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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 14:00

Calendrier spatial - Décembre - 2015 - bilan des lancements - Ariane - Apollo 8 - Pléiades - Patagonie - ISS

Le calendrier spatial et astronomique en décembre 2015. En arrière-plan, la Patagonie
photographiée depuis l’ISS en février 2014 (image ISS038-E-47324).
Infographie : Gédéon.  Crédit  image : NASA

 

Solstice d’hiver

Même si les températures anormalement douces du mois de décembre peuvent en faire douter, l’hiver est vraiment là…

L’Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des éphémérides (IMCCE) nous indique que le solstice d’hiver 2015 s’est produit le 22 décembre à  4h47m57s UTC très exactement. Le lundi 22 décembre a été la journée la plus courte de l’année, avec seulement huit heures d’ensoleillement en moyenne en France.

Hiver dans l’hémisphère nord, avec un soleil dont la trajectoire passe au plus bas sous l’horizon : on parle de minimum de déclinaison, avec -23°26’ au moment du solstice.

Dans l’hémisphère sud, c’est le contraire : le 22 décembre est le jour le plus long.

J’ai donc choisi d’illustrer Le calendrier de décembre, avec une photographie de l’été en Patagonie : Elle a été prise le 13 février 2014 avec un Nikon D3S équipé d’un objectif de 65 mm de focale par un des membres de l’expédition 38 à bord de la Station Spatiale Internationale.

A l’arrière-plan, l’océan pacifique. Au centre de l’image, le champ de glace sud de Patagonie (Campo de Hielo Sur en espagnol), dans la cordillère des Andes à la frontière entre l’Argentine et le Chili. Avec près de 13000 km2, c’est la troisième calotte glaciaire du monde après l’Antarctique et le Groenland. La glace alimente des dizaines de glaciers : Upsala, Viedma, Perito Moreno, Pie XI, Bruggen… Les glaciers qui coulent vers l’est se déversent dans les lacs Argentino, Viedma et O’Higgins, les trois plus grands, de gauche à droite sur la photographie. Les symptômes du réchauffement climatique y sont particulièrement visibles, avec un recul marqué des glaciers et des inondations catastrophiques.

 

Pleine Lune le jour de Noël

Une curiosité à signaler en décembre : il y  a eu une pleine Lune le jour de noël ! Sans être exceptionnel, c’est assez rare : il n’y en a pas eu depuis 38 ans et il faudra attendre 2034 pour en voir une autre.

 

Pleine Lune - Noël - 25 décembre 2015 - Val d'Azun - Entre Aucun et Arrens-Marsous - Hautes-Pyrénées

La pleine Lune de Noël photographiée dans le val d’Azun près d’Arrens-Marsous (Hautes-Pyrénées).
Au premier plan, le Père Noël, peut-être lié à un effet secondaire de la consommation (modérée)
de Sauternes 1. Crédit image : Gédéon.

 

Le calendrier spatial du mois de décembre…

Les trois dates en décembre qui me semblent les plus marquantes pour la conquête spatiale sont :

  • 21 décembre 1968 : lancement de la mission Apollo 8 depuis le centre Spatial Kennedy. Les premiers hommes se mettent en orbite autour de la Lune le jour du réveillon de Noël.
  • 24 décembre 1979 : premier lancement d’Ariane à Kourou. C’est un succès et un beau cadeau de Noël pour l’Europe spatiale.
  • 17 décembre 2011 : lancement du satellite à très haute résolution Pleiades-1A.

 

A bord d’Apollo 8, Frank Borman, Jim Lovell et William Anders passent donc Noël en orbite autour de la Lune. Ce n’est pourtant que la seconde mission habitée du programme Apollo et le premier vol d’une fusée Saturn V. Même si c’était la première fois que des hommes voyaient directement la face cachée de la Lune, ce sont des photographies de la Terre qui ont marqué les mémoires.

En particulier, le célèbre « lever de Terre » (Earth Rise) immortalisé depuis l’orbite lunaire. Un autre article du blog Un autre regard sur la Terre y est intégralement consacré et vous donnera plus de détails sur la mission Apollo 8. L’équipage a amerri le 27 décembre 1968.

 

L’espion qui venait au chaud

L’autre noël aurait dû avoir lieu le 15 décembre 1979 à 14h30 UTC, soit 11h30 en heure locale : Le premier lancement d'une fusée Ariane... Tout semblait bien parti, avec tous les voyants au vert.

La première grosse difficulté est peu connue : « l’anecdote » est rapportée par Jean-Pierre Morin, chef adjoint de la division opération du Centre spatial guyanais dès 1973, puis chef de la division méthodes et développement, dans son livre-témoignage « La naissance d’Ariane ». A l’exception d’un billet de Laurent Lagneau sur le site « opex360.com zone militaire » (au sujet du roman « Opération Dédale » de Claude Thévenet), je n’ai pas trouvé d’autre source mentionnant cette histoire incroyable. La qualité de l’ensemble de l’ouvrage et les signatures en préface (André Lebeau et Yves Sillard) incitent à considérer ce témoignage des coulisses du lancement d’Ariane comme très crédible.     

