faire respecter la sécurité et d’appliquer le couvre-feu au Caire, Alexandrie et Suez. Il promet des réformes et annonce un changement de gouvernement.

 

Geoeye-1-Le-Caire---Place-Tahrir---Extrait---29-01-2011.jpgLa place Tahrir dans la ville du Caire. Extrait d’une scène acquise le 29 janvier 2001 à 8h29 UTC
par le satellite américain Geoeye-1. La résolution de l’image d’origine est de 50 centimètres.
Crédit image : GeoEye


C’est le 29 janvier qu’ Hosni Moubarak a limogé Habib al Adli, ministre de l'Intérieur depuis treize ans. Le 1er févier, Le Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay, évoquait le chiffre de 300 morts depuis le début du mouvement de contestation en Egypte. Omar Souleiman est nommé vice-président.

Hosni Moubarak a finalement démissionné le 11 février 2011 après 18 jours de manifestations. Le Conseil suprême des forces armées égyptiennes prend ses premières décisions. Il s’engage à respecter les traités internationaux dont les accords de paix avec Israël. Dans un communiqué, il affirme qu’une transition pacifique aura lieu pour passer le pouvoir d'un régime militaire à un gouvernement civil élu.

 

En savoir plus :

 

 

 

 

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 22:58

Aucun ne part de Paris… Un seul arrive à Dakar… Quelques images satellites aideront à y voir plus clair et à se repérer. Le « vrai » Dakar en 2011, le rallye-raid dont parlent les médias, se déroule comme en 2010 et 2009, en Amérique du Sud et traverse l’Argentine et le Chili, du 1er au 16 janvier 2011.

Un autre rallye-raid, moins médiatisé en France et un peu plus en Belgique, l’Africa Eco Race, suit un itinéraire qui ressemble davantage aux dernières éditions du Paris-Dakar africain et arrivera… à Dakar le 9 janvier 2011.

 

Mais où est vraiment Dakar ? Se mettre d’accord sur Dakar…

Dakar est bien en Afrique. C’est le point le plus à l’ouest de l’Afrique continentale, mais… pas suffisamment à l’ouest pour être en Amérique du Sud.

Pour vous y rendre en voiture, les coordonnées géographiques pour votre GPS sont approximativement et 14°45’ de latitude nord et 17°20’ de longitude ouest. A la même longitude, en dehors des zones polaires, on trouve seulement l’Islande et son désormais célèbre volcan Eyjafjöll, mais c’est plus au nord.

 

Envisat---environ-Dakar---FR---23-11-2010---11h00.jpgExtrait d'une image du capteur MERIS du satellite européen ENVISAT acquise le 23 novembre 2010
à 11h00 UTC
. La résolution est d'environ 250 mètres et le contraste de l'image a été corrigé
par Planète Sciences Midi-Pyrénées. Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA).


Dakar - Spot 5- 2002La pointe ouest de la ville de Dakar vue en 2002 par le satellite Spot 5.
Copyright CNES 2002 - Distribution Astrium Services / Spot Image


La ville de Dakar, située sur la presqu'île du Cap-Vert, est la capitale du Sénégal. Sur une carte ou une image satellite, on localise Dakar facilement avec la petite pointe caractéristique sur la côte ouest de l’Afrique. Au large se trouvent les îles du Cap Vert. Selon le site Populationdata.net, la population de l'agglomération est de près de 2,6 millions d’habitants en 2010. Dakar regroupe ainsi environ 20% de la population du pays (14 millions d’habitants au total) et concentre 80% des activités économiques.

Pour la petite histoire, la région de Dakar et de la Casamance faisait partie, des premières images du capteur MERIS du satellite ENVISAT publiées par l’Agence Spatiale Européenne en 2002.

 

Le Dakar de l’hémisphère Sud : de Buenos-Aires à Buenos-Aires

Du 1er au 16 janvier, la course raid traverse l’Argentine et le Chili, avec 430 véhicules engagés et plus de 9500 km, dont 5000 km de course proprement dite, à parcourir en 13 étapes : Buenos Aires, Victoria, Córdoba, San Miguel de Tucumán, San Salvador de Jujuy, Calama, Iquique, Arica, Antofagasta, Copiapo, Chilecito, San Juan, Córdoba, Buenos Aires.


PSMP---Carte-depart-Dakar---2011.jpg Repérage des premières étapes du "Dakar" en Argentine, sur une image du capteur MERIS
du satellite européen ENVISAT acquise le 23 novembre 2010 à 11h00 UTC
. La résolution initiale est
réduite d'un rapport 3 environ et le contraste de l'image a été corrigé par Planète Sciences
Midi-Pyrénées. Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA).


