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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 17:20

 

30 ans de SPOT - Toulouse - Ville rose - Capitale européenne du spatial - évolution - Spot 5 - Juin 2002 - Après AZF - CNES - Airbus DS

La ville de Toulouse. Extrait d’une image acquise par le satellite SPOT 5 en juin 2002, moins d'un an
après l'explosion de l'usine AZF. Copyright CNES 2002 - Distribution Airbus DS

 

30 ans de SPOT ! Je joue un peu les prolongations pour l’anniversaire d’un évènement qui a vraiment été structurant pour le spatial en France et à Toulouse. J’avais écrit un premier article sur le développement de la ville rose à travers le regard des satellites SPOT et Pléiades à l’occasion des 25 ans du lancement de SPOT 1. Voici une mise à jour avec quelques nouvelles images et des chiffres plus récents sur l’évolution de la ville et sa population...

 

Toulouse, capitale européenne de l'espace et berceau des satellites d’observation de la Terre

On ne passe pas sa vie entière dans un berceau, comme disait Konstantin Tsiolkovski… Par contre, il est intéressant de voir comment évolue le lieu où on est né…

Tous les satellites SPOT et Pléiades ont vu le jour à Toulouse. Depuis 30 ans, ils scrutent l’évolution de la capitale européenne du spatial. Les images qu’ils fournissent apportent des informations très utiles sur l’évolution de la ville et de ses environs.

 

SPOT ou encore ? Suivre les évolutions dans la durée, un atout des satellites d’observation

Un des avantages des satellites d’observation est de repasser régulièrement au-dessus de chaque région du monde, indépendamment des frontières ou des contraintes politiques. Seuls les nuages leur compliquent un peu la vie…

En 2016, l’archive d’images satellites soigneusement conservée dans la ville rose retrace 30 ans d’histoire du développement de notre planète : développement urbain, occupation des sols, déforestation, évolution du littoral ou des calottes glaciaires, réchauffement climatique

Changement local ou global : les satellites sont irremplaçables pour surveiller notre environnement.

Dans le cas de Toulouse, entre l’image SPOT de 1986 et celle acquise par Pléiades en 2014, d’autres images prises par les satellites SPOT témoignent du dynamisme de Toulouse et de ses environs.

L’image SPOT 5 présentée au début de cet article a été prise neuf mois après l’explosion de l’usine AZF : la cicatrice est visible depuis l’espace. Ailleurs, c’est le développement des surfaces construites qui est le plus spectaculaire, comme dans l’ancien bois de Limayrac, autour de la zone verte de la Ramée ou dans les communes autour de Toulouse. En comparant les images de 1986 à 2014, on est frappé par la diminution des surfaces agricoles au fil du temps.

Un observateur attentif notera également les grands travaux qui ont accompagné le développement de la ville :

  • La boucle complète du périphérique achevée en 1995, l’extension de la zone de l’aéroport, la rocade arc-en-ciel mise en service en 1997, la Cité de l'espace qui ouvre ses portes en 1997 ou le zénith de Toulouse inauguré en 1999.
  • La ligne A du métro est mise en service en 1993 après cinq ans de travaux. Son extension vers Balma-Gramont ouvre en 2003 et la seconde ligne est inaugurée en 2007.
  • Au cœur de la ville, le centre de congrès Pierre-Baudis, le Théâtre National de Toulouse, les Abattoirs et la médiathèque José-Cabanis.
  • Et, plus de 50 ans après, le retour du tramway à Toulouse : après des travaux démarrés pendant l'été 2007, la ligne reliant Beauzelle et Blagnac à Toulouse a été mise en service en décembre 2010.

 

30 ans de SPOT - Toulouse - Ville rose - Capitale européenne du spatial - évolution - Spot 1 - Mai 1986 - CNES - Airbus DS

Extrait d’une image de la ville de Toulouse vue par le satellite Spot 1 le 22 mai 1986.
La rocade est n'est pas encore en service. L’image présentée ici est de taille réduite.
La résolution de l’image d’origine est de 20 mètres.
Copyright CNES – Distribution Airbus DS

 

De 1986 à 2012 : les satellites témoins de plus de 25 ans d’évolution de la ville de Toulouse

 

  Toulouse._Tramways_sur_le_Capitole._16_juin_1899_-1899-_-_5.jpg Avant les satellites... Le tramway place du Capitole à Toulouse. Phographie du fonds
Eugène Trutat. Source : Wikimedia commons, mis à disposition
par les archives municipales de Toulouse.

 

De 1986 à 2016 : les satellites témoins de plus de 30 ans d’évolution de la ville de Toulouse

Sur un période de 30 ans, la ville de Toulouse s’est profondément transformée, avec le développement de la ville et de sa périphérie, en particulier depuis le début des années 90, pendant la période dont ont été témoins les satellites d’observation de la Terre.

Pour illustrer une toute petite partie de ces changements, les images suivantes mettent l’accent sur 3 lieux emblématiques des évolutions de la ville :

  • Le Zénith de Toulouse, le quartier des Ponts-Jumeaux, au confluent du canal du Midi, du canal de Brienne et du canal Latéral.
  • L’aménagement de l’ancien bois de Limayrac, la Cité de l’espace et la zone d’activités de la Plaine.
  • La zone de l’aéroport de Blagnac, Aéroconstellation, les usines Airbus et le réseau routier des environs.

Dans les trois cas, l’article écrit pour les 25 ans de SPOT illustraient ces évolutions avec des vignettes extraites d’une image Pléiades de janvier 2012 et d’images acquises par Spot 5 le 17 juin 2002, le 1er mars 2005 et avril 2011. Deux autres images étaient utilisées : une acquise par Spot 3 le 28 juillet 1995 et une par le satellite Spot 4 le 21 novembre 1998. Je complète avec des images publiées par le CNES et Airbus Defence and Space à l’occasion de l’exposition sur les 30 ans de SPOT.

Pour ce travail sur l'évolution d'un site particulier, c’est le fait de disposer d’une longue série temporelle qui est le principal atout de l’image satellite. L’image de Spot 1 de mai 1986 sert de référence, même si sa résolution est très inférieure à celles de Spot 5 et Pléiades : elle ne permet pas de bien identifier les détails au cœur de la ville mais reste très utile, par exemple pour le réseau routier, la disparition des zones vertes ou cultivées progressivement remplacées par les habitations ou la zone de l’aéroport de Blagnac. 

D’autres articles du blog Un autre regard sur la Terre ont déjà traité de deux autres exemples, avec l’évolution de la zone verte de la Ramée, la construction de la rocade Arc-en-Ciel et le développement de la zone de Basso-Cambo et la reconstruction du site de l’usine AZF et la construction du Cancéropole à l’occasion du dixième anniversaire de l’explosion de l’usine AZF.

 

Un satellite au zénith, au-dessus du Zénith de Toulouse, du canal du Midi et du quartier des Ponts-Jumeaux

 

Spot 5 - Toulouse - 2002 - Extrait Garonne Ponts Jumeaux Ze Spot 5 - Toulouse - 2005 - Extrait Garonne Ponts Jumeaux Ze
Spot 5 - Toulouse - 2011 - Extrait Garonne Ponts Jumeaux Ze Pleiades - Toulouse - 2012 - Extrait Garonne Ponts Jumeaux

Du Zénith à la basilique Saint-Sernin et passant par les Ponts-Jumeaux. 3 extraits d’images
acquises par le satellite Spot 5 en 2002, 2005 et 2011 et un extrait de l’image Pléiades
de janvier 2012. Copyright CNES - Distribution Airbus DS

 

Construit de 1997 à 1998, le Zénith de Toulouse a été inauguré en avril 1999. Ses plus grandes dimensions sont de 135 mètres sur 110, pour une hauteur de 26 mètres. Il avait été gravement endommagé par l’explosion de l’usine AZF en septembre 2001.

On peut également voir le musée des abattoirs : les travaux pour la création de l’ « espace d’art moderne et contemporain de Toulouse Midi-Pyrénées » ont débuté en 1997 et Les Abattoirs ouvrent officiellement en 2000.

Parmi les évolutions d’envergure les plus récentes, les toulousains reconnaîtront facilement la ZAC des Ponts-Jumeaux, où 1500 logements ont récemment remplacé 8 hectares de frîches industrielles entre le Boulevard de l'Embouchure, les rues Kruger et Daydé et le Boulevard de Suisse.

 

Toulouse - Pont-Jumeaux - Jean Gueguiner - Juillet 1976 Le quartier des Ponts-Jumeaux en juillet 1976. Photographie prise d'hélicoptère par
Jean Guéguiner (fonds photographiques du Conseil général de Haute-Garonne).
Un oeil exercé peut identifier les subtiles différences avec le même quartier en 2012...

 

Nous n’irons (presque) plus au bois : le quartier de Limayrac, la zone d’activités de la pleine et la Cité de l’espace

 

Spot 5 - Toulouse - 2002 - Extrait Limayrac - Terre Cabade Spot 5 - Toulouse - 2005 - Extrait Limayrac - Terre Cabade
Spot 5 - Toulouse - 2011 - Extrait Limayrac - Terre Cabade Pleiades - Toulouse - 2012 - Extrait Limayrac - Terre Cabad

Le cimetière de Terre Cabade, le quartier de Limayrac, la Cité de l’espace et l’aérodrome de Lasbordes. Extraits d'images acquises par le satellite Spot 5 en 2002, 2005 et 2001 et par
le satellite Pléiades en janvier 2012. Copyright CNES - Distribution Airbus DS

 

Vue de l'espace, la structure du cimetière, à proximité de l’observation de Jolimont contraste avec le reste de la ville.

Les premières habitations du quartier de Limayrac datent de l'an 2000. Sur l’image de 2002, la zone est encore en travaux. Le contraste est impressionnant avec l’ancien bois de Limayrac, visible sur les images satellites acquises jusqu’en 1998. Le contraste est saisissant quand on observe la surface occupée par le bois de Limayrac prise par SPOT 1 en 1986.