 

Ariane : le fil pour sortir du dédale

Le problème intervient un peu plus de deux heures avant l’heure  H : ce n’est pas un rouge mais des rouges qui apparaissent… C’est Jean Gruau, inspecteur général du CNES, alias «Monsieur anti-sabotage » en Guyane, qui déclenche l’alerte en salle de crise. J’ai eu le plaisir de le rencontrer à la fin de mes études, à l’époque où, stagiaire de Marcel Lebaron, je m’occupais des campagnes de lancement de fusées expérimentales de l’ANSTJ.

Le matin du lancement, un Breguet Atlantic de la Marine nationale, en mission de reconnaissance de la zone que doit survoler la fusée Ariane, repère deux « chalutiers » bardés d’antennes et de paraboles. Le premier navire est exactement à l'aplomb de la séparation des premier et deuxième étages, le second, exactement à la verticale du point d'allumage théorique du troisième étage. A la jumelle, l’équipage du Bréguet peut lire les noms peints sur la coque : le Petrov et l’Ivanov !

Que font deux navires espions russes juste sous la trajectoire prévisionnelle d’Ariane ? Ils sont a priori satisfaits que l’Europe concurrence les américains en matière d’accès à l’espace. Ils ont même fourni le carburant UDMH qui était en « rupture de stock » aux Etats-Unis.

 

Des chalutiers russes avec la bannière étoilée

Des photographies prises par le Breguet Atlantic sont transmises par fax à l’état-major de la Marine, rue Royale à Paris. Surprise ! Les experts de la Marine sont formels : les deux chalutiers sont en fait des bâtiments de guerre électronique américains, l'USS San Diego et l'USS Fresno… Par curiosité, j'aimerais bien voir la photo d'un navire de guerre électronique transmis par fax dans un bar PMU de la place de la Concorde.

Toujours par l’intermédiaire du Breguet Atlantic, la menace d’un grave incident diplomatique avec les Etats-Unis de Jimmy Carter finit par convaincre les deux navires-espions de quitter la zone interdite.

 

IFF : Friend or foe. Amis ou ennemis…

Que venaient faire nos amis Américains au large de Kourou avec un faux nez soviétique ? Une simple mission de surveillance ? En bon responsable sécurité (il faut être un peu parano…), Jean Gruau imagine le pire cas, une possibilité de sabotage.

C’est la position du deuxième bateau, à la verticale de la séparation entre le deuxième et le troisième étage qui justifie cette hypothèse qu’il formule le 15 décembre 1979 : « Lors de l'allumage du troisième étage, il se produit, dans le vide qui règne à cette altitude, un éclatement du jet de gaz au sortir de la tuyère. Nos spécialistes en propagation radio ont calculé que, pendant ce phénomène, sur un laps de temps entre deux et trois secondes, nos émissions depuis le toit de Jupiter bloquant le récepteur de télécommande de destruction seraient inopérantes : le récepteur pourrait alors recevoir un ordre de destruction pirate en provenance d'une entité hostile. Ce bateau peut certainement émettre sur la fréquence de télé destruction, qui a pu être captée et analysée au cours de nos trop nombreux essais. Or, le bateau est, lui, idéalement placé, car étant par le travers de la trajectoire, il n'est pas masqué par l'éclatement du jet ! »

 

Compte-à-rebours ou palindrome ?

Le risque « américain » étant écarté, la chronologie de lancement reprend jusqu’à la fin de la séquence automatique…

C’est là que survient la deuxième difficulté, toujours rapportée de manière très détaillée par Jean-Pierre Morin :

 «  Attention pour le décompte final: dix, neuf, huit, sept... » Les bras cryotechniques se détachent…

 « Six, cinq, quatre, trois, deux, un, feu ! » Des flammes jaune orangé jaillissent des quatre moteurs Viking…

 « Un, deux, trois, quatre... » Il est normal qu’Ariane ne décolle pas immédiatement : des crochets la retiennent au sol, tant que la poussée des quatre moteurs est inférieure à son poids (plus de 200 tonnes).

 « Cinq, six, sept, huit... » Les flammes faiblissent et les quatre viking s’éteignent ! C'est moins normal...

 « Lancement avorté ! » Malgré l’absence presque totale d’incidents au cours des essais, un des moteurs Viking n’est pas suffisamment monté en pression. En réalité, une erreur de mesure de pression provenant de deux capteurs redondés mais endommagés au moment de la mise à feu.