En auto, les trois premières places sont occupées par Carlos Sainz, Nasser Al-Attiyah et Stéphane Peterhansel. En moto, ce sont Cyril Despres et Marc Coma qui sont en tête, Valdimir Chagin dans la catégorie camions.

Le 5 janvier, entre San Salvador de Jujuy entre Calama, le « Dakar » quitte provisoirement l’Argentine et franchit la Cordillère des Andes par le Paso de Jama. « L’escalade » débutera en pleine nuit et, après le passage de la frontière, les concurrents seront à une altitude de 4800 mètres, presqu’au niveau du Mont-Blanc.

 

Dakar---Altitude---Etape-4---San-Salvador-de-Jujuy---Calama.jpg

Profil d'altitude approximatif (l'itinéraire est tracé à vol d'oiseau) pour l'étape 4 entre San Salvador
de Jujuy et Calama. Le Paso de Jama est bien visible.Courbe établie à partir de Google Earth grâce à
un nouvel outil de préparation d'itinéraires développé par Robin Coma (pas de lien de parenté avec un
des leaders du Dakar en moto...) Robin est étudiant en informatique à Toulouse. Cet outil, en cours de
validation, sera bientôt mis en ligne sur le blog Un autre regard sur la Terre.

L’arrivée au Chili signifie aussi l’entrée dans le désert d’Atacama et les premiers « hors pistes » du rallye : je ne sais pas si les concurrents prendront le temps d’aller visiter les sites de l’ESO, l’European Southern Observatory, à La Silla (29°15′40.2″ S, 70°43′52.8″ W), à la limite sud de l’Atacama, Paranal (24°40'S, 70°25'W), Chajnantor (23°0′21″S, 67°45′32″W) et Cerro Armazones (70°11’46″W, 24°35’52″S), le site choisi pour accueillir l’EELT (European Extremely Large Telescope), qui sera, dans moins de dix ans, le plus grand télescope du monde.

C’est dommage d’aller dans le désert d’Atacama sans s’y attarder un peu : c’est l’occasion ou jamais d’aller voir une installation astronomique exceptionnelle et de voir des télescopes très impressionnants.

eso-paranal-07

L'observatoire de Paranal et le volcan Llullaillaco. Crédit image : ESO / Gerhard Hüdepohl

dauv hude aerial5Vue aérienne du Très Grand Télescope de l'ESA, Aerial view of the ESO Very Large Telescope (VLT),
au sommet du Cerro Paranal, dans le déser d'Atacama.
Crédit image : Jean-Luc Dauvergne et Gerhard Hüdepohl / ESO

 

Je conseille également aux concurrents de faire un détour par San Pedro de Atacama où Alain Maury, dont j’ai déjà utilisé plusieurs photographies pour illustrer des articles de ce blog, anime le site SPACE, San Pedro de Atacama Celestial Explorations, un endroit dédié à la découverte de l’astronomie dans l’hémisphère Sud.

Le 6 janvier, il est peu probable que les médias évoquent, à l’occasion de la cinquième étape, de Calama à Iquique, le souvenir du 21 décembre 1907, date à laquelle, à Iquique, des centaines de travailleurs chiliens, péruviens et boliviens furent tués par l’armée chilienne devant les portes de l’école Santa María. Ce fût l’épilogue dramatique d’un mouvement de grève amorcé par les ouvriers du salpêtre de la province de Tarapacá (lire sur ce sujet un article paru en 2007 dans le Monde Diplomatique , considéré, jusqu’au coup d’Etat de 1973, comme la page la plus noire de l’histoire du mouvement ouvrier chilien.

 

Un autre Dakar qui arrive à Dakar : l’Africa Eco Race

Après les dernières vérifications effectuées dans le domaine du Château de Lastours le 27 décembre 2010, les concurrents de la troisième édition de l’Africa Eco Race ont démarré la course au Maroc et rejoindront en 12 étapes, après plus de 5.000 km de rallye, les rives du Lac Rose, près de Dakar, le 9 janvier 2011. A parcours de Nador au Maroc, les étapes améneront les concurrent successivement à Borj Bel Freissat, El Mdouara, Wad Tissint, Chebeika, Greid Lareich, Boulanouar, Guel Agantour, Tenadi, Kebemer et... Dakar. Le parcours passe à l'ouest de l'afrique, en longeant la côte et en traversant successivement le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal.

Le 4 janvier, à l'issue de la 6ème étape, Jérôme Pélichet, Jean-Louis Schlesser et Stéphane Henrard sont actuellement en tête du classement auto. Willy jobard est loin devant les autres en moto et Elisabete Jacinto est première en catégorie camion.