Egalement invisible sur l’image de 1986, la Cité de l’espace a ouvert en juillet 1997. Un an plus tard, la station MIR est installée dans le parc. Le nouveau bâtiment Astralia, avec le planétarium et la salle Imax, est inauguré en avril 2005. Pour la petite histoire, deux autres articles du blog Un autre regard sur la Terre vous permettront de découvrir la Cité de l'espace vue par le satellite radar TerraSAR-X et la Cité de l'espace photographiée par un ballon dirigeable dans le cadre d'un atelier proposé par le CNES et Planète Sciences Midi-Pyrénées.

A proximité de la zone verte de l’Hers et dans le prolongement des hangars de Lasbordes, c’est le magasin Leroy-Merlin qui a finalement ouvert en 2004, après une saga juridique de plus de dix ans : terrain acheté en 1991, travaux démarrés en 1993 et stoppés en juin 1994.

 

L’aéroport de Toulouse-Blagnac, Aéroconstellation et l’usine Jean-Luc Lagardère

La série d'images suivante montre l'évolution de la zone de l'aéroport de Toulouse-Blagnac et des environs immédiats.

Les satellites n’ont pas été témoins de toute l’histoire de l’aéroport de Toulouse Blagnac et des usines Airbus. En 1947, la longueur de la piste sud est portée à 1700 m. Entre 1964 et 1968, les pistes sont portées à 3000 puis 3500 mètres pour accueillir tous les types d’avions commerciaux. C’est de là que le Concorde, en mars 1969, et l’Airbus A380, en avril 2005, décolleront pour leurs premiers vols. Les aérogares Blagnac 1 et Blagnac 2 sont respectivement inaugurés en 1953 et 1978.

Jean-Pierre Defoy, qui anime le site japy-collection, m'a aimablement communiqué cette carte postale qui montre l'aérogare de Toulouse-Blagnac. Ici aussi, un oeil exercé pourra jouer au jeu des 7 erreurs entre cette photographie aérienne et la situation actuelle de l'aéroport de Blagnac en 2016.

 

Toulouse---Aeroport-Blagnac---Japy---Editions-Cely---Marce.jpg

Toulouse-Blagnac. Carte postale montrant une vue aérienne de l'aérogare.
Ne cherchez pas les parkings. Photo-reportage YAN.
Editions Cely - Marcel Pendaries - Toulouse. Crédit image : Japy collection

 

Sans remonter aussi loin, les travaux suivants sont visibles sur la série d’images SPOT : une nouvelle extension de l’aérogare et une nouvelle tour de contrôle sont mis en service en 1993. Le parking couvert P3 est inauguré en 2002 et la construction du nouveau hall D a commencé en 2005. Le développement du trafic nécessite l’extension des parkings voyageurs autour de l’aérogare. Cette évolution est très visible sur les images satellite.

Spot 5 - Toulouse - 1986 - Extrait aéroport blagnac Spot 5 - Toulouse - 1995 - Extrait aéroport blagnac - RR2
Spot 5 - Toulouse - 1998 - Extrait aéroport blagnac Spot 5 - Toulouse - 2002 - Extrait aéroport blagnac - RR2
Spot 5 - Toulouse - 2005 - Extrait aéroport blagnac - RR2 Spot 5 - Toulouse - 2011 - Extrait aéroport blagnac - RR2

  Les environs de l’aéroport Toulouse Blagnac. Extraits d’images SPOT acquises en 1986, 1995, 1998,
2002, 2005 et 2011. Copyright CNES – Distribution Airbus DS

 

Le développement des usines Airbus au sud et au nord des pistes est également très spectaculaire.

Conçue pour la construction des avions A380, l’usine Jean-Luc Lagardère, un bâtiment de 500 mètres de longueur sur 250 mètres de largeur et 45 mètres de hauteur pouvant accueillir jusqu’à huit modules d’assemblage de l’A380, est inaugurée en mai 2004 et la zone industrielle Aéroconstellation en octobre 2004. C’est ici qu’ont été transférés les ateliers du site historique de Montaudran, où Air France effectuait des opérations d’entretiens de moyens-porteurs. Avec le développement de la ville, la piste historique s’est retrouvée enclavée au coeur de l’agglomération.

Le quartier de Montaudran fait lui-même désormais l’objet d’un projet d’aménagement important : la ZAC Montaudran et l'Aerospace Campus, avec l’ambition d’installer la plus grande concentration européenne en recherche aéronautique et spatiale.

 

Spot 5 - Toulouse - 1995 - Travaux rocade Arc-en-cielLes travaux de la rocade Arc-en-Ciel sont très visibles sur cet extrait de l'image du satellite
SPOT 3 acquise en 1995. Copyright CNES - Distribution Airbus DS

 

La croissance démographique, moteur du développement de la ville…

Selon l’INSEE, Toulouse Métropole, la communauté urbaine du Grand Toulouse, a vu sa population augmenter de près de 50% entre 1982 et 2013. Les 37 communes comptent aujourd’hui près de 735000 habitants.

 

Aire-Urbaine-Toulouse---Evolution-1990-1999.jpgAire-Urbaine-Toulouse---Evolution-1999-2007.jpgEvolution de la population de l'Aire Urbaine de Tououse. En haut, entre 1990 et 1999.
En bas, entre 1999 et 2007. Notez l'évolution entre la progression centrale et la progression
périphérique. Source : INSEE.

 

En janvier 2009, dans une note intitulée « Toulouse, moteur de la forte poussée démographique en Midi-Pyrénées », l’INSEE indiquait que « Toulouse se place au premier rang des grandes villes françaises en matière d’accroissement démographique, tant pour la ville-centre que pour l’agglomération ».

Pour l’ensemble de la région Midi-Pyrénées, ce sont surtout les nouveaux arrivants qui contribuent au dynamisme de la démographie: en Midi-Pyrénées, les naissances n’ont compté que pour moins de 10% du total des 32000 personnes supplémentaires par an entre 1999 et 2006. Par contraste, pour la commune de Toulouse, le fort excédent naturel explique 42 % de la croissance de la ville.

 

Des écoles à construire ?

Pour ses statistiques, l’INSEE s’intéresse d’abord à la continuité du bâti et utilise plusieurs définitions normalisées : Ville-Centre, l’Unité Urbaine et l’Aire Urbaine). En langage courant, cela correspond respectivement à la ville intra-muros, à la ville et sa banlieue immédiate (agglomération) et à la ville avec sa couronne périurbaine.

De manière générale, je vous recommande de consulter le site de l’INSEE pour comprendre la terminologie et les nouvelles règles liées au changement de méthode de recensement appliquée depuis 2008 (en particulier la notion de population légale millésimée) L’aire urbaine de Toulouse, c’est 342 communes : Toulouse, 71 communes de la banlieue, et 270 dans la couronne périurbaine.

Au 1er janvier 2007, elle compte 1 118 472 habitants, en cinquième position derrière Paris, Lyon, Marseille et Lille mais avec la plus forte croissance annuelle (1,9 %). Sans être un expert des statistiques, la circulation sur la rocade ou les prix de l’immobilier permettent de se faire une bonne idée de cette évolution. La croissance démographique de la couronne périurbaine accélère depuis 1999 (+ 3,1 % par an).

Contrairement à celui de la ville-centre, le dynamisme périurbain est surtout lié à l’afflux de nouvelles populations : l’excédent migratoire y représente 85 % de la croissance. D’après l’INSEE, la commune Toulouse compte 447 000 habitants (population légale en vigueur au 1er janvier 2012).

Quatrième ville de France, elle a vu sa population progresser à un taux annuel moyen supérieur de 1,7 % depuis 1999, soit 56 000 habitants supplémentaires. La banlieue représente un peu moins de la moitié de la population de l’agglomération dans ses limites définies en 1999. Bien qu’encore très soutenue, la croissance de la banlieue ralentit depuis les années 60-70 où elle atteignait des niveaux exceptionnels (+ 8 % par an). La moyenne depuis 1999 est de 1,6 % par an.

Par exemple, la population de L’Union, en croissance de plus de 20 % par an au début des années 60, celles de Ramonville et de Saint-Orens, en hausse de plus de 20 % par an au début des années 70, se stabilisent… Après avoir augmenté à un rythme constant depuis 1975, la croissance démographique de la couronne périurbaine accélère depuis 1999 (+ 3,1 % par an).

Assez naturellement, les communes périurbaines les plus dynamiques se situent souvent près des axes autoroutiers (+ 7,2 % pour Castelnau-d’Estretefonds, + 6,3 % pour Saint-Sulpice, + 4,7 % pour Baziège). Contrairement à celui de la ville-centre, le dynamisme périurbain est surtout lié à l’afflux de nouvelles populations : l’excédent migratoire y représente 85 % de la croissance.

 

Travail à l'école sur les images satellites

Les images publiées par le CNES et Airbus Defence and Space sont d'abord destinées à illustrer des panneaux de l'exposition réalisée pour les 30 ans de SPOT : elles ne sont pas superposables.

Pour permettre un travail pédagogique en calsse sur les séries temporelles et l'évolution des quartiers de Toulouse, je me suis amusé à tenter de les rendre parfaitement superposables.

Ce n'est pas évident à partir de fichiers au format jpeg sans référence cartographique mais, avec un peu de sueur, on y arrive... Il n'est pas non plus conseillé d'enregistrer en jpeg des images jpeg après traitement : ce n'est pas très bon car les effets du codage se cumulent et cela dégrade rapidement les images. Si vous faites des traitements successifs sur des images, sauvegardez toujours votre travail intermédiaire dans un format "sans perte" (TIFF, Raw, etc.)

Mais bon, sans avoir accès aux images au format d'origine, ce bricolage donne une assez bonne idée des changements... Cela permet de comparer plus facilement les différentes images et de localiser ces changements au fil du temps.

Si vous êtes intéressé, contactez-moi, je pourrai vous passer ce "sandwich d'images" au format Gimp-2 ou Paintshop Pro.

 

En savoir plus :

 

Vue générale de Toulouse - Taylor - NeurdeinVue générale de Toulouse. Dessin de Taylor, d'après une photographie de M. Neurdein

 

 

 

 

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 21:12

 

Catastrophes naturelles, impact de l’homme sur son environnement (agriculture, déforestation, urbanisation) : le blog Un autre regard sur la Terre montre régulièrement des images prises par satellites montrant que les traces de ces phénomènes sont bien visibles depuis l’espace.

