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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 14:47

Le 11 juillet, les résultats définitifs du baccalauréat 2011, après l’oral de rattrapage (le deuxième groupe d’épreuves dans le jargon officiel) ont été publiés. La publication de ces résultats marque vraiment la fin de l’année scolaire 2010-2011 et le signal du départ de vacances (méritées !) pour les enseignants et les élèves.

Sur son site internet, le ministère de l’éducation nationale commente ces résultats : pour l’ensemble des baccalauréats, les résultats sont stables par rapport à 2010 avec un taux de réussite de 85,6 %. Dans les détails, on note une hausse des résultats des séries générales et technologiques alors que les résultats du baccalauréat professionnel connaissent une légère régression.

Le taux de réussite dans les séries technologiques atteint 82,3 %. C’est le score le plus élevé jamais obtenu. L’ensemble des spécialités industrielles progresse de 0,5 pt avec 81,5 % de reçus, de même que le tertiaire avec 82,8 % de reçus.

Avec 83,6 % d’admis, les résultats au baccalauréat professionnel baissent de 2,6 points par rapport à 2010 avec néanmoins un nombre de bacheliers professionnels en forte progression (de près de 37 000). Le secteur de la production baisse davantage (-3,2 points) à 81,5 % que le secteur des services (-2,5 points) à 84 %.

En 2011, la proportion d’une génération obtenant le baccalauréat s’établit à 71,6 % contre 65,3 % l’an dernier, chiffre qui n’avait quasiment pas évolué depuis 15 ans. Selon le ministère, cette augmentation historique s’explique par la forte progression des bacheliers de la voie professionnelle.

Le début des vacances d’été est aussi l’occasion de revenir sur deux thèmes déjà abordés sur le blog Un autre regard sur la Terre :

  • L’enquête PISA 2009.
  • Les opérations scolaires de Planète Sciences Midi-Pyrénées.

 

remise-des-prix.jpgEn mai 2011, la remise des prix des rencontres régionales Météo Jeunes à Toulouse. L'occasion
de découvrir Météo France, la Météopole de Toulouse et de rencontrer professionnels et chercheurs.
Crédit image : Gédéon

 

Enquête PISA 2009 : des explications complémentaires par un livreur de PISA

PISA est une enquête menée tous les trois ans auprès de jeunes de 15 ans dans les 34 pays membres de l’OCDE et dans de nombreux pays partenaires. Elle évalue l’acquisition de savoirs et savoir-faire essentiels à la vie quotidienne au terme de la scolarité obligatoire. Les tests portent sur la lecture, la culture mathématique et la culture scientifique et se présentent sous la forme d’un questionnaire de fond. Lors de chaque évaluation, un sujet est privilégié par rapport aux autres. Les premières collectes de données ont eu lieu en 2000, les suivantes en 2003, en 2006 et en 2009. La prochaine collecte est prévue pour 2012.

A la suite de l’article que j’ai écrit en décembre 2010 sur les résultats de l'enquête PISA 2009, Jean-François Rouet m’a fourni quelques explications complémentaires sur les modalités de sélection. Celles-ci sont les mêmes pour les 3 domaines de PISA (sciences, lecture, mathématiques).

  • Les exercices sont initialement proposés en partie par le groupe des organismes à qui l'OCDE a confié la réalisation de l'enquête, et en partie par les pays participants via leurs responsables nationaux. Ces derniers sont chargés d'organiser une remontée de propositions auprès des auteurs potentiels, qui sont le plus souvent des professionnels de l'éducation.
  • Les exercices subissent un premier filtrage par l'organisme chargé de construire le test, sur la base de critères généraux comme la difficulté absolue, la possibilité de corriger objectivement les réponses, les biais culturels, etc.
  • Ensuite, les sujets retenus sont envoyés à tous les pays participants pour validation. Les pays peuvent refuser un sujet au motif par exemple qu'il n'est pas compréhensible dans leur pays ou pour toute autre raison.
  • Les sujets "consensuels" forment une première version de l'évaluation qui est testée sur le terrain dans différents pays auprès de "mini-échantillons". Ces échantillons regroupent tout de même quelques centaines d'élèves. Ce pré-test a lieu environ un an avant l'enquête proprement dite.
  • Enfin, l'organisme responsable passe en revue ces résultats préliminaires et écarte, en concertation avec le groupe d'experts international, les questions trop faciles, trop difficiles, trop biaisés en faveur d'un pays ou d'un groupe de pays, ou sujets à d'autres types de biais ou de défauts (dans la courbe de réponse par exemple). Cela donne le jeu final de questions utilisées dans l'enquête.

En ce qui concerne la question sur le réchauffement climatique, le fait qu'elle soit publiée dans la présentation de l'édition 2009 indique qu'elle n'a pas été utilisée. Elle a pu l'être dans les éditions antérieures, ou bien faire partie d'un ensemble préliminaire et écartée du test final, par exemple parce que certains l'auraient trouvée biaisée. Le fait que les graphiques s'arrêtent en 1990 suggère qu'il pouvait s'agir d'un exercice proposé dans le cadre du premier PISA (2000).