  Extrait d'une image du capteur MERIS du satellite européen ENVISAT acquise le 23 novembre 2010 à 11h00 UTC. La résolution a été réduite d'un rapport 3 et le contraste de l'image a été corrigé par Planète Sciences Midi-Pyrénées. Crédit image : Agence Spatiale Européenne (ESA)

Envisat---parcours-Dakar---RR---23-11-2010---11h00.jpg

 

Environnement et éco-responsabilité : argument de communication ou engagement réel ?

Les rallye-raids évoqués plus haut mettent tous les deux l’accent sur leur engagement pour l’environnement avec, en particulier :

  • Le choix du parcours, pour la préservation de sites sensibles, en concertation avec les autorités locales.
  • Le bivouac propre : par exemple, sur le « Dakar », 2500 personnes qui se déplace de ville en ville.
  • L’expérimentation d’énergies alternatives. Sur le Dakar, une nouvelle classe réservée aux véhicules à énergies alternatives a été créée : Electrique, hybride, bio carburant. Seuls 7 concurrents (sur un total de 430 véhicules) sont inscrits dans cette catégorie. Un exemple à suivre pour les années à venir ? Pour l’Africa Eco Race, des véhicules de l'organisation sont équipés de panneaux photovoltaïques pour les chronos à l'arrivée, la mise en ligne des classements ou l’alimentation des circuits électriques du véhicule.
  • Dans certains cas, la compensation des émissions de carbone ou les projets de développement local. Par exemple, en 2010, avec Veolia Environnement, l'organisation de l'Africa Eco Race avait mis en place deux projets d'alimentation électrique par panneaux photovoltaïques en Mauritanie, à la bibliothèque de Chinguetti et à une école maternelle de Nouakchott.

Je vous laisse vous faire votre propre opinion sur ces démarches. Beaucoup d'amoureux de l'environnement pensent que le plus simple serait d'éviter les véhicules qui roulent à tombeau ouvert sur les pistes, les routes de montagne ou les sites désertiques comme le désert d'Atacama.

 

Compenser les émissions de Carbone du Dakar : le projet Madre de Dios

Je reprends ici quelques chiffres publiés sur le site du « Dakar » :

  • Le total des émissions de gaz à effet de serre évalué pour l’édition 2010 du Dakar est de 42800 t.eq.CO2.
  • Par rapport à 2007, la plus grosse part de l’augmentation correspond à la partie « public », c’est-à-dire les déplacements des nombreux spectateurs sud-américains : 22 % du total en 2007 contre 48 % en 2010.
  • Les émissions dépendant du périmètre « Rallye », qui regroupe l’organisation (voyages de reconnaissances, etc.), les concurrents (carburant, etc.) et la logistique autour de la course représentent 15 500 t.eq.CO2.
  • La comparaison avec d’autres événements sportifs d’envergure internationale est également instructive. La coupe du monde de football 2010, qui a totalisé 2 700 000 t.eq.CO2, affiche un bilan de 900 000 t.eq.CO2 en retranchant les périmètres « public ». Selon le site du Dakar, les émissions générées par une seule journée de compétition en Afrique du Sud sont supérieures à la totalité des émissions lors de l’édition 2010 du Dakar (21 400 t.eq.CO2 hors public). Evidemment, ce serait encore mieux s'in n'y avait aucune émission...
  • Pour compenser l’empreinte carbone du Dakar, un budget de 105 000 € a été affecté au projet Madre de Dios, de lutte contre la déforestation en Amazonie péruvienne. Ce projet, piloté par l’ONG Greenoxx, a été validé selon les critères du Standard CCB (Climate, Community et Biodiversity Alliance). Il est également soutenu par des ONG internationales comme le WWF, CESVI, ProNaturaleza et AIDER.

 

Le rôle du spatial dans les rallye-raids :

On pense bien sûr à la navigation et à l’utilisation du GPS : par exemple, sur le Dakar, pendant les « spéciales », le road-book comporte des WPM (way-point masqués) que les concurrents doivent approcher afin de valider leur passage. Jusqu’à l’année dernière, les concurrents étaient guidés par leurs instruments de navigation dans un rayon de 3 km autour du WPM pour pouvoir y accéder : il leur faudra maintenant s’approcher à moins de 800 m du point pour que cette fonction du GPS se déclenche.

Pour la sécurité, les véhicules sont équipés de systèmes de communication par satellite, comme Iritrack, qui utilise le réseau de satellites Iridium pour les communications avec le PC course, l’envoi des positions ou d’alarmes en cas de choc ou d’accident (le système comporte un accéléromètre détecteur de chocs et un inclinomètre pour les motos et les quads).

L’utilisation de l’observation de la Terre est beaucoup moins directe : elle joue un  rôle important pour mettre à jour les cartes ou les modèles numériques de terrain.