Même lorsque les évènements sont anciens… J’ai publié récemment un article sur le paysage autour de Verdun qui conserve cent ans après les marques de la première guerre mondiale.

 

9 novembre 1989 : on défait le mur

A l’occasion des cérémonies organisées en Allemagne pour commémorer le 25 anniversaire de la chute du mur de Berlin en 1989, j’ai découvert une image satellite étonnante qui met en évidence l’ancien tracé du mur à Berlin même si celui-ci a physiquement presque totalement disparu.

 

ISS---Berlin-at-Night---Wall---Mur-de-Berlin.jpgLes lumières de Berlin, photographiée la nuit par l’astronaute de l’ESA André Kuipers en 2012
depuis l’ISS. Crédit image : NASA / Agence Spatiale Européenne

 

L’image a été prise en 2012 depuis la Station Spatiale Internationale par l’astronaute européen André Kuipers. Des images similaires ont été prises par d’autres astronautes, comme par exemple le canadien Chris Hadfield.

 

Toute la lumière sur les Ossis et les Wessis

C’est la couleur des lumières de la nuit qui permet de retrouver l’ancienne séparation entre Berlin-Ouest et Berlin-Est. Plus précisément, les différences de température de couleur des lampes utilisées pour l’éclairage public :

  • Dans la partie est de Berlin, ce sont toujours majoritairement des ampoules à vapeur de sodium qui équipent les lampadaires. Elles fournissent une lumière avec une dominante jaune-orange.
  • Dans la partie occidentale, il y a aujourd’hui surtout des lampes fluorescentes qui produisent une lumière plus froide, plus blanche.

Un mur qui ne casse pas des briques

Vous avez certainement vous-mêmes été un peu déçu par l’ambiance plus froide quand vous avez remplacé vos anciennes ampoules à incandescence par des lampes à basse consommation.

Si la NASA et les autres agences spatiales confirment que l’exploitation de la Station Spatiale Internationale sera prolongée au-delà de 2020, on pourra peut-être constater en 2019 et en 2024 sur de nouvelles photographies de Berlin que le remplacement des lampes à également été effectué dans l’ancienne partie est de la ville.

 

Faire le mur à Berlin

La République démocratique allemande construit le mur de Berlin à partir du 12 août 1961 pour limiter l'exode de sa population vers la République fédérale d'Allemagne (RFA) : selon Wikipedia, Entre 2,6 et 3,6 millions d'Allemands fuient la RDA par Berlin entre 1949 et 1961.

D’abord constitué d’un rideau de fils de fer barbelés (« le rideau de fer »), il est ensuite renforcé par un mur de béton et de briques, avec de nombreux dispositifs de surveillance, dont plus de trois cents miradors.

Le mur pouvait atteindre 3,60 mètres de hauteur. Entre les deux clôtures, la largeur de la zone de no man’s land variait entre 5 mètres et sept mètres. Sept rues et une station de train servaient de points de passage entre Berlin-Ouest et Berlin-Est à l’époque du mur, dont le célèbre Checkpoint Charlie (Friedrichstrasse). Au total, il y a 25 points de passage.

 

Berlin---Plan-Trace-mur-de-Berlin.jpgCarte du tracé du mur de Berlin dans le cœur de la ville. Le mur est matérialisé par le trait noir.
Source : Berlin.de

 

Sur la carte précédente, les carrés rouges correspondent aux anciens points de passage et de contrôle. Les rectangles rouges marquent les endroits où subsistent des traces du mur.

Après 28 années de séparation, la détermination des allemands de l’est et l’affaiblissement de l’URSS pendant la perestroika, avec par exemple l’ouverture du rideau de fer en Hongrie, entraînent in fine la chute « mur de la honte » : le 9 novembre 1989 : Günter Schabowski, membre du bureau politique du parti communiste est-allemand (SED), annonce au cours d'une conférence de presse que tous les citoyens de la RDA peuvent quitter le pays. A Berlin, c’est la ruée vers l’ouest : débordés, les gardes-frontières créent des ouvertures dans le mur de Berlin.

 

Berlin---Mur-de-Berlin---Revolution-Jetzt.JPGPour certains, quelques doutes subsistent ? Crédit image : Gédéon

 

En savoir plus :

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 13:00

Il est assez rare de voir une image satellite sur laquelle on peut distinguer les couleurs du drapeau du pays. En voici une :

 

Spot 7 - Paris - 14 juillet - Défilé - détailSpot 7 - Paris - 14 juillet - DéfiléA Paris, les préparatifs du défilé du 14 juillet vus par le satellite SPOT 7. En haut, extrait cadré sur
la Place de la Concorde. En bas, vue plus large. Crédit image : Airbus Defence and Space.


Géométrie depuis l’espace : un octogone dans l’hexagone

L’image n’a pas été prise le 14 juillet : il s’agit d’une des premières images prises par le satellite Spot 7, le 3 juillet 2014, quelques jours après son lancement. Aux deux extrémités des 1910 mètres des Champs-Elysées, l’Arc de Triomphe et le jardin des Tuileries et son bassin hexagonal. Les passionnés de géométrie dans l’espace pourront aussi s’amuser à déterminer l’heure d’acquisition de l’image à partir de la direction de l’ombre de la Tour Eiffel, pratiquement dans l’axe Trocadéro – Champ de Mars, quelques jours après le solstice d’été.

 

Mirages et vraies images

Cet exemple illustre la qualité des images de satellites SPOT 6 et SPOT 7 : sans atteindre la résolution des satellites Pleiades (Paris faisait partie des premières images de Pleiades-1A), ils offrent un vue très détaillée des zones urbaines et facilitent la mise à jour des cartes.

Je n’ai évidemment pas d’images des Champs-Elysées provenant des 4 Mirage F1 CR, avions de l'Escadron de Reconnaissance 2/33 “Savoie” de Châteaudun, qui participaient pour la dernière fois au défilé aérien du 14 juillet, après leur retrait du service actif en juin 2014. En janvier 2013, deux Mirage F1CR ont été employés au Mali pour l'Opération Serval, remplacée depuis quelques jours par l'opération "Barkhane" (étendue à plusieurs pays du Sahel).

Le quiz du mois d’avril sur les capitales européennes n’était pas du tout facile : avoir des images similaires de Spot 6, Spot 7 ou Pleiades des vingt-huit capitales européennes avec le drapeau bien visible aurait facilité la tâche. Malgré les indices, une seule personne, Antoine D. a proposé la bonne réponse et correctement identifié les vingt-huit vignettes des capitales européennes vues la nuit depuis l’espace. Un grand bravo à Antoine !

 

28 pays, 28 capitales, 28 drapeaux…

Voici enfin la réponse du quiz du mois d’avril 2014, avec d’abord le nom des capitales et des pays sur l’image utilisée pour le quiz, avec l’ordre des villes tiré au hasard.

 

Europe - 28 pays - 28 capitales - Réponse quiz28 capitales européennes vues la nuit depuis l’espace : la réponse du quiz du mois d’avril 2014.
Les images proviennent soit du satellite Suomi NPP soit de la station spatiale internationale.
Illustration créée par Planète Sciences Midi-Pyrénées.

 

Ça se joue à 28 et, à la fin, l’Allemagne gagne ?

Pour faciliter la lecture, j’ai recréé une illustration en remettant les vingt-huit capitales selon l’ordre alphabétique du nom français des pays : comme pour le mondial 2014, l’Allemagne arrive en tête, suivie de l’Autriche, de la Belgique…

 

Europe - 28 pays - 28 capitales - La nuit par satelliteLes 28 capitales européennes vues la nuit depuis l’espace, classées dans l’ordre alphabétique
des noms français des 28 pays membres de l’Union européenne.
Illustration créée par Planète Sciences Midi-Pyrénées.

 

Lux et LUZ

Pour ceux qui ont du mal avec les images prises la nuit, voici les vingt-huit villes, toujours vues depuis l’espace, mais dans les conditions plus habituelles d’utilisation des satellites d’observation de la Terre. Il s’agit de vingt-huit vignettes provenant d’images récentes du satellite Landsat 8. La plupart des images ont été prises entre mars et juin 2014. Celles de Londres et Lisbonne datent respectivement de juillet de décembre 2013.

 

Europe - 28 pays - 28 capitales - vues par satelliteDe Berlin en Allemagne à Stockholm en Suède : les 28 capitales européennes vues la nuit depuis
l’espace, classées dans l’ordre alphabétique des noms français des 28 pays membres de
l’Union européenne. Illustration créée par Planète Sciences Midi-Pyrénées.

 

Les vignettes individuelles en pleine résolution sont visibles dans une galerie d’images des capitales européennes que j’ai ajoutée sur le blog Un autre regard sur la Terre. J’aimerais compléter cette galerie avec 28 images Pleiades et 28 images SPOT mais je n’ai pas encore trouvé de série complète.

Pour finir, voici également les 28 drapeaux, dans le même ordre que celui des villes. Pour le moment, je n’ai qu’une image satellite où le drapeau du pays est visible dans l’image, celle de Paris vu par Spot 7. Ce sujet pourrait m’inspirer pour un prochain article… Certains drapeaux européens se ressemblent beaucoup… A nouveau, félicitations à Antoine pour sa bonne réponse.

 

Europe - 28 pays - 28 drapeauxLes 28 drapeaux des 28 pays membres de l’Union européenne.

Illustration créée par Planète Sciences Midi-Pyrénées.

 

Copernicus : un atlas urbain

Une mise à jour régulière des cartes d’occupation et d’usage des sols (Land cover and land use) autour des grandes zones urbaines européennes est un service assuré par le programme européen Copernicus. L’avantage est de fournir une représentation homogène de l’occupation des sols dans les vingt-huit états membres. Les cartes et les données correspondantes sont hébergées sur le site de l’Agence Européenne de l’Environnement.

Le format est directement utilisable dans les systèmes d’information géographiques (GIS).