Il faudra huit jours de travail pour vidanger totalement la fusée Ariane et préparer un nouveau lancement…

 

Quand le rouge se met au vert

La chronologie des opérations de lancement recommence en pleine nuit par les pleins des deux premiers étages puis du H8. Malgré quelques arrêts chronologie pour mettre un peu la pression,  la seconde tentative est la bonne :

 « Dix, neuf, huit, sept, largage des bras cryo, six, cinq, quatre, trois, deux, un, feu, un, deux, trois, quatre ... Décollage ! »

 

Ariane - Premier lancement - L01 - 24 décembre 1979 - Premières secondes de vol - Centre Spatial Guyanais - Kourou - CNES

Les premières secondes après le lancement d’Ariane L01, le 24 décembre 1979.
Crédit image : CNES

 

Il est 14h14 à Kourou, le 24 décembre 1979. Cette fois-ci, la première fusée Ariane n'est restée que trois secondes trente-six centièmes sur sa table, moteurs allumés, avant que les crochets ne la libèrent, indiquant que tout était nominal. Comme l’ensemble du vol…

Ariane rejoint comme prévu l’orbite de transfert géostationnaire. A H + 20 minutes 20 secondes, après l’extinction du troisième étage, la capsule technologique se sépare et peut désormais rejoindre seule son apogée, à près de 36000 km d’altitude. Comme pour le satellite Astérix, ce sont les américains et le réseau NORAD qui calculent les paramètres de l’orbite : ils sont remarquablement proches des valeurs visées. Ariane comme à bâtir sa légende avec un très beau succès !

 

Ariane - Premier Lancement - Hubert Curien - Neige en Guyane - Boules de neige - cryotechnique - décembre 1979 - CNES

Bataille de boule de neige au Centre Spatial Guyanais. Il est assez rare de voir un président du CNES
et un futur ministre de la Recherche (Hubert Curien) lancer des boules de neige. C’est encore plus
rare à Kourou où la température descend rarement en dessous de 15°C. Ce sont les ergols
cryotechniques d’Ariane qui ont condensé et gelé la vapeur d’eau de l’atmosphère humide.
Crédit image : CNES

 

Le dernier évènement marquant de décembre a également eu lieu en Guyane Française, au Centre Spatial Guyanais mais pas à Kourou : le maire de Sinnamary rappelle toujours que la zone de lancement Soyouz (ZLS) se situe sur le territoire de sa commune.

Le 17 décembre 2011, ce sont des vrais russes qui sont au cœur du CSG et ils sont les bienvenus pour assurer les opérations de lancement de Soyouz en Guyane.

Après le vol inaugural réussi qui emportait deux satellites de la constellation Galileo, la deuxième fusée Soyouz (VS 02) a mis sur orbite le satellite à très haute résolution Pleiades-1A. 12 ans après la mise en orbite du satellite américain Ikonos (en fait le deuxième Ikonos après l’échec du premier lancement en avril 1999), la France rejoignait ainsi le club très fermé des pays opérant un satellite commercial à résolution sub-métrique. Ce lancement a bien sûr fait l’objet d’un article ainsi que la publication des premières images.

Vous trouverez sur Le blog Un autre Regard sur la Terre de nombreux articles illustrés avec des images des satellites Pléiades. Il y a aussi quelques explications sur les premières opérations en orbite et sur le fonctionnement du système de contrôle d’attitude.

Le second satellite Pléiades a rejoint son jumeau en orbite un an plus tard et transmis ses premières images dans les jours qui ont suivi.

 

Les autres dates anniversaires de la conquête spatiale en décembre

Voici les autres dates anniversaires que j’ai retenues pour décembre :