 

En savoir plus :

 

 

 

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 21:35

Le projet de loi "portant engagement national pour l'environnement", dit Grenelle II, est discuté à l'Assemblée à partir du mardi 4 mai, après avoir été validé par le Sénat en septembre. Le texte est examiné selon la procédure accélérée (une seule lecture par chambre) : les députés devront se contenter de trente heures pour passer en revue les 250 articles du projet. Son contenu est cependant moins ambitieux que les propositions discutées au cours du Grenelle de l'environnement.

Un des articles contestés visant à encadrer davantage l'implantation des éoliennes (imposant un seuil minimum de 15 MégaWatts de puissance pour les nouvelles implantations) doit être supprimé. Un amendement dans ce sens a été déposé.

L'image ci-dessous montre un grand champ d'éoliennes (en anglais on emploie le terme wind farm, ferme d'éoliennes...) se situe à Palm Spring en Californie. Elle a été acquise par le satellite américain à haute résolution GeoEye.

Au delà de l'intérêt technique de l'image qui témoigne des performances des satellites civiles à très haute résolution, le blog "Un autre regard sur la Terre" contient une série d'articles qui illustrent le rôle que peuvent jouer les satellites d'observation de la terre au service de l'environnement, par exemple dans le cadre du programme européen GMES (Global Monitoring for Environment and Security) ou d'autres initiales locales ou globales (gestion de l'eau, pratiques agricoles respectueuses de l'environnement, gestion des risques, compréhension du changement climatique et de ses conséquences, etc.)

 

Geoeye-1---Palm-Spring---Extrait-eolienne.jpg

Cliquer sur l'image pour voir l'image complète. Copyright © 2010 GeoEye

Le 6 septembre 2008, GeoEye-1 a été placé en orbite à 684 kilomètres au dessus de nos têtes. Ce satellite, dont les images sont commercialisées par la société Geoeye, acquière des images avec des détails de 41 centimètres en mode panchromatique ("Noir et blanc"). C'est actuellement la résolution la meilleure sur des images satellites civils. Les images en couleurs ont une résolution de 1,65 mètre. La contrepartie de cette très haute résolution est la largeur de champ limitée à 15 km (au Nadir) : les images prises à la verticale couvre un champ de 15 km par 15 km

Avec GeoEye-1, la société GeoEye travaille pour le programme NextView de la National Geospatial Intelligence Agency (NGA) de la défense américaine. En complément des satellites militaires,  celle-ci s'appuie sur les satellites commerciaux à disposition de la NGA, dans le cadre de sa mission de sécurité nationale.

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 13:38

 

Nil et Mer rouge - 21-03-2010

Le Nil et la Mer rouge vue par le capteur MERIS du satellite europeen Envisat.
Crédit image : ESA (Agence Spatiale Européenne).


Cette image est un extrait d'une scène acquise le 21 mars 2010 par le satellite européen ENVISAT. L'instrument utilisé est le capteur MERIS qui fournit des images en couleurs. La résolution est moyenne (250 mètres) mais le champ couvert est large et permet de voir des régions du monde dans le globalité.
Il est frappant de voir le contraste entre les zones cultivées à proximité immédiate du Nil au milieu de grandes étendues arides. Ce fin serpent vert illustre à la fois la marque de la présence de l'homme sur la planète Terre et la fragilité de cette présence et de l'environnement.

Les images MERIS d'ENVISAT disponibles sont mises en ligne en permanence sur le site MIRAVI de l'Agence Spatiale Européenne. C'est un excellent support pédagogique pour la découverte de la géographie et des questions d''environnement à l'échelle globale à l'aide des satellites d'observation de la Terre.

 

En savoir plus :

  • En savoir plus sur ENVISAT et MERIS sur Wikipédia.
  • Les pages du site de l'ESA sur ENVISAT et MERIS (note : en anglais).
  • Le site MIRAVI pour accéder aux images MERIS du satellite ENVISAT.

 

Suggestions et possibilités d'utilisations pédagogiques en classe :

  • En géographie, travail avec le site MIRAVI de l'ESA pour découvrir les grandes régions du monde et les différences selon les latitudes et les climats.
  • Comparer cette image de mars 2010 avec des images acquises en été, en automne et en hiver (toujours sur le site MIRAVI). Idem sur d'autres régions du monde (couvert neigeux, état de développement de la végétation, ...)
  • Sur différentes zones du monde, identifier des signes témoignant de l'activité humaine (agriculture, traces de zones brûlées, etc.)

 

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  • : Les satellites d'observation de la Terre au service de l'environnement : images et exemples dans les domaines de l'environnement, la gestion des risques, l'agriculture et la changement climatique. Et aussi, un peu d'espace et d'astronomie, chaque fois que cela suscite questions et curiosité...
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  • Ingénieur dans le domaine de l'observation de la Terre.
Bénévole de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées
  • Ingénieur dans le domaine de l'observation de la Terre. Bénévole de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées

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