L’unité urbaine retenue est la LUZ (Large Urban Zone ou Zone Urbain Elargie), notion définie par Eurostat avec les services statistiques nationaux (l’INSEE en France), au moment de l'Audit urbain de la Commission européenne.

 

Copernicus Land - Urban Atlas - Toulouse - EEAExemple de produit extrait de l’Atlas urbain du service Copernicus Land Monitoring pour Toulouse:
carte d’occupation et d’utilisation des sols produite par la société SIRS en août 2010.
Carte disponible sur le site de l’Agence Européenne de l’environnement.
Crédit image : Commission Européenne (DG-ENTR et DG-Regio)


La première version de l’Atlas urbain a été lancée en 2006, pour 391 LUZ de plus de 100000 habitants. La mise à jour lancée en 2012 est ambitieuse : la couverture est élargie à 695 zones urbaines, correspondant à la plupart des villes européennes de plus de 50000 habitants. La classification utilisée s’appuie sur une nomenclature de 27 classes d’occupation et d’utilisation des sols. Les 17 classes urbaines sont cartographiées avec une finesse de 0,25 ha (MMU : Minimum Mapping Unit). L’unité élémentaire est d'un hectare pour les 10 classes rurales.

 

Copernicus Land - Urban Atlas - Toulouse - Centre - REGIOgiExemple de produit extrait de l’Atlas urbain du service Copernicus Land Monitoring pour Toulouse:
carte détaillée de la ville. Crédit image : Commission Européenne (DG-ENTR et DG-Regio)

 

Les images satellites utilisées ont été acquises entre mars 2005 et juillet 2008 et proviennent des satellites SPOT et ALOS. Pour la petite histoire, au moment où la carte a été produite, Copernicus s’appelle encore GMES.

 

Europe - 28 pays - SuperficieSuperficie des 28 pays membres de L’Union Européenne. Selon ce critère, la France arrive en tête.
Les chiffres sont exprimés en milliers de km2. Source : Commission Européenne.

 

Après les élections, les grandes manœuvres…

L’élection du nouveau Parlement Européen en mai 2014 déclenche des changements importants pour les postes clés des autres institutions européennes.

Le 1er juillet, les députés européens ont réélu le social-démocrate allemand Martin Schulz pour un deuxième mandat de deux ans et demi à la tête du Parlement Européen. Il présidera le Parlement jusqu'à janvier 2017.

Pour la première fois, conformément au Traité de Lisbonne (2009), le Parlement européen, en session plénière à Strasbourg, a élu le 15 juillet 2014, le luxembourgeois Jean-Claude Juncker Président de la nouvelle Commission européenne et remplacera José-Emmanuel Barroso. 422 des 751 députés européens ont soutenu sa candidature.

En tant que tête de liste du parti (PPE) qui a remporté le plus grand nombre de sièges après les élections européennes, l'ancien Premier ministre luxembourgeois avait été désigné le 27 juin comme candidat au poste de Président de la Commission par un vote formel du Conseil européen. 26 chefs d'État ou de gouvernement avait voté en faveur de Jean-Claude Juncker (PPE) et deux contre.

 

Nouvelle commision Européenne - 2014Infographie décrivant les étapes du renouvellement de la Commission européenne.
Crédit image : Parlement Européen

 

Prochaines étapes : le Président-élu de la Commission invite les dirigeants des États membres pour les inviter à proposer des candidats aux postes de commissaires, un par Etat-membre. C’est également le moment de confirmer ou redéfinir les portefeuilles d’activités de chaque commissaire. Par exemple, qui s’occupera de la politique spatiale européenne, avec les programmes Copernicus et Galileo et le projet de nouveau programme de surveillance de l’espace (SST pour space Surveillance and Tracking).

 

28 pays, 28 commissaires, sans drapeaux...

La liste des commissaires, adoptée par le Conseil européen, fait l’objet d’un vote d’approbation au Parlement européen, après audition des candidats devant les commissions parlementaires concernées. Après approbation du Parlement, les chefs d’État et de gouvernement (le Conseil européen) nomment officiellement la Commission en statuant à la majorité qualifiée.

La nouvelle Commission prendra normalement ses fonctions le 1er novembre 2014 pour un mandat de cinq ans.

 

L’Europe, quel numéro !

Tout n’est pas simple… Au cours de la réunion du Conseil Européen du 16 juillet à Bruxelles, les chefs des 28 Etats membres de l'UE n'ont pas réussi à se mettre d’accord sur le nom du prochain président du conseil européen (poste occupé depuis 2009 par Herman Van Rompuy) ainsi que celui de haut représentant de la diplomatie commune (poste occupé par Catherine Ashton). Une nouvelle réunion est prévue fin août : « We are not yet at the point where we can get a consensual solution on a full package of appointments. We will continue consultations. »

Gaza, Ukraine... Il est vrai que rien ne presse !

 

En savoir plus…

 

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 17:14

  ISS - Brasilia - 28-mai 2014 - ISS040-E-5839

La ville de Brasilia photographiée par les astronautes de l’expédition 40 de la Station Spatiale
Internationale le 28 mai 2014 à 12:48 UTC. Appareil Nikon D3S avec un téléobjectif de 800 mm.
Image ISS040-E-5839. Crédit image : NASA

 

Match décisif : qualification pour les bleus et retour à la maison pour le Nigéria

En Juin 2010, en Afrique du Sud, à Knysna, l’équipe de France avait fait la grève de l’entraînement et refusé de descendre du bus. Résultat : après leur élimination au premier tour de l'Euro 2008, les bleus avaient également été éliminés avant les phases finales de la coupe du monde.

Quatre ans plus tard, l’état d’esprit et l’enjeu sont très différents : pour les bleus, comme pour les Super Eagles du Nigeria, le match du 30 juin était décisif : il s’agssait d’atteindre les quarts de finale. A l’issue du temps réglementaire, les bleus l'ont emporté, après un match serré et tendu.

Un seul but ? Non deux... Score final : 2-0. Les français sont qualifiés. On va reprendre un demi... En quart de finale, ils affronteront l'Allemagne, venue difficilement à bout d'une équipe d'Algérie très impressionnante.

Le match France-Nigéria a eu lieu dans le stade Mané Garrincha : construit en 1974, il a fait l’objet de rénovations importantes entre 2010 et 2013. Comme tous les stades accueillant des stades du Mondial 2014, des images prises par le satellite Pléiades récemment ou pendant les travaux ont été publiées sur le site d’Airbus Defence and Space.

En voici un exemple avec une vue du quartier où est situé le stade Mané Garrincha :

 

Pleiades - Brésil - Brasilia - Mané Garrincha - 13-03-201  Brasilia et le stade Mané Garrincha vus par le satellite Pléiades en mars 2013.
Copyright CNES – Distribution Airbus Defence and Space / Spot Image

 

Un nouveau stade dans une ville nouvelle

En fait, à Brasilia, il n’y a pas que le stade qui est nouveau. Toute la ville est très récente : décidée à la fin des années 50, elle a été construite en un temps record au début des années 60.

Décidée en 1956 par le Président Juscelino Kubitschek, la création d'une nouvelle capitale à l'intérieur du Brésil devait mettre fin à la rivalité entre Rio de Janeiro, capitale politique et culturelle, et São Paulo, capitale économique et permettre de mieux développer l’activité et la population en dehors des zones côtières.

A partir d’un projet initial imaginé par les architectes Oscar Niemeyer et Lucio Costa, les bases de la ville et les premiers bâtiments sont construits au pas de charge avant une inauguration en avril 1960.

Les images qui suivent sont des images prises par les satellites d’observation couvrant un large champ montrant la ville dans son ensemble, son architecture étonnante avec une forme d’avion ou de papillon.

 

ASTER - Brasilia - 19-10-2005

Image de la ville de Brasilia prise par ASTER le 19 octobre 2005. L’image couvre une zone
d’environ 31 km sur 26 km. Crédit image : NASA

 

Sur ces images, on voit très bien la forme symétrique de la ville, organisée autour des deux axes principaux perpendiculaires l’Eixo monumental et l’Eixo Rodoviário. A l’est, c’est le lac Paranoá, un lac artificiel crée en même temps que la ville pour rafraîchir l’air en hiver. De la fraîcheur, les bleus en auront beaucoup besoin face à l'Allemagne.

La structure de la ville est également bien visible sur les images prises la nuit, à nouveau par les astronautes de l’ISS, ceux de l’expédition 26 :

 

ISS - Brasilila - by night - par satellite - ISS026-E-16368

Brasilia by night photographiée par les astronautes de l’expédition 26 de la Station Spatiale
Internationale le 8 janvier 2011. Image ISS040-E-5839. Nikon D3S avec un téléobjectif de 180 mm.
Crédit image : NASA

 

A un peu plus de 1100 mètres d’altitude, Brasilia est à environ 1150 km de Rio de Janeiro, 1015 km de São Paulo, 1530 km de Salvador et 3 430 km de Manaus.

Avec 2,6 millions d’habitants, Brasilia est aujourd’hui la quatrième ville du Brésil : on est loin du plan pilote, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1987, qui tablait sur 500000 personnes et des villes satellites autour de Brasilia.

 

En savoir plus :

 

 

 

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 22:59

 Spot---SpotMaps---Rio-de-Janeiro---2004.jpgVue d'ensemble de la ville de Rio de Janeiro. Produit SpotMaps réalisé à partir d'images acquises par
le satellite Spot 5. Copyright CNES - Distribution Airbus Defence and Space / Spot Image

 

Pour leur dernier match avant la qualification pour les huitièmes de finale, les bleus faisaient escale à Rio de Janeiro dans le stade de Maracanã. On espère que cette étape sera également la destination finale... L'équipe de France termine première de son groupe et se qualifie pour les huitièmes de finale.

 

Tropique trop près : match nul à 11 contre 10

En attendant la finale, le match se termine sur un score de 0-0. L'Equateur peut être très fier de son gardien de but exceptionnel !