  • 6 décembre 1957 : deux mois après le lancement de Spoutnik, le satellite américain Vanguard-1A est détruit à Cape Canaveral dans l'explosion de la fusée Vanguard TV-3.
  • 14 décembre 1962 : la sonde américaine Mariner-2 survole Vénus. C’est le premier survol d'une autre planète par un vaisseau spatial. Mariner-2 a été lancée le 27 août 1962 par une fusée Atlas-Agena B. Le lancement de Mariner-1, un mois plus tôt, avait échoué.
  • 15 décembre 1964 : l'Italie lance son premier satellite, San Marco 1, à l'aide d'un lanceur Scout américain depuis Wallops Island. L’Italie devient le premier pays d'Europe occidentale, à avoir mis sur orbite un satellite, mais pas par ses moyens propres. La France y parvient le 26 novembre 1965 avec Diamant-A et Astérix. L’orbite de San Marco 1 est elliptique avec un périgée très bas (198 x 946 km) : il brûle en rentrant dans l’atmosphère le 13 septembre 1965.
  • 6 décembre 1965 : une fusée américaine Scout lance le satellite français FR-1 depuis le centre de Vandenberg. 10 jours après le lancement d’Astérix, FR-1, développé conjointement par le CNES et le CNET, est le premier satellite scientifique français et le premier satellite développé par le CNES. Sa mission était l’étude de la propagation des ondes de très basse fréquence (TBF) dans l’ionosphère et la magnétosphère.
  • 18 décembre 1966 : à Hammaguir, succès du deuxième essai de la fusée Cora, développée dans le cadre du programme Europa de l’ELDO (European Launcher Development Organization). Le premier étage, Coralie, est développé par le LRBA et Nord Aviation.
  • 12 décembre 1970 : Lancement du satellite PEOLE par la première fusée Diamant B depuis Kourou en Guyane française. PEOLE est un satellite précurseur d’EOLE, le programme de collecte de données météorologiques relevées par des ballons-sondes dans la bande 400-466 MHz). Avec une masse de 58 kg, PEOLE embarque également une expérience de géodésie spatiale utilisant 44 réflecteurs laser. PEOLE est stabilisé par gradient de gravité grâce à un mât télescopique de 10 mètres.
  • 7 décembre 1972 : Lancement d’Apollo 17, dernière mission lunaire dans le cadre du programme Apollo. Le module lunaire alunit le 11 décembre et la capsule Apollo amerrit le 19 décembre 1972. L’équipage est constitué d’Eugène Cernan, Ronald Evans et Harrison Schmitt. Ce dernier, géologue, a paradoxalement bénéficié de l’annulation des missions postérieures à Apollo 17 : prévu initialement pour la mission Apollo 18, Harrison Schmitt est « le premier scientifique à poser le pas sur la Lune ». Au cours du voyage vers la Lune, à 45000 km de la Terre, environ 5 heures après le décollage, l’équipage prend une photo qui deviendra une des plus diffusées dans le monde : La bille bleue (The Blue Marble). Elle montre une terre complètement éclairée. Le terme « Blue Marble » désigne désormais des représentations similaires du globe terrestre, très souvent obtenue par mosaïque d’images prises par les satellites d’observation de la Terre.

 

Blue Marble - la bille bleue - Apollo 17 - NASA - Décembre 1972

« The Blue Marble » en version originale : la Terre photographiée par les astronautes d’Apollo 17
en route vers la Lune. La référence NASA est
AS17-148-22727. On voit toute l’Afrique,
Madagascar et une partie de l’Antarctique. Crédit image : NASA

 

  • 20 décembre 1972 : au cours de la 5ème conférence spatiale Européenne, les 12 ministres européens en charge de l’espace adoptent une résolution en 4 points : 1) création d'une agence spatiale Européenne avant le 1er janvier 1974 par fusion de l' ELDO et de l’ESRO (demande anglaise). 2) Intégration des programmes spatiaux européen, 3) accord de principe sur le module de sortie post-Apollo (demande allemande), 4) Proposition Française sur le lanceur L3S, la future Ariane. Le programme Europa 3B est abandonné.

 

«Es ist schwer» (c'est dur à avaler)

  • 19 décembre 1974 : lancement du satellite Symphonie-A par une fusée américaine Thor-Delta depuis le centre spatial Kennedy (KSC). Symphonie est le premier satellite européen de télécommunication, réalisé dans le cadre d’une coopération franco-allemande. Il utilise pour la première fois une plate-forme stabilisée trois-axes. Les efforts nécessaires à la mise au point de toutes les innovations technologiques seront structurantes pour l’industrie européenne. L’abandon du lanceur Europa en décembre 1972 compromet le programme. Les États-Unis acceptent de lancer les satellites Symphonie à condition les deux satellites ne sont pas exploités commercialement. Cette contrainte sera déterminante dans la décision des européens de lancer le programme Ariane en juillet 1973.
  • 8 décembre 1983 : Atterrissage de la mission STS-9 (ou STS-41A) de la navette Spatiale Columbia. C’était le premier vol du laboratoire européen Spacelab de l'ESA. La mission a duré dix jours. Parmi les membres de l’équipage, l’allemand Ulf Merbold. Le commandant de bord est John W Young qui effectue son sixième vol après Gemini 3, Gemini 10, Apollo 10, Apollo 16 et Columbia (STS-1). C’était la première fois qu’un vaisseau spatial emportait 6 personnes en orbite.
  • 2 décembre 1995 : Lancement de la sonde SoHO (Solar and Heliospheric Observatory ou Observatoire solaire et héliosphérique) depuis Cap Canaveral par une fusée Atlas 2. Mission de l’Agence Spatiale Européenne en coopération avec la NASA. La sonde est placée sur une orbite de halo autour du point de Lagrange L1. Elle a très largement dépassé sa durée de vie espérée (2 ans) : la mission a été prolongée à plusieurs reprises, compte tenu de l’état du satellite et de la qualité des résultats obtenus. La fin de la mission est prévue en décembre 2016. Ce n’était pas gagné d’avance : en juin 1998, le contact avec SoHO est perdu et l’orientation du satellite n’est plus assurée. Cette panne donne lieu à une incroyable tentative de sauvetage. Un mois après la panne, le 23 juillet, le radiotélescope d'Arecibo à Puerto Rico (James Bond connaît bien…) et une antenne de 70 mètres de diamètre du réseau Deep Space Network de la NASA utilises en radar bi-statique fournissent une première localisation de la sonde. Le contact est rétabli mais les premières télémesures transmises indiquent que l’hydrazine du système de propulsion est gelée. Les “équipes de sauvetage” parviennent un mois plus tard à stabiliser SoHO. Le 16 octobre 1998, la mission nominale reprend… Cet épisode a visiblement endurci le système : SOHO vient de fêter ses vingt ans dans l'espace.

