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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 21:01

Seul sur Mars - Ridley Scott - Matt Damon - Jessica Chastain - Avant-première - Cité de l'espace - 3D - Imax - Toulouse

A la Cité de l’espace, le 8 octobre, « Seul sur Mars » en avant –première dans la salle Imax.
Crédit image : Gédéon

 

« The Martian » : Ripley en replay avec Ridley

21 octobre : « Seul sur Mars »  le nouveau film de Ridley Scott sort sur les écrans français. Après Alien et Prometheus, il est donc à nouveau question d’espace et d’exploration dans son nouveau film adapté du roman écrit par Andy Weir.

Matt Damon doit aimer cela : moins d’un an après la sortie d’Interstellar, film dans lequel il était le Dr Mann, il reprend du service pour rejouer le rôle de Mark Watneyw, un astronaute perdu dans l'espace.

 

Mission sur mars : échec... Et Matt ?

L’idée de départ : Sur Mars, une violente tempête se lève et force une mission spatiale de la NASA à évacuer la surface de la planète. Frappé par un réflecteur d’antenne emporté par le vent, la scaphandre de Watney est percé… Il est laissé pour mort par ses camarades qui quittent la planète.

 

Même seul, Mark Watney a la patate…

Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre.

 

Sur la planète rouge, ce n’est pas la vie en rose

Malgré les multiples mésaventures, Mark Watney reste résolument optimiste. Un optimisme inhabituel dans les films de Ridley Scott. Botaniste, il apparaît surtout comme un anti-anti-héros quelque part entre MacGyver, Robinson Crusöe et les Castors Juniors.

 

La bande annonce de "Seul sur Mars" (VOST)

 

I will survive

C’est en prenant conscience qu’il est dans la m… (au sens propre) qu’il trouve la première idée pour prolonger son séjour sur la planète rouge.

Sur Terre La NASA et des scientifiques du monde entier travaillent pour mettre sur pied une mission pour le sauver. Ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies : visiblement, Jessica Chastain, qui joue la commandante Melissa Lewis, s’en veut un peu de l’avoir laissé tomber…

Il y a plusieurs clins d’œil à d’autres film comme « 2001, odyssée de l’espace » ou « Apollo XIII » et à mes missions réelles comme le rover Pathfinder qui s’était posé sur Mars en juillet 1997. Pour ma part, j’ai aussi beaucoup aimé le personnage de Rich Purnell (joué par Donald Glover) et l’allusion indirecte à John Houbolt et à son idée de rendez-vous lunaire pour les missions Apollo.

Bien sûr, il y a des incohérences et des invraisemblances : la très faible pression atmosphérique sur Mars par exemple ne permet pas une tempête aussi violente que celle à laquelle on assiste au début du film. De même, pour la couleur des couchers de soleil (les extérieurs ont été tournés en Jordanie), certainement choisie pour ne pas dépayser les terriens. Et enfin pour un budget de 110 M$, c’est difficile de réaliser dans la vraie vie tout ce qu’on voit dans le film…

Par contre, il y a des éléments directement inspirés des projets martiens de la NASA comme la base-vie pressurisée, la préparation des missions habitées avec des équipements installés à l’avance ou le MAV (Mars Ascent Vehicle) pour quitter le sol et rejoindre un vaisseau principal en orbite.

Je vous recommande donc ce film très divertissant : on passe globalement un très bon moment et on découvre des solutions originales pour créer du « Delta V » (mieux que l’extincteur de Sandra Bullock  dans « Gravity ») ou pour assaisonner les pommes de terre…

 

Avant–première à la Cité de l’espace

J’ai eu la chance come quelques centaines de passionnés privilégiés d’assister à une projection en avant–première organisée par la Cité de l’espace à Toulouse dès le 8 octobre.

Pas de pommes de terre martiennes mais une cerise sur le gâteau avec une projection en 3D dans la salle Imax.

 

Mars en octobre : pas seul dans l’Imax

Il y avait surtout après la projection un débat et un échanges de questions réponses avec des spécialistes du spatial, scientifiques ou astronautes.

Cela a commencé avec une intervention de Thomas Pesquet, en duplex de Houston via Skype, qui s’entraîne actuellement pour sa prochaine mission de six mois à bord de la Station Spatiale Internationale en 2016.

 

Thomas Pesquet - ISS - Entrainement - Seul sur Mars - Contact avec le sol - Cité de l'espace - Toulouse

Thomas Pesquet bientôt sur Mars ? En attendant, depuis le Johnson Space Center à Houston,
il répond aux questions du public de la Cité de l’espace. Crédit image : Gédéon

 

Etaient également présents à Toulouse :

  • L’astronaute Léopold Eyharts, qui a participé à la mission Pegase en 1998 à bord de la station MIR (Soyous TM-27) puis a rejoint l’ISS en 2008  à bord de la navette Atlantis (STS-122) pour mettre en place le laboratoire Columbus.
  • Sylvestre Maurice  (IRAP), le « PI » de l’instrument Chemcam sur le rover Curiosity qui explore actuellement la surface de Mars. L'Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie (IRAP) est une Unité Mixte de Recherche (UMR 5277) du CNRS et de l'Université de Toulouse III Paul Sabatier.
  • Romain Charles, qui a participé au programme expérimental Mars 500 de l’Agence Spatiale Européenne.

Tous semblent avoir apprécié le film, en signalant quelques aspects particuliers : Romain Charles était surpris de constater que Marc Watney ne semble pas ressentir la solitude malgré un séjour de plusieurs centaines de sols. Sylvestre Maurice, qui connaît probablement le mieux la surface de Mars à travers l’oeil de Chemcam, a été surpris par les paysages martiens du film et semblait jaloux de la vitesse de déplacement du buggy de Mark Watney…

 

Seul sur mars - Avant-première Cité de l'espace - Sylvestre Maurice - Léopold Eyharts - Romain Charles - Philippe Droneau

A la Cité de l’espace de Toulouse, après la projection de « Seul sur Mars », ambiance détendu
 avec Sylvestre Maurice, Léopold Eyharts et Romain Charles. Débat animé par Philippe Droneau.
Crédit image : Gédéon

 

Léopold Eyharts a repris à son compte le principe « faire une chose après l’autre » comme bonne méthode pour aller un jour sur Mars et pour garder son sang-froid en cas de difficulté au cours d’une mission

Même si la durée de sa mission à bord de l’ISS est similaire à celle d’un voyage vers Mars, Thomas Pesquet a souligné l’énorme différence que représente l’absence de contact permanent avec le sol pendant un séjour martien. Il a aussi mentionné la difficulté et la durée des entraînements, en regrettant ne pas avoir un scaphandre aussi facile à enfiler que ceux du film.

 

Cité de l'espace - Romain Charles - Mars 500 - Seul sur Mars

Connaissez-vous Romain Charles ? Il n’était pas seul mais il a passé 520 jours dans 3 modules
d’un volume total de 550 m3 (en gros un appartement de 200 m2) pour simuler un séjour martien. Ses colocataires étaient 
Diego Urbina, Soukhrob Kamolov, Alexeï Sitev, Alexandre Smoleyevski et Wang Yue.
Crédit image : Gédéon

 

En savoir plus :

 

 

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  • Ingénieur dans le domaine de l'observation de la Terre.
Bénévole de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées
  • Ingénieur dans le domaine de l'observation de la Terre. Bénévole de l'association Planète Sciences Midi-Pyrénées

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