 Le challenge était difficile, trop difficile... Battre l'Equateur sous les tropiques. En effet, avec 22°54′35″ de latitude sud, Rio de Janeiro, la deuxième plus grande ville du Brésil derrière São Paulo, est presque exactement sur le tropique du Capricorne (23°26'15" de latitude sud). São Paulo (23°32′52″ de latitude sud) est encore un peu plus près du tropique.

 

Rond central avant les anneaux olympiques

Au moment où l'été démarre en Europe, c'est le début de la saison hivernale dans l'hémisphère sud. Avec près de 19°C de température minimale moyenne, l'hiver n'était pas la prinicipale difficulté du match qui opposait l'équipe de France à l'équateur. Les supporters qui assistaient à la rencontre dans l'Estádio do Maracanã réchauffaient également l'ambiance. La Christ Rédempteur, au sommet du Corcovado, n'était pas aux premières loges mais avait une belle vue plongeante sur le stade, ouvert pour la première fois en juin 1950 et complètement rénové de 2010 à 2013, et sur les exploits du gardien de but de l'équipe de l'Equateur.

J'ai déjà publié des images du stade dans d'autres articles. Pour changer un peu, voici une vue oblique de la ville prise par le satellite Pléiades. Les plages de Copacabana et Ipanema donnent envie de jouer au beach volley...

 

Pleiades---Bresil---Rio-de-Janeiro---JO-2016---Mondial-2014.jpgAu Brésil, Rio de janeiro vu par le satellite Pléiades.
Copyright CNES - Distribution Airbus Defence and Space / Spot Image

 

JO d'été en hiver

Le dimanche 13 juillet, le stade Maracanã accueillera les deux équipes présentes en finale. Entretemps, il y aura également un quart de finale le vendredi 4 juillet et un match de huitième de finale entre la Colombie et l'Uruguay le samedi 28 juin.

En 2016, Rio de Janeiro accueillera les Jeux olympiques d'été, du 5 août au 21 août 2016. En hiver donc... Vous suivez toujours ?

 

Signes du Capricorne

A plus court terme, jeudi 26 juin, à Recife, le match du groupe G entre les Etats-Unis et l'Allemagne devrait intéresser des spectateurs très particuliers : les astronautes de l'expedition 40 à bord de la Station Internationale (ISS).

Leurs collègues russes, Oleg Artemyev, Alexander Skvortsov et Max Suraev, soutiendront leur équipe du groupe H qui affronte l'Algérie à Curitiba.

 

ISS---expedition-40---Match-mondial-2014---Bresil.jpgTrois fans de football qui prennent du recul pour mieux voir la globalité du match : les astronautes américains Reid Wiseman et Steve Swanson, commandant de bord, et l'astronaute allemand Alexander
Gerst regardent un des matchs de la coupe du monde de football. Crédit image : NASA

 

Vous avez apprécié les lumières nocturnes des grandes villes brésiliennes vues par les satellites d'observation de la Terre ? La photographie suivante a également été prise depuis l'ISS. Au dessus du tropique du Capricorne, Reid Wiseman a cadré les lumières nocturnes de trois villes brésiliennes acueillant des matchs de la coupe du monde : Rio de Janeiro (au milieu de l'image), Sao Paulo (à droite) et Belo Hozonte. L'angle de prise de vue très oblique et la focale assez courte ne permettent pas de distinguer les détails et la position des trois stades.

 

ISS---Brasil-2014---Rio-de-Janeiro---Sao-Paulo---Belo-Horiz.jpgRio de Janeiro, Sao Paulo et Belo Hozonte, de nuit, trois villes du Mondial 2014 photographiées
par les astronautes de la Station Spatiale Internationale (ISS). Crédit image : NASA / Reid Wiseman

 

Les images sont beaucoup plus détaillées quand la Station Spatiale Internationale passe à la verticale de la ville et que le photographe utilise une focale plus longue. Voici un exemple de photographie de Rio de Janeiro prise par l'équipage de l'expédition 26. En janvier, au milieu de l'été...

 

Brasil---Rio-de-Janeiro---Night--ISS026-E--16388---08-01-20.jpgRio de Janeiro, photographiée la nuit depuis l'orbite basse par un membre de l'expédition 26 à
bord de la Station Spatiale Internationale (ISS) le 8 janvier 2011. Crédit image : NASA

 

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 15:41

5-2 !

Pour son premier match face au Honduras, l'ėquipe de France avait ėté très convaincante. Face å la Suisse, pour une place en huitièmes de finale, les bleus ont ėté "ėbleuissants" !

Deux buts en une minute, c'est assez rare... Olivier Giroud, Moussa Sissoko, Blaise Matuidi, Karim Benzema et Mathieu Valbuena : cinq buts de cinq joueurs différents illustrent un jeu très collectif, qu'on n'avait pas vu en Afrique du Sud.

Après le sud du Brésil et Porto Allègre, la remontėe en direction du nord du Brésil et de la ville de Salvador dans l'État de Bahia s'est donc accompagnėe d'une nette remontėe du score et de la cote des français.

Saurez-vous localiser la ville où a eu lieu la seconde victoire des bleus sur cette image constituée de données satellite acquise la nuit ?


Brésil - Mondial 2014 - Les villes la nuit par satellite

Composition d’images prises par radiomètre imageur visible et infrarouge (VIIRS) du satellite
américain SUOMI-NPP. Crédit image : NASA
 

 

Grandes villes dans un grand pays

Le Brésil a déjà participé à 7 finales des 19 coupes du monde précédentes, et a gagné 5 fois, la dernière fois en 2002.

Même s’il n’a pas encore gagné la coupe du monde 2014, le Brésil est le plus grand pays du continent sud-américain, le cinquième dans le monde selon le critère de superficie : 8,5 millions de kilomètres-carrés.

Sa forme, assez triangulaire, s’inscrit dans un carré d’environ 4000 kilomètres de côté, du nord au sud et d’est en ouest.

L’image des lumières de la nuit vues de l’espace illustre la répartition de la population, 190 millions d’habitants au total, dans les grandes métropoles, avec en particulier les deux grandes villes côtières de São Paulo et Rio de Janeiro.

 

Si tu vas à Rio…

La répartition des zones urbaines est très différente de ce qu'on peut trouver en Europe ou aux Etats-Unis quand on regarde des images de satellites d'observation de la Terre prises la nuit.

Sur l’image suivante, j’ai ajouté sur l’image les noms des 12 villes qui accueillent des matches du Mondial 2014 : Brasília, Belo Horizonte, Manaus, Fortaleza, Cuiabá, Porto Alegre, Curitiba, Natal, Recife, Salvador, Rio de Janeiro et São Paulo. J’ai ajouté quelques autres grandes villes au Brésil et dans les pays limitrophes pour donner quelques repères : La Paz et Santa Cruz de la Sierra (qui faisait l’objet d’un quiz récent) en Bolivie, Asunción au Paraguay, Rosario en Argentine et Santiago au Chili.

 

Brésil - Mondial 2014 - Villes et stades de la coupe du monde 2014Au Brésil, les villes et les stages du Mondial 2014. Carte produite à partir d’images prises par le
radiomètre imageur visible et infrarouge (VIIRS) du satellite américain SUOMI. Crédit image : NASA

 

En regardant en détails les tâches lumineuses plus petites et en comparant avec une carte topographique du Brésil, on se rend compte de la manière dont les zones urbaines se sont étendues, le long des fleuves et avec le développement des régions agricoles par déforestation. La disposition géométrique de nuages de points lumineux, par exemple à côté de Rosario or Cordoba, illustrent l’impact du développement de la culture du soja sur le rythme élevé de la déforestation.

 

L’arbre qui ne cache pas la forêt

Selon un article publié en août 2013 dans la revue « Perspective » du CIRAD ((Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), la déforestation en Amazonie brésilienne diminue depuis 2004 : elle est passée de 27000 km2 à 4650 km2 en 2011-2012, un chiffre proche de l’objectif fixé dans le plan national de lutte contre le changement climatique pour 2020, à savoir 3900 km2.

On utilise souvent la surface d’un terrain de football comme surface de référence pour donner une idée de l’ampleur de la déforestation en Amérique du sud. En prenant les dimensions officielles de la FIFA pour les stades de la Coupe du monde (105 m x 68 m, soit environ 0,7 hectare), le rythme annuel de déforestation correspond quand même encore à plus de 650000 terrains de football par an…

Jusqu’en 2008, la diminution a pu s’expliquer par la baisse des cours mondiaux des produits agricoles, l’incitation à déboiser étant moins forte. Mais depuis, elle se poursuit malgré l’augmentation des cours, montrant l’effet du Programme de prévention et de contrôle de la déforestation en Amazonie lancé en 2004.

 

Arena Fonte Nova

A Salvador, les deux équipes s'affrontaient dans le stade Arena Fonte Nova. En voici une image satellite prise par le satellite Pléiades en mars 2013.

 

Pleiades - Brésil - Salvador Bahia - Mondila 2014

Image de l'Arena Fonte Nova acquise par le satellite Pléiades en mars 2013.
Copyright CNES -Distribution Airbus Décence ans Espace / Spot Image

 

Nuit blanche pour les supporters

Un mot sur l’instrument du satellite Suomi NPP (National Polar-orbiting Partnership) : dérivé de MODIS (embarqué sur les satellites Terra et Aqua) et de AVHRR, VIIRS (Visible Infrared Imaging Radiometer Suite) mesure la lumière dans 22 bandes spectrales. Il possède notamment une bande dite “Day/Night” à 750 mètres de résolution au sol. Le gain du capteur, analogue au nombre ISO sur un appareil photo numérique, est ajusté dynamiquement en fonction de la luminosité du point observé : cela permet de limiter la saturation des zones lumineuses et, au contraire, de voir les faibles intensités lumineuses.

 

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 16:48

Bem vindo a todos !

« Amis du monde entier, venez en paix ! Le Brésil, comme le Christ rédempteur, a les bras ouverts pour vous accueillir tous ».

Dilma Youssef, la présidente du Brésil n’a pas peur des comparaisons quand elle évoque la statue du Christ surplombant Rio de Janeiro du haut du mont du Corcovado, juste avant le début de la coupe du monde de football.