 

SOHO - éruption solaire - Coronal Mass Ejection - CME - ESA - NASA - observatoire solaire - Winner of SOHO's Birthday Image Contest

Eruption solaire (Coronal Mass Ejection) vue par la sonde SOHO le 8 janvier 2002. Composition
de deux images : le fond est une image du coronographe de SOHO. Une image du soleil
provenant du télescope ultraviolet de SOHO, colorée en rouge, est superposée et montre le
disque solaire à une longueur d’onde de 0,304 µm.
Crédit image : ESA / NASA / SOHO

 

  • 21 décembre 1998 : Fin de la mission Aragatz à bord de la station Mir. Jean-Loup Chrétien rentre sur Terre à bord du vaisseau Soyouz TM-6 après son deuxième vol spatial. Il avait quitté la terre le 26 novembre précédent à bord du Soyouz TM-7 avec Sergueï Krikalev et Alexander Volkov. C’est à l’occasion de ce lancement qu’à eu lieu le seul vol d’un Concorde à destination de Baïkonour : à bord, le Président François Mitterrand qui venait assister au lancement.
  • 20 décembre 1999 : décollage de la mission STS-103 du space shuttle Discovery depuis le pas de tir 39B du Centre Spatial Kennedy. A bord, quatre américains, Curtis L. Brown Scott J. Kelly (le jumeau…), Steven L. Smith, C. Michael Foale, John M. Grunsfeld, et deux astronautes de l’ESA, le suisse Claude Nicollier et le français Jean-François Clervoy dont c’est le troisième vol. L'objectif principal de la mission était la maintenance du télescope spatial Hubble. La navette Discovery atterrira le 28 décembre 1999.
  • 27 décembre 2006 : lancement du télescope spatial CoRoT (Convection, Rotations et Transits planétaires). Sous la maîtrise d’œuvre du CNES et la responsabilité scientifique de l’Observatoire de Paris, la mission Corot a été décidée alors que les premières exo-planètes n’avaient pas encore été découvertes. Au cours de ses 7,5 années de mission, le télescope de 27 cm d’ouverture a observé des champs d’étoiles de la voie lactée sur de très longues durées (jusqu’à 6 mois) : cette méthode  a permis de détecter 34 planètes extrasolaires et d’étudier le fonctionnement de milliers d’étoiles. Placé initialement sur une orbite à environ 900 km d’altitude, Corot a été désorbité le 17 juin 2014.
  • 2 décembre 2012 : la quatrième fusée Soyouz lancée du Centre Spatial Guyanais (VS04)  met en orbite le satellite Pléiades 1B. Il rejoint son jumeau Pléiades-1A lancé un an plus tôt.
  • 21 décembre 2015 : après plusieurs tentatives infructueuses, le premier étage d’une fusée Falcon 9 a réussi à atterrir, à la verticale et en douceur. Les moteurs-fusées ont ralenti la descente, 11 minutes après le décollage et après avoir atteint une altitude de 200 km. L’objectif principal de la mission Orbcomm-2 a également été atteint : mettre en orbite 11 satellites pour la société Orbcomm.

 

Les lancements de novembre et décembre

Comme c’est le dernier mois de l’année, je fais la liste des lancements orbitaux pour novembre et décembre.

En novembre, il y a eu 8 lancements (dont 1 échec). La Chine a été le pays le plus actif avec la moitié des lancements. Europe, Russie, Etats-Unis et Japon ont effectué chacun un lancement :

  • 3 novembre 2015, 16:25 UTC, Xichang : une fusée Chang Zheng 3B met en orbite le satellite de télécommunication Zhongxing 2C sur une orbite de transfert géostationnaire.