Jean-François Rouet est directeur de recherche au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), au sein de la Maison des Sciences de l’Homme et de la Société (MSHS) de l’Université de Poitiers. Ses recherches portent sur l'apprentissage et l'usage des systèmes d'informations complexes : textes, hypertextes, et autres documents complexes. Il étudie chez l'enfant l'acquisition de connaissances relatives aux documents, et de stratégies de recherche d'informations. Chez l'adulte, il travaille sur les bases cognitives des stratégies expertes de recherche et d'évaluation des informations. Il s'intéresse aussi à l'ergonomie cognitive et à la conception de logiciels pour l'apprentissage. Parmi ses travaux récents, on peut mentionner la conception d'un site Web pour l'entraînement à la compréhension des textes pour les élèves entrant au collège (projet LIRALEC), ainsi qu'un livre sur la compréhension des documents complexes. Jean-François Rouet participe au groupe de travail français de l’enquête PISA.

 

Pratiquer les sciences à l’école : un premier bilan des opérations scolaires de Planète Sciences Midi-Pyrénées pour l’année 2010-2011

Près de 1.600 jeunes de l’école élémentaire au lycée en passant par le collège, sur toute la région Midi-Pyrénées, ont participé cette année aux opérations scolaires de Planète Sciences Midi-Pyrénées. Cela représente plus de 19.000 journées-participants. Notre approche s’appuie sur le développement de projets scientifiques et techniques, adaptés aux programmes scolaires.

Les classes inscrites ont ainsi mené 95 projets sur le thème de l’environnement et du développement durable ou des projets à vocation plus technologique :

  • « Un autre regard sur la Terre » : l’outil spatial au service de l’environnement.
  • « Météo et Climats » : mesure des phénomènes météorologiques et climatiques.
  • « L’eau : le sang bleu de la Terre » : la qualité de l’eau et la gestion de la ressource en eau.
  • « La qualité de l'air » : un diagnostic de l'air que l'on respire.
  • « Les Défis Solaires Midi-Pyrénées » : la conception de mini-véhicules électriques se déplaçant grâce à l'énergie solaire.
  • « Trophées de robotique » : la réalisation d’un robot filoguidé pour relever le défi lancé aux participants.
  • « Un Ballon Pour l’Ecole » : la réalisation d’une nacelle de ballon stratosphérique pour la photographie aérienne ou l’étude de l’atmosphère.
  • « Une Fusée au Collège » : la construction d’une mini-fusée avec un système d’éjection de parachute.
  • « Collège et Lycée de nuit » : un travail d’observation expérimentale en astronomie.
  • « Arpenter l'Univers » : la découverte des principes de l'astronomie par l'expérimentation directe et l'observation du ciel.

F3.jpgLa maison des sciences, les locaux de Planète Sciences Midi-Pyrénées à Ramonville Saint-Agne (31) :
une formation à l'utilisation pédagogique des images satellites pour les enseignants et les animateurs.
Un outil concret et motivant pour l'apprentissage des sciences à l'école. Crédit image : Gédéon

 

Les établissements scolaires menant ces projets couvrent l’ensemble des départements de la région Midi-Pyrénées.

Le rôle de Planète Sciences Midi-Pyrénées consiste en particulier à proposer les opportunités de projet et le cadre méthodologique de travail, d’apporter si nécessaire un support matériel, d’assurer le suivi régulier de l’avancement des projets avec les enseignants et d’organiser les évènements permettant la valorisation des résultats (campagne de lancement, Rencontres Météo Jeunes, Défis Solaires, Trophées de robotique, etc.)

Sur le plan pédagogique, l’enseignant reste le seul maître à bord et exploite avec ses élèves le potentiel des outils proposés : approche expérimentale, démarche de projet, travail en équipe. Planète Sciences propose également des opérations de plus courte durée sous forme d’ateliers et de mini-stages.

Les opérations scolaires de Planète Sciences Midi-Pyrénées sont possibles grâce aux partenariats avec la région Midi-Pyrénées, le CNES, la ville de Toulouse, Météo France et l’Europe.

 

En savoir plus :

 

 


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  • : Un autre regard sur la Terre
  • Un autre regard sur la Terre
  • : Les satellites d'observation de la Terre au service de l'environnement : images et exemples dans les domaines de l'environnement, la gestion des risques, l'agriculture et la changement climatique. Et aussi, un peu d'espace et d'astronomie, chaque fois que cela suscite questions et curiosité...
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A Propos De L'auteur

  • Gédéon
  • Ingénieur dans le domaine de l'observation de la Terre.
Bénévole de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées
  • Ingénieur dans le domaine de l'observation de la Terre. Bénévole de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées

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