Je me contenterai de la silhouette étonnante d’un lac artificiel à proximité de Iacanga dans l’état de Sao Paulo pour symboliser un accueil à bras ouverts (ou la posture d’un gardien de but avant un pénalty ?)

 

Pleiades - Brazil - Iacanga Lake - Sao Paulo - 18-09-2012Bienvenue au Brésil : un accueil à bras ouvert avec la silhouette de ce lac de la commune de
Iacanga dans l’état de São Paulo. Image prise par le satellite Pleiades le 18/09/2012.
Copyright CNES 2012 – Distribution Astrium Services / Spot Image S.A.

 

12 juin : c’est parti !

Un autre Jour J ? La 20ème Coupe du monde de la FIFA démarre au Brésil. Aujourd’hui, au Stade Arena Corinthians de São Paulo, cérémonie d’ouverture et match d’ouverture… La finale départagera les deux meilleures équipes le 13 juillet au stade Estádio do Maracanã de Rio de Janeiro.

 

Jaune et vert : au Brésil, la Pelouse est toute “Pelé”

Inutile de dire que les brésiliens sont coinvaincus que leur équipe, la Seleção (Seleção Brasileira de Futebol pour les intimes), remportera la victoire le 13 juillet.

En attendant Rio et la finale, c’est d’abord le match d’ouverture, à 22 heures en heure française : dans le groupe A, le Brésil rencontre la Croatie sur la pelouse du stade Arena Corinthians de São Paulo. Six matchs de la Coupe du monde de football 2014 se disputeront au Stade Arena Corinthians.

 

Pleiades - Mondial 2014 - Brazil - Sao Paulo - 29-04-2014Pleiades - Mondial 2014 - Sao Paulo - Arena Corinthians - 2Cérémonie et match d’ouverture : le stade Arena Corinthians de São Paulo vu par le satellite Pleiades
le 29 avril 2014. En haut, vue d’ensemble en résolution réduite. En bas, vue centrée sur le stade.
Copyright CNES 2014 – Distribution Astrium Services / Spot Image S.A.

 

Pendant la coupe du monde, l’Arena Corinthians peut accueillir un peu moins de 62000 personnes (au lieu de 68000 à cause des retards dans les travaux).

 

Le stade des stades

En un an, l’avancement des travaux est impressionnant. L’image suivante, qui provient également du satellite Pleiades, date par exemple du 25 avril 2013.

 

Pleiades - Go Monitor - Sao Paulo - Travaux stade CorinthiaLe stade Arena Corinthians de São Paulo en travaux vu par le satellite Pleiades le 25 avril 2013.
Copyright CNES 2013 – Distribution Astrium Services / Spot Image S.A.

 

Gadin dans les gradins

Interprétée par les équipes « Go Monitor » d’Airbus Defence and Space, l’image suivante acquise par Pleiades le 29 novembre 2013 illustre les dégâts de l’accident survenu deux jours plus tôt en causant la mort de deux ouvriers : une partie du cadre métallique du toit Nord et une grue, qui se sont effondrés au cours de l’étape d’assemblage, sont visibles au sol.

 

Pleiades - Go Monitor - Sao Paulo - Travaux stade -copie-1Le stade Arena Corinthians de São Paulo vu par le satellite Pleiades le 29 novembre 2013,
après l’accident du 27 novembre. Copyright CNES 2013 – Distribution Astrium Services / Spot Image S.A.

 

Blues au Brésil et bleus au Brésil

Il est rare qu’un footballeur se tire une balle dans le pied : Michel Platini l’a pourtant fait en appelant récemment les Brésiliens à "se calmer" et à "attendre un mois" avant de revendiquer.

Même si les grévistes du métro de Sao Paulo ont suspendu leur grève, et malgré l’engouement des brésiliens pour le football, il sera difficile d'ignorer l'envers du décor de cette coupe du Monde.

Le Brésil a investi 8 milliards d'euros dans la préparation du Mondial, dont un tiers dans la construction ou la rénovation de stades. Dans un pays en pleine expansion, les écarts entre les dépenses faites pour la coupe du monde et celles au service des citoyens (logements sociaux, transports, etc.) brésiliens ont choqué. Les protestations sociales contre les priorités d’investissement du gouvernement, se sont intensifiées depuis un an : manifestations, grèves, …

 

5 heures de décalage

Côté français, après le dernier match de préparation et le 8-0 contre la Jamaïque (Usain Bolt ne jouait pas…), les bonnes nouvelles continuent : ils sont descendus du bus ! Un bon état d’esprit. Est-ce que ce sera suffisant pour un remake de la finale de 1998 ? Pas sûr…

Les Bleus font partie du groupe E. Ils rencontreront successivement le Honduras le dimanche 15 juin à 21h , la Suisse (20 juin à 21h) et l'Equateur (25 juin à 22h).Compte tenu du décalage horaire de 5 heures, cela correspond à 16h ou 17h en heure locale au Brésil.

Dimanche 15 juin, La France commencera donc sa Coupe du Monde face au Honduras au stade Estádio Beira-Rio à Porto Alegre, capitale de l'État du Rio Grande do Sul, dans le sud Brésil. Le stade, rénové entre 2010 et 2013, a une capacité d’accueil de 56000 places.

 

Pleiades - Mondial 2014 - Porto Alegre - Estadio Beira-RioLe stade Estádio Beira-Rio à Porto Alegre vu par le satellite Pleiades le 14/03/2014.
Copyright CNES 2014 – Distribution Astrium Services / Spot Image S.A.

 

Situées sur la côte atlantique, la plupart des villes accueillant des matches de la Coupe du monde au Brésil (Sao Paulo, Natal, Fortaleza, Brasilia, Recife, Salvador, Rio De Janeiro, Porto Alegre, Curitiba et Belo Horizonte) ont un décalage de 5 heures avec la France. Sauf Cuiabá et Manaus, à l’ouest du pays, pour lesquelles le décalage horaire est de 6 heures.

 

Si tu vas à Rio… Messi est de retour

Les heureux élus commenceront les huitièmes de finale le samedi 28 juin. La finale aura lieu le dimanche 13 juillet au stade Estádio do Maracanã de Rio Janeiro.

Dès le 15 juin, l’Argentine et la Bosnie-Herzégovine pourront tester la pelouse et l’ambiance du Maracanã, un des plus grands stades de football au monde, également rénové entre 2010 et 2013.

 

Pleiades - Mondial 2014 - Brazil - Rio de Janeiro - 17-03-2Pleiades - Mondial 2014 - Rio de Janeiro - Maracana - 17-03L'Estádio do Maracanã de Rio Janeiro vu par le satellite Pleiades le 17 mars 2014.
En haut, vue d'ensemble en résoltion réduite. En bas, un centre dans la lucarne.
Copyright CNES 2014 – Distribution Astrium Services / Spot Image S.A.

 

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 20:29

Les bleus en orbite ! 

 

Spot 6 - Saint-Denis- Stade de France - 2012Rendez-vous crucial pour les bleus : le stade de France vu par le satellite Spot 6 le 26 octobre 2012
à 10h41 UTC. Crédit image : Astrium GEO-Information Services


Mondial 2014 : un ovale pour le ballon rond

3-0 ! Un match incroyable...

C’était vers ce petit ovale de couleur claire que beaucoup de regards de passionnés de football étaient tournés dans la soirée du mardi 19 novembre 2013.

Cette image prise par le satellite Spot 6 en 2012 montre les environs du stade de France à Saint-Denis La Plaine au nord de Paris. 

 

Un match pour savoir si tu vas à Rio

Le score n'a pas eu la même forme que le stade de France, au moins pour la France. Un résultat qui rappelle des bons souvenirs : en 1998, la France avait battu le Brésil 3-0 en finale du Mondial. En 2013, 3-0, c’était le résultat à atteindre simplement pour gagner le billet d’avion pour le Brésil. C'est fait ! Incroyable... Pas de chance pour les Ukrainiens.

 

Condamnés à l’exploit ou condamnés tout court : défi relevé !

Les bleus étaient condamnés à l'exploit après leur défaite 2-0 face à l'Ukraine lors du match aller des barrages qualificatifs au Mondial-2014.

Un match nul ou une victoire ne suffisait pas : il fallait au moins 3 buts d’écart en faveur des bleus pour que la France soit qualifiée. Un score de 2-0 ou 3-1 signifiait des prolongations. Même à 11 contre 10, inutile de dire que la tension était palpable dans les dernières minutes de jeu. 

Même si les joueurs et leur encadrement affirmaient depuis quatre jours leur détermination, ce n’était pas gagné… Les statistiques ne jouaient pas en leur faveur. Vraiment incroyable ! 3-0...

 

Spot 6 - Paris - 2012Image complète en résolution réduite de la régon parisienne. Le stade de France vu par le satellite
Spot 6 le 28/10/2012 a été extrait de cette image.  Crédit image : Astrium GEO-Information Services

 

L'image complète, acquise pendant la recette en vol, quelques semaines après le lancement du satellite Spot 6 et la livraison de la première image, permet de se rendre compte de l'intérêt du satellite Spot 6 qui combine une large fauchée (60 km au Nadir) et une haute résolution. En mode panchromatique, les données acquises par les 28000 pixels de son instrument fournit des images à haute résolution. Au sol, les produits image orthorectifiés sont échantillonnés à 1,5 mètres.

 

Prochaine étape : le tirage au sort pour la phase finale

Les bleus de Didier Deschamps ont donc su gagner leur billet pour le Brésil. Le tirage au sort pour la phase finale du Mondial 2014 aura lieu le 6 décembre 2013. Il définira la composition des différents groupes et le calendrier des rencontres.

Brasil 2014, le mondial 2014 se déroulera entre le 12 juin et le 13 juillet 2014. Le match d'ouverture de la coupe du monde 2014 aura lieu le 12 juin 2014 au tout nouveau stade de Corinthians à São Paulo et la finale se jouera le 13 juillet 2014 dans le mythique stade Maracanã de Rio de Janeiro.

Il y aura cinq heures de décalage horaire entre la France et le Brésil : par exemple, le coup d’envoi de la finale sera donné à 16h00 locales à rio, soit 21h00 en France.