 

Hiaka Falcon: pas toujours aussi simple…

  • 4 novembre 2015, 03:45 UTC, Kauai (Hawaï) : échec de la mission ORS-4 de l’US Air Force). La fusée SPARK (Super Strypi), construite par l’Université d’Hawaï, les laboratoires Sandia et Aerojet, a été détruite après une perte de contrôle de sa trajectoire. Le satellite d’observation Hiakasat (55 kg), le mal nommé, et 12 autres nano-satellites sont détruits.
  • 8 novembre 2015, 07:06 UTC, Taiyuan : une fusée Chang Zheng 4B met en orbite le satelliteYaogan 28 sur une orbite héliosynchrone. Altitude moyenne : 470. Inclinaison : 94,2°. Heure de passage au nœud descendant : 14:14.
  • 10 novembre 2015, 21:34 UTC, Kourou (ELA 3) : une fusée Ariane 5 ECA met en orbite de transfert géostationnaire  les satellites Badr 7 et GSAT-15.
  • 17 novembre 2015, 06:34 UTC, Plesetsk (LC43/4) : une fusée Soyouz 2-1B/Fregat met en orbite le satellite Kosmos-2510. Il s’agit d’une mission militaire d’alerte avancée (Early Warning). Orbite elliptique inclinée à 63,8° entre 1625 et 38551 km d’altitude.
  • 20 novembre 2015, 16:07 UTC, Xichang (LC2) : une fusée Chang Zheng 3B met en orbite le satellite de communication LaoSat 1 (Laos) sur une orbite de transfert géostationnaire.
  • 24 novembre 2015, 06:50 UTC, Tanegashima : une fusée H-IIA 204 met en orbite le satellite de communication Telstar 12V pour le compte de l’opérateur canadien Telesat. Le satellite fournira des services en bande Ku pour le continent américain.
  • 26 novembre 2015, 21:24 UTC, Taiyuan : une fusée Chang Zhen 4C met en orbite le satellite d’observation radar Yaogan 29 sur une orbite héliosynchrone. Altitude moyenne : 617 km. Inclinaison : 97,8°. Heure locale de passage au nœud descendant : 04:30.

 

En décembre, on monte beaucoup

En décembre, au moment où je publie cet article, il y a eu un nombre record de fusées lancées : quatorze lancements orbitaux, tous réussis, dont six en six jours et un atterrissage en douceur d'un premier étage. Les russes n’ont pas chômé : 6 lancements en Russie (dont 5 à Baikonour). Il y a eu également deux lancements en Guyane Française (dont un Soyouz russe), deux à Cap Canaveral aux Etats-Unis, deux en Chine et un lancement en Inde.

  • 3 décembre 2015, 04:04 UTC, Kourou (ZLV) : une fusée Vega (VV 06) met en orbite la mission scientifique LISA Pathfinder. L’orbite intermédiaire est très elliptique (748 / 124805 km). Las onde LISA Pathfinder doit rejoindre le point de Lagrange L1.
  • 5 décembre 2015, 14:09 UTC, Plesetsk (LC43/4) : une fusée Soyouz-2-1V met en orbite les satellites militaires Kosmos-2511 (Kanopus-ST) et Kosmos-2512 (KYuA-1) sur une orbite héliosynthrone. Altitude moyenne : 689 km. Inclinaison : 98,2°. Heure locale de passage au nœud descendant : 06 :00. Kosmos-2511 est un satellite militaire expérimental observant dans le visible, l’infrarouge et les micro-ondes pour détecter les sous-marins. KYuA-1 est une sphère de 16 kg destinée à calibrer des systèmes anti-missiles. Il semble que la charge utile principale, Kosmos-2511, ne se soit pas séparée correctement de l’étage supérieur. L’ensemble est rentré dans l’atmosphère après une manœuvre de désorbitation.
  • 6 décembre 2015, 21:44 UTC, Cap Canaveral (SLC41) : une fusée Atlas V 401 met en orbite le cargo Cygnus OA-4, baptisé « Deke Slayton II ». C’est la première mission d’une fusée Atlas à destination de l’ISS : après l’échec de la fusée Antarès en 2014, les véhicules Cygnus sont temporairement lancés sur Atlas. Ce cargo embarquait 18 petits satellites (dont 12 de la constellation Flock 2e de Planet Labs). Le cargo Cygnus testait aussi pour la première fois le module pressurisé EPCM et les panneaux solaires UltraFlex conçus pour le vaisseau Orion.
  • 9 décembre 2015, 16:46 UTC, Xichang : une fusée Chang Zheng 3B met en orbite le satellite de télécommunication Zhongxing 1C sur une orbite de transfert géostationnaire.
  • 11 décembre 2015, 13:45 UTC, Baikonour (LC45/1) : lancement du satellite météorologique Elektro-L n°2 par une fusée Zenit 3SLBF.
  • 13 décembre 2015, 00:19 UTC, Baikonour (LC81/24) : une fusée Proton-M / Briz-M met en orbite de transfert géostationnaire le satellite de télécommunication Kosmos-2513.
  • 15 décembre 2015, 11:03 UTC, Baikonour (LC1) : Un lanceur Soyouz-FG met en orbite le vaisseau Soyouz TMA-19M qui s’amarre un peu plus tard à l’ISS.
  • 16 décembre 2015, 12:30 UTC, Sriharikota (LP1) : une fusée indienne PSLV-CA met en orbite le satellite d’observation TelEOS-1 et le satellite météorologique VELOX-CA, ainsi que 4 satellites plus petits (Kent Ridge 1, VELOX-II, Galassia et Athenoxat-1.
  • 17 décembre 2015, 00:12 UTC, Jiuquan : une fusée Chang Zheng 2D met en orbite le sonde astronomique Wukong. 
  • 17 décembre 2015, 11:51 UTC, Centre Spatial Guyanais, Sinnamary : une fusée Vega (mission VV 06) met en orbite le 11ème et le 12ème satellite de la constellation Galileo sur une orbite MEO (altitude moyenne : 23584 km, inclinaison : 55°)
  • 21 décembre 2015, 08:44 UTC, Baikonour (LC31), une fusée Soyuz-2-1A met en orbite le cargo Progress MS-01 à destination de la Station Spatiale Internationale. Le Progress MS est une nouvelle version du vénérable véhicule Progress  mis en service en 1978 et qui a déjà  connu plusieurs évolutions. La nouvelle génération embarque une nouvelle avionique, une antenne de navigation fixe, une antenne de communication avec les satellites relais russes (système Luch) une protection contre les débris et un « dispenseur » de cubesats.