 

Grand travaux

Avant la finale, il y a aura un premier tour avec 8 groupes de 4 équipes puis une phase finale à élimination directe commençant avec les huitièmes de finale pour les 16 meilleures équipes qualifiées. Les bleus peuvent commencer à rêver…

Au total, 64 matchs se dérouleront dans 12 villes brésiliennes, Belo Horizonte, Brasilia, Cuiaba, Curitiba, Fortaleza, Manaus, Natal, Porto Alegre, Recife, Rio De Janeiro, Salvador et Sao Paulo. Si vous vous intéressez à la fois au football et aux satellites d’observation de la Terre, je vous invite à consulter la galerie d’images du satellite Pléiades sur le site d’Astrium GEO Information services : une série d’images montre l’évolution des travaux de construction des stades.

 

Pléiades - Rio de Janeiro - Stade Maracanã - 18-02-2013 Pléiades - Rio de Janeiro - Stade Maracanã - 09-05-2013 

Deux images extraites de la série sur les stades du mondial 2014 publiées par Astrium
GEO-Information Services. A gauche, le stade Maracanã de Rio de janeiro, en travaux, vu par
le satellite Pléiades le 18 février 2013. A droite, le même stade vu par Pléiades le 9 mai 2013.
Les images originales sont échantillonnées à 50 cm de résolution.
Copyright : CNES 2013 – Distribution Astrium Services / Spot image.

 

Equipe gagnante

Par comparaison avec Spot 6, les satellites Pléiades-1A et Pléiades-1B sont dans la catégorie "très haute résolution". Ils offrent une résolution plus élevée que Spot 6 mais sur un champ plus étroit : la fauche de Pléiades est de 20 km et les données du capteur panchromatique (30000 pixels) sont utilisés pour fournir des produits images sont échantillonnés à 50 cm.

La combinaison des deux familles de satellites très complémentaires au sein d'une même constellation donne une capacité très polyvalente (résolution et champ couvert) et très réactive (possiblilité d'acquérir rapidement une image d'une zone donnée).

 

Plusieurs articles du blog Un autre regard sur la Terre ont déjà utilisé le prétexte des grands événements sportifs pour montrer comment les satellites étaient témoins du développement urbain comme ici en Afrique du Sud (Mondial 2010), déjà un rendez-vous de la dernière chance, moins réussi, ou à Londres (JO 2012).

En juin 2013, dans un contexte de crise économique touchant la population brésilienne, ces travaux et les dépenses liées à l’organisation du Mondial 2014 avait déclenché des manifestations de protestation.

 

En savoir plus :

 

 

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 21:58

 

Pleiades - Tokyo Sky tree - JO 2020 La tour Tokyo Sky Tree, une tour de radiodiffusion de 634 mètres de hauteur, 634 mètres,
la deuxième plus haute structure du monde, derrière le gratte-ciel Burj Khalifa : pas de
problème pour regarder les JO à la TV ! Image acquise par le satellite Pléiades en mai 2012.
Crédit image 2012 CNES – Distribution Astrium Services.

 

Banzai ! Sportifs, amis du décalage horaire, bonjour…

Après Londres en 2012 et Rio de Janeiro en 2016, c’est Tokyo qui organisera les jeux Olympiques d'été 2020. Samedi 7 septembre 2013, le comité international olympique (CIO), réuni à Buenos Aires, a préféré la capitale japonaise, arrivée devant Istanbul et Madrid.

Après un échec pour les JO de 2016, les japonais ont expliqué leur volonté de se lancer dans la course olympique en 2011 pour redonner espoir à la population, ébranlée par la triple catastrophe de mars 2011 (séisme, tsunami et accident nucléaire), et relancer l'économie.

Tokyo a déjà organisé les Jeux Olympiques d’été en 1964. Le Japon a également accueilli deux éditions des jeux d’hiver en 1972 à Sapporo et 1998 à Nagano. Malgré l’ombre de la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima, le dossier de candidature japonais a été jugé le plus convaincant et le plus solide au niveau financier.

 

Pleiades - Tokyo - Japon - JO 2020A Tokyo, le quartier de Minato vu par le satellite Pléiades : on voir la tour de Tokyo,
(332 mètres de hauteur). Attention à l’orientation : le nord est à droite.
Crédit image 2012 CNES – Distribution Astrium Services.

 

C’est la lutte en finale

Autre décision prise par le CIO à Buenos Aires : la lutte a finalement réintégré le programme olympique pour les JO 2020 et 2024. C’est une grande victoire pour les amateurs de cette discipline.

Plusieurs articles du blog Un autre regard sur la Terre ont déjà abordé les grands évènements sportifs mondiaux (coupe du monde de football, jeux olympiques, mondial de rugby, etc.) et leur impact sur le développement des villes.

Le satellite Pléiades nous a récemment fourni des images étonnantes de Tokyo (dont celle du Tokyo Sky Tree en relief). Les satellites d’observation vont certainement nous montrer de nouvelles images de Tokyo et du Japon : par exemple, parmi les grands travaux présentés dans le dossier de candidature, un stade d’une capacité de 80 000 places avec un toit rétractable et un look de vaisseau spatial.

Les images suivantes vous donnent un aperçu des villes citées dans cet article. Trois d’entre elles faisait partie des villes mystère du quiz image satellite du mois de juillet 2013 : Tokyo, Istambul et Rio de Janeiro.

 

Si tu vas à Rio…

Avant Tokyo, en 2016, les JO d'été se dérouleront à Rio de Janeiro, au Brésil. Rio 2016 : ce seront les premiers Jeux d'été organisés en Amérique du Sud et seulement les troisièmes l'hémisphère sud, après Melbourne et Sydney.

D’ici là, pour les amateurs de ski, rendez-vous en Russie à Sotchi, au bord de la mer Noire, pour les Jeux Olympiques d'hiver en 2014.

 

Pleiades - Brésil - Rio de Janeiro - JO 2016 - Janvier 201Au Brésil, Rio de Janeiro vu par le satellite Pléiades 1A en janvier 2012.
Crédit image 2012 CNES – Distribution Astrium Services.

 

Madrid : Barcelone en embuscade

A Madrid, c’est la douche froide : la candidature espagnole a été rejetée au premier tour de scrutin, lors duquel Tokyo était arrivée en tête devant Istanbul. Le journal El Pais l’affiche sur sa une : Madrid a subi sa troisième défaite de suite dans la course olympique.

La nouvelle a un peu gâché et éclipsé les victoires de Rafael Nadal, d'abord contre Richard Gasquet puis contre Novak Djokovic en demi-finale et en finale de l’US Open de Tennis. Nadal.

A Barcelone, cet échec est relativisé : la capitale de la Catalogue peut maintenant pousser sans réserve son projet pour les Jeux d’hiver de 2022 au Comité Olympique Espagnol (COE).

 

Pleiades - Espagne - Madrid - Palais - Décembre 2012Pleiades - Madrid - Stade Santiago Bernabéu - Real MadridDeux images de Madrid vu par le satellite Pléiades 1B quelques jours après son lancement
en décembre 2012. En haut, le palais royal. En bas, le stade Santiago Bernabéu.
Crédit image 2012 CNES – Distribution Astrium Services.

 

En Turquie, la « sublime porte » se referme

En Turquie, l’échec de la candidature d’Istambul fait également la une des médias turcs. Les explications avancées sont multiples (calcul des européens pour favoriser une candidature en 2024, conflit syrien, etc.) mais les journaux se consolent en insistant sur la fierté d’être passés si près du but.

 

Spot 6 - Istambul - RRSopt 6 - Istambul - ExtraitLa ville d’Istambul vu par Spot 6. En haut, vue d’ensemble. En bas, détail en haute résolution.
Crédit image : Astrium Services.

 

En savoir plus :

 

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 14:17

2013 démarre dans le 13

C’est ce week-end qu’ont été lancées à Marseille et en Provence les festivités inaugurant le grand rendez-vous en tant que “capitale européenne de la culture”. Pour l’année 2013, la cite phocéenne et des dizaines de communes de la région partagent ce titre avec la ville slovaque de Kosice.

 

Pleiades - Marseille - Vieux port - Printemps 2012A Marseille, le vieux port vu par le satellite Pléiades 1A au printemps 2012.
Copyright CNES – Dsitribution Astrium Services / Spot Image

 

D’Arles à Salon-de-Provence en passant par Gardane et La Ciotat : diverses cités…

Jusqu'au 31 décembre, plusieurs centaines d'événements sont programmés sur tout le territoire provençal avec, comme fil conducteur, le thème de la Méditerranée.

Au programme 12 et 13 janvier, la Parade des lumières et la Grande Clameur à Marseille, la Chasse au 13’Or, une féérie sur le Rhône à Arles, le parcours d’art contemporain à Aix-en-Provence, etc.

Bien sûr, comme toute bonne inauguration, tout ne sera pas encore ouvert au public : le MUCEM (Musée des Civilisation et l’Europe et de la Méditerranée, conçu par Rudy Ricciotti), le nouveau Musée d’Histoire de Marseille ou le Musées des Beaux Arts au Palais Longchamp n’ouvriront leurs portes qu’en juin, le Musée Regard de Provence en février et la Villa Méditerranée en Mars.

L’année se clôturera par un dernier spectacle pyrotechnique du groupe F à Istres.

 

Des gros enjeux, des années de préparation et un budget de plusieurs dizaines de millions d’Euros, peuchère !

A Marseille, le budget est estimé à un peu moins de 100 millions d’Euros, sans compter les investissements dans la construction ou la rénovation de bâtiments.

Le succès des expériences menées par exemple à Lille en 2004 ou à Liverpool en 2008 fait rêver les organisateurs à Marseille : création d’emplois, augmentation de la fréquentation touristique, remodelage complet du front de mer mais surtout, comme à Lille mais dans un autre registre, donner une autre image de la ville.

 

L’espace urbain progresse…

C’est l’image satellite de Marseille la plus récente que j’ai trouvé mais elle a été prise de nuit… Très exactement, elle a été prise à partir de la Station Spatiale Internationale par l’équipage de l’expédition 34 avec un Nikon D3S équipé d’un téléobjectif de 180 mm de focale. L’image d’origine n’est pas directement superposable à une carte : je l’ai pivotée pour que le haut de l’image indique approximativement le nord (l'orientation n’est pas parfaite). On localise facilement le vieux port dans la partie la plus lumineuse de l'image. Les lumières des autoroutes (A7, A50 et A51) ou des grandes artères comme l'avenue du Prado et le boulevard Michelet aident également à se repéter. Notez le contraste avec les grandes surfaces sombres non habitées et l'existence de quelques îlots de lumière (Carpiagne, Camoux, Cassis ou la Ciotat).

 

ISS - Marseille - 08-12-2012 - 20h01 - ISS034-E-5886 - pivoImage de la région de Marseille prise à partir de l’ISS le 8 décembre 2012 à 20h01 UTC.
Crédit image : Image Science and Analysis Laboratory, NASA-Johnson Space Center.
"The Gateway to Astronaut Photography of Earth."

 

Les images prises la nuit à partir de l’espace sont un bon moyen d’estimer la répartition de la population sur un territoire.

Selon l’INSEE, en 2010, près d'un quart du territoire français est urbain. Entre 1999 et 2010, la surface du territoire urbain s’est accrue de 19 %, passant de 100 000 à 119 000 km². Désormais, 21,8 % du territoire métropolitain est urbain. Parmi les 36 570 communes de France métropolitaine, 7227 sont urbaines en 2010, c’est-à-dire qu’elles appartiennent à une unité urbaine. 1052 sont des villes isolées, composant à elles seules une unité urbaine. 6175 communes sont regroupées en unités urbaines multi-communales ou agglomérations. 1368 communes rurales en 1999 sont devenues urbaines, alors que seulement 100 communes urbaines sont devenues rurales. L’urbanisation progresse surtout le long des littoraux atlantique et méditerranéen, mais aussi dans les régions alpines. C’est à la campagne que la croissance démographique est la plus importante. Elle est aussi plus forte dans les petites unités urbaines que dans les grandes.

Avec 1 714 828 habitants, Marseille - Aix-en-Provence est en 2010 la troisième aire urbaine française derrière Paris et Lyon et devant Toulouse, Lille, Bordeaux et Nice. Marseille – Aix-en-Provence et Lyon ont connu à la fois une croissance démographique à territoire constant et une expansion significative de leurs périmètres : Marseille - Aix-en-Provence comprend désormais Trets, Istres et Miramas, entourant pratiquement l’étang de Berre.

Selon les chiffres publiés par l’INSEE, Marseille est la deuxième commune de France : la population légale de Marseille au 1er janvier 2013, établie à partir de statistiques de janvier 2010, est de 859 368 personnes.

Attention aux définitions : pour l’INSEE, une aire urbaine ou « grande aire urbaine » est un ensemble de communes, d'un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle urbain (unité urbaine) de plus de 10 000 emplois, et par des communes rurales ou unités urbaines (couronne périurbaine) dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci.

Selon les chiffres publiés par l’INSEE, Marseille est la deuxième commune de France derrière Paris : la population légale de Marseille au 1er janvier 2013, établie à partir de statistiques de janvier 2010, est de 859 368 personnes.

 

Le midi à 10h30 : la capitale européenne de la culture vue du ciel

Les images suivantes sont d’autres exemples de Marseille et de sa région vus par les satellites d’observation de la Terre, à des dates très différentes. On commence avec une découverte de la région dans son ensemble.

 

La belle de mai

Acquise le 1er mai 2003, l’image suivante provient du satellite Landsat 7 et couvre la région à l’est de Marseille et d’Aix en Provence. Par rapport à l’image du satellite Pléiades présentée plus haut, sa résolution n’est pas suffisante pour voir les détails à l’intérieur des villes mais elle couvre une surface beaucoup plus importante.

Elle permet de se faire une idée du relief et de l’occupation des sols et comprendre les contraintes limitant l’extension géographique de la population. Le choix des bandes spectrales ne donne pas une représentation en couleurs naturelles mais aide à localiser les zones urbanisées qui apparaissent avec des nuances roses.

 

Landsat 7 - Marseille - Provence - PACA - 01-05-2003Marseille et une partie de la région PACA. Image acquise par le satellite Landsat 7 le 1er mai 2003.
Crédit image : USGS

 

Au nord, le grand lac est le lac de Sainte-Croix, tout près de Moustier Sainte-Marie et des spectaculaires gorges du Verdon. A l’ouest, on identifie facilement la vallée de la Durance avec les motifs géométriques des parcelles agricoles en fond de vallée. Le plus petit lac correspond au lac et au barrage de Cadarache, au sud de Manosque et au nord-est d’Aix-en-Provence et au nord de la Montagne Saint-Victoire.

A l’ouest d’Aubagne, et au nord de la Ciotat et de Saint-Cyr sur Mer, le relief et les falaises du massif de la Sainte-Baume sont également très spectaculaires. Avec un peu d'attention, on localise près du Castellet le circuit Paul Ricard.

Le long de la côte, la couleur de l’eau permet de localiser les calanques de Cassis. Plus à l’est, après Bandol, La Seyne-sur-Mer la rade de Toulon, la presqu’île de Giens et les motifs caractéristiques des Salins d’Hyères, les îles de Porquerolles et Port-Cros. Tout à fait à l’est, sur la côte, l’image s’arrête au golfe de Saint-Tropez et à Sainte-Maxime.

 

Retour à Marseille

Les images suivantes ont été prises par les satellites Spot. La première a été acquise en 2005 par le satellite Spot 5. Son capteur à haute résolution permet d’obtenir des produits images échantillonnés à 2,5 mètres tout en conservant une fauchée large de 60 kilomètres : c’est une bonne solution pour concilier à la fois résolution élevée et emprise importante. On constate que ce type d’image permet à la fois des analyses globales et détaillées : l’interprétation des zones urbaines est beaucoup plus facile qu’avec les images Landsat.

 

Spot 5 - Marseille - Extrait couleurs naturelles - 2005Marseille vu par Spot 5 en 2005. Copyright CNES – Distribution Astrium Services / Spot Image.

 

Les deux autres images de droite vont plaire aux nostalgiques : à gauche, c’est une des premières images du satellite du Spot 2 prises après son lancement le 23 janvier 1990. A droite, toujours à Marseille, une des dernières images prises en juin 2009 par Spot 2, traitée ici en couleurs naturelles. Sur Spot 2, la résolution des images étaient de 10 mètres pour les images panchromatiques (celles présentées ici) et 20 mètres pour les images multispectrales. En 2013, Spot 6 et bientôt Spot 7 offre toujours des images de 60 kilomètres de fauchée mais échantillonnées à 1,5 mètres. J’espère pouvoir bientôt publier une image Spot 6 de Marseille !


Spot 2 - Marseille - 10m -1990 Spot 2 - Marseille - 10m - 2009

Marseille vu par Spot 2 en 1990 et en 2009 : la première et la dernière image.
Copyright CNES – Distribution Astrium Services / Spot Image.

 

Après presque 20 ans de carrière, les manœuvres de désorbitation de Spot 2 ont été effectuées par les équipes techniques du CNES en juillet 2009. Placé sur une orbite dont le périgée sera inférieur à 600 km, Spot 2, soumis à des frottements plus importants, perdra progressivement de l’altitude pour se désintégrer à terme dans l’atmosphère. Cette réentrée devrait avoir lieu au plus tard dans 25 ans, soit environ 6 ans après son prédécesseur Spot 1, désorbité par le CNES en 2003. En presque 20 ans de carrière, le satellite Spot 2 aura acquis un total de 6,5 millions de « scènes », couvrant presque 23,4 milliards de km2, soit l’équivalent d’environ 46 fois la surface complète du globe.

 

En relief : de la Sainte-Victoire à Notre-Dame de la Garde

Pour terminer, deux exemples illustrant l’apport des satellites d’observation pour les applications 3D.

La première illustration est un extrait d’un modèle numérique de terrain créé à partir d’un couple d’images stéréo Pléiades, un procédé déjà décrit sur le blog Un autre regard sur la Terre ici, ou encore . Sur cette image, l’information de relief est codée par la couleur, du bleu sombre pour les altitudes les plus basses au rouge vif pour les points les plus élevés.

 

Pléaides - MNT - Modèle 3D - Sainte Victoire - Réduit -Pléiades - MNT - Modèle 3D - Sainte Victoire - Extrait -La montagne Sainte-Victoire. Extrait d’un modèle numérique de terrain (MNT) réalisé à partir de
couples d’images stéréo acquis par le satellite Pléiades. En bas, zoom sur un détail du MNT.
Crédit image : Astrium GEO-Information Services.

 

La dernière illustration est un exemple de produit 3D complexe en zone urbaine. La réalisation de ce type de produit repose sur le traitement de données très variées des acquisitions obliques réalisées par différents capteurs, calibrés ou non, et d’importants volumes d’images (y compris des photographies prises à partir du sol. A partir de n’importe quel capteur, le défi consiste à créer rapidement des modèles tridimensionnels précis et réalistes, utilises dans des métiers très divers comme l’urbanisme, la gestion des risques, la défense, les télécommunications, les études terrain et les Systèmes d’Information Géographiques.

La solution Street Factory™ d’Astrium GEO-Information Services permet un traitement automatique, rapide et complet de toute imagerie oblique, aérienne et terrestre, pour la création de modèles urbains en 3D.

 

Street Factory - 3D - Marseille - Astrium GEO-Information SExemple de produit 3D complexe réalisé avec Street Factory.
Crédit image : Astrium GEO-Information Services.

 

En savoir plus :

 


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  • : Les satellites d'observation de la Terre au service de l'environnement : images et exemples dans les domaines de l'environnement, la gestion des risques, l'agriculture et la changement climatique. Et aussi, un peu d'espace et d'astronomie, chaque fois que cela suscite questions et curiosité...
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  • Ingénieur dans le domaine de l'observation de la Terre.
Bénévole de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées
  • Ingénieur dans le domaine de l'observation de la Terre. Bénévole de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées

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