 

Ya ka Falcon : Elon Musk et Space X inventent la fusée boomerang

  • 22 décembre 2015, 01:29 UTC, Cap Canaveral (SLC40), une fusée Falcon 9 met en orbite 11 satellites de la constellation Orbcomm. Ces satellites fournissent un service de communication M2M (Machine-to-Machine). L’orbite est inclinée à 47°, avec une altitude comprise entre 613 et 658 km. C’est surtout la réussite de l’atterrissage autonome à la verticale et la récupération du premier étage de la fusée Falcon 9, une grande première, qui a marqué les esprits et fait le buzz juste avant noël.

 

SpaceX - Falcon 9 - Atterrissage réussi du premier étage - 22 décembre 2015 - Orbcomm-2

Retour à l'envoyeur : l'atterissage réussi du premier étage du lanceur Falcon 9 de Space X
le 22 décembre 2015. Une première ! Au même moment, l'étage supérieur du lanceur continue
la mission Orbcomm-2 (mise en orbite de 11 satellites). Crédit image : SpaceX

 

  • 24 décembre 2015, 21:31 UTC, Baikonour (LC200/39), une fusée Proton-M / Briz-M met en orbite de transfert géostationnaire le satellite de télécommunication Ekspress AMU-1. Construit par Airbus Defence and Space à Toulouse et opéré par RSCC (Russian Satellite Communications Co), Ekspress AMU-1 fournira différents service de télévision directe et de télécommunication au-dessus de la Russie et de l’Afrique subsaharienne. pour une durée de 15 ans. Il sera opéré par depuis son centre de contrôle de Moscou. Eutelsat loue des canaux pour la zone africaine sous le nom d’Eutelsat 36C.
  • 28 décembre 2015, 16:04 UTC, Xichang : une fusée Chang Zheng 3B met en orbite le satellite Gaofen 4 sur une orbite de transfert géostationnaire. Gaofen 4 est le premier satellite géostationnaire chinois dédié à l’observation de la Terre dans l’optique et l’infrarouge. Il aurait une résolution meilleure que 50 mètres. Il pesait 4,6 tonnes au décollage.

 

Un premier bilan de l’année 2015 : 84 lancements orbitaux réussis

Au total, j’ai recensé un total de 87 lancements orbitaux depuis le début de l’année 2015.

Je retiens uniquement les lancements à destination d’une orbite quelconque effectués depuis le sol. Si je compte bien, il y a eu également 8 « lâchers » de séries de petits satellites effectués depuis la Station Spatiale Internationale. Je ne les inclue pas dans le total : les satellites concernés étaient déjà en orbite, amenés à la station par un autre lanceur.

3 lancements ont échoué, deux américains et un russe : un Proton, un Falcon américain et un super-strypi. Je ne comptabilise que les échecs dus à la fusée : les russes ont eu aussi deux problèmes de mise en orbite après la séparation du lanceur.

Sur les 84 lancements réussis, 25 ont été effectués en Russie (14 Soyouz, 7 Proton, 2 Rokot, 1 Zenit et 1 Dnepr).

Sur le podium 2015, la Chine arrive en deuxième place avec 19 lancements réussis (16 Chang Zheng 2, 3 ou 4, 1 Chang Zheng 6 et un premier lancement de la nouvelle fusée Chang Zheng 11 en septembre), juste devant les Etats-Unis avec 18 lancements (9 Atlas 5, 6 Falcon 9, 2 Delta 4, 1 Delta 2).

L’année 2015 est aussi une année record pour le Centre Spatial Guyanais et Arianespace avec 12 lancements réussis (6 Ariane 5, 3 Vega et 3 Soyouz).

Si on comptabilise les types de fusées et non les pays de lancements, les 3 Soyouz guyanais augmentent encore l’avance des russes avec 28 lancements réussis en 2015.

Les indiens ont réussi 5 lancements orbitaux, les japonais en ont quatre à leur actif. L’Iran a également mis en orbite en 2015 son quatrième satellite.

Vous retrouverez l’historique des lancements 2015 dans les pages « calendrier spatial » du blog Un autre regard sur la Terre. Décembre a été le mois le plus actif avec 14 lancements, suivi de septembre (12 lancements réussis) et mars (11 lancements réussis).

Il n’y a eu que trois lancements, tous réussis, en janvier. En mai, trois lancements réussis et un échec. Presque la moitié dans lancements réussis (42) a été effectuée de septembre à décembre.

Je ferai prochainement un bilan plus détaillé des lancements de l’année 2015.

 

Watt, ça n’est pas coton !

Je termine la galerie de portraits de l’année 2015 avec un ingénieur : James Watt.

Il aurait été injuste de ne pas rendre hommage à celui qui a donné son nom en 1882 à l’unité de puissance du Système International.

Electricité, mécanique, propulsion, optique, thermique, rayonnement électromagnétique : il est difficile d’aborder un thème du spatial sans parler de puissance ou de flux énergétique.

Né en 1736 en Ecosse, James Watt, passionné de mécanique, est un des acteurs de la révolution industrielle avec ses travaux d’amélioration de la machine à vapeur. Il a aussi défini le cheval-vapeur pour comparer les puissances des machines à vapeur. Sa version : 550 livres-pied par seconde…

Vous préférez le watt ? Moi aussi ! Le horsepower britannique (hp) correspond à 746 W. Cela aurait été trop simple, pour une fois, d'avoir la même unité de chaque côté de la Manche : le cheval-vapeur français correspond à la puissance nécessaire pour soulever (verticalement) une masse de 75 kg sur une hauteur de 1 mètre en 1 seconde, soit 735,5 W.

 

Watt else?

Watt a également fait de la chimie, convaincu par exemple que l’eau est un composé et non un élément. Il a contribué à la commercialisation du procédé de blanchiment des textiles par le chlore découvert par Claude Berthollet.

James Watt est mort en août 1819.

 

Watt is it? l’unité fait la puissance…

Le watt (W) est l’unité de mesure de puissance ou de flux énergétique. Une puissance d’un watt correspond à un transfert d’énergie de 1 joule pendant un seconde.

Selon le domaine technique, une puissance d’un watt équivaut par exemple à :

  • En électricité : la puissance d’un système traversé par un courant de 1 ampère sous une tension de 1 volt.
  • En mécanique : la puissance développée par une force de 1 newton se déplaçant sur un mètre pendant une durée d’une seconde.

 

Watt : des ordres de grandeurs dans le spatial et ailleurs…

  • La puissance radio émise par un téléphone mobile GSM est de l’ordre de 1 à 2 W.
  • Les anciennes ampoules à incandescence avaient une puissance de l’ordre de 30 à 100 W. 5 fois moins pour une ampoule fluorescente basse consommation et encore 5 fois moins pour une ampoule à LED.
  • Un minisatellite de la famille myriade a une puissance d’environ 100 à 130 W.
  • La constante solaire exprime la quantité d’énergie solaire reçue par une surface de 1 m2 située à une distance de 1 ua (distance moyenne Terre-Soleil), en l'absence d’atmosphère. C'est donc la densité de flux énergétique au sommet de l'atmosphère. Elle s’exprime en watt par mètre carré (W/m²) et vaut environ 1361 W/m2. Ramenée en valeur moyenne sur l’ensemble de la surface terrestre (4 fois la surface du disque équatorial), le rayonnement solaire incident moyen est de 340 W/m2.
  • En plein effort, au cours d’une étape de montagne ou d’un contre-la-montre, un champion cycliste peut délivrer une puissance d’environ 400 à 450 W.
  • Un satellite d’observation du type Pleiades a une puissance totale de l’ordre de 1200 à 1400 W, à peu près l'équivalent d'un radiateur électrique dans un appartement.
  • La puissance d’un gros satellite géostationnaire de télécommunications atteint 15 à 25 kW.
  • Une voiture de 100 cv DIN délivre une puissance maximale de 73,6 KW. les chevaux-fiscaux (notés CV) n'ont rien à voir.
  • La turbopompe à hydrogène du moteur Vulcain de la fusée Ariane 5 tourne à 33000 tours par minutes et développant une puissance de 15 MW. La turbopompe à oxygène se contente de 3,7 MW.
  • Les 58 réacteurs nucléaires exploités en France ont une puissance comprise entre 900 et 1450 MW. Le réacteur nucléaire EPR en construction à Flamanville aura une puissance d’environ 1600 MW.

 

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  • Ingénieur dans le domaine de l'observation de la Terre.
Bénévole de